Bonjour à tous. Je ne sais pas comment m'excuser de mon retard - parce qu'ici ça ne tient plus du retard mais carrément de l'école buissonnière - autrement qu'en vous expliquant ses raisons. Comme je vous l'ai dit, j'ai eu des problèmes de santé. Mais je fais également parti de l'équipe quatring d'un festival qui m'a demandé beaucoup de temps et d'énergie et j'ai donc mise cette histoire de côté sachant son rythme de parution, au profit d'OS déjà planifiés auparavant.

Mais je recommence doucement à écrire cette histoire alors j'espère que vous m'excuserez.

Sinon, j'ai eu mes résultats de BAC ! Ecrit français : 15 ; Oral français : 17 ; Sciences : 12 (je pensais avoir fait telllllement pire) ; TPE : 16 (là je suis dégoûtée parce qu'avec mes copines on s'est défoncé, on est même venu une journée entière travesties au lycée !).

Et vous ?


Tony devait avouer que pendant un moment, il avait vraiment cru que Loki le chercherait. C'était nul et juste totalement stupide de croire ça étant donné que dans l'équation, c'était lui qui avait besoin de Loki et pas l'inverse. Et surtout qu'il était celui qui avait abandonné l'autre en premier lieux. Mais ça n'empêchait pas le fait qu'il avait vraiment cru que Loki le chercherait.

En quittant la chambre d'hôtel, il s'était dirigé vers un distributeur automatique. Il savait que cela allait le ficher immédiatement et prévenir les services de police de son emplacement, mais c'était vital. Il avait pratiquement vidé son compte. Puis il avait fait la dernière chose que la sécurité du territoire s'attendrait à le voir faire. Il était resté en ville.

Pire, il avait acheté un studio dans un immeuble miteux, payant cash pour qu'on ne retrouve pas de traces de lui, et il avait emménagé. Parce qu'évidemment que personne ne le chercherait en ville, pas après avoir retiré de l'argent dans une caisse automatique.

La première chose à laquelle il avait pensé en s'allongeant sur le petit lit, fut Loki. Il se demanda comment l'astrophysicien avait réagit à sa disparition, qu'est-ce qu'il allait faire maintenant, si effectivement il allait essayer de le retrouver ou s'il retournerait à la vie qu'il avait avant de s'enfuir avec Tony. Toutes ces questions tournaient en boucle dans sa tête sans jamais trouver de réponse.

Le génie s'endormit avec pour dernière pensée les yeux verts de Loki qui le fixaient avec cet air qui lui demandait de se battre à tout prix.

Lorsqu'il se réveilla, il s'attendit presque à tomber immédiatement dans l'inconscience à cause de son manque de traitement et de la douleur habituellement constante. Quelle ne fut pas sa surprise quand il s'aperçut que rien ne venait. Oh, évidemment, il y avait cette pulsation sourde dans ses tempes, signe de migraine, et des courbatures, mais globalement, il ne s'était pas senti aussi bien depuis... depuis un mois et demi, en fait.

Cette pensée lui fit prendre conscience qu'il lui restait à tout casser deux semaines à vivre et que surtout, la fin ne pourrait même plus s'appeler une vie. Donc environ une semaine de pleine conscience de ses actes. Bien. Voilà de quoi constituer un programme des plus intéressants. Il allait rester sur son lit et attendre patiemment de mourir, merci bien.

Il en avait marre, il était fatigué et il n'avait plus la force. Tony Stark avait décidé d'abandonner et personne ne pourrait l'en empêcher cette fois, certainement pas un beau gosse aux yeux verts et au sourire brillant. Non mais oh.

Sa première action de la journée fut donc de se lever pour se passer un coup d'eau sur le visage. Puis, avec autant de motivation qu'il ne avait eu pour se lever, Tony retourna se coucher et se rendormit. Il rêva d'un monde où Loki restait toujours avec lui, où il n'avait plus mal et où ils pourraient regarder The Breakfast Club en boucle dans un chalet de bois étrangement familier où flottait une odeur de pain chaud et de sirop d'érable.

Tony ne se réveilla pas avant le soir, lorsque son manque d'appétit finit par se rappeler à lui en lui disant qu'il y avait quand même des limites à la diète qu'il s'infligeait. Le génie, s'il était décidé à mourir dans une semaine ou deux, ne voulait pas mourir avant, question de principe.

Alors il se leva avec difficulté, descendit les deux étages de l'immeuble qui menaient à la rue – bon, en fait il dû s'arrêter en bas pour reprendre son souffle pendant près d'un quart d'heures tant la marche l'avait épuisé – et se dirigea vers le grossiste du coin chez qui il acheta quelques boîtes de plats tout prêts.

Il se fit chauffer des pâtes aux champignons si caoutchouteux qu'il regretta un instant la nourriture de l'hôpital, puis se repassa de l'eau sur le visage et retourna se coucher. Avec une pensée pour sa vivacité d'antan qui lui permettait de ne pas dormir vingt-cinq heures sur vingt-quatre, Tony s'allongea et s'endormit aussi sec.

Quelque part dans les rues de la ville, Loki remercia une jeune femme en lui tendant une poignée de billets froissés. Puis il prit avec détermination la direction de l'appartement du prochain informateur que sa recherche avait finalement permis de lui indiquer. Il allait retrouver Tony Stark et lui botter le cul une bonne fois pour toute.