Ouvrant les yeux, il sentit un poids sur son torse et découvrit sa lionne endormie. Au souvenir de leur première nuit, il sourit et se mit à jouer avec les boucles d'Hermione. Relevant doucement la tête, elle le regarda dans les yeux et lui fit un sourire timide.
- Bonjour amour.
- Bonjour mon dragon.
- Tu as passé une bonne nuit ?
- La meilleure de toute ma vie.
L'embrassant tendrement, elle sentit ses mains remonter le long de ses cuisses et posa son front contre le sien.
- Tu m'aimes encore ? demanda-t-elle timidement.
- Oui, pourquoi ?
- Avec tout ce que j'ai entendu à Poudlard, les promesses que tu faisais à ses filles qui après être passées dans ton lit étaient jetées…
- Tu es différente. Je t'aime.
Attrapant son visage, il déposa un baiser sur ses joues, ses yeux pour finir sur ses lèvres. Alors qu'elle approfondissait le baiser en gémissant, elle glissa ses mains dans la chevelure blonde de son amant alors qu'il l'attirait plus à lui. C'est évidemment à ce moment que Ginny et Blaise décidèrent de rentrer dans la chambre des préfets en chef. Poussant un petit cri en découvrant sa meilleure amie nue sur celui qu'elle était censée considérer comme son pire ennemi, Blaise se dépêcha de fermer la porte au cas où quelqu'un passerait. Les joues rouges, Hermione s'écarta légèrement de son petit ami et remit le drap sur sa poitrine avant de garder la bouche grande ouverte ne sachant quoi dire.
- Bonjour ? proposa Blaise en rigolant.
- Salut, commença Drago, que nous vaut l'honneur de votre visite en ce début de matinée censée être pour les câlins ?
- Hermione, intervint Ginny, pourquoi est ce que tu ne m'as rien dit ?
- Désolée…
- Bon on va peut-être vous laissez vous habiller vu qu'on arrive dans une heure à Durmstrang.
Sortant rapidement, Hermione finit par poser sa tête contre l'épaule du serpentard en entendant la porte se refermer.
- Ils l'ont plutôt bien pris.
- C'est vrai, mais je ne tiens pas à informer tous les gryffondors rigola-t-elle.
S'entourant d'un drap, elle alla prendre une douche et s'habilla avec une jupe crayon rouge et un chemisier blanc avant de se faire un chignon soigné. Se maquillant avec précision, elle se regarda dans le miroir et mit des petites perles à ses oreilles. Lorsqu'elle sortit de la salle de bain, elle trouva Drago en costume bleu marine. Il était très élégant, un vrai aristocrate.
- Mais quel bel homme j'ai la.
- Tu es magnifique ma puce.
Serrant sa belle contre lui, il enfouit son visage dans sa chevelure et lui murmura quelques mots doux.
A 10h30, il était face au château de Durmstrang. Tout en pierre, il avait plus l'allure d'un château fort du Moyen Age que celui de Poudlard. Une porte massive en fer leur faisait face et bientôt elle s'ouvrit et laissa apparaître les uniformes rouges et fourrures de l'école. Il n'y avait que des garçons et beaucoup de regards étaient sur la préfète en chef qui était en tête du cortège. Les présentations faites, on leur fit découvrir le château et leur dortoir. Etant par deux, Ginny et Hermione se retrouvèrent toutes deux dans la même chambre.
A 12h, Pansy et Hermione étaient à une table, accompagnées par Viktor Krum et deux de ses amis.
- Si tu savais comme tu m'as manqué Viktor ! s'exclama Hermione.
- Toi aussi Hermione, je te présente deux de mes amis : Vladimir North et Hector Graam.
- Bonjour, je m'appelle Hermione Granger et voici mon amie : Pansy Parkinson.
- Enchantés ! répondirent les deux garçons.
Alors que Pansy discutait activement avec les deux jeunes hommes, Hermione et Viktor se retrouvaient :
- Alors, tu as un copain ?
- Non, qu'est ce qui te fait dire ça ?
- Le suçon dans ton cou, rigola-t-il.
Baissant les yeux en rougissant, elle lui sourit avant de passer sa main sur la marque.
- C'est une longue histoire…
- J'ai tout mon temps.
- Bon ok mais tu me racontes d'abord ce que j'ai loupé depuis tout ce temps.
- Et bien, mes parents ont rejoint Lord Voldemort mais pour le moment ils ne m'ont rien forcé à faire. Je suis sorti avec quelques filles mais rien de très sérieux et…Ah oui, l'année prochaine j'entre dans une grande équipe de Quidditch pour un contrat de cinq ans.
- Félicitations ! Si tu savais comme je suis heureuse pour toi.
- Bon allez, raconte moi tout.
- Bien, tu te souviens du garçon qui me faisait des misères ?
- Malefoy ? Il a continué ? Tu veux que je m'en charge ?
- Arrête avec tes questions, oui il s'appelle Malefoy, Drago Malefoy. Et c'est un secret mais lui et moi, on est ensemble.
Un sourire illumina le visage du Bulgare.
- Pourquoi est ce que tu souris ?
- J'étais sur que tu terminerais avec lui.
- On est ensemble depuis pas très longtemps tu sais, à peine trois semaines.
- Mais ?
- Il est merveilleux avec moi, bien mieux que Ron l'aurait été.
- L'autre tête de petit nerveux ? Non, Hermione tu valais beaucoup plus que ce garçon. Je suis heureux pour toi. Au fait tu as lu les journaux ?
- Oui je sais, les nées moldus sont en danger…
- Fais attention.
- Oui papa.
Et c'est sur ce dernier fou rire qu'Hermione commença sa semaine. Suivant quelques cours, elle découvrait avec joie la grande bibliothèque de Durmstrang et faisait du shopping avec Pansy et Ginny. Elle ne voyait pas beaucoup Drago mais arrivait à échanger parfois dans la journée un baiser au détour d'un couloir. Discutant beaucoup avec son ami Viktor, elle sentait parfois le regard jaloux de son petit ami et semblait gênée.
Se rendant compte de ce qui dérangeait son amie, Viktor finit par intervenir. Le 3 novembre au soir, Hermione et lui marchaient dans un des couloirs lorsqu'il lui dit qu'il avait une surprise pour elle. Montant plusieurs escaliers, elle se retrouva face à une porte blanche à la poignée argentée. Entrant dans la pièce sombre, elle alluma plusieurs bougies et découvrit qu'elle se trouvait dans une chambre. Fronçant les sourcils, elle fit mine de ne pas comprendre mais lorsqu'elle se retourna pour lui demander ce que ça voulait dire, il n'était plus là. S'asseyant sur un des fauteuils en velours blanc, elle entendit des voix se rapprocher. Soudain, Viktor entra suivi par Drago qui vu sa tête, ne savait pas ce qu'il faisait ici.
- Bon les amoureux, je viendrais vous chercher dans trois heures. A plus.
Alors qu'il fermait la porte, Hermione se releva et alla se caller dans les bras de son serpent. Lui prenant le visage entre ses mains, il glissa sa langue entre ses lèvres entrouvertes et l'embrassa avec fougue. Glissant ses mains sur son torse, elle lui enleva sa cravate grise et commença à défaire les boutons de sa chemise.
- On dirait que je t'ai manqué sourit-il.
- Tu n'imagines pas à quel point.
Attrapant ses cuisses, il la porta jusqu'au lit et la coucha. Retirant le pull vert qu'elle portait il le posa sur le côté.
- Ce pull te va à merveille, j'ai bien fait de te l'offrir.
Rigolant, elle se redressa et enleva complètement la chemise du jeune homme avant de la jeter à terre et de se réattaquer à ses lèvres. Glissant ses mains de part et d'autre de sa jupe, il la fit glisser et se mit à caresser ses courbes avec passion. Pendant ce temps, Hermione lui retirait sa ceinture et faisait glisser son pantalon. Toujours en sous-vêtements, il gémit de plaisir quand il put poser son torse sur sa poitrine.
- Drago…
- Oui ?
- Je crois que j'ai envie d'essayer quelque chose de nouveau.
- C'est à dire ? demanda-t-il amusé.
- Et bien Pansy m'a parlé de…Enfin…Une position que j'aimerais bien…essayer ?
Rougissant, elle le regarda et put détecter une lueur d'excitation dans les yeux de son amant.
- On ferra ce que tu voudras.
Tout en souriant, elle se redressa et l'embrassa. Le faisant basculé sur le côté, elle se mit à califourchon sur lui et se mordit la lèvre inférieure. Détachant elle-même son nouveau soutien gorge en dentelle noire, elle se cambra et gémit au contact de la langue de Drago. Léchant avidement ses seins, il sentit son sexe se durcir alors que les hanches de sa belle ondulaient au rythme de ses mouvements. Embrassant une dernière fois ses mamelons, il lui retira son boxer en dentelle alors qu'elle collait son corps au sien en gémissant. Mais Alors qu'il baissait les mains vers son propre boxer, les doigts de la lionne vinrent trouver les siens et c'est elle qui fit glisser le sous-vêtement le long de ses jambes musclées. Glissant un doigt sur ses lèvres humides, il finit par l'introduire en elle et accéléra son mouvement avec un deuxième.
Le faisant stopper, elle l'embrassa avant de se placer au dessus de lui, doucement, en s'accrochant à ses épaules et descendit le long de sa verge. Laissant échapper un cri rauque, il saisit ses hanches pour aller encore plus loin alors qu'elle avait rejeté sa tête en arrière et gémissait de plus en plus fort. Entamant des vas et viens, il sentait avec plaisir les doigts d'Hermione sur son torse, dans sa nuque et dans ses cheveux quand elle se rapprocha de lui pour coller son front au sien.
- Si tu savais…comme je t'aime articula-t-elle en gémissant.
Comme pour lui répondre, il la fixa de ses yeux gris métallique et l'embrassa. Accélérant ses mouvements, elle sentit ses forces la quitter et commença à trembler. Sentant sa faiblesse, il l'a fit basculer sur le dos pour se retrouver au dessus d'elle. Enlevant quelques mèches collées à son beau visage par la sueur, il posa ses lèvres sur les siennes avant de la pénétrer à nouveau. Criant d'extase, elle s'arqua et il prit un rythme plus soutenu. Alors qu'un orgasme la traversait, elle gémit son prénom près de son oreille ce qui eut pour effet instantané de le faire jouir à son tour en se déversant en elle.
Se laissant tomber sur le matelas à côté d'elle, il reprit son souffle avant de sentir une main sur ses tablettes bien dessinées. L'attirant à lui, il l'embrassa sur le front avant de fermer les yeux pour graver à jamais ce souvenir en lui.
Le reste du séjour se déroula sans problème et après une petite fête pour célébrer leur départ, ils repartirent tous pour Poudlard. Le 20 novembre à midi, Hermione enlaçait une dernière fois Viktor avant de monter sur le bateau qui la ramènerait en Angleterre. Alors qu'elle filait dans sa cabine retrouver Drago, elle croisa Blaise et Ginny enlacés et leur sourit. En arrivant dans sa chambre, elle remarqua que son tendre amant écrivait une lettre, et lorsqu'elle arriva par derrière, elle put voir le nom de la famille Malefoy sur la l'enveloppe.
- Coucou s'exclama-t-elle.
Se retournant, il se leva et alla la prendre dans ses bras. Déposant un baiser sur ses lèvres, il lui sourit avant de l'attirer un peu plus à lui.
- Tu sais quoi ?
- Non mais je sens que tu vas bientôt me le dire.
- Ca va faire un mois, jour pour jour, qu'on a couché ensemble pour la première fois.
Baissant les yeux, elle rougit et posa ses mains sur le torse du serpentard.
- Oui…Je garderai ce souvenir toute ma vie.
- Je pense que… Quand cela sera possible… Je parlerai au Seigneur des Ténèbres et on trouvera une solution.
- Non, Drago ! Et s'il s'en prend à toi ?
- Jamais, je suis sûrement son meilleur mangemort, il ne me tuera pas.
- Promet-moi que tu attendras.
- Je te le promets.
Se penchant un peu, il l'embrassa langoureusement avant de les entraîner sur le lit où ils restèrent des heures enlacés, en pensant à l'avenir.
Une fois de retour à Poudlard, la vie reprenait son cours et Hermione travaillait hardiment pour oublier le reste. Drago et elle se voyaient régulièrement, elle sortait toujours avec ses deux amies Pansy et Ginny mais les gryffondors étaient profondément en colère contre elle et lui faisait sentir.
En cours, elle se mettait toujours à côté de Pansy lorsque les serpentards étaient avec eux, mais sinon elle restait seule, au fond de la classe.
Cependant, deux semaines après leur retour, Harry l'attrapa par le bras alors qu'elle se dirigeait discrètement vers Drago et le serpentard la vit s'engouffrer dans une salle de classe déserte.
- Harry, lâche-moi tout de suite ! Tu me fais mal !
- Désolée. Il faut que je te parle.
- Tu as cinq minutes.
- Ok, quand on était à Beauxbâtons, je n'arrêtais pas de penser à toi et j'essayais de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Et puis un soir, j'ai vu Ron essayer de violer deux étudiantes françaises et j'ai compris.
Alors qu'Hermione sentait une larme couler le long de sa joue, elle sentit les bras de son meilleur ami l'encercler.
- Je t'en prie, pardonne-moi Mione…murmura-t-il.
Alors qu'elle se dégageait de l'étreinte, elle vit le visage d'Harry qui semblait sincèrement triste.
- Bien sûr Harry ! répondit-elle en le prenant à son tour dans ses bras. Tu m'as tellement manqué, si tu savais comme ça m'a fait mal.
C'est à ce moment précis qu'ils entendirent la porte claquer. Se retournant, Hermione croisa le regard gris foncé de son petit ami.
- Potter…
- Malefoy…
Alors qu'ils se rapprochaient dangereusement l'un de l'autre, la lionne se mit entre les deux en posant une main sur leur torse.
- Harry, s'il te plait, arrête de le fixer comme ça.
- Drago, il ne m'a pas fait de mal, ne t'inquiète pas.
- Drago ? s'exclama Harry.
Tournant ses yeux vers son meilleur ami, une autre larme coula.
- Oui Harry, c'est son prénom.
- Mais…
- Il n'y a pas de « mais » Harry. Drago a été là pour moi durant tout le temps où tu ne l'étais pas. Il m'a écoutée, il m'a réconfortée et il m'a protégée de Ronald.
Enlevant sa main du pull rouge, elle alla se placer dans les bras protecteurs du blond qui plaça ses mains sur sa taille.
- Il t'a réellement aidée ?
- Oui Harry.
- Et bien…Je suppose que je dois te remercier…Malefoy.
Alors que les petites mains d'Hermione caressaient les grandes mains froides de Drago, il eut un sourire en coin et accepta les remerciements. Après avoir déposé un baiser sur les lèvres de la lionne, Drago repartit en cours alors qu'Harry accompagnait Hermione à leur cours de botanique.
Cependant, une autre personne dans le château eut le droit à une surprise. Alors que Pansy faisait tranquillement ses devoirs à la bibliothèque, elle ne vit pas s'approcher une silhouette qui s'assit face à elle.
- Bonjour, chuchota une voix.
Sursautant, elle releva la tête de ses notes et tomba dans les yeux bleus de Fred.
- B-Bonjour Fred, enfin Weasley.
- Que fais-tu un vendredi soir à la bibliothèque ?
- Je travaille, mais toi ? Tu n'as pas une autre fille à aller voir ?
- Non, celle qui m'intéresse est occupée.
Baissant les yeux, elle crut recevoir un coup en plein cœur. Voyant qu'elle était plongée dans ses pensées, il entama la conversation.
- Tu as acheté tes cadeaux pour noël ?
- Pas encore, presque tous. Et toi ?
- On n'est que le 5 décembre, j'ai le temps. Qu'as-tu acheté ?
- Cela t'intéresse vraiment ?
- Plus que tu ne peux l'imaginer, il paraît que les cadeaux qu'on offre en disent long sur nous. Alors ?
Posant sa plume, elle mit son menton sur le dos de sa main et chercha.
- J'ai acheté un collier en argent pour ma mère, un livre sur les Runes à mon père, une robe en soie rouge pour Hermione, un pull en cachemire noir pour Drago et quelques petites friandises pour mes camarades.
- Et bien, je dirai que tu es plutôt généreuse.
- Pourquoi je ne le serais pas ? A oui, parce que je suis une fille pourrie gâtée élevée par des riches, c'est ça ?
- Non…
- Ce que tu m'as dit au bal m'a vraiment…Blessée.
- Je suis désolé, je ne sais pas vraiment comment m'y prendre avec les filles.
- Ah oui ? Pourtant un soir, dans les couloirs, tu as su prouver le contraire.
- Cette fille, Susan, c'est elle qui a tout manigancée.
- Si tu le dis.
Attrapant les livres, elle les fourra rageusement dans son sac, puis repris de sa plus belle écriture son devoir.
- Tu veux bien m'aider s'il te plait ?
Surprise, elle le fixa avant de reposer sa plume.
- T'aider pour quoi ? Un devoir ?
- Non merci, les études j'y arrive mais les filles…
- Que veux-tu ?
- C'est à propos de la fille que j'aime, je ne sais pas quoi lui offrir.
Respirant avec difficulté, Pansy le regarda à nouveau et prit la parole.
- Qu'est ce qu'elle aime ?
- En réalité, je ne sais pas trop. Elle est mystérieuse. Et puis, elle a déjà tellement de choses.
- Tu n'as qu'à lui offrir un bijou.
- Avec mon budget ? Ça sera bien faible à côté de ses rubis.
- Euh…Un livre ?
- Elle en lit un en permanence, je ne pense pas qu'un autre l'intéresserait.
- Une robe ?
- Elle en a sûrement des centaines.
- Et bien, j'avoue que là, c'est compliqué.
- Exact, murmura-t-il en la fixant.
- Tu sais quoi, demande à tes amis, ils seront sûrement plus doués que moi.
Alors qu'elle mettait le reste de ses affaires dans son sac, elle se leva et marcha vers la sortie. Regardant sa montre, elle vit qu'il était déjà 23h et que Drago n'allait pas être content quand une main lui saisit le poignet. La retournant rapidement, Fred et elle n'étaient qu'à quelques centimètres et elle sentit son cœur accélérer.
- Aïe, Fred, tu me fais mal !
- Je…
- S'il te plaît, ne m'oblige pas choisir un cadeau pour la fille que tu aimes !
Baissant les yeux, il desserra sa prise puis lui susurra au creux de l'oreille.
- Que veux-tu pour noël ?
- Q-Quoi ?
- Que souhaiterais-tu avoir pour noël ?
« C'est toi que je voudrais » pensa-t-elle, mais comment lui avouer ses sentiments maintenant qu'elle avait découvert qu'il en aimait une autre ?
- Je ne sais pas.
- Tu n'as pas une petite idée ?
- Euh…Et bien, non, je n'ai pas d'idée.
- Tu vois c'est bien ce que je disais.
- Pardon ?
Pansy en était arrivée au stade où elle ne comprenait plus rien, et son cœur battait de plus en plus fort. Faisant glisser sa main sur la joue de la brune, il s'avança un peu plus.
- C'est bien ce que je disais, répéta-t-il, tu as quantité de bijoux et robes, et tu passes ton temps à lire ce livre à la couverture bleue. Je ne sais pas quoi t'offrir, mis à part…Mon cœur ? Enfin, si tu en veux bien.
N'arrivant plus à respirer, elle chercha quelque chose dans ses yeux de malsain mais n'y trouva que du désir. Lentement, elle posa son sac à terre avant de passer ses bras autour du cou du jeune homme et se mit sur la pointe des pieds.
- Je te veux toi lui souffla-t-elle.
Attrapant sa taille fine, Fred la rapprocha un peu plus de lui et put poser ses lèvres sur les siennes.
Des arbres, un cours d'eau, des montagnes… Avery court sans cesse, il est en rage, il ne sera en paix qu'une fois qu'elle sera sans vie dans ses bras. Des mèches viennent sur ses yeux, il respire bruyamment. Il traverse une forêt, Poudlard est dans son champ de vision. Un rire mauvais se fait entendre. « Me revoilà Hermione chérie ».
Se réveillant d'un coup, elle reprit avec difficulté sa respiration.
- Encore un cauchemar ? murmura Drago.
- Oui, ce n'est pas grave.
Encore un peu inquiète, elle se leva et alla jusqu'à la fenêtre entourée de rideaux verts. Il devait être à peine 4h du matin.
Drago se glissa derrière elle, il l'entoura de ses bras et posa sa tête sur son épaule. Alors qu'elle allait se retournait pour l'embrasser, une bouffée de chaleur l'envahit et elle eut du mal à respirer. Elle avait l'impression que tout tanguer et elle dégagea vivement de l'étreinte lorsqu'elle sentit qu'elle allait régurgiter tout ce qu'elle avait dans l'estomac. Courant jusqu'aux toilettes, elle eut à peine le temps d'ouvrir la cuvette qu'elle vomissait son dîner. Arrivant derrière elle, Drago lui tint les cheveux en arrière alors qu'elle continuait à régurgiter le repas. Toute tremblante, elle s'appuya tant bien que mal sur le sol mais ne parvint pas à se lever. Alors que le serpentard la conduisait jusqu'au lavabo pour se rafraîchir, elle se demanda ce qui avait bien pu provoquer ça. Après avoir bu un grand verre d'eau, elle se calla dans les bras du jeune homme qui la remis au lit. Il s'accroupit à côté d'elle et la regarda d'un air inquiet.
- Tu es sûre que ça va ?
- Oui, j'ai dû manger quelque chose qui n'est pas passé, et puis je travaille tellement. Ca doit être l'angoisse.
- Peut-être, concéda-t-il, mais je veux que tu ailles voir tout à l'heure.
- D'accord murmura-t-elle alors qu'elle se rendormait dans ses bras.
Quatre heures plus tard, elle se réveillait, sans Drago à ses côtés. Alors qu'elle était en train de s'habiller, une autre nausée la prit de court et elle alla vomir dans les toilettes. Une fois rafraîchie, elle alla directement à l'infirmerie.
- Bonjour , commença timidement Hermione.
- , que puis-je faire pour vous ?
- Je…Je ne me sens pas très bien depuis ce matin et j'ai du aller vomir deux fois.
- Allongez-vous s'il vous plait.
Après une série d'examen, l'infirmière paraissait déroutée.
- Je ne comprends pas Miss.
- C'est grave ?
- Je n'en sais rien, je ne sais pas ce que vous avez.
- Vraiment ?
- Peut-être le stress, vous vous alimentez correctement au moins ?
- Oui.
- Mademoiselle, je sais que ce n'est pas mes affaires mais avez-vous des rapports sexuels ?
- Euh…Oui.
Le visage rouge, sourit quand soudain, elle fronça les sourcils, l'air stupéfaite.
- …
- Oui Madame ?
- De quand date vos dernières règles ?
Gardant son sourire, Hermione entreprit de compter quand une évidence lui apparut clairement : elle n'avait eu de règles depuis au moins un mois et demi. Paniquée, elle se mit suffoquer et des larmes se mirent à couler le long de ses joues.
- Non, non, non…Ce n'est pas possible. Il ne faut pas ! Comment ais-je pu être aussi stupide !
- Mademoiselle, calmez-vous.
- Mais…
- Vous devez en parler à vos parents.
- Mes parents sont dans le coma Madame.
- Oh ! Excusez-moi. Et bien, au père de l'enfant alors.
- Il n'en voudra pas, et sa famille ne sera sûrement pas ravie de m'accueillir.
- Puis-je savoir qui est le père ? Sachant que tout ceci restera entre nous, je suis tenue par le secret médical.
- C'est Drago, Drago Malefoy.
Devant l'air effaré de l'infirmière, Hermione se mit à pleurer doucement dans ses bras.
- Miss, est ce vraiment lui le père de votre enfant ?
- Oui.
- Cela ne pourrait être personne d'autre ?
- Non, il a été le seul.
- Etiez-vous consentante ?
- Oui Madame, je le suis depuis plus d'un mois.
- Voulez-vous que je lui en parle.
- Non merci Madame, je m'en sortirai.
Après un dernier test, Hermione eut la confirmation qu'elle était bel et bien enceinte d'environ un mois. La conception était donc à Durmstrang, dans cette grande chambre blanche. Mais quelque chose était sûre, elle n'en parlerai pas à Drago.
Plus tard dans la journée, elle rejoignit comme convenu Ginny et Pansy près du lac. Ginny semblait préoccupée et Hermione décida de commencer par ses problèmes.
- Tu ne sembles pas en forme Gin.
- Je, j'ai peur que Blaise me quitte.
- Mais pourquoi ? s'exclamèrent Pansy et Hermione à l'unisson.
- Et bien, il y a pleins de filles qui lui tournent autour et on a jamais…
- Laisse moi te rassurer Ginny, je connais Blaise depuis longtemps et jamais une autre fille l'a intéressé à part toi. Et puis tu sais, couché ne prouve rien. Regarde, moi, j'ai couché avec lui et pourtant on est pas sorti ensemble.
- Tu as couché avec Blaise ? s'étonna Ginny.
- Oui, je sais avant j'étais un traînée mais plus maintenant. Et Blaise comprend tu sais, il m'en a souvent parlé. Ca ne le dérange pas.
- Je me sens mieux maintenant, mais je ne me sens pas encore prête.
- A propos, il faut que je vous dise quelque chose.
S'asseyant à côté d'elle, les deux gryffondors fixaient à présent Pansy.
- Hier soir, j'étais à la bibliothèque et Fred est venu me voir. On a discuté et on s'est un peu disputés…
- Fred ? Mon frère ?
- Oui Ginny, je…Enfin j'en suis amoureuse depuis le début de l'année.
- Oh ! Et alors, qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Et bien, il m'a avoué ses sentiments et je lui ai avoué les miens.
- Et ?
- On s'est embrassé, il m'a raccompagné aux cachots et j'ai rendez-vous avec lui ce soir.
Souriant à Ginny, Pansy semblait aux anges mais remarqua l'air triste qu'affichait Hermione depuis le début de la journée.
- Hermione ?
- Oui ?
- Drago m'a dit que tu avais eu des nausées ce matin, tu es malade ?
Avant qu'elle ait pu bouger, Hermione s'effondra en pleurs dans ses bras. Au bout de quelques minutes, elle se calma et se redressa, enlevant les larmes qui coulaient le long de ses joues.
- J'ai un problème. Il faut que vous me promettiez de ne pas en parler, surtout pas à Drago.
Hochant la tête, les filles semblait attendre la catastrophe.
- Quand on était à Durmstrang, Drago et moi on a pu être ensemble une fois. Viktor avait compris et il nous a permis de passer une soirée tous les deux. On…On a couché ensemble et…Oh ! Comment j'ai pu être aussi idiote !
- Mais quoi ? s'exclama Pansy, tu nous fais peur là.
- Les nausées ce matin, Drago a voulu que j'aille voir et quand elle m'a demandé quand j'avais eu mes règles pour la dernière fois, j'ai pas su lui répondre. Je suis enceinte, la seule nuit qu'on a passé ensemble à Durmstrang est le jour de conception.
Alors qu'elle tremblait, Ginny la serra dans ses bras et enleva les larmes de son amie.
- Il faut que tu lui en parles.
- Non Pansy !
- Il a le droit de savoir.
- Pansy, si je lui dis, je signe son arrêt de mort.
- Q-Quoi ?
- Je suis quoi pour sa famille : une sale sang de bourbe. Je suis quoi pour son maître : de la vermine. S'ils apprennent non seulement qu'on est ensemble mais qu'en plus je suis enceinte…
- Je comprends murmura Pansy alors qu'elle passait un bras autour de ses épaules. Que vas-tu faire ?
- Je ne sais pas encore.
Alors qu'elle était dans les bras du père de son enfant, Hermione réfléchissait. Il devait être deux heures du matin, mais il fallait qu'elle trouve une solution. Soudain une lumière se fit dans son esprit : Harry ! Elle lui parlerait demain et lui saura quoi faire.
Quand son réveil sonna à 8h, Hermione se dépêcha de se lever, s'habilla rapidement avec une robe verte en laine et embrassa son petit ami avant de partir sur le terrain de quidditch. Comme à son habitude, Harry était en train de se préparer et, lorsqu'il la vit, un sourire illumina son visage et il la prit dans ses bras.
- Harry, il faut qu'on parle.
- Oh, tu as l'air inquiète, ça ne va pas ?
- Pas vraiment.
S'asseyant dans l'herbe, Hermione lui fit le même discours qu'à ses deux amies et attendit sa réaction. Harry posa alors une main sur le petit ventre de son amie et sourit.
- Tu devrais…
- Oui ?
- T'éloigner un peu, faire une pause et prendre le temps de réfléchir. C'est vrai Mione, il a quantité de points négatifs dans cette situation mais, imagine tout le bonheur que tu aurais en compensation.
- Sauf si on se fait tuer.
- Oui, d'accord, là c'est un peu plus délicat.
- Je vais en parler à Drago. Je vais lui dire que j'ai besoin d'une pause et que je dois prendre mes distances. La semaine prochaine, le jour des vacances, je partirai chez ma tante et j'en parlerai avec elle.
Pendant ce temps, Pansy se réveillait au milieu des autres filles de son dortoir. A peine sortie des cachots, Drago l'attrapa et l'embrassa sur la joue.
- Alors ma Pansy, comment vas-tu ?
- Je vais bien, même très bien.
- C'est-à-dire ?
- J'ai eu un rendez-vous extra hier soir !
- Avec qui as-tu couché ?
- Personne.
- Ben…
- C'est Fred, il m'a invité à passer une soirée avec lui pour notre tout premier rendez-vous amoureux.
- Attends, tu sors avec Fred Weasley ?
- Ouuiiii.
Toute rêveuse, Pansy repensa à Hermione et à sa grossesse.
- Et où avez-vous passés la soirée ?
- Dans la salle d'astronomie, il avait préparé un pique-nique et…On est resté là, à se raconter nos vies.
- Cool, mais s'il fait quoi que ce soit de travers, je…
- Oui, je sais, tu le tues. Au fait, Hermione t'a parlé dernièrement ?
- Oui.
- Ah oui ? Et qu'est ce que tu en penses alors ?
- Qu'est ce que tu veux que j'en pense de quoi ?
- Oh, d'accord, ok, salut !
Partant à toutes jambes, Pansy laissa Drago à ses réflexions et se promit d'aller à Hermione.
Alors que la gryffondor déjeunait dans la grande salle, entourée de Ginny et de Harry, un article de la gazette la détourna de son toast.
- Vous avez vu ça ? s'exclama-t-elle.
- Quoi ? répondit Harry.
- Les mangemorts ont attaqué une ville moldue et ont tout détruit. Il n'y a aucun survivant !
- La vache, je crois que je vais rester à Poudlard moi.
- Mais non t'inquiète Ginny, Blaise te protègera. Mais toi Mione, méfis-toi.
- Oui, je sais.
- Au fait, reprit Ginny, tu savais que le groupe des garces a encore frappé.
- Qui ?
- Rose Zeller, une petite gryffondor.
- Elles sont complètement dingues.
- Et oui…Qu'est ce que tu vas faire aujourd'hui ?
- Il faut que j'aille parler à Drago, que j'aille faire quelques emplettes pour noël et que je termine un devoir et toi ?
- Je pense que Blaise et moi, on va aller à Pré-Au-Lard, j'irais bien acheté mes cadeaux de noël avec toi.
- Ok, on y va vers 10h ?
- D'accord.
Et c'est ainsi qu'à 11h, Ginny et Hermione faisait les magasins en rigolant. Ginny trouva un pull vert en laine pour son petit ami, des gants en velour rouge pour Pansy et une série de livres pour Hermione. Cette dernière fut très généreuse envers ses amis et leur acheta des tas de cadeaux.
En passant devant une boutique, Hermione s'arrêta d'un coup et y rentra. Ne comprenant pas, Ginny la suivit jusqu'à voir sa meilleure amie tenir un petit body blanc de naissance. Un petit sourire sur les lèvres, Hermione avait les yeux brillants et contemplait le vêtement en coton. Puis sentant le regard de son amie sur elle, le reposa avant de rentrer à Poudlard.
Alors que Ginny partait dans son dortoir, Hermione allait à ses appartements. Après avoir tout rangé dans sa chambre, elle alla à son bureau où trônait une lettre. La déchirant, elle attrapa le petit bout de papier et lut attentivement.
« Chère Hermione,
J'ai besoin de ton aide, retrouve-moi jeudi soir à la limite de la forêt interdite.
Coline. »
Reposant le billet sur son bureau, Hermione réfléchit vivement. Coline ne lui avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs mois et là, elle lui demandait de venir la voir en pleine nuit. Après tout, le voyage de France avait dû être long et elle n'avait pas eu le temps d'écrire.
- Tu as l'air soucieuse, fit une voix dans son dos.
Se retournant, elle croisa ses beaux yeux gris et désigna la lettre.
- Une amie qui a des problèmes.
- C'est grave ?
- Je ne sais pas.
Attrapant le billet, Drago le lut un fois, puis une seconde fois avant de froncer les sourcils.
- Tu n'iras pas.
- Ah oui ? Et pourquoi ?
- C'est trop dangereux.
- C'est mon amie, elle m'a aidé avec Avery, je ne peux pas la laisser maintenant.
- Hermione, c'est…
- Non ! C'est une personne que je dois protéger et je la protégerais avec ou sans ton accord.
- Pourquoi est ce que tu me parles ainsi ?
- Je…
- Tes brusques changements d'humeur deviennent réellement pénibles ! cria-t-il.
- Et à qui la faute ? répliqua-t-elle sur le même ton.
- Tu ne vois pas le danger, tu es trop naïve !
- Naïve ? Alors ça c'est nouveau, tu m'avais sortie toutes les insultes possibles mais celle-ci jamais !
- Tu ne vois pas que j'essaie de te protéger !
- Je n'ai pas besoin d'être protégée, et d'ailleurs je pense que…Que nous devrions faire une pause.
- Une pause ?
Ses yeux prirent une teinte plus foncée.
- Oui, une pause. J'ai besoin de prendre un peu mes distances et de réfléchir.
- Réfléchir ? Sur notre couple ?
- Oui et aussi, sur autre chose.
- Alors, c'est comme ça que ça se termine ! Et moi qui pensais que tu étais sincère, j'ai été vraiment trop con !
- Drago, je…
- Tais-toi, sors d'ici !
Pleurant à chaudes larmes, Hermione ouvrit la porte de la chambre quand elle se rendit compte que Pansy et Blaise étaient dans le salon et visiblement attristés par ce qu'ils venaient d'entendre. Bousculant les deux serpentards, elle alla se réfugier dans la salle commune des gryffondors. Quand elle arriva au sixième étage, seuls Ginny, Parvati et Harry étaient présent. Se jetant dans les bras de son meilleur ami, elle déversa toute sa tristesse avant de finalement s'endormir.
Quelques heures plus tard, Ginny allait manger, à peine était elle ressortie de la Grande Salle que deux bras entourés sa taille. Se retournant, elle embrassa délicatement Blaise alors qu'il la conduisait dans les appartements des préfets en chef. Arrivés sur les grands canapés blancs, Ginny se lova contre lui et raconta l'état dans lequel était Hermione.
- Je ne comprends pas ce qui a bien pu se passer, s'étonna Blaise.
- C'est compliqué.
- Toi, tu sais quelque chose.
- Oui.
- Et tu me le dirais ?
- Non.
- S'il te plait, promis je dirais rien.
- La dernière fois, tu n'as pas su tenir ta langue.
- Oui mais la c'est une raison d'état et surtout de vie ou de mort.
- Comment ça ?
- Ça se voit que tu n'a jamais vu Drago en colère, c'est à la fois violent, sinistre et effrayant. Il se défoule et ce n'est pas beau à voir.
- C'est clair, intervint Pansy en tenant la main de Fred.
- Tiens, tu es là toi ! s'exclama Ginny face à son frère.
- Et oui, répondit-il en attrapant les hanches de Pansy, je suis avec ma chérie comme tu es avec le tien.
Soudain, une porte claqua. Le visage hautain, Drago Malefoy avait remis son masque de froideur.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda-t-il menaçant.
- Rien du tout ! répondirent les serpentards.
- Bien, je vais faire ma ronde.
A peine avait-il franchi le tableau que Pansy murmura :
- Ce soir, il ne faudra pas être dehors après le couvre-feu si vous voulez mon avis.
- Exact, acquiesa Blaise, bon Ginny dis nous pourquoi !
- Non, tu n'as qu'à demander à Pansy, elle le sait aussi.
- C'est vrai ? demanda Fred en lui embrassant le cou.
- Oui,mais je ne dirais rien.
- Remarque, intervint Ginny, s'ils sont au courant, ils pourront nous aider.
- Peut-être, peut-être pas…
- Il faut qu'il soit au courant.
- Ok, mais c'est toi qui l'annonce comme ça c'est toi qu'Hermione tuera.
Se relevant légèrement, Ginny fit face à son petit ami et à son frère et leur raconta ce qu'Hermione leur avait dit.
- Alors tu crois qu'ils se sont quittés parce qu'il n'a pas supporté l'idée qu'elle soit enceinte ?
- Non Fred, je pense qu'Hermione a voulu prendre du recul et qu'il l'a mal pris.
Hermione resta au lit, dans sa chambre pendant trois jours, ne mangeant plus, ne dormant plus, elle ne cessait de penser à lui. Mercredi soir, Ginny s'arma de courage, et accompagné de Blaise, elle lui ramena à manger dans sa chambre.
- Hermione, il faut que tu manges.
- Je n'ai pas faim.
- D'accord peut-être que toi tu n'as pas faim mais lui, dit-elle en désignant son ventre, oui, alors tu vas me faire le plaisir d'ingurgiter tout ça et tout de suite.
Obéissant, Hermione s'empara d'un assiette et en mangea la moitié. Quelques larmes coulaient sur ses joues, lentement.
- Il me manque tellement.
- Je sais.
- Je l'entends dans la pièce d'à côté parfois, ça fait tellement mal.
Se roulant en boule, Hermione continua à pleurer alors que Blaise essayait de la rassurer.
- Tu sais, il n'est pas au meilleur de sa forme non plus. Il est d'une humeur massacrante…
- J'ai vu ça en effet, les journaux sont entièrement occupés par les attaques de mangemorts.
- Il se défoule. Mais ne t'inquiète pas, il ne te fera pas de mal.
Hochant la tête, Hermione se saisit d'un morceau de pain et le mangea. Soudain, la porte s'ouvrit sur un Harry tout décoiffé.
- Je viens de finir mon entraînement, je peux entrer ?
- Mais oui, entre.
Serrant son amie dans ses bras, il la calla contre lui et fit signe à Ginny et Blaise de partir. Une fois la porte refermée, il se tourna vers elle.
- Ecoute, je ne veux pas t'inquiéter mais demain j'attaque avec l'Ordre le manoir Malefoy.
- Q-Quoi, mais pourquoi ?
- Il semblerait qu'il y ait des enfants moldus dans les caves et on veut les libérer.
- Je, je veux venir avec vous.
- Non, Hermione.
- Si, Harry, s'il te plait. J'en ai besoin, je veux me battre de nouveau à vos côtés.
- Il n'y aura pas Ron.
- Très bien, quel est le point de rendez-vous et à quelle heure ?
- Demain à 18h, devant les grilles de Poudlard.
- J'y serais.
Se levant, Harry laissa sa petite sœur de cœur s'endormir avant de foncer dans son dortoir pour ne pas se faire surprendre par Malefoy.
Il était pas loin de 11h quand Hermione se réveilla le lendemain matin, elle avait rattrapé toutes ses nuits blanches et elle sentait un peu mieux. S'étirant, elle sortit du lit et alla s'admirer dans la glace. Elle n'avait encore le ventre arrondi mais elle semblait qu'il était un peu plus rond que d'habitude. Vérifiant que personne n'était dans la salle de bain, elle alla prendre une douche chaude qui dura plus d'une demi-heure puis se sécha les cheveux. Une fois coiffée en chignon, elle alla mettre un pull gris en coton qu'elle avait avec un jean et sa paire de bottes noires.
Relisant le billet de Coline, elle le fourra dans sa poche et prit baguette avant d'a aller manger quelque chose dans le salon. Il y avait toujours des viennoiseries et elle attrapa un croissant tout en buvant un thé bien chaud. Il allait bientôt être 17h30, elle attrapa sa baguette et enfila son manteau en laine noir avant de partir.
Si seulement elle savait qu'elle n'y reviendrait pas avant des semaines…
Lorsqu'elle arriva enfin aux grilles, l'Ordre au grand complet était là, il y avait Neville, Luna, Ginny et même Parvati. A 18h ils attrapèrent le portoloin, une veille chaussure en cuir brun, et atterrirent dans le jardin du manoir Malefoy. Avançant par groupe, Hermione prit la tête y mettant toute sa tristesse et sa rage contre ceux qui l'empêchaient d'être heureuse.
Les mangemorts étaient prêts. Elle pouvait distinguer Lord Voldemort au centre, Drago à sa droite et Lucius Malefoy à sa gauche.
Se préparant à esquiver chaque sort, elle fonça et esquiva le premier sort de Bellatrix avant de la stupéfier. Elle avait beau être une jeune sorcière, elle savait se défendre. Bondissant sur le côté, elle protégea inextrémiste Luna du sortilège de la mort avant de lancer un sort en direction de l'attaque. Il fallait qu'elle arrive à entrer et sauver ces enfants. Attrapant Harry par la manche, elle lui indiqua où elle voulait se rendre et s'enfuit avant qu'il est pu protester. Se faufilant par une fenêtre, elle traversa quelques salons avant de tomber sur un mangemort. Son masque tomba et elle reconnut des traits familiers : Avery. Ou plutôt son père.
- Alors petite Granger, où vas-tu comme ça ?
- Sûrement pas au même endroit que toi, rugit-elle en lui lançant un sectumsempra.
Se rappelant ce qu'Avery avait fait à ses propres parents, elle aurait voulu le voir souffrir mais, elle n'avais pas le temps et devait trouver au plus vite les cachots. Avec l'aide de plusieurs elfes, elle trouva enfin la grille qui en donnait l'accès mais les cellules étaient toutes vides. Ils avaient été amenés ici pour rien. Prise de panique, elle se dépêcha de ressortir et courut vers ses amis pour leur dire qu'il n'y avait personne dans les caves. Soudain, une explosion retentit juste à côté d'eux et elle tomba par terre. L'aidant à se relever, Harry essayait de la défendre mais les mangemorts progressaient rapidement dans leur direction. A bout, il passa ses bras sous le corps de la jeune fille avant de courir dans les bois voisins. Au bout d'un quart d'heure, il s'arrêta et écouta. Personne ne les avait suivi, enfin c'est ce qu'il pensait. A peine avait-il posé Hermione au pied d'un arbre qu'une branche craqua. Se retournant, il croisa le regard glacial du fils Malefoy.
- Va-t'en Malefoy !
- Et pourquoi donc Potter, tu es sur mes terres.
- Tu ne peux pas…
- Impedimenta !
Tombant au sol, Harry ne pouvait plus bouger alors que son pire ennemi avançait dangereusement vers Hermione. L'attrapant par le cou, il la souleva et la plaqua contre l'arbre. Les larmes coulait sur sa main mais il fallait qu'il reste fort.
- Drago, je t'en supplie…
- Tu veux de la pitié ? Et pour moi tu en as eu, hein ?
- Je…
- Tu quoi ? Je suis prêt à tout entendre.
- Je t'aime.
- Arrête de mentir, tu as assez joué.
- Non, je…
- Tais-toi la coupa-t-il. Je veux que tu comprennes à quel point tu m'as blessé.
Rapprochant son visage de la lionne, il l'embrassa avec fougue avant de se dégager. Elle était déjà dans un état déplorable, ses habits étaient déchirés, elle saignait à plusieurs endroits et paraissait épuisée. Glissant sa baguette jusqu'à sa gorge, il lui enfonça un peu dans le cou.
- Tu ne peux pas faire ça Malefoy !
- Ah oui ? Et pourquoi ?
- Parce que tu le regretteras.
- Explique-toi !
- Tu ne peux pas la tuer.
- Je ne compte pas la tuer, juste…
- Tu ne peux pas !
- Harry, ne dis rien ! s'exclama Hermione tant bien que mal avec la baguette qui lui coupait la respiration.
- Alors Potter, je n'ai pas le temps pour tes fantaisies !
Enfonçant sa baguette un peu plus, il fixa son regard dans ses yeux marron.
- Elle est enceinte !
Laissant apparaître un air dérouté, il s'éloigna un peu de la gryffondor et la contempla avant de remonter vers son visage. La bouche entrouverte, elle respirait avec difficulté. Posant une main sur son ventre, il ferma les yeux un instant avant de prendre son visage en coupe.
- C'est vrai ?
Hochant la tête, elle posa ses lèvres sur sa joue.
- Drago ! Drago où es-tu ?
Reconnaissant la voix de sa mère, il leva Harry, regarda une dernière fois Hermione et courut dans la direction de la voix. Attrapant le portoloin, le brun prit la main de sa meilleure amie et les fit atterrir devant Poudlard.
- Je…Je dois aller faire quelque chose, chuchota Hermione, je te rejoins.
Laissant Harry, la lionne se dirigea dans le parc et marcha longuement tout en repensant à Drago. Cette histoire se terminerait donc bien ? Soudain, en bordure de la forêt, elle aperçut une silhouette noire.
- Coline ? appela-t-elle.
La personne lui fit signe de la suivre. Courant pour la rattraper, Hermione enjambait les rochers et poussait les branches qui lui barraient le chemin avant d'arriver dans une petite clairière.
La cape noire qui couvrait la tête de l'inconnu tomba et Hermione ne reconnut pas les longues boucles blondes de son amie. Lorsque la personne se retourna, elle écarquilla les yeux et fut incapable de prononcer un mot. Alors qu'Avery se rapprochait d'elle, Parvati et Neville surgirent devant elle, baguette en main.
- Pensez-vous vraiment que deux petits minables dans votre genre m'arrêteront dans ma quête ?
Avant qu'ils aient pu répondre, ils étaient tous deux couchés sur le sol, les yeux grands ouverts, le corps froid, endormi à jamais par le sortilège de la mort. Hurlant de désespoir, elle tomba à genoux.
- Hermione, ça fait tellement longtemps que j'attends ce moment.
- Coline, où est-elle ?
- Morte, depuis des mois.
- Quoi ?
- Cette correspondance m'a été très utile mais tu dois comprendre que maintenant, c'est terminé.
Attrapant ses bras, il la fit se relevait et la bâillonna avant de transplaner.
La dernière chose qu'elle vit fut le visage de Ron entre deux arbres, « prions pour qu'ils préviennent les autres » pensa-t-elle avant de s'évanouir.
