Salut à tous
désolé pour le retard, mon weekend était super chargé.
Pour me faire pardonner un chapitre un peu plus long. Je vais surement décevoir quelques uns, mais bon j'espère que cela va vous plaire comme même. faites le moi savoir si ce n'est pas le cas :))
Merci pour vos coms. Merci phika ( le petit plus ne va pas tarder), merci amel, sophiebelier. tout ceux a qui je n'ai pas pu répondre.
Chapitre -11- 'Gentiane bleue'
Quelques rayons de soleil ont pénétré la pièce, le front trempé de sueur, des nœuds plein le ventre, j'ai ouvert les yeux difficilement, j'avais trop mal à la tête, je n'arrivais pas à la soulever, comme si quelqu'un appuyai dessus de toutes ses forces. J'ai regardé autour de moi essayant de reconnaître cet endroit étrange, rien trou noir. J'ai commencé à paniquer et cela n'a fait qu'augmenter mon envie de vomir, je suis malade? Je n'en avais aucune idée, j'ai essayé de bouger, de me relever et là mon cœur a raté un battement, Je n'étais pas seule dans ce lit ni dans cette pièce étrange. Mon premier réflexe était de me retourner pour voir qui partageait ce lit sans mon consentement, enfin je crois. Ouf! C'était Leah!
J'ai réussi à m'extraire du lit, je me suis assise sur le bord la tête entre les mains, et peu à peu, des bribes de la soirée de la veille me sont revenues, un bar enfumé à l'autre bout de la ville, une musique horrible, et plusieurs verres de tequila. Encore une fois Jacob et Leah ont insisté pour qu'on aille faire la fête comme tous les soirs depuis déjà deux ou trois semaines. La soirée avait bien commencé quand les copains de Leah ont débarqué pour fêter je ne sais quoi, un toast, un verre, un autre toast. Mon dieu! Cette nausée, faites que cela s'arrête! Je ne me rappelais plus de ce qui s'est passé par la suite, mais j'étais rassuré de voir que j'ai atterri, toute habillé, dans ce lit.
J'ai rassemblé tout mon courage pour me relever, et consacré toute mon énergie pour sortir sans faire de bruit, Jacob était dans un état second vu la façon avec la quelle il était étalé sur le canapé. Arrivé chez moi, j'ai mis une demi-heure pour trouver les clefs et une heure pour trouver le trou de la serrure. Je me suis écroulée sur la première chose qui a croisé mon chemin, pas moyen d'arriver jusqu'au lit, et j'ai sombré.
Les hurlements de Leah m'ont réveillé quelques heures plus tard, ma tête martelée de douleur et mon corps ne répondait plus aux ordres que lui dictait mon cerveau.
-BELLA! BELLA! T'es là?
-wééééé
-Ben ouvre!
-Pitié arrête de crier et rentre chez toi! Suppliai-je
-Bella ouvre! Cria-t-elle exaspérée
-Je ne peux pas bouger.
-Bella ce n'est pas drôle.
-Reviens plus tard.
-Mais ouvre, la nana du musée a appelé.
Qui? J'ai ouvert les yeux d'un coup, comme si elle avait prononcé le mot magique, le seul mot auquel mon cerveau a réagit « musée », et malgré le fait que j'étais complètement assommé, je bondis sur mes pieds et me suis précipitée pour lui ouvrir.
-Je ne suis pas ta secrétaire moi! Trouve-toi une solution, cria-t-elle encore et encore.
J'ai fermé les yeux en essayant d'ignorer les petites étoiles qui volaient devant moi. Elle me regarda un moment en plissant les yeux, puis elle continua:
-Et pourquoi t'es parti en douce ? J'ai cru que tu avais quelque chose.
-Leah! J'AI QUELQUE CHOSE! J'ai une gueule de bois et ma tête va exploser si tu n'arrête pas de hurler! Criai-je à mon tour en retournant sur le canapé.
-Oui c'est cela! Ne crois pas que tu vas retourner dormir. Ta mère a appelé, ton père aussi a appelé et cette Mme Smith, c'est elle qui m'a réveillé, ça lui arrive d'être agréable? Me demanda-t-elle en s'asseyant sur la table basse en face de moi.
-Non, c'est vrai qu'elle est spéciale. Qu'est qu'elle a dit?
-Elle veut te voir demain à 8h pour un 2ème entretien pour.......pour t'expliquer des choses.......enfin je crois, j'étais à moitié endormi …....mais bon à mon avis c'est un bon signe.
-Demain! À 8h?
-Oui! C'est génial non?..........quoi? Pourquoi tu fais cette tête là? Ce n'est pas ce que tu voulais?
-Siii!
-Ben alors? Dit-elle inquiète.
-Non rien...c'est..........c'est juste que je ne me suis pas préparée......en plus 8h? C'est trop tôt dis-je en grimaçant.
-Bella, il faut que tu arrête de trainer avec Jake tu deviens paresseuse comme lui.
-Ce n'est pas ce que tu disais il y a deux semaines. C'est bien toi qui voulait que je m'occupe de lui. Bon et ma mère qu'est ce qu'elle voulait?
-Ta mère veut que tu la rappelle d'urgence, ton père t'as apparemment envoyé l'argent pour t'acheter un portable, et il a appelé à son tour pour te dire qu'il en a marre de ne pas réussir à te joindre, et moi aussi je n'en peux plus de jouer les standardistes, donc tu vas faire un effort pour te lever, prendre une douche et t'habiller, parce qu'on sort faire les courses, t'as de la chance je ne travaille pas ce matin. Dit-elle toute contente.
-Jacob est réveillé? Demandai-je
-Non! Me répondit-elle en croisant les jambes.
Je me suis relevé difficilement et me suis dirigé vers ma chambre.
-Hey pas si vite, qu'est ce que tu fais?
-Je retourne me coucher.
-Bellaaaa ! A-t-elle crié en me suivant.
-Quoi?
-Tu ne peux pas continuer à vivre comme ça, trouve-toi une raison. Elle s'arrêta au niveau de la porte, les mains sur ses hanches, et continua : Tu ne fais que dormir depuis des semaines, et puis Jake n'est pas un exemple à suivre, il est en vacance lui, toi par contre tu as des responsabilités, tu as un loyer à payer, il faut que tu trouves un stage et penser à ce que tu vas faire par la suite.
-Leah! T'es pas ma mère! Lui dis-je les yeux plissés. Et puis il faudrait d'abord que tu arrêtes de me trainer avec toi dans tous les bars et les clubs de la ville, pour que je puisse retrouver un rythme de vie normal et dormir à une heure descente.
Elle cligna des yeux en riant
-C'est de ma faute maintenant? .......... bon allé vas t'habiller et arrête de chercher des excuses.
-J'irais avec Jake tout à l'heure.
-Ah oui! Et pourquoi pas avec moi?
-Parce qu'au moins avec lui je sais qu'on ne va pas rester des heures.
Elle me regarda longuement, puis fronça les sourcils et sa bouche se tordit en une moue adorable.
-Tu le préfère à moi?
-Je ne le préfère pas à toi, Leah laisse moi tranquille, s'il te plait, il ne manque plus que tu me fasses une crise de jalousie.
-Oui je suis jalouse, et ne viens pas me voir quand il rentrera chez lui et que tu te sentiras seule. Dit-elle avant de partir vexée.
J'étais déjà dans mon lit, la tête enfouit dans l'oreiller, prête à sombrer dans un sommeil profond mais ses paroles ont ravivé quelques souvenirs.
Presque un mois ou plus avait passé depuis la dernière fois ou j'ai vu Edward, ce déjeuné qui a mal commencé et la fin était encore pire. J'étais violemment revenue sur terre une fois rentrée chez moi ce jour là, j'avais l'impression que ce n'était qu'un mauvais rêve, que j'allais me réveiller dans mon lit, et tout cela, cette journée, les heures qui venaient de s'écouler, ne seraient qu'un cauchemar.
Jusqu'à ce jour, je reste entièrement incapable de décrire ce que j'ai ressenti, je me rappelle de ses dernières paroles froides et blessantes et mon visage s'enflamme d'humiliation. D'humiliation que quelqu'un m'ait parlé comme ça, mais surtout, morte de honte de m'être abandonné dans ses bras, agacé de lui avoir donné l'occasion de me jeter de la sorte et frustré de voir que ce baiser qui m'a totalement bouleversé, ne représentait rien pour lui, je me demandais si ce n'était pas un moyen de plus pour me blesser.
Les jours passaient, ni lui ni Jasper n'ont donné signe de vie, c'était certes ce que j'ai demandé, mais ce que je voulais était tout à fait différent. Je luttais de toutes mes forces pour oublier, je bouillonnais, j'étais furieuse parce que je savais que même si je le souhaitais, il n'y avait plus de retour possible.
Au début mes journées se résumaient a manger, dormir et regarder la télé, j'évitais les chaines ou on passait des clips, des chansons ou des infos people, tout ce qui pouvait me rappeler Edward, et je peux vous dire que ce n'est pas cela qui manque. Ma devise était : 'si on n'arrive pas à tourner la page, il faut penser à bruler tout le livre'.
Leah essayait de comprendre au début, malgré le fait que je lui ai raconté le minimum, et ce parce qu'elle a fortement insisté, jusqu'à ce qu'elle me hurle dessus pour que je me reprenne en main. Ne sachant trop quoi faire de ma peau, j'ai sillonné la ville en distribuant des CV dans tous les musées et les organisations culturelles, sans excès d'enthousiasme, une convocation à un entretien était la dernière chose au monde à laquelle je m'attendais. Et pourtant une certaine Mme Smith du Seattle art Museum avait appelé chez Leah, elle voulait que je passe la voir pour parler, je n'avais pas trouvé cela très officiel, mais c'était moins flippant.
Ce premier entretien était l'une des choses qui m'a redonné confiance en moi, la deuxième était bien sur l'arrivée de Jacob. Au cours des trois semaines écoulées, il était devenu mon sauveur, mon remède, mon ami. Nous nous étions bien entendue dès le premier jour, exactement comme Leah, et depuis, il avait été merveilleux avec moi. Leah voulait que je lui fasse visiter la ville, et dès le premier jour on a tellement sympathisé, que j'avais l'impression qu'il a toujours fait partie de ma vie. J'aimais bien sa façon de voir les choses, de ne pas se prendre la tête, sa simplicité mais surtout sa joie de vivre.
Jacob avait ses défauts aussi, mais cela m'amusait plus qu'autre chose, à part le fait qu'il était super paresseux, il était très séduisant, et on peut dire qu'il ne refusait jamais les avances d'une fille. Et quand il n'est pas entrain de nous faire chier avec ses gamineries, et qu'on ne le retrouve plus, c'est qu'il a prit en filature une nana qui lui a tapé dans l'œil.
Quand je me suis réveillé il était déjà 13h, j'étais encore faible et fatiguée, j'ai pris une douche, j'ai gobé un comprimé pour la douleur avec le café et revenu dans ma chambre pour m'habiller. J'avais fini de me préparer quand on frappa à la porte. C'était Jacob, il affichait comme à son habitude un sourire adorable.
-Waouh ! Tu t'es faite belle pour moi ?
-Euh non ! Mais c'est gentil, toi au moins tu me trouves belle.
-T'es la plus belle fille que j'ai jamais vu…… enfin dans cet appart.
J'ai secoué la tête en riant.
-Tu ne changeras jamais hein ! Vas y entre. Lui dis-je en m'écartant pour le laisser passer.
-Tiens j'ai trouvé ça déposé devant ta porte. Lança-t-il en me tendant un paquet.
En voyant la boite, j'ai manqué un battement de cœur, j'ai ouvert grand les yeux pour être sure que cela n'était pas mon imagination et j'ai reculé comme si c'était une bombe qui n'allait pas tarder à exploser.
-Bella qu'est ce qui t'arrive on dirait que t'as vu un mort ?
C'était la même boite que l'autre fois, les mêmes dimensions, le même papier couleur rose nacre et le même ruban argenté. Jake m'a lancé un regard inquiet, j'ai vite fermé la porte et essayais de me ressaisir.
-Tu peux le poser sur la table s'il te plait.
-Ben tiens, tu ne l'ouvre pas ?
-Non plus tard, pose le et assied toi, tu veux un café ? Lui dis-je en me dirigeant vers la cuisine.
-Oui je veux bien merci. Alors apparemment t'as besoin de moi ?
-Wé, il faut que j'aille m'acheter un portable, tu t'y connais j'espère en téléphone portable ?
-Ca dépend ! dit-il tout haut pour que j'arrive à l'entendre.
-De quoi ? …….Sucre ?
-Oui 2 s'il te plait ! Ça dépend de……..ton paquet Bella.
-Ca dépend de mon paquet ??? Non laisse tomber je n'ai pas envie de l'ouvrir.
-Non Bel, ton paquet viens voir il bouge tout seul.
En arrivant avec la tasse de café, je me suis rendu compte que la boite était effectivement entrain de bouger, ou plutôt elle vibrait.
-Tiens bois ton café il faut qu'on parte, on est en retard.
-En retard ? Il a attrapé la boite et a commencé à la secouer. Mais…….elle vibre ! Bella, vilaine fille qu'est ce que tu me cache ? C'est un vibromasseur hein c'est ça ? C'est pour cela que tu ne veux pas l'ouvrir devant moi ?
-Oui c'est ça ! Lui dis-je en lui arrachant la boite des mains, je l'ai posé sur la table avec le café, j'ai tiré Jacob par le bras et je l'ai poussé vers la porte. Viens, il vaut mieux qu'on sorte.
-Mais…..et mon café?
-Je t'en prends un sur la route. J'ai pris mon sac, mes clefs et au moment ou j'allais fermer la porte, j'ai jeté un dernier coup d'œil vers le paquet, il vibrait toujours.
Gentiane bleue: c'est une fleur qu'on recommandait dans le temps pour guérir, symbolise le mépris, le dédain et la douleur.
