Chapitre 10

Derek vient de garer la voiture devant la maison pourtant aucun de nous ne bouge.

-On va y arriver. Dit-il, peu sûr de lui.

-Bien sûr que oui.

-C'est partit pour deux jours... Soupire-t-il. Mais avant...

Il se penche vers moi mais je recule en sursautant.

-Qu'est-ce que tu fais ?!

-Je t'embrasses avant de ne plus pouvoir le faire. Répond-il comme une évidence.

-Ça ne va pas ? On est devant la maison là !

-Il fait noir, les feux sont éteint et personne n'est à la fenêtre.

Je jette un regard à la fenêtre en question : Personne.

-Tu avais prévu ton coup, hein ?, compris-je.

-Évidemment !, Sourit-il.

Nous nous embrassons tendrement avant de sortir de la voiture et de récupérer nos sac dans le coffre. Enfin, avant que Derek ne récupère nos sac dans le coffre. Il me jette un regard indécis avant de frapper à la porte, je retiens difficilement un petit rire alors que ma mère ouvre avec un grand sourire sur les lèvres.

-Pourquoi vous frappez ? Vous êtes ici chez vous voyons !

-L'habitude. Réponds-je.

-L'habitude de quoi ? Tu as vécu dans cette maison pendant des années !, rétorque-t-elle.

-L'habitude d'avoir un chez nous.

Je jette un regard effrayé à Derek : Ai-je dis quelque chose de mal ? Non, bien sûr que non, c'est vrai que c'est chez nous. Même si le nous en question ne signifie pas la même chose pour elle. Ok, faut que j'arrête de penser ! Ma mère me serre dans ses bras en me disant à quel point je lui ai manqué avant d'en faire de même avec Derek, qui me jette un regard éloquent par-dessus l'épaule de ma mère.

-Les enfants, vous êtes arrivés !, s'exclame George.

Nouvelle tournée de câlin. Un cri d'excitation nous fait relever la tête : Martie. Elle dévale les escaliers en courant suivie d'une Lizzie hilare. Derek s'élance à sa rencontre et la décolle du sol lorsqu'elle arrive à portée de bras. Je souris en le voyant la faire tournée dans les airs. Lizzie court se loger dans mes bras et je la serre de toute mes forces.

-Tu vas passer la soirée avec moi, hein ?, demande Lizzie.

-Évid... Commencé-je.

-Enfaîte on a prévu une soirée en famille ce soir, jeux de société. Interrompt notre mère.

Lizzie me regarde, déprimée.

-On remet ça à demain ?

Elle me sourit en acquiesçant. Derek repose Martie par terre et elle vient, à son tour, se loger dans mes bras. De nouveau, comme deux semaines auparavant, je me dis qu'elle a grandit trop vite, sans que je ne m'en aperçoive.

-Je pourrais venir avec vous demain ?, demande Martie.

-Évidemment. Acquiescé-je.

Ma mère me regarde les larmes aux yeux, je lui adresse un sourire et elle souffle :

-Oh mon bébé, je n'aime pas quand tu n'est pas là.

Les larmes me montent aux yeux alors que je me niche doucement dans ses bras. Son odeur m'apaise et me fait me sentir coupable en même temps, c'est un sentiment très contradictoire et pendant une seconde je me demande si je ne vais pas me mettre à pleurer en la suppliant de ne pas me détester... mais je prend sur moi, retiens mes larmes et me redresse en lui souriant.

Respire, tout ira bien.

Quand je me retourne tout le monde discute joyeusement, parlant de ce que l'on va faire ce week-end et se réjouissant du fait que Derek et moi sommes présent. Tout le monde excepté Derek dont le regard inquiet est posé sur moi. Je lui souris faiblement en disant :

-Et si nous allions monter nos affaires dans nos chambres ?

Il acquiesce légèrement.

-C'est une bonne idée, le dîner est prêt dans dix minutes. M'informe ma mère.

Derek récupère nos sacs qu'il avaient posés par terre en entrant mais personne ne fait de commentaire, l'ayant déjà vu en faire de même deux semaines auparavant, pourtant je vois bien qu'ils sont toujours surprit par son attitude et George suit son fils du regard avec fierté. Je souris, attendrit par le regard de George et monte les escaliers à la suite de Derek. Comme la dernière fois, il fait une halte dans ma chambre pour déposer mon sac sur mon lit et se tourne vers moi avec un air indéchiffrable.

-Tout vas bien ?, m'enquiers-je.

-Je te retourne la question.

-Oui, tout vas bien.

-Alors tout vas bien. Conclut-il.

Je fronce les sourcils avec incompréhension alors qu'il dépose un baiser sur mon front. Je pense une seconde à le repousser en lui disant de ne pas faire ça ici mais il a tellement l'air perturbé que je n'ai vraiment pas le cœur à le faire. À la place je lui souris alors qu'il quitte ma chambre.

Ok, gérer Derek c'est déjà compliqué mais un Derek bizarre... En plus de notre famille... Le week-end s'annonce excellent !

Je range le peu d'affaire dans mon armoire sur des cintres et je souris en entendant un petit rire dans l'encadrement de la porte. Je me retourne vers Derek et lui demande :

-Tu as déjà fini de ranger tes affaires ?

-J'ai simplement jeter mon sac sur le lit. Dit-il. Es-tu au courant que l'on reste que deux jours et demi ? Tu n'es pas obligé de déballer.

-Oui, je suis au courant, mais si je ne suspens pas mes affaires ils seront tout froissés.

-Ce serait dramatique, hein ?, ironise-t-il.

-Derek ?

-Je t'enquiquine ?, suppose-t-il.

Je souris en acquiesçant.

-Message passé. Approuve-t-il.

-On mange !, s'écrie la voix de ma mère.

-Aller Miss Perfection, on nous attends pour manger. Soupire-t-il.

-Ne sois pas si déprimé, on va passé du temps avec notre famille. Dis-je doucement.

-Oh, cette partie là me plaît, c'est de me dire que ces deux minutes seront certainement les seules que je passerais uniquement avec toi à ne pas faire semblant.

-Derek... Soupiré-je. On vient d'avoir une conversation normale, on aurait très bien put avoir la même en bas. On peut parler, tu sais, ça se fait entre...

Je marque une pause, n'osant pas finir ma phrase.

-Entre frère et sœur ?, propose-t-il.

J'acquiesce, mal à l'aise.

-Alors pourquoi chaque fois que je te regarde ou que je te parle j'ai l'impression que l'on va se faire griller en deux secondes ?, demande-t-il.

-Parce que tu as mauvaise conscience.

-Je n'ai pas de conscience. Rétorque-t-il.

-Eh bien, il semblerait que tu viens de t'en découvrir une. Plaisanté-je.

Nous sortons de ma chambre.

-Et tu sais très bien que tu en as une, Derek.


-Comme vous êtes tous les deux là, George t'as fait ton plat préféré Derek : tomate et pomme de terre farcies. Et moi, Casey, je t'ai fais ton dessert préféré : tiramisu au café. Explique ma mère.

Derek rit légèrement et je lui donne un coup de pied sous la table en répondant :

-C'est très gentil de votre part.

Derek retient une grimace en me foudroyant du regard mais j'insiste :

-Hein, Derek ?

-Ouai, très gentil.

-Alors, je vous ai entendu parler de l'incroyable week-end que nous allons passer en famille, qu'avez-vous prévu ?, m'enquiers-je.

-EH bien, ce soir jeux de société. Commence George. Demain on pensait aller dans un parc d'attraction mais malheureusement j'ai reçu un appel plus tôt et je ne pourrais pas vous accompagner, je dois travailler, mais vous irez tout de même. Le soir vous ferez ce que vous avez prévu entre vous, Lizzie a très clairement fait comprendre qu'elle voulait passer du temps avec sa grande sœur sans ses ennuyeux parents. Plaisante-t-il. Et dimanche, eh bien, nous irons au cinéma le matin et selon l'heure à laquelle vous comptez partir on pensait manger au restaurant le midi.

-Nous partirons après manger. Assuré-je. Derek ?, m'enquiers-je tout de même, cherchant son approbation.

-Pas de soucis. Opine-t-il.

Je le regarde en arquant un sourcil, surprise de le voir aussi coopératif mais il ne relève pas et pique sa fourchette dans sa pomme de terre.

-Génial !, s'exclame ma mère, heureuse.

Je lui souris.


-Ok, on fait les équipes !, déclare George.

Ma mère est en train de sortir le jeux de la boîte : le Tabou, notre version préféré de ce jeu en tout cas, celui avec des cartes qui vous disent ce que vous devez dessiner ou mimer et un dé qui décide si vous devez le dessiner ou le mimer.

-Lizzie, Casey et Derek contre George, Martie et moi ?, propose ma mère.

Tout le monde acquiesce et se place avec son équipe. Derek m'adresse un léger sourire lorsque je m'installe à côté de lui sur le canapé et il rit quand il voit que j'allais m'appuyer contre lui avant de me rappeler que je ne peux pas et de me redresser. C'est leur équipe qui commence et nous rions en voyant Martie tenter de mimer la Tour Eiffel. Quand c'est à notre tour, Derek pousse un soupir à fendre l'âme et se lève de son siège : il doit mimer. Il tire la carte et souri en me jetant un coup d'œil. Il fait semblant de tenir une arme et de tirer :

-Un pistolet ?, demandé-je.

Il acquiesce et fait semblant de tourner un film.

-Un film avec un pistolet ?

Il acquiesce de nouveau et me montre le chiffre deux de ses doigt. Lizzie semble perdu.

-Deux ? Un couple ?, demandé-je.

IL acquiesce encore en souriant. Et là, en comprenant, j'explose de rire en criant :

-Mr and Mrs Smith !

Je l'ai obligé à regarder ce film quelques jours plus tôt, atterré qu'il ne l'ai jamais vu. Et... Il a adoré !

-Oui !, s'exclame-t-il.

Je lève les mains et il tape dedans en se relaissant tombé à côté de moi. Tout le monde nous regarde avec incompréhension.

-Quoi ?, m'étonné-je.

Derek se tend à mes côtés et mon cœur rate un battement.

-C'est beau de voir comment vous êtes complice maintenant. Dit George avec un doux sourire.

-Ça rapproche de vivre ensemble. Marmonne Derek.

-Je vois ça.

La soirée s'étire jusqu'à 23h30 environs, notre équipe a gagné, évidemment on est trop fort !


Le lendemain matin j'entends des exclamations venir d'en-bas, alors je me réveille doucement et jette un coup d'œil à mon réveil : 8h50. Mon réveil devrait sonner d'ici 10 minutes alors je l'éteins en sortant de ma chambre. Je crois Marti, Lizzie et Derek dans le couloir, tous avec le visage endormit. Nous nous jetons des regard d'incompréhension et descendons les escaliers. Nous nous figeons en découvrant George et Nora enlacé Edwin dans le salon.

-Surprise !, s'écrièrent George et Nora.

On se met tous à crier en se jetant sur Edwin. C'est ce qu'on appel un câlin collectif. J'attrape son visage dans mes mains, il a un bleu sur l'arcade et il précise :

-Les joies du métier. J'ai mal esquivé.

Je grimace et il ajoute :

-Ça ne fait pas mal.

J'acquiesce en le serrant de nouveau alors qu'il rit.


Cette journée au parc d'attraction est juste incroyable, même si il manquait George pour qu'elle soit parfaite. Être en famille, rire, s'amuser... ça fait du bien. C'est pourquoi elle est passé réellement vite, trop vite. Le dîner du soir consiste à raconter à George notre journée et, le soir venu, je suis dans ma chambre, je viens de finir de mettre mon pyjama alors j'ouvre de nouveau ma porte de chambre, attendant que Lizzie me dise de venir la rejoindre et m'affale sur mon lit. Derek entre dans ma chambre et referme doucement la porte derrière lui, comme pour ne pas faire de bruit.

-Mais qu'est-ce que tu fais là ?, m'étonné-je en sautant de mon lit pour venir à sa rencontre. Tu ne devrais pas être...

Il se retourne et m'attire d'un coup à lui pour m'embrasser, coupant ainsi le flux de mes paroles. Il dépose ensuite son front contre le miens et demande :

-Tu disais ?

-Euh...

Il rit mais je reprends :

-Tu ne devrais pas être là.

-Ouai, je sais. Mais j'avais vraiment besoin de faire ça. Murmure-t-il en déposant de nouveau ses lèvres sur les miennes.

-Mon Dieu c'est vraiment mal, on est chez nos parents !

-Je croyais que tu t'en foutais de savoir à quel point c'était mal. Répond-il.

-Je crois que mon inconscience a des limites.

-Tu veux que je m'en aille ?, s'enquiert-il.

Il me défi du regard de dire oui.

-EH merde !, soufflé-je.

Je me hisse sur la pointe des pieds pour reprendre possession de ses lèvres. Il nous retourne pour me coller contre la porte, sa main glisse le long de ma hanche pour finir son chemin derrière ma cuisse afin de soulever ma jambe pour la positionner autour de son bassin. Il fait de même avec l'autre et je passe mes bras autour de son cou pour prendre appui alors qu'il me soulève du sol. Il recule jusqu'à se que l'on tombe sur le lit en rigolant.

-Shut!, dis-je entre deux baisers.

Je lui retire son tee-shirt alors qu'il glisse ses mains sous le miens.

-Je ne vais pas coucher avec toi, Derek. Prévins-je alors qu'il m'embrasse dans le cou. Pas chez nos parents, ce serait vraiment trop...

-Risqué ?, propose-t-il en riant.

-J'allais dire tordu, mais ce n'est pas faux non plus.

-On devrait s'arrêter là, alors.

-On devrait oui. Acquiescé-je.

Mais il m'embrasse de nouveau.

-Casey ? Tu devais passer la soirée avec moi !, crie la voix de Lizzie.

La poignet commence à s'abaisser :

-Non !, hurlé-je, paniqué.

La poignet se relâche et Derek et moi soupirons de soulagement à l'unisson.

-Je suis en train de me changer, je te rejoins dans ta chambre. Dis-je.

-Ok, je t'attend. Soupire Lizzie.

J'entends ses pas s'éloigner alors que Derek et moi n'esquissons pas le moindre mouvement jusqu'à ce que l'on ait entendu la porte de sa chambre se refermer. Je relève les yeux sur lui, toujours allonger sur moi, mes jambes verrouiller autour de son bassin. Il se redresse en m'entraînant avec lui, je me retrouve assise à califourchon sur lui. Je tend le bras pour attraper son tee-shirt et le lui tend.

-Tu te rends compte qu'on a faillit faire notre première fois chez nos parents ?, dit Derek en grimaçant.

-Hum... Acquiescé-je. Ça craint.

-Ça craint un max.

-Alors arrête de te glisser dans ma chambre. Plaisanté-je. Il ne reste qu'une journée.

-Une très longue journée.

-Très. Confirmé-je.

-Je deviens dingue de ne pas pouvoir de toucher.

Je ris.

-Je ne déconne pas, sérieux. Faut vraiment qu'on dégage rapidement d'ici.

Je sers d'avantage mes jambes autour de lui et dépose mon front contre le sien.

-Une journée et on sera de nouveau chez nous.

-Rien que tous les deux.

-Oui, rien que tous les deux.

Je l'embrasse tendrement et ses mains s'attardent un peu trop longtemps sur mes cuisses.

-Tu devrais peut-être arrêter de faire ça. Souffle-t-il contre mes lèvres. Sinon on ne risque pas de sortir de cette chambre.

Je pique un fard alors que, rigolant, il caresse ma joue. Il passe ses mains sous mes cuisses pour se mettre debout et me repose sur mes jambes en m'embrassant.

-Faut vraiment que j'y aille là...

-Il vaut mieux oui, Lizzie et Martie m'attendent.

-Et moi Edwin.

J'acquiesce alors que nous sortons de ma chambre, nous dirigeant tous les deux dans une direction différentes. Je m'arrête devant la chambre de Lizzie, ne pouvant m'empêcher de me retourner. Il arrive devant celle d'Edwin et se retourne à son tour, se retenant de rire en voyant que je le regarde. Il mime un je t'aime et j'en fais de même. Et alors que je pousse la porte de la chambre de Lizzie, une seule pensée me traverse l'esprit :

On est gravement dans la merde.

Lizzie et Martie, assises sur le lit, relèvent la tête vers moi.

-Hey mes princesses !, m'exclamé-je.


Le dimanche matin, nous allons tous au cinéma en famille, voir Le Monde de Narnia 3. Nous nous installons donc et je souris légèrement en découvrant que je me retrouve à côté de Derek. George est à une extrémité, puis il y a maman, Lizzie, moi, Derek et Martie. Pendant le film, je sens la main de Derek sur ma cuisse. Je me retiens de rire en déposant la mienne par-dessus la sienne. Il entrelace nos doigts en caressant le dos de ma main avec son pouce. Je soupire presque de soulagement en sentant son contact. Ok, j'avais conscience que c'était difficile de ne pas le toucher, en particulier depuis le baiser de la veille au soir, mais pas à ce point là. La dernière fois qu'on a regarder un film, nous étions enlacé sur le canapé... Mon Dieu que j'aimerais être dans ses bras.


Nous sortons à peine de la ville lorsqu'il gare la voiture sur le bas côté.

-Que fais-tu ?, m'étonné-je.

Il enclenche le freins à main et se tourne vers moi pour m'embrasser langoureusement.

-Je viens à peine de retrouver mon droit de faire ça alors j'en profite. Informe-t-il.

-AH oui ? Je ne me souviens pas que cela t'ai empêché de le faire auparavant. Rétorqué-je en riant, faisant référence à la veille.

-Exact. Concède-t-il.

Il m'embrasse de nouveau et tire sur mon bras pour m'attirer sur lui, je souris en passant par-dessus le levier de vitesse pour me retrouver à califourchon sur lui. Nous nous embrassons encore de longues minutes jusqu'à ce que l'on nous klaxonne. Nous nous mettons à rire.

-On devrait ce remettre en route. Dis-je.

-Ouai... Souffle-t-il.

Je retourne sur mon siège et Derek redémarre la voiture, mais aussitôt, sa main se pose sur ma cuisse, ma main la recouvrant.

-Tu avais vraiment l'air stressé tout le week-end. Murmuré-je. Tu avais si peur que ça qu'ils le découvrent ?

-Non, ce n'est pas ça.

-Alors quoi ?

-Alors je voyais combien tu te sentais mal et je craignais que tu ne me quitte d'un moment à l'autre. Explique-t-il, honnêtement.

-Derek... Soufflé-je. Tu sais que je t'aime.

-Je sais aussi que tu as une conscience bien plus développée que la mienne et que tu ne mens jamais. Tout ce truc de Miss Perfection, tu te souviens ?

-Mais je ne t'ai pas quitté.

Sa main se resserre sur la mienne.

-Non, tu ne m'as pas quitté.

-Donc... tout vas bien ?

-Oui, tout vas bien.