De : Snapou Black
Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin ça c'est le blabla habituel : là je peux dire que le petit Liam est à moi !
Perso principal : Zacharias Smith ; Theodore Nott ; Liam Sheep
Résumé : Zacharias n'oublie pas. Ne veut pas oublier. Ne peut pas l'oublier. Quitte à aller se faire du mal en allant rendre visite à Sheep et aller à l'encontre du règlement. Tout ce qu'il veut : ce sont des réponses.
Titre : Liam Sheep : Et maintenant si loin
Chapitre : Chapitre 11
Année en cours: Après Poudlard
Divers: Partie de 15 chapitres
Review Anonyme : snapou-black .kazeo .com
- C'est moi qui n'ai pas voulu lancer les recherches immédiatement, expliqua Potter à haute et intelligible voix. Qui ait voulu attendre les quarante huit heures réglementaires.
- Il l'aurait tué quand même, marmonna Smith. Il a attendu qu'on arrive pour...
- Ca tu n'en sais rien, le coupa sèchement le survivant.
- Je vais parler à Sheep pour essayer de comprendre ! Si. Il a attendu le dernier moment.
L'homme à la cicatrice regardait l'autre, les sourcils froncés. Jusqu'où irait-il pour avoir ses réponses ? Rendre visite tous les jours à Liam Sheep n'était pas une des meilleures idées qu'il ait eu, c'était peut être même la pire.
Devrait-il interdire à Smith l'accès à Azkaban, le temps que l'homme n'ait son jugement et ne soit condamné au baiser ? Jusqu'à ce qu'il n'ai reçu ce fameux baiser ? Ne pas lui interdire d'y aller ? Même avec ça, Zacharias serait encore capable de s'y rendre, de voir Sheep et de le soigner en échange de quelques réponses.
- Tu ne peux pas le soigner, Zach. C'est...
- Contraire au protocole, termina-t-il. D'autant plus que je suis concerné de près et blablabla. Mais je te trouve bien mal placé, Potter, pour me dire qu'un règlement est fait pour être respecté.
Mary Valentys avait reprit sa place à son bureau, l'air de rien, et recommencé à rédiger ses rapports. Pour le moment elle n'avait travaillé sur aucune grosse enquête, juste quelques délits mineurs et sa paperasse serait vite terminée. Elle savait, en revanche, que lorsque les affaires se corseraient, le retard ne serait plus permis. D'autant plus que la mémoire humaine à ses limites.
Dès le premier jour, Harry Potter l'avait mis en garde. Lorsque Zacharias, cet agaçant personnage, daignerait revenir au bureau : mieux vaudrait faire profil bas. Elle n'avait su s'y résoudre. Le laisser avoir le dessus sur elle n'était pas dans ses plans et s'il lui fallait s'affirmer autant le faire dès le début. Si elle commençait par se laisser marcher dessus : elle ne pourrait aller bien loin.
- Sans cesse aller voir Sheep ne va pas t'aider à oublier Theodore.
Le blaireau frappa du poing sur la table. Si cela avait été possible, de la fumée serait sortie de ses oreilles et Potter serait mort fusillé sous ses regards assassins. Mais cela n'était bon que dans les dessins animés moldus donc mieux valait ne pas y penser.
- Je te demande d'oublier Black ? D'oublier Lupin ? D'oublier Dumbledore ? D'oublier Granger ? Enuméra Zacharias. Je te demande d'oublier tes parents ?
- Ce n'est pas comparable.
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Adamson avait laissé Sheep faire la conversation seul. Perdu dans ses pensées, il essayait à la fois de comprendre Liam et de trouver des réponses logique au comportement de l'auror Smith. Qu'est ce qui pourrait conduire un agent des forces de l'ordre à prendre en pitié un assassin ? Qui plus est celui qui avait tué un collègue ainsi que son petit ami et quantité d'autres sorciers.
Selon les bruits de couloirs, que ne pouvait s'empêcher d'écouter Adamson même s'il n'aimait guère s'y fier : l'homme avait un comportement étrange ces temps-ci.
Certains diront qu'il peine à se remettre. Colère et culpabilité était trop fortes. D'autres qu'il y a anguille sous roche et qu'il a quelque chose à voir dans ces décès et plus qu'on ne le soupçonne.
Pourtant, lorsqu'il l'avait vu la veille, et une fois encore en fin de matinée : John ne s'imaginait pas l'homme coupable du moindre meurtres. Pas plus qu'il ne croirait Sheep capable de la barbarie dont il était accusé.
Soit : juger n'était pas son fort.
- Tu peux au moins faire semblant de m'écouter, Adams", s'agaça le prisonnier. J'en ai tué pour moins que ça, tu sais.
- Je sais. Simplement pour atteindre Smith, par exemple.
Liam baissa les yeux et regarda ses pieds à la place. Le gardien identifierait presque du remord dans cette réaction. Mais pas chez Sheep. Cet homme ne savait pas ce que signifiait ce mot.
- Je l'aurais plus touché si je n'avais pas tué Theodore, expliqua-t-il. Enfin... je l'ai trop touché là et c'est pas bon.
Adamson soupira. En effet : pas de regrets. Enfin si mais pas un regret louable. Avoir prit la vie d'une quantité d'innocent ne l'affectait pas. Avoir mal calculé son coup de couteau, par contre.
- Pourquoi Smith est-il ainsi avec toi ? Demanda finalement le gardien. Après ce que tu as fait.
- Ca... c'est une longue histoire, sourit le brun en l'observant. Très, très longue histoire.
Le gardien regarda le prisonnier.
Il essayait de le comprendre mais n'y parvenait pas.
Il essayait de ne pas s'intéresser à lui mais n'y parvenait pas.
Il essayait de le détester pour les crimes commis mais n'y parvenait pas.
Sheep ne pouvait pas être ignoré. Sheep ne pouvait pas être détesté malgré les atrocités commises. Parce que Sheep avait un charisme monstre et aurait su vendre une maison à ses propriétaires.
- J'ai tout mon temps.
Adossé contre le mur du fond, les bras croisés et un sourire moqueur sur la figure, Liam fixait attentivement Adamson.
- Que voulez vous savoir ?
- Pourquoi Smith s'intéresse tant à vous.
- Et vous ? Pourquoi vous intéressez vous tant à moi ?
SB
