Je tiens à profiter de votre attention pleine et entière afin de vous faire part d'un réflexion philosophique. Non ne fuyez pas en courant, c'est totalement lié à mon histoire ! De toute façon j'ai infiltré vos ordinateurs donc vous êtes obligés de m'écouter ! Na !

Avez-vous remarqué comment les événements de la vie semblent s'enchaîner de façon à ce que seuls ceux qui ont soufferts avoue avoir pleinement prix conscience de la valeur de la vie ? Comme s'il fallait avoir subit les pires tourments pour apprécier ce que l'existence à de meilleur ! C'est parfois quand on a frôler la mort que tous semble avoir un goût de nouveauté, de paradis. Les gens qui se plaignent vivent souvent une vie monotone et sans saveur ! Ce qui est paradoxal, quand on sait que chacun aspire à vivre une existence paisible et emplie de bonheur. C'est la raison qui me pousse à éprouver une tendresse particulière pour les êtres déchirés, écorchés vifs par une vie dure et torturante. C'est le cas, vous l'avez aisément deviné, des héros de cette histoire. En être omniscient et parfois sadique ! LOL ! j'avoue apprécier jouer avec leurs existences fictives mais ô combien hautes en couleurs !

Bon, après ce petit aparté, que diriez-vous de retourner voir ce qu'il advient de nos héros ?

Hermione émergea lentement de son inconscience légèrement confuse. Un léger mal de tête martelait ses tempes. Elle avait dans la bouche comme un goût d'éther et la langue pâteuse.

Elle ouvrit doucement ses paupières encore lourdes d'un sommeil artificiel. Pas de doute, elle avait été droguée ! Quand elle arriva enfin à habituer sa vision à la lumière éblouissante du jour, elle vit qu'elle se trouvait dans un lieu inconnu.

La pièce était décorée avec un goût certain pour le luxe. Tout n'était que tentures chatoyantes finement brodées d'or, de meubles anciens de grande valeur et de tapis sûrement tout droit venus de Perse ! Le lit dans lequel elle reposait confortablement, aurait pu accueillir la famille Weasley tout entière. Les draps était fait de la soie la plus pure et les oreillers tellement remplis de plumes d'oies qu'elle se tenait quasiment assise. Elle voulu se lever mais sa tête tourna tellement qu'elle du renoncer et se rallonger.

A cet instant, la porte de la chambre s'ouvrit. Hermione tourna la tête vers son visiteur.

-Ce n'est pas possible ! Furent les seuls mots qu'elle pu prononcer.

Dumbledore était inquiet. Harry et Drago n'étaient toujours pas réveillés. Il posa un regard douloureux sur les deux jeunes hommes étendus sur les lit de l'infirmerie. La blancheur des lieux accentuait leur pâleur. Lividité, pourrions-nous dire ! Leur respiration se faisait laborieuse et de violents spasmes continuaient de malmener leurs corps. Pompom ne savait pas quoi faire, elle avait avoué se retrouver face à un cas inconnu. Séverus Rogue lui-même ne savait quoi en penser.

Le vieil homme lança un dernier regard vers ses élèves alités et sorti les épaules basses comme ployant sous un lourd fardeau. L'ex-Mangemort l'attendais devant l'infirmerie le regard vide. Il avait la main en sang, comme s'il s'était battu. Un coup d'œil sur le mur indiqua au directeur la véritable nature de son adversaire. En effet, fou de rage, Séverus avait frappé de toutes ses forces dans le mur avec pour résultat, deux doigts cassés.

-Que nous vaux autant de violence, mon cher ? demanda Albus, une pointe de malice dans le regard.

-Je suis retourné voir si Hermione allait bien.

-Et ? demanda Dumbledore angoissé de la réponse que donnerait le sombre professeur.

-Elle n'y était plus. Elle a disparu et doit croire que je l'ai laissé seule. Quel imbécile je suis ! J'aurais du la figer pour qu'elle ne s'éveille pas avant mon retour. Morgane seule sait ce qu'il peut lui passer à présent par la tête !

-Ne vous flagellez pas ainsi, mon ami ! Nous la retrouverons. Et ce avant qu'elle de commette d'acte irréparable !

-A vrai dire, ce n'est pas vraiment ça qui m'inquiète. Elle va me haïr !

-Vous êtes donc tellement attaché à cette jeune femme, Severus ?

L'homme détourna le regard un instant et soupira profondément.

-J'en ai bien peur, Albus ! Bien plus que je ne le devrais, pour mon propre bien !

Le vieil homme posa sa main sur l'épaule de Rogue dans un geste de réconfort qui le mit mal à l'aise.

-C'est peut-être un bien au contraire ! dit-il d'un air énigmatique et il parti, laissant l'homme dans la plus grande incompréhension et un profond désarroi.

Hermione du se frotter les yeux plusieurs fois pour être bien sûre qu'elle ne rêvait pas. Il était inconcevable que celui qui se tenait devant elle soit bien réel !

-Sirius ! dit-elle dans un murmure. Comment ? Pourquoi ?

L'homme eu un sourire triste et vint s'asseoir sur le lit.

-Bonjour Hermione ! moi aussi je suis heureux de te revoir !

-Mais tu es mort ! réussi-t'elle à articuler.

-Pas vraiment en fait., répliqua-t'il malicieux. Je t'ai fait apporter à manger. Je suppose que tu dois avoir faim, vu ton état.

Un elfe de maison entra, portant un plateau rempli de toutes sortes de choses appétissantes et le posa sur les genoux de la jeune femme. Elle y jeta à peine un regard et croisa celui de Sirius.

-Explique-moi ! Comment…

-Plus tard ! dit-il d'une voix grave. Pour le moment tu dois reprendre des forces. Si tu as besoin de quoi que ce soit, Lizi est à ton service. A présent je doit te laisser, mais je reviendrais te voir dans la soirée. Et il sorti, laissant la Griffondor complètement hébêtée.

Machinalement elle porta un petit pain à ses lèvre et se rendit compte qu'elle mourrait littéralement de faim. Elle entreprit de dévorer le contenu du plateau, laissant ses interrogations pour plus tard.

Derrière la porte, Sirius Black souriait d'un air satisfait. Il serai finalement plus facile qu'il ne le pensait de manipuler cette merveille. Une fois façonnée de ses mains, elle deviendra redoutable.

-Bientôt ! Très bientôt ! souffla-t'il avec un rictus carnassier.

Harry et Drago se débattaient dans un horrible cauchemar. Le monde était à feu et à sang. Tout n'était que carnage et cris de souffrance. Au milieu des flammes de la guerre, se tenait une femme terrifiante de beauté et de cruauté. Il se dégageait d'elle une puissance gigantesque qui irradiait de violence. Une Déesse mortelle ! En se rapprochant il purent voir son visage. Cette apparition n'était autre qu'Hermione Granger ! Son visage n'exprimait aucune émotion, on aurait dit une statue de marbre. Derrière elle se tenait un homme dont le visage était caché par la capuche de sa robe de sorcier. Mais ce qui terrifia le plus les deux jeune hommes, c'est le corps ensanglanté qui gisait aux pieds de la jeune femme. Séverus Rogue venait de rendre son dernier souffle dans un râle étouffé !

Drago Malfoy eu la nausée et tomba à genoux, le souffle coupé. Harry Potter versait des larmes de rage et de désespoir.

-POURQUOI ? hurla-t'il à son amie. Pourquoi !

Une voix qui ne lui était pas inconnue le fit frissonner quand elle s'adressa à lui.

La vengeance, Harry ! La vengeance ! Vous périrez tous par sa main pour assouvir mon désir de vengeance. Ma création sera parfaite !

-Qui êtes-vous à la fin ! ragea le Survivant.

-Tu me déçois, Harry ! Je pensais que tu m'avais reconnu. L'homme ôta sa capuche afin de dévoiler son visage. Aurais-tu déjà oublié ton cher Parrain.

-Sirius ! NONNNNNNNNNNNNNNNNNN !

Le cri se répercuta dans l'infirmerie, affolant Pompom qui se précipita vers ses patients.

Les deux élèves étaient réveillés, mais leur visages étaient marqués par une terreur sans nom, comme s'ils avaient vu La Mort en personne.

Drago parvint à parler faiblement.

-Nous sommes tous perdus !