Tiens ! Tiens ! On arrive à l'un de mes chapitres préférés ! Mesdames et Messieurs : je en vous raconte pas, bonne lecture !
XI
En détresse
Vala se réveilla en sursaut : elle avait fait un nouveau cauchemar. Pourtant, depuis qu'elle était enfermée à bord du Prométhée II, elle n'avait pas revu l'entité de lumière. Ce qui voulait dire que finalement ce n'était pas elle la responsable de ces visions. N'arrivant plus à dormir, elle se leva pour entamer une nouvelle journée à trousser l'Andorphée, journée qu'étrangement, elle pressentait très mauvaise.
Elle arriva à la passerelle où elle trouva le colonel Ellis.
- Monsieur, le salua-t-elle.
- Vala, lui répondit-il, vous vous levez tôt aujourd'hui.
- Oui, j'ai un peu de mal à dormir.
- Comme nous tous ici, répondit-il tandis que son expression montrait une envie de café.
- Et vous colonel, depuis quand êtes-vous debout ?
- Je ne sais pas trop, cela doit faire trois heures au moins. Puisque vous êtes réveillée, je peux sans crainte vous demander si ce qu'on m'a rapporté à propos de récentes découvertes est vrai ?
- Oui colonel.
- Parfait ! J'attends un briefing. Disons, neuf heures ?
- Très bien, colonel. Où est ce que je dois m'installer ?
- Dans la pièce des panneaux auxiliaires, il y aura assez de place.
A neuf heures donc, le docteur Novak, la scientifique de bord et bras droit de Ellis, arriva en retard au briefing en question. Vala et le docteur Walker (le scientifique de bord) avaient déjà commencé à expliquer leur situation au niveau des moteurs, mais Novak était déjà au courant puisqu'elle travaillait avec eux sur les moteurs et le reste des systèmes…
- L'hyper propulsion se trouvant à bord du Prométhée se trouve être plus puissante que celles des vaisseaux terriens dont nous disposons, continua Walker. Notre vitesse est dix fois plus importante par rapport à une hyper propulsion normale. Mais nos moteurs chaufferont donc plus vite.
- C'est pourquoi nous avons installé une sécurité, intervint Vala. Elle coupera automatiquement les moteurs lorsque ceux-ci seront trop chauds. Ils ne pourront redémarrer que lorsqu'ils seront totalement refroidis.
- Le temps d'attente est estimé à une demie heure environ, ajouta Novak.
- De combien de temps en hyper espace disposons-nous avant que les moteurs ne soient coupés ? Demanda Ellis
- Pour le savoir, conclut Vala, il faudrait faire un test…
De toute façon, ils avaient besoin de passer en hyper espace pour rattraper l'Andorphée, mais ils ne l'avaient pas encore fait parce que, justement, ils ne connaissaient pas suffisamment les moteurs. Ayant donc besoin d'une estimation de temps, ils firent un essai et activèrent l'hyper propulsion, en essayant de courser l'Andorphée.
A peine vingt minutes plus tard, ils eurent un petit imprévu :
- Mon colonel, informa Novak, nous captons un signal radio.
- Passez-le sur haut parleur, répondit alors Ellis.
- « SOS, si quelqu'un reçoit ce message, nos moteurs sont en panne.»
- On dirait une voix humaine, fit remarquer Vala.
- C'est étrange, s'interrogea Walker, nous n'avons encore rencontré aucune forme de vie dans cette galaxie…
- C'est pourquoi nous n'avons aucun moyen de savoir si c'est un piège ou non, assura Ellis.
- On peut très bien s'attarder pour aller voir, empiéta Vala, la voix pleine de sarcasme. De toute façon on ne sait pas quelle distance nous sépare de l'Andorphée.
- A quelle distance se trouve la source ? Demanda Ellis.
- La cible se trouve à 5 milles années lumière, répondit Novak. Nous pouvons nous y rendre en… cinq minutes.
- Alors allons-y.
Lorsque le vaisseau sortit d'hyper espace, il se retrouva face à deux vaisseaux de type inconnu en panne : l'un semblait être un chasseur et l'autre était un vaisseau plus grand. Les deux semblaient en mauvais état… Ils pensèrent d'abord à un piège, mais en scannant les vaisseaux, ils ne détectèrent qu'une émission étrange d'énergie à bord, il n'y avait aucun signe de vie. Le docteur Walker proposa d'aller voir s'ils pouvaient récupérer les vaisseaux, qui pourraient constituer un avantage non négligeable…
Ellis accepta et envoya son équipe de sécurité à bord par l'intermédiaire des anneaux de transport. A l'intérieur, les vaisseaux étaient d'un blanc incroyable, pourtant salis par des traces d'impact (il y avait eu une sacré bagarre à bord). L'équipe SG ne trouva que des cadavres à bord. Tous des hommes, vêtus de lourdes armures. Ils ne portaient aucune trace de combat. Comme s'ils avaient été empoisonnés, mais ce qui surprit le plus les militaires fut bien le fait que ces morts portaient une paire de longues ailes dans le dos. Cela leur fit penser à des anges, sans auréole.
Soudain, ils entendirent les anneaux de transfert derrière eux, mais lorsqu'ils arrivèrent ils ne virent personne. Celui (ou celle) qui avait activé les anneaux venait de monter sur le Prométhée II. Ellis envoya Vala et une autre équipe militaire pour aller voir. Mais lorsqu'ils arrivèrent prêt de la place des anneaux, Vala se cacha en apercevant une silhouette en armure lourde. Elle vit alors les militaires qui l'accompagnaient se faire assommer par le tir d'une arme de poing.
Elle attendit un moment avant de sortir la tête : le soldat était parti. Elle n'avait pas eu le temps de bien le voir, mais elle savait qu'elle ferait mieux de se rendre à l'armurerie. C'est ce qu'elle fit. A bord des autres vaisseaux, les militaires piégés virent tous les membres de l'équipage arriver inconscient par les anneaux : ils étaient en train de se faire voler leur vaisseau !
Puis, lorsqu'ils furent tous présents, ils virent le Prométhée II s'éloigner en vitesse subluminique.
- Monsieur, informa Walker à Ellis, on a fini l'appel : Vala Mal Doran est restée à bord du Prométhée II.
A l'armurerie, Vala s'était équipée d'un P90 et d'un zat'n'ktel. Elle se rendit à la passerelle où elle trouva le soldat. Elle ouvrit le feu à l'aide de son P90, mais les balles rebondirent contre son armure. Ce soldat était vêtu exactement de la même façon que les morts à bord des deux vaisseaux en panne, mais lui n'avait pas d'ailes dans le dos. En lui tirant dessus, Vala attira son attention et il pointa son arme sur elle. Elle essaya alors de le zater, mais cela ne fit rien non plus.
- Là je suis mal, se dit elle avant de perdre connaissance à cause du tir d'énergie.
à suivre…
