Bonjour! Ca fait très longtemps que je n'ai pas publié, je m'en excuse! voilà donc le dernier chapitre du premier volet de la saga d'hellogoodbye57. Le deuxième volet viendra, un jour, je ne sais pas quand, puisque pour le moment, je n'en ais traduit que 1000 mots sur 10 000. A ma décharge, je suis actuellement en pleine écriture d'une fic sur Orgueil et Préjugés, qui a un gros avantage: comme je l'écris d'abord sur du papier, je peux écrire à peu près n'importe où, y compris en cours de français quand je m'ennuie trop, ce qui n'est pas le cas de la traduction, où j'ai besoin de mon ordinateur pour avoir le texte original. Donc voilà. Merci à vous tous (toutes?) qui avez suivi cette traduction, merci pour vos reviews, et à la prochaine! continuez à surveiller mon profil pour le jour où je publierais la suite, ou si vous vous en sentez le courage, allez directement la lire sur le statut d'hellogoodbye57.
Et maintenant, place à la lecture!
Chapitre 10.
Le lendemain après-midi, Mulder et Scully étaient tous les deux assis dans le bureau de Skinner. Les médecins avaient laissé Scully sortir de l'hôpital le matin même : son aventure dans la forêt ne lui avait laissé aucune séquelle, le bébé allait bien, elle ne gardait que quelques marques autour du cou. Mulder lui avait suggéré de rentrer directement chez elle, mais elle avait insisté pour l'accompagner. A peine étaient arrivés à leur bureau que la secrétaire de Skinner les avaient appelés pour leur demander de monter dans le bureau de leur patron. Scully espérait que cette fois-ci, ils ne seraient pas réprimandés.
- Je dois dire que vous avez réalisé un travail impressionnant, tous les deux, les complimenta Skinner quand ils furent tous les deux installés sur leurs sièges. Skinner complimentaient rarement ses agents, et encore plus rarement ces deux-là. Cela leur parut presque surnaturel d'entendre autre chose que des reproches sortir de sa bouche.
Scully fut la première à se remettre du choc.
-Merci, monsieur, répondit-elle.
-Non seulement, vous avez attrapé le tueur que vous deviez arrêter, mais en plus, vous avez permis l'arrestation d'un homme recherché pour meurtre dans trois états.
En effet, après que Mulder ait tiré sur Pearson, ils avaient entré ses empreintes digitales dans le système et avaient découvert que ses empreintes avaient été trouvées sur pas moins de huit scènes de crime dans tous les Etats-Unis.
-C'était surtout de la chance, monsieur, admit Scully
-Eh bien chance ou non, cela n'en reste pas moins très impressionnant. Les gens ont tendance à remarquer ce genre d'arrestations. Je pense que je n'aurai aucun problème à vous faire réassigner aux X-files.
Il regardait Mulder et Scully qui se jetèrent un regard.
-Nous apprécierions vraiment, monsieur, lui répondit Scully.
-Bien. Maintenant que cette affaire est réglée…
Un coup frappé à la porte l'interrompit.
-Entrez, répondit-il. Les trois têtes se tournèrent vers l'homme grand et dégingandé qui entra dans la pièce.
-Je suis désolé de vous déranger, monsieur, mais j'ai des formulaires de notre dernière enquête qui requièrent vos signatures, à vous et à l'agent Scully, dit l'agent Brackston. Il regarda autour de lui et remarqua immédiatement Mulder.
-Agent Mulder, j'ai entendu dire que vous étiez revenu. Évidemment, vous avez résolu l'affaire sur laquelle vous travailliez.
-J'ai juste reçu l'aide appropriée.
Mulder regarda Scully qui prenait déjà les papiers que Brackston lui tendait. Celui-ci profita d'avoir les mains vides pour les examiner de prés. Il avait entendu dire qu'elle était intouchable, qu'elle était Mrs. Spooky envers et contre-tout, mais il avait toujours refusé de le croire. Il ne pouvait pas concevoir qu'une femme belle et intelligente comme elle puisse remarquer un homme qui avait touché le fond depuis longtemps, aux vues de tous les canons traditionnels. Enfin, Mulder croyait quand même aux OVNI, aux extra-terrestres et aux conspirations gouvernementales top-secrètes. Il passait son temps à chasser les fantômes et les gobelins. Scully, avec son esprit très rationnel, devait bien se rendre compte que c'était délirant. Elle devait certainement trouver ses croyances risibles, et lui-même, encore plus.
Mais en les regardant de plus près, Brackston se rendit compte que ce qu'il pensait était complètement faux. Il avait quelque chose dans la manière qu'ils avaient de se regarder et de tenir une conversation entière sans parler qui souffla à Brackston qu'ils étaient certainement plus proches l'un de l'autre que la plupart des partenaires.
Ce qui le choqua cependant le plus était que Mulder avait envahi l'espace personnel de Scully sans qu'elle semble y prêter attention. Leurs sièges étaient très proches l'un de l'autre, beaucoup plus proches que dans son souvenir de la dernière fois qu'il était venu dans le bureau de Skinner. Ils étaient assis de telle manière que leurs bras n'étaient séparés que de quelques centimètres, et que leurs genoux s'effleuraient dés que l'un d'eux bougeait. Si Brackston avait été à la place de Mulder, Scully se serait subtilement décalé depuis longtemps. Mais venant de Mulder, elle semblait accepter cette proximité, voire même l'encourager, à la façon qu'elle avait de se pencher vers lui de temps en temps. Ils ne se touchaient jamais vraiment, mais ils oscillaient légèrement, comme si une force invisible les séparait, les obligeant à rester professionnels.
Scully leva brièvement les yeux du document qu'elle lisait avant d'y apposer sa signature et de le passer à Skinner. Une fois tous les papiers ornés de celle de Skinner, Brackston les récupéra et se retourna pour partir. Il s'arrêta au niveau de la porte et se retourna pour regarder une dernière fois Mulder et Scully. Tous deux semblaient pris dans un débat apparemment assez animé : les mains de Scully dansaient devant elle comme pour illustrer son point de vue, et Mulder la regardait avec une expression amusée. Quand elles s'arrêtèrent, il se pencha vers elle, si proche que leurs nez semblèrent se toucher, et il lui murmura quelque chose qui lui fit reposer ses mains sur ses genoux et froncer des sourcils. Avec un soupir, Brackston se retourna vers la porte. Décidément, elle était bien Mrs. Spooky envers et contre tout.
Deux nuits plus tard, Scully faisait les cent pas dans son appartement. Depuis qu'ils avaient été réassignés aux affaires non-classée, aucune affaire ne s'était présentée, ce qui avait fait qu'ils avaient passés deux jours à faire des vérifications de routine, une tâche banale qui avait seulement réussi à les mettre tous les deux de mauvaise humeur. Ils en étaient arrivés à se disputer pour une raison idiote, raison pour laquelle elle était seule dans son appartement. Elle avait failli l'appeler pour s'excuser, mais elle était trop bornée pour le faire. Elle voulait qu'il reconnaisse que c'était de sa faute. Même si elle ne se souvenait plus elle-même de ce qu'il avait fait.
Incapable de rester dans ce silence plus longtemps, Scully attrapa sa veste et quitta son appartement. En sortant de l'immeuble, elle ne se dirigea pas vers le parking où était garée sa voiture à la place, ses pieds la conduisirent de l'autre côté de la rue.
Elle ne mit pas longtemps à se rendre compte de l'endroit où son subconscient la menait. Elle arriva dans un petit par cet fit le tour du petit lac en son centre pour arriver à un banc de bois. Une silhouette était assise à une extrémité du banc, penchée en avant. Il portait une veste sombre, et il était difficile de voir son visage, mais Scully sut immédiatement de qui il s'agissait. Ses soupçons furent confirmés quand une coquille de graine de tournesol tomba sous la veste, rejoignant un certain nombre de ses sœurs au sol en face de la silhouette.
-Je me demandais quand tu te montrerais, commenta Mulder quand elle arriva à côté de lui. Il leva les yeux et prit une autre graine de tournesol.
-La place est prise ? demanda Scully en montrant le banc à côté de lui.
-Vas-y.
Elle s'assit, et tous deux se tournèrent pour se faire face.
-Je suis désolé, dirent-ils exactement en même temps. Leurs yeux se croisèrent, et ils se sourirent.
-Est-ce que tu vas me tuer si je te dis que je ne souviens absolument pas de quoi je suis désolé ? demanda Mulder.
-Peu importe. Je ne m'en souviens pas non plus.
-Parfois, je me demande pourquoi nous ne sommes pas déjà entre-tué.
-Sans doute parce que nous nous aimons trop l'un l'autre.
-Ah oui, y'a ça.
Son sourire s'élargit.
-Mulder, il faut qu'on parle.
-J'ai entendu dire que c'était les pires mots à entendre dans une relation.
-C'est à propos du bébé.
-Je m'en doutais.
-Mulder, nous ne pouvons pas élever un enfant si nous sommes toujours par monts et par vaux à chasser des aliens et des mutants. Il faut que l'un de nous reste à la maison.
-Et tu pense que ça devrait être toi.
-Ce serait plus logique. Je pourrais enseigner de nouveau à Quantico.
-Ou je pourrais enseigner à Quantico. Ou bien retourner à la section des crimes violents. Les gens peuvent penser que je suis dans mon monde, mais un certain nombre de personnes importantes se souviennent que j'ai toujours un diplôme en psychologie.
-Mulder, je ne peux pas te demander d'abandonner les affaires non-classées.
-Sans toi, les affaires non-classées sont pires que tout, de toute façon. Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas continuer seul. Je ne suis que la moitié de l'équipe : je n'aurais jamais résolu la plupart de nos enquêtes sans toi. Ce ne sera tout simplement pas la même chose sans toi.
-Je suis sûre qu'ils t'assigneront un nouveau co-équipier.
-Je ne veux pas de nouveau co-équipier. Les affaires non-classées sont notre travail, Scully. Le tien et le mien.
-Et la vérité, Mulder ? Et les recherches pour ta sœur ?
-Je peux continuer à chercher des réponses sans les affaires non-classées. Ce sera peut-être même plus facile. Je n'aurai plus de démêlés avec la bureaucratie, plus à rendre compte de ce que j'ai trouvé à des gens qui s'en fichent. Je peux trouver la vérité moi-même sans avoir à la répéter à d'autres.
C'était faux, et ils le savaient tous les deux. S'il quittait les affaires non-classées, il n'aurait plus jamais la même liberté pour sa quête de la vérité. Il aurait d'autres responsabilités.
-Mulder…
-Écoute, Scully, je n'abandonne pas, je réactualise simplement mes priorités.
Elle choisit ce moment là pour se pencher vers lui et l'embrasser. Il répondit instantanément à son baiser, enroulant un bras autour de sa taille fine pour la serrer contre lui. Leurs langues se battirent, aucune ne parvenant à dominer l'autre. Finalement, Mulder rompit le baiser et la regarda avec un fin sourire.
-C'était pour quoi ?
-Pour tout ce que tu m'offres.
-Oh, dans ce cas…
Il se pencha pour l'embrasser de nouveau. Cette fois, c'est Scully qui rompit le baiser.
-Il n'empêche qu'il faut que nous parlions de comment nous allons faire pour le travail.
-On a encore huit mois.
-En fait, je ne crois pas qu'il y ait grand-chose à discuter, dit une voix derrière eux. Cette voix avait un très léger accent britannique, comme si son propriétaire était né en Grande-Bretagne mais l'avait quitté il y a très longtemps. Mulder et Scully se retournèrent immédiatement en sortant leurs armes. Ils virent un homme qui se tenait derrière eux, dont le visage était caché dans la pénombre. Il portait un large manteau noir qui rendait sa stature difficile à évaluer.
-Qui êtes-vous ? demanda Mulder. Tous les deux tenaient leurs armes pointées sur l'homme.
-Un ami, répondit-il. Et j'apprécierais que vous baissiez vos armes.
-Certainement pas. J'ai eu un certain nombre « d'amis », ces dernières années, et la plupart d'entre eux ne m'ont causé que des ennuis, déclara Mulder.
-Que voulez-vous ? interrogea Scully.
-Je veux juste vous avertir. Restez aux affaires non classées. Tous les deux.
-Pourquoi ? demanda Mulder, son arme toujours levée.
-Parce que le travail que vous réalisez est beaucoup plus important que vous ne le pensez. Si vous ne continuez pas tous les deux, il pourrait y avoir de sérieuses conséquences. Pour le monde entier.
-Quel genre de conséquences ? demanda Scully.
-Il n'y a aucun moyen d'en être certain. Tout ce que je sais est que vous devez rester tous les deux aux affaires non-classées pour qu'il y ait le moindre espoir pour notre futur.
-Je pensais que vous et toute votre bande de salauds avaient plutôt intérêt à nous voir quitter les affaires non-classées.
La faible lumière les empêchait de voir le visage de l'homme, mais Mulder devina son sourire lorsqu'il répliqua.
-Je ne travaille pas avec ces « salauds » qui vous voudraient hors des affaires non-classées. Croyez-moi lorsque je vous dis que vous et moi avons des intérêts communs.
-Vous croire ? Pourquoi devrions-nous vous croire ? Pour autant que nous en savons, vous pourriez très bien être envoyé pour nous tuer !
-Pour le moment, c'est vous qui tenez une arme braquée sur moi, Agent Mulder. Je n'ai pas été envoyé pour vous tuer. Je venais simplement vous donner cet avertissement.
-Et pourquoi devrions-nous vous écouter ? répliqua Mulder.
-Parce que si vous ne le faites pas, nous nous assurerons que toute cette discussion devienne très... discutable.
L'homme se tourna vers Scully. La fureur monta en Mulder, qui se jeta sur l'homme, mais Scully fut plus rapide.
-Espèce de salopard, cracha-t-el le appuyant son arme sur le cœur de l'homme. Seriez-vous en train de menacer mon enfant à naître ? Quel genre de monstre êtes-vous ?
-Le genre à sacrifier quelques uns pour la multitude.
-Je devrais vous tuer maintenant, gronda Mulder, le canon de son pistolet dangereusement proche du visage de l'homme. Maintenant qu'il lui faisait face, Mulder pouvait mieux distinguer son visage. Il était plus jeune que ce à quoi il s'attendait : après avoir passé des années à se battre contre des hommes de l'âge de son père, Mulder en était venu à imaginer tous ses ennemis comme des sexagénaires fumant des cigares autour d'une large table en bois massif à laquelle ils discutaient du meilleur moyen de détruire le monde. Mais l'homme qui lui faisait face semblait en fin de trentaine, à peine plus âgé que lui-même. Il avait les cheveux blonds et des yeux sombres. Son visage était lisse et rond, presque juvénile. Mulder faillit rire. Il semblait qu'ils aient envoyé un gamin pour le menacer.
-Allez de l'avant. Rien ne peut les arrêter. Vous savez jusqu'où ira l'autre camp pour s'assurer du succès de leurs plans. Qu'est-ce qui vous fait croire que nous ne ferons pas les mêmes sacrifices ? Nous sommes tous du même côté, Agent Mulder.
-Non, gronda Mulder. Je n'assassinerai pour rien au monde.
-Pas même pour la vérité ?
Mulder ne répondit pas tout de suite, en pensant au Cancéreux et aux autres membres du Syndicat. Irait-il jusqu'à les tuer pour trouver la vérité ? Sans une hésitation. Un sourire se dessina lentement sur les lèvres roses et fines de l'homme.
-C'est bien ce que je pensais. Nous sommes tous prêt à payer un prix élevé pour ce que nous cherchons.
Il fit une brève pause avant de continuer.
-A votre place, j'éviterais d'attirer l'attention sur les nouvelles…avancées de votre relation. Il y a des dizaines de personnes au FBI qui seraient ravis de vous voir sauter.
Sur ce, il se retourna et disparut dans les ténèbres. Mulder envisagea un instant de le suivre, mais il savait que ceci ne lui apprendrait rien. Cet homme n'était pas à un poste élevé, quelque soit le groupe qu'il représentait. Ils l'avaient considérés comme suffisamment sacrifiable pour pouvoir l'envoyer menacer Mulder et Scully.
Ils le regardèrent s'éloigner encore quelques secondes avant de se retourner l'un vers l'autre.
-Décidément, Scully, nous savons comment les attirer, hein ? remarqua Mulder avec un sourire ironique. Apparemment, quoique nous fassions, nous arrivons toujours à nous mettre à dos une quelconque agence gouvernementale secrète.
-Tu penses qu'il disait la vérité ? demanda Scully. Mulder se tourna vers elle et vit la peur qui brillait dans ses yeux. Il prit son visage dans ses mains, et les caressa doucement avec ses pouces.
-Je ne sais pas s'il mentait ou non, mais je sais que tous les deux, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger ce bébé.
-Je pense que nous devrions tous les deux rester aux affaires non classées.
Mulder approuva
-Je pense que ce serait mieux. Ne les énervons pas inutilement. Et puis, ce sera agréable de t'avoir à proximité plus longtemps.
-Je ne vais nulle part, Mulder.
-Bien.
Il profita d'avoir toujours les joues de Scully entre ses mains pour faire se rencontrer leurs lèvres. Au bout de quelques secondes, il colla son front au sien.
-Si nous allions continuer cette discussion chez moi ? suggéra-t-il.
-Bonne idée.
Elle lui prit la main, et ils commencèrent à marcher.
-Hé, Mulder ?
-Oui ?
-Je t'aime.
-C'est réciproque, chère Agente.
Le mot de l'auteur : Si vous vous interrogez à propos de la dernière scène, je l'ai rajoutée parce que je voulais que les deux héros restent aux affaires non-classées, parce que c'est plus agréable d'écrire des histoires comme ça. Mais je voulais aussi rester fidèle aux caractères des personnages, et je doute qu'ils continuent tous les deux à travailler s'ils ont des enfants ensemble, à moins que quelqu'un ne les y force.
