Note de l'Auteur : Je vais faire vite étant donné que je suis au collège et que je n'ai pas le droit de faire de strucs perso !Enfin bref, la version courte est que suite à mon déménagement, j'ai encore une fois pas eu de chance, et mon fournisseur internet ne me remettra internet que dans trois semaines. En attendant, je vous poste la fin de cette fic !
Encore désolé ! =D
Bonne lecture !
Hésitation
Le lendemain matin, je m'éveillais de bonne humeur. Je tirai les rideaux de ma chambre pour laisser le soleil printanier entrer dans la pièce.
Rien ne pourrait me faire tomber de mon petit nuage de bonheur sur lequel je flottais depuis la veille.
J'entrais dans la cuisine en chantonnant gaiment. Personne à l'horizon comme la veille, James avait fait le choix de faire la grasse matinée.
Je préparais le café, et alors que je versais le café dans des tasses, je perçu le bruit des pas traînant de James dans le couloir.
« Tu ne t'es pas levé du bon pied ce matin, je me trompe ?, tentais-je en souriant.
_ Humm … nan … enfin … euh …, s'emmêla James.
_ Je crois qu'on parlera après le petit-déjeuner quand tu seras bien réveillé, parce que là, je crains que tu ne comprennes pas la moitié de ce que je dis.
_ Ouais …, marmonna-t-il.
Nous bûmes notre café en silence un silence serein. J'appréciais réellement la collocation avec James. Il était agréable, gentil, et n'était pas du tout gênant.
Il m'avait même aidé pendant mon coup de blues la veille, et je lui en étais reconnaissante, mais, l'envie de les revoir de ne se tarissait pas, et je brûlais d'impatience de pouvoir à nouveau leur reparler, et les serrer dans mes bras.
Il fallait que j'en parle à James, puisque maintenant que nous étions en règle avec la police, plus rien ne m'empêchait d'aller les voir.
C'est vrai que les parents à James et d'autres mafieux étaient encore en liberté, mais j'étais confiante sur ce domaine.
Et puis, je serais avec James, et je ne me sentais jamais en danger en sa présence.
Je fini mon café, et constatais que James avait lui aussi terminé son petit-déjeuner.
« James, je voulais te parler de quelques chose, commençais-je.
_ vas-y !, m'encouragea-t-il avec un grand sourire.
_ Enfaite, je me disais que puisque nous sommes en règle avec la police à présent, je pourrais peut-être aller rendre visite à mes amis …
_ Oui, tu as raison, mais mes parents et les autres avec eux sont toujours en liberté et …
_ Mais nous ne risquerons pas grand-chose, puis nous n'irons voir que mes meilleurs amis, ils habitent dans le même quartier, le coupais-je impatiemment.
_ Ok, ok … je vois que je ne pourrais de toute façon, pas te faire changer d'avis, et puis je te comprends, c'es naturel.
_ Merci, criai-je en lui sautant au cou.
J'avais la fâcheuse tendance d'être excessive en ce moment.
_ Euh, je vais aller me laver », lui annonçais-je, un peu gêné par mes débordements.
Avant de tourner au coin du couloir, je pus apercevoir un magnifique sourire s'épanouir sur ses lèvres, et sentir de suite le sang bouillonner dans mes joues.
J'étais beaucoup trop émotive en ce moment, et c'était tout à fait normal.
Après tout ce que j'avais vécu, quoi de plus normal que d'avoir un débordement d'affection pour mon sauveur ?
Mais la manière dont je le regardais, et dont je pensais à lui, n'était pas « normal ».
Je n'avais jamais eu de telle pensée avec mon meilleur ami avec James, rien n'était pareil.
Je commençais à avoir des doutes sur l'ambiguïté de notre relation. Je m'étais si vite rapproché de lui … Moi qui, en temps normal, mettait du temps pour construire une relation de confiance et d'amitié avec mon entourage …
Je continuais à réfléchir tandis que l'eau chaude coulait sur mon corps, décrispant tout mes muscles, mais ne parvenant pas à me sortir James de la tête.
Tout cela m'affolait. J'avais peur de toute cette intimité qui nous liait, je n'avais jamais vécu ça, je ne savais pas comment l'interpréter.
A plusieurs reprises, j'avais eu des doutes sur ce que je ressentais, c'était si étrange …
Je n'arrivais tout simplement pas à déchiffrer les émotions qui m'envahissaient sans cesse lorsque j'étais avec James.
Je terminais de m'habiller et sortis, allant directement dans ma chambre.
J'entendis James entrer dans la salle de bain et je décidais de m'allonger sur mon lit pour faire une pause.
Quelques minutes plus tard, j'entendis l'eau couler et j'essayais de ne me concentrer que sur ce bruit, faisant abstraction de tout le reste.
C'était tellement reposant que je ne vis pas le temps passer, et je sortis brutalement de ma transe quand l'eau arrêta de couler.
Je ne savais pas où j'étais parti, mais pendant plusieurs minutes, mon esprit avait quitté cette pièce pour aller je ne sais où, pour je ne sais quel raison.
J'allais dans le salon et patientais dans le canapé.
James arriva, habillé, mais les cheveux encore humide.
« Ça sent drôlement bon !, m'exclamais-je.
_ Normal …, sourit James.
_ Toujours meilleurs que tout à l'heure !, le narguais-je avec un grand sourire.
_ T'as décidé de m'embêter toi ?
_ Peut-être que oui, peut-être que non, m'amusais-je.
_ Dans ce cas, je ne vais pas me priver de faire pareil ! ».
Avant que je n'ai pu anticiper quoi-que-ce-soit, il m'avait sauté dessus, et me chatouillait tellement que je devais me battre pour ne pas m'étouffer avec ma propre salive.
« Arr … arr … arrêtes !, criai-je, époumonée.
_ Et pourquoi je devrais faire ça ?, demanda-t-il en continuant de me chatouiller les côtes.
_ Parce que … parce que … PARCE QUE TU VAS ME TUER !, hurlais-je à bout de souffle.
_ C'est un bon argument, concéda James en accédant enfin à ma requête.
Je reprenais difficilement ma respiration, alors qu'il n'avait pas changé de position.
Il était toujours au-dessus de moi, le regard rieur, brillant d'une lueur indéchiffrable. Il me fixait avec beaucoup trop d'intensité, et je ne pus retenir le sang de se concentrer dans mes joues, accentuant la lueur dans les yeux de James.
Mon rythme cardiaque augmentait considérablement et je craignais qu'il ne s'arrête à tout moment pour cause de surchauffe.
James ne semblait pas décidé à s'éloigner, et je n'arrivais pas à lui dire de vive-voix.
Je ne voulais pas ouvrir la bouche, ne sachant que trop bien que rien n'en sortirai.
Je devais commencer à avoir des hallucinations, parce que j'avais l'impression que son visage était toujours plus proche du mien.
Et avant que je n'aie pu esquisser un seul mouvement, nos lèvres entrèrent en contact, et ma raison fut reléguée au fin fond de mon cerveau.
Je fis preuve d'une impatience dont je ne m'étais jamais cru capable et j'ouvrai lentement mes lèvres, l'incitant à poursuivre.
Il approfondit le baiser, et entraîna ma langue avec la sienne, dans un ballet lent et sensuel.
Toutes hésitations venaient d'être piétinées, alors que je m'abandonnais à des sensations nouvelles.
James stoppa le baiser et se releva précipitamment.
« Euh … je … désolé, bredouilla-t-il piteusement.
_ De quoi ?, lui demandais-je, surprise et toujours pas remise de mes émotions.
_ Je n'aurais pas dû …
_ Et je ne t'ai pas empêché, donc, nous sommes tout les deux fautifs.
_ Oui, mais je suis le plus vieux de nous deux !
_ Et tu crois que le fait que je sois plus jeune ne me permette pas de prendre mes propres décisions et d'en assumer les conséquences ?, lui fis-je remarquer.
_ Non, mais j'ai aussi ta responsabilité …
_ Et ça n'a rien à voir !, affirmais-je, ce qui doit se passer se passe, un point c'est tout !
_ Mais je dois apprendre à me retenir, et à ne pas faire tout ce qui me passe par la tête !
_ De toute façon, nous devions avoir cette conversation à un moment ou à un autre, et je pense que le moment est tout désigné !
_ Quelle conversation ?, questionna James, totalement perdu.
_ Bon, alors je me lance, au risque d'être complètement ridicule. Tu n'as peut-être rien remarqué, mais parfois, et même souvent, rectifiais-je, notre relation laisse envisager d'autres possibilités c'est ambigüe ! Même la petite dans le parc, l'autre soir, à crut que nous étions en couple ! Elle est la preuve parfaite que notre relation n'est pas claire !
James soupira de résignation, avant de répondre.
_ C'est vrai, c'est étrange, mais je ne sais pas quoi faire ! Je ne comprends pas pourquoi c'est si difficile alors qu'à la base, tout était censé être si simple …
_ Je pense qu'au contraire, tout est d'une simplicité déconcertante ! Le problème : c'est nous ! Nous sommes bien trop bornés pour voir les choses telles qu'elles sont réellement !
_ Et selon toi, quelle est le problème entre nous ?
_ Euh …, hésitais-je en rougissant, je pense qu'il y a un peu plus qu'une banale amitié …
_ Oui, c'est probable, j'en suis même certain, approuva James les yeux dans le vague, mais ce n'est pas possible …
_ Pour quelle raison ?, m'étonnais-je.
_ N'oublie pas que je suis toujours ton tuteur, et que tu es sous ma responsabilité !
_ Et alors ?, continuais-je.
_ Et alors, je n'ai pas le droit d'entretenir quoi-que-ce-soit d'autre avec toi que de l'amitié.
_ Alors tu comptes respecter cette règle, tout en sachant que toi, tu veux plus ?, m'écriais-je tandis que mes joues rougissaient encore un peu plus.
_ Tu sais très bien que plus tard, quand tu n'auras plus besoin d'être sous tutelle, je reviendrai sur cette discussion, et l'issue en sera différente …
_ D'accord », admis-je à contre cœur en allant dans ma chambre pour réfléchir.
A présent, j'avais tout compris, j'étais amoureuse de James, et la majorité me semblait bien loin, avec cette fameuse discussion que j'attendais déjà avec impatience.
Commet pourrais-je attendre six mois ? C'était si long !
Je soupirai à nouveau.
Pourquoi les choses ne pouvaient pas être plus simple pour une fois ?
Pourquoi était-il obligé d'être mon tuteur ?
J'étais épuisé de tout ça ! Il y avait toujours des éléments pour me bloquer le chemin, à croire que la vie aimait n'embêter que moi !
Je stoppais le débit de récrimination sur la nature, comme quoi elle était mal faite, et qu'elle s'acharnait beaucoup trop sur moi à mon goût, et une idée délimita de toutes les autres …
Mais bien sûr, il fallait que j'aille voir mon meilleur ami au plus vite !
