Coucou !! Après avoir provoqué une rupture de stocks de gels à l'arnica, on passe à autre chose. Cette semaine, s'inspirer d'un détail piquant d'un épisode était quasiment impossible. Donc j'ai démarré sur le départ en mission de Tony et Kate pour dériver sur un autre sujet... avec une "légère" forme de voyeurisme. Donc, que ceux qui n'aiment pas ça patientent jusqu'à la semaine prochaine... (je les bichonnerai, promis)

Happy reading !

P.S. J'ai eu un petit problème de mise en forme sur l'ordi du cyber café... Désolée pour le découpage saugrenu.


« Tu pars demain matin à la première heure. Une fois là-bas, tu contactes l'Agence.

- Je sais, Gibbs.

Le chef qu'il était se força à retenir ses conseils pour ne pas énerver son partenaire. Anthony et lui s'étaient enfermés dans une des salles d'interrogatoire pour parler de choses apparemment top secrètes, mais qui ne demandaient en réalité qu'un tout petit peu de tranquillité. Le jeune homme, assis sur la table, relisait les pages d'un épais dossier en écoutant les recommandations de son supérieur et ami qui marchait en long et en large comme un lion en cage.

- Si tu es si inquiet de me voir aller là-bas, pourquoi est-ce que tu n'as pas voulu m'accompagner ?

- Je dois assurer vos arrières ici. Il faut un certain type de nerfs dans l'espionnage; Kate et McGee ne les ont pas. Au Paraguay tu seras le chef, alors fais bien attention.

- Compte sur moi. »

Dinozzo termina sa lecture et en referma les pages.

« Je crois qu'il vaut mieux qu'on rentre se reposer. La journée de demain risque d'être fatigante.

Jethro acquiesça. Au ton de voix de son ami, il avait compris que « se reposer » signifiait « chacun chez soi ». Mais ça ne le dérangeait pas. Et il en admira encore davantage le professionnalisme de l'Italien. Plus cela allait et plus le jeune homme lui ressemblait, et cette pensée le faisait rire doucement.

- Je te défends de revenir dans une boîte, tu m'as bien compris ?

- Pourquoi est-ce que j'aurais envie d'y laisser ma peau ?

- Mieux vaut prévenir que guérir.

- Je n'y crois pas ! Exulta Dinozzo. Après toutes ces années, tu as encore peur quand je m'éloigne de toi ?

- Plutôt deux fois qu'une. Demande à Kate: je déteste ça. Qu'est-ce qui te fait sourire ?

- Tu es craquant quand tu es paniqué. »

« Kate ? Qu'est-ce que tu cherches ?

- Mon sac à dos. Je crois que je l'ai oublié dans la salle n°3.

- Qu'est-ce que tu faisais dans la salle n°3 ?

- J'y dormais. Cette nuit m'a épuisée, avec le suicide du quartier-maître.

- Tu veux que je te ramène ?

- Non, ça va aller, ne t'inquiète pas. Bonne soirée McGee. »

Kate retint un bâillement et se dirigea vers la pièce où elle avait somnolé tantôt. Elle sortit les clés de sa poche, entra sans allumer la lumière et trouva son sac sans aucune peine, posé sur le fauteuil, près des écrans. Puis brusquement, elle s'arrêta net.

« Oh c'est pas vrai ! »

Une fois... Une fois et une seule elle avait eu le son (merci Abby et ses paris idiots). Mais jamais au grand jamais elle n'aurait imaginé avoir un jour les images.

Caitlin resta un instant tétanisée par ce qu'elle voyait sur l'un des écrans; puis elle tourna lentement la tête vers cette salle éclairée qui jouxtait la sienne. Et elle rêva soudain d'être ailleurs, sans pour autant pouvoir le faire.

Devant ses yeux, de l'autre côté de cette vitre sans teint sur laquelle tous les hommes fantasmaient, Tony et Jethro étaient en train de s'embrasser. Ca n'avait rien de répulsif ou de choquant; c'était très beau, au contraire. La jeune femme les voyait de profil, debout l'un et l'autre, se goûter avec ardeur, les yeux toujours fermés. Et elle sourit de les voir si heureux, s'amusant un instant à les veiller comme un ange gardien. Mais lorsqu'elle vit les mains de son chef glisser du dos dans le jean de l'Italien, elle comprit que l'ange gardien était en train de devenir pervers.

« Non ! Ils ne vont pas... Pas sous mon nez ! »

Son esprit, indécis sur la conduite à tenir, entreprit de mener une furieuse bataille contre lui-même. Sa bonne éducation, dont Tony se moquait sans arrêt, la poussait à partir immédiatement. Partir ? C'est ça ! Et ce film tronqué, elle se le repasserait en boucle toute la nuit ! Mais, rester... Voir... C'était tordu ! Non, c'était surtout interdit ! Nuance ! Mais si c'était interdit, c'était bien parce que c'était pervers...

Et tandis qu'elle déroulait le fil de sa pensée torturée, le film continuait d'avancer sans elle. Lorsqu'elle reporta un instant les yeux sur ses amis, sa bonne éducation se fit mettre au placard par sa libido !

« Il n'y a plus guère que les escaliers que nous n'avons pas encore essayé et annexé, plaisanta Dinozzo entre deux baisers.

- Une chose à la fois, tu veux bien.

- Vos désirs sont des ordres !

- Tu n'aurais pas dû dire ça, Tony. Ah non ! Trop tard ! »

Et poussant son compagnon en arrière, il l'assit sur la table et le débarrassa de sa chemise. Puis d'un geste il l'étendit, saisit son jean et l'abaissa. Le jeune homme eut un sursaut lorsque le métal froid entra en contact avec ses fesses. Mais les lèvres de Jethro sur son sexe lui firent vite oublier cet insignifiant détail. Et bientôt ce ne furent plus que des oui, des mon Dieu, des gémissements à peine contenus.

Et de l'autre côté du miroir, Kate étouffait. Elle n'était pas fascinée mais troublée. Ca n'avait rien d'une affaire de sexe; ce n'était pas un morceau de X mais deux de ses amis qui s'aimaient. Et voir le visage d'Anthony se crisper sous l'effet du plaisir était étrange, comme s'il lui était soudain donné de voir sous toutes les carapaces de l'homme. Soudain elle entendit un cri. Et elle ferma les yeux pour les respecter tous les deux. Ce fut cet instant que son téléphone portable choisit pou vibrer contre sa hanche.

« Allô ?

- Coucou Kate ! Tu n'as pas oublié notre verre de ce soir ?

- Non, bien sûr...

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Pourquoi est-ce que tu chuchotes ?

- Abby, rends-moi service: appelle Gibbs sur son portable.

- Pourquoi ?

- Parce que je voudrais sortir de ma cachette sans me faire entendre. Je suis coincée dans la salle n°3, avec le son et l'image si tu vois ce que je veux dire.

- C'est pas vrai ? Alors, c'est comment ?

- Abby !

- D'accord, d'accord. J'ai deux trois papiers pour lui. Mais tu me raconteras tout ce soir ! »

Kate raccrocha et attendit. Au bout de quelques instants, fidèles à sa promesse, la jeune gothique fit sonner le portable de son patron. Ca ne rata pas. Elle vit l'ex-Marine pousser un juron et décrocher son téléphone, puis l'éteindre au bout de trente secondes. Il se pencha vers Dinozzo et déposa un tendre baiser sur ses lèvres.

« Abby me réclame.

- On ne se reverra pas avant mon retour, alors.

- Bon voyage et bon courage, amor.

- Compte sur moi. »

Jethro sortit et Tony, rhabillé, se releva et brossa ses cheveux d'une main, songeur. Il saisit sa chemise et l'enfila pour venir la boutonner devant le miroir. Puis il resta immobile, à contempler son image dans le verre sans teint.

Kate se tenait de l'autre côté. Elle contemplait le beau regard amoureux d'un homme qui se croyait seul. Cette minute était rien qu'à eux deux. Et une pensée la fit soudain rire.

« Mon Dieu, Tony... Si seulement tu savais où je suis et ce que je sais, tu pourrais arrêter de jouer les Casanova. »


A pas pu faire mieux...

Je vous dis à jeudi pour la suite. :) Bisouuuuuuuuus !!!!