Titre de la fiction : Crois-moi.
Titre du chapitre : Je ne t'avais rien dit, car…
Auteur : Dealo
Disclaimer : Akihito et Asami appartiennent à Yamane Ayano.
Genre : Romance/Drama/Policier
Couple : AsamiXAkihito
Beaucoup de retard pour ce chapitre… Je m'en excuse auprès de vous mais j'ai été bloquée dans l'avancée de l'histoire. Eh oui, Asami ne savait plus quoi faire. En espérant que ça vous plaira. Chapitre court, je pense écrire le suivant rapidement. Merci à KotIzu-love, pour toutes ses idées.
Je ne t'avais rien dit, car…
Asami observait le visage pâle de son amant. Celui-ci restait immobile, les yeux grand ouvert en le fixant avec horreur. Levant ses yeux ambres sur la jeune femme qui prenait un malin plaisir à martyriser le photographe, il lui jeta un regard de pure haine. Pour qu'Akihito se retrouve choquée à ce point, qu'est ce qu'elle avait bien pu lui dire… ?
La jeune femme fit signe à l'un de ses hommes de maintenir le plus jeune au sol avant de s'avancer vers lui d'une démarche sûre et fière. Elle soupira doucement avant de dire :
- J'ai offert un marché à votre amant. J'espère pour vous qu'il va l'accepter. Si ce n'est pas le cas… Ne m'en veuillez pas.
Le yakuza murmura doucement :
- Et lorsque ce sera fini… Je me ferais une joie de vous retourner la faveur.
Elle se détourna avec un rictus sévère, ses boucles brunes volant autour de son visage et se positionna dos au mur, pour observer le plus jeune.
Serrant les dents, Asami vit venir deux hommes dans la salle. Ils s'approchèrent de lui, armés de barres de fer. Ainsi il allait être frappé jusqu'à ce que son amant craque et fasse ce qu'elle veule... Malgré la situation, Asami ne put retenir un petit sourire insolent. Qu'importe ce qu'on lui ferait subir, il ne laisserait pas le moindre petit son résonner dans la pièce et ce pour trois raisons :
Une, il était un Yakuza et pas n'importe lequel.
Deux, il ne supporterait pas de donner du plaisir à l'enfoirée de sadique face à lui.
Trois, Akihito le regardait. Et puis… Pour une fois c'était lui qui était attaqué dans le but de faire souffrir le photographe. La situation était inversée et il ne pouvait pas se permettre d'en vouloir au plus jeune. Ce serait réagir comme un gamin… comme Akihito.
Et ça, il ne pouvait pas se le permettre, pas face à lui.
Un premier coup l'atteignit au genou droit. Il ferma les yeux, ignorant royalement la douleur. Il ne craquerait pas, qu'importait la torture. Un autre coup lui parvint au genou gauche. Dans ces conditions là, il savait que penser à l'acte en lui même ne ferait que renforcer la souffrance de son corps. Le mieux restait encore d'ignorer la brûlure qui se répandait dans ses jambes, remontant le long de son corps.
- ARRETEZ-CA !
Doucement, Asami ouvrit les yeux. Les larmes coulant le long de ses joues pâles, le plus jeune le fixait avec horreur. Il se débattit un instant contre l'homme qui le maintenait au sol, jurant et crachant comme un chat enragé.
- Lâchez-moi !
Noriko eut un petit rire, qui résonna doucement dans la pièce blanche. Elle pencha la tête sur le côté et demanda :
- On craque déjà Akihito ? C'est un peu trop facile… Si tu veux que j'arrête, tu sais ce que tu devras faire n'est-ce pas ?
Akihito déglutit difficilement et se mordit violement la lèvre. Il ne pouvait pas faire ce qu'elle lui avait demandé mais… Un regard sur le brun, sur le sang qui imbibait déjà son pantalon et il murmura :
- J'acc…
- Non.
Asami le coupa immédiatement. Il ne savait pas ce que cette folle lui voulait, ni ce que le plus jeune allait accepter mais…
- Ne me sous estime pas, gamin. Ces petits bouts de fer… Ce n'est rien que je ne puisse endurer. Alors ne fais pas de conneries !
Des sanglots dans la voix, Akihito murmura doucement :
- Asa… Asami…
- Que c'est touchant ! Mais ça ne changera rien… Continuez, ordonna Noriko à ses hommes.
Et la séance reprit. Mais cette fois, Akihito n'intervint plus. Il se contenta de laisser couler les larmes le long de ses joues, observant avec tristesse les soubresauts du corps de son amant. Et Asami tint parole, il ne laissa pas le moindre son franchir la barrière de ses lèvres. Toutefois le sang continua à couler, son corps ne supportant plus les coups répétés. Les deux hommes d'acharnaient à le frapper à des endroits sensible, sans pour autant causer de dommages irréversibles à son corps. Quelques côtes fêlées, des genoux en compote mais à part cela, rien qui ne demandait une aide médicale. Et pourtant… au fur et à mesure des minutes, Asami se sentait de plus en plus faible. Tant que son esprit gardait le contrôle sur son corps, il pouvait tenir mais dès qu'il aurait la moindre faiblesse, il laisserait sortir un gémissement… Et Akihito craquerait.
Et ce qui devait arriver arriva… Un coup fut porté à sa tête. Malgré lui, il laissa un léger gémissement sortir, le sang coulant de sa tempe droite jusqu'à son menton. Il se maudit pour cet instant de faiblesse, devinant avec certitude la détresse croissance de son amant ainsi que la joie de leur tortionnaire. Avant qu'il n'ait pu se remettre du coup porté à son crâne, un autre lui parvint, le plongeant dans une semi-inconscience. Et une petite voix, entrecoupée de sanglots plus ou moins retenus, murmura :
- J'accepte.
Asami serra les dents de rage. Il défia son amant du regard mais aujourd'hui n'étant pas son jour, du sang coula de sa paupière jusqu'à son œil, brouillant sa vision.
Noriko se décolla du mur et demanda, un sourire vainqueur aux lèvres :
- Tu ne feras rien d'inconsidéré ?
D'un mouvement de la tête, il lui signifia que non. Elle continua :
- Je te promets de libérer cet homme dès qu'on en aura fini. Si tu ne respectes pas mes termes, je le ferais exécuter. Mais avant cela je le torturerais avec plaisir. C'est clair ?
Déglutissant avec peine, il murmura un petit « Oui ». Il n'avait plus d'autres choix. Il ne pouvait pas se contenter de regarder son amant se faire torturer devant lui, essayant de rester silencieux alors qu'il souffrait et ce par sa faute. Il se redressa tant bien que mal, aidé par l'homme de la jeune fille et il demanda :
- Peux-tu le détacher… ? Lui permettre d'avoir une meilleur position, il ne peut rien faire… Juste… le détacher. S'il te plait ?
Elle hésita un instant avant de finalement hausser les épaules, lui signifiant qu'il en avait l'autorisation.
- Merci…
Il fut libéré de ses liens et d'une démarche peu sûre, il s'approcha du plus vieux, qui ne le quittait pas des yeux.
L'homme de main le suivit et avec précaution, ils retirèrent ses fers au brun. Brun qui se serait écroulé sans l'appui du photographe. Akihito fit son possible pour l'adosser au mur, conscient de la douleur que cela devait engendrer pour son amant. Il constata aussi les tremblements dans les jambes du yakuza, probablement dues aux coups dans ses genoux. Une fois le brun au sol, il se baissa lui-même et déposa son front contre celui du Yakuza avant de murmurer :
- Pardon…
Une main lui attrapa violement sa chemise et d'une voix rauque, pleine de colère, Asami lui répondit :
- Si tu t'excuses pour avoir craqué, ce n'est pas suffisant. Mes hommes nous trouverons rapidement alors ne fais pas de conneries !
Akihito renifla avant de poser ses lèvres sur celles de son amant. Elles avaient le goût du sang… Lentement, il s'éloigna, des larmes perlant de ses yeux ambre. Le bras du Yakuza retomba au sol, sans force.
Cela ressemblait trop à un adieu. Asami demanda, tout en devinant la réponse :
- Qu'est ce qu'elle veut que tu fasses ? Takaba ?
D'un mouvement négatif de la tête, Akihito refusa de lui répondre. Cela ne servirait à rien de le lui dire maintenant. Il remarqua un mouvement de la jeune fille qui s'impatientait et murmura finalement :
- Tu te rappels, tu m'avais demandé pourquoi je ne t'avais rien dit… Il rougit et continua en bégayant, C'est p-parce que je ne voulais plus t'inquiéter… Que tu me considères comme digne de toi c-car… Finalement, je ne te déteste pas tant que ça.
Se reculant lentement, il fit glisser sa main sur le torse de son aîné, goutant une dernière fois la texture de sa peau avant de se redresser doucement. Et sans un dernier regard en arrière, il suivit la jeune femme hors de la pièce.
Asami observa avec rage la porte se refermer sur son amant. D'un regard haineux, il fixa ensuite l'homme chargé de le surveiller. Dans son état il ne pouvait pas espérer prendre le dessus dans un combat au corps à corps… Tout ce qu'il pouvait faire, c'était attendre ses hommes de mains, qui devaient maintenant savoir où il était. En effet lorsqu'ils l'avaient détaché, il avait réussi à activer la puce Gps dans sa montre. Avec un peu de chance, ses hommes seraient là rapidement et pourraient empêcher son amant de faire une bêtise. Il attendit… et au bout de quelques minutes, des coups de feu résonnèrent. Asami soupira de soulagement et commença à se redresser.
Deux secondes plus tard, la porte de sa « cellule » s'ouvrit. L'homme chargé de le surveiller se prit presque aussitôt une balle en pleine tête avant de s'écrouler au sol, mort. Asami vit Kirishima rester en faction tandis que Suoh s'approchait de lui. Asami vit le regard de son homme de main s'agrandir d'effroi face à ses blessures mais Asami ne lui laissa pas le temps de s'appesantir dessus.
- Aide-moi à marcher. Il faut trouver Takaba.
- Bien monsieur.
Tant bien que mal, Asami sortit de la pièce. Ses hommes le guidèrent dans le labyrinthe de couloirs et Asami ne resta conscient que difficilement. La douleur dans son corps augmentait à chaque pas et semblait littéralement exploser au niveau de ses jambes. Tous les couloirs se ressemblaient et Asami apprit par ses hommes qu'ils se trouvaient dans un entrepôt abandonné de la ville. Et finalement, ils tombèrent sur une porte fermée de l'intérieur.
Sans qu'il ne comprenne pourquoi, Asami sut que son amant se trouvait dans la pièce derrière la porte. D'un signe, il ordonna qu'on défonce la porte. Suoh donna un premier coup d'épaule mais la porte tint bon. Un second coup et la porte sauta de ses gonds. A l'intérieur, Asami eut le temps de voir Noriko dans un coin, un sourire de victoire aux lèvres, avant de découvrir son amant, gisant dans une marre de sang.
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Encore un chapitre et cette fiction sera terminée.
