Bella s'engouffra en tout hâte dans le luxueux ascenseur et amorça sa descente. Le grand miroir placardé dans le fond lui renvoya son reflet et elle aperçut ce sourire béat plaqué sur ses lèvres.
Ses cheveux semblaient encore plus désastreux dans sa queue de cheval, ses yeux étaient gonflés par le manque de sommeil pourtant elle était heureuse. Son cœur était léger, sur un petit nuage…
Bella se remémora le merveilleux weekend qu'elle venait de passer…Le tendre moment dans la baignoire, le petit déjeuner avec leur jeu des « questions/réponses » …et leurs étreintes enflammées.
La jeune femme frissonna à ce souvenir. Elle pouvait encore sentir ses mains sur son corps, son souffle chaud balayer son visage, ses lèvres épouser les siennes dans un baiser ardent. Ils avaient passé ces deux jours à se découvrir, à s'apprivoiser mais quand leurs corps étaient unis, une symbiose irréelle naissait. Leurs peaux communiquaient dès qu'elles étaient en contact, leurs esprits semblaient ne faire plus qu'un et Bella ne s'était jamais sentie aussi proche de quelqu'un.
Elle était tellement bien dans ses bras ce matin que l'alarme de son portable avait été un véritable supplice. C'était lundi et elle devait aller en cours. Edward avait resserré son étreinte et niché son visage dans ses cheveux, ne voulant pas la laisser partir. Le réveil avait été difficile, sonnant la fin de ce weekend de rêve et le retour à la réalité. Ils s'étaient longuement embrassés avant que Bella ne réalise qu'il ne lui restait plus que quinze minutes avant son premier cours. A la hâte, elle avait revêtu les vêtements qu'ils étaient allés chercher la veille à son appartement et voilà qu'elle courait comme une dératée, bousculant quelques personnes sur son passage.
Bella ignorait si elle le verrait ce soir. Ils n'avaient rien planifié ; déjà qu'Edward avait été plus que secret sur ses activités du jour. Quand elle lui avait demandé à quoi il allait consacrer sa journée, il lui avait souri, énigmatique en lui répondant qu'il allait faire des choses et d'autres…. « Tu vas me manquer » lui avait-il glissé à l'oreille quand elle passait la porte et depuis, un sourire éclatant illuminait son visage.
Essoufflée, Bella entra dans la salle de cours et constata, soulagée, que le professeur Hopkins n'était pas encore arrivé. Scrutant la foule d'étudiants affluant dans l'amphithéâtre, elle repéra Angela, la main levée pour attirer son attention et alla prendre place à ses côtés.
- Jolie exposition. la félicita son amie.
- Merci.
- Mais il n'y avait pas que ça qui était canon. continua la jeune asiatique, un sourire aux lèvres.
- De quoi tu parles ?
- Je te parle de ce charmant jeune homme que tu enlaçais tendrement…Vous paraissiez très proches.
- Oh, souffla Bella les joues rouges. C'était Edward Cullen.
- Edward Cullen! s'exclama Angela avant de piquer un fard devant les regards surpris des autres étudiants et du professeur Hopkins qui venait de faire son entrée.
Le vieil homme s'éclaircit la gorge et débuta son cours sur l'art baroque et ses contemporains.
- Tu veux dire Edward Cullen. reprit Angela d'une voix basse, les yeux rivés sur son amie. Edward Cullen le pianiste de renom.
Bella sourit face à son enthousiasme, son stylo griffonnant des notes dans son carnet. Angela était violoniste au Conservatoire mais jouait également du piano. Elle était fan du travail d'Edward.
- Comment vous connaissez vous ? demanda Angela, les yeux pétillants, tout en prenant des notes rapides. Enfin je veux dire que vous sembliez proches. Ce n'était pas juste une embrassade polie entre deux personnes qui viennent de se rencontrer.
- C'est une longue histoire. répondit Bella plongée dans ses notes.
Elle avait beau connaitre Angela depuis le lycée, elle ne lui avait jamais parlé d'Edward. En fait depuis son déménagement de Forks, Bella n'avait parlé du jeune homme à personne. Il avait rompu tout contact avec elle, elle avait tout fait pour l'oublier…En vain.
La sonnerie retentit et Bella sortit précipitamment de l'amphithéâtre, sa besace à l'épaule. Elle avait senti le regard insistant d'Angela pendant tout le cours et c'était fou comme elle détestait être dévisagée de la sorte.
- Bella ! Attends ! fit son amie en arrivant à sa hauteur. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu sais que je n'aime pas ça. Les regards et tout ça…Ca me met mal à l'aise.
- Tu sais si tu fréquentes le fameux Edward Cullen, va falloir t'y habituer. fit Angela, les yeux pétillants.
Les joues de Bella se colorèrent instantanément et elle accéléra le pas mais la jeune brune la rattrapa vite fait, la stoppant dans son allure.
- Oh c'est pas vrai !! s'écria Angela en sautillant presque. Toi et…
Mais paniquée, Bella plaqua une main sur sa bouche, la coupant dans son élan. Angela lui faisait beaucoup penser à Alice dans ces moments là.
- Chut, ne dis plus rien. la prévint-elle avant de la libérer.
Le silence dura quelques instants avant qu'Angela ne craque sous la pression.
- Oh j'en étais sûre. Dès que j'ai vu ce sourire affiché sur ton visage, j'ai su qu'il s'était passé quelque chose. Il faut que tu me racontes tout.
Bella roula des yeux, amusée. C'était du Alice tout craché. D'ailleurs, depuis qu'elle avait rallumé son portable, elle avait déjà reçu quatre messages de sa meilleure amie sur sa boîte vocale.
- Oh mon Dieu c'est fou !! Toi et…
- Angela. la prévint Bella d'un regard noir.
- Pardon mais avoues que c'est totalement surréaliste. Il est jeune, beau et il joue du piano comme personne. Ce type est un Dieu vivant.
- Je te rappelle que tu as un petit ami Angie. lui rappela Bella amusée, en prenant le chemin de la cafétéria. Ben, tu te souviens de lui j'espère ?
- Oui mais ça n'empêche que ce type est canon…Tu dois le savoir mieux que personne. fit Angela avec un clin d'œil et Bella sentit ses joues brûler d'embarras.
- Je dois prendre mon service là. bafouilla-t-elle précipitamment en poussant les battants de la cafétéria.
- Tu ne t'en tireras pas comme ça Bella ! cria Angela dans son dos alors qu'elle s'engouffrait dans les vestiaires.
Bella s'appuya contre la porte, les joues rouges. Cette journée allait être un vrai calvaire. Elle ouvrit son casier et découvrit son reflet dans son petit miroir d'appoint. Ce sourire béat était toujours plaqué sur ses lèvres…Ce sourire qui la rendait si transparente aux yeux des autres comme si son front était marqué au fer rouge : « S'est envoyée en l'air tout le weekend ».
- Allez va-t-en de là. supplia Bella en se pinçant les joues dans l'espoir que son sourire disparaisse, en vain.
- Bah qu'est ce que tu fais ? s'enquit Jane en rentrant en trombe dans les vestiaires. Le service commence dans moins de cinq minutes.
- Heu…oui. répliqua Bella, rouge de honte en déboutonnant son chemisier afin d'enfiler le T-shirt noir à l'effigie de l'université de Brighton.
Elle ferma d'un coup sec son casier et suivit sa collègue derrière le comptoir. Une foule d'étudiants afflua pour commander cafés ou autres snacks et Bella s'activa à la tâche. Ce job l'aidait énormément pour payer son loyer, ses parents ne pouvant pas couvrir tous les frais universitaires.
Bella se retourna pour approvisionner la machine à expresso quand une voix qu'elle reconnaitrait parmi mille tinta à ses oreilles.
- Un cappuccino s'il vous plait.
Elle lâcha le sachet de café, les mains tremblantes, n'osant se retourner pour lui faire face.
« Que fait-il là ? ».
Bella resta tétanisée un moment puis s'activa à nettoyer les grains de café éparpillés au sol. Elle sentait son regard intense brûler sur sa nuque pourtant elle s'obstinait à le fuir.
- Un cappuccino ? fit la voix mielleuse de Jane. Tout de suite.
Bella vit du coin de l'œil sa collègue esquisser son plus beau sourire, bombant sa poitrine plus que de raison…Elle était en mode séduction, il n'y avait pas de doutes.
« Mais elle se prend pour qui celle-là ? ».
En moins de deux pour le dire, Bella posa un parfait cappuccino sur le comptoir et leurs regards se croisèrent enfin. Edward affichait le sourire en coin qu'elle aimait tant et elle se sentit défaillir.
Jane lui renvoya un regard noir et Bella haussa un sourcil suggestif. Cet homme était à elle, alors pas touche. Le message était clair non ? Jane renifla avec dédain et s'occupa des autres clients, avec un peu moins d'entrain cependant.
Bella se tourna vers Edward et remarqua ce sourire idiot plaqué sur ses lèvres.
- Quoi ?
- J'ignorais ce côté possessif de ta personne. fit-il d'une voix suave. Et j'avoue que ça me plait…beaucoup.
Bella sentit ses joues s'embraser au son rauque et empli de désir de sa voix. Ses yeux verts la fixaient intensément comme dans ces moments où ils s'abandonnaient à leur passion.
Elle s'éclaircit la gorge afin de dissiper la tension qui naissait entre eux et se tortilla nerveusement les mains.
- Qu'est ce que tu fais là ? Je pensais que tu avais plein de choses à faire.
- J'avais rendez-vous avec le doyen. lui expliqua Edward en prenant une gorgée de cappuccino. Et comme j'avais besoin d'un café, je suis venu ici…En fait, tu ne m'avais pas dis que tu travaillais à la cafétéria…
- Attends ! le coupa Bella, les yeux écarquillés. Son cerveau s'était arrêté aux mots : « rendez-vous » et « doyen ». Comment ça tu avais rendez-vous avec le doyen ? Tu veux dire avec…
- Monsieur Whitman oui. continua Edward en souriant face à la mine surprise de la jeune femme. Tu as devant toi le nouveau professeur de piano de l'université.
- Quoi ?! s'exclama Bella, les yeux ronds mais le ton sec de Jane la fit sortir de sa torpeur :
- Je te signale qu'il y a d'autres clients alors active toi un peu !
- Heu…oui, je…
- Je vais te laisser. fit Edward en finissant son gobelet. Je viendrais te chercher après les cours…17h ça te convient?
Bella acquiesça et il se pencha pour remettre une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle frissonna, hypnotisée par son regard de braise et Edward lui glissa un billet dans la main.
- Garde la monnaie…A ce soir.
Et il quitta la cafétéria, non sans avoir jeté un regard peu amène à sa collègue. Bella avait les yeux figés sur la porte qu'il venait de franchir. « Professeur ? Il avait bien dis professeur ? Ici à Brighton ? ».
Les regards rivés sur elle et les chuchotements la rappelèrent à l'ordre et Bella constata qu'elle était le centre de l'attention. Cette journée allait définitivement être un calvaire.
Bella tapait la mesure avec son crayon sur son bloc-notes, l'esprit ailleurs. La voix monotone de Mme Hendrix n'était qu'un bruit sourd à ses oreilles et elle regarda sa montre pour la énième fois. 16h50. Plus que dix minutes et elle serait libérée pour le rejoindre…enfin.
Bella n'avait cessé de retourner les paroles d'Edward dans sa tête toute la journée… « Tu as devant toi le nouveau professeur de piano de l'université ».
« Professeur » mais c'était si banal pour un pianiste de son envergure. Son talent aspirait à tellement plus que de se laisser enfermer dans un rôle de simple professeur. Elle savait qu'il avait mis un terme à sa tournée de récitals pour un moment, voulant se ressourcer, retrouver son envie de jouer. Mais « Professeur » ça sonnait comme une résignation, un abandon à ses rêves.
Le cours prit fin et Bella se précipita sur le campus, prenant le chemin de la sortie. Elle traversa l'alcôve et le vit enfin. Il était adossé nonchalamment sur la portière passager de sa Volvo, les mains dans les poches et Bella accéléra le pas. Malgré son épuisante journée, la jeune femme ne ressentait plus aucune trace de fatigue. Elle était si heureuse de le voir.
Dès qu'il l'aperçut, Edward se redressa, retirant ses mains de ses poches. Il resta subjugué un moment devant tant de beauté…Ses cheveux voltigeaient au gré du vent, son chemiser épousait les formes envoutantes de sa poitrine et son jean laissait apercevoir le grain de sa peau au niveau des hanches.
Elle était loin de la créature irréelle qui l'avait enflammée dans cette boîte de nuit ; elle était plus que ça…Si belle, si naturelle et le pire c'était qu'elle l'ignorait.
Dès qu'elle fut à sa portée, Edward engloba l'ovale délicat de son visage de ses mains. Ses lèvres l'appelaient irrésistiblement mais la main de Bella le repoussa gentiment.
- Quoi ?
- Tout le monde nous regarde. s'expliqua Bella, les joues rouges et les yeux scrutant les alentours.
- Et alors ? fit Edward d'un ton taquin. Moi je veux t'embrasser et je compte bien le faire ici et maintenant.
Ne la laissant pas répliquer, le jeune homme s'empara langoureusement de ses lèvres, s'abreuvant de leur saveur sucrée. Edward sentit Bella se détendre, se blottissant contre lui et il plongea ses doigts dans sa chevelure brune. Toute la journée, il n'avait cessé d'espérer ce baiser…sa bouffée d'oxygène.
A bout de souffle, Edward s'écarta de la jeune femme et eut le malheur de lever les yeux vers les regards braqués sur eux.
- Maintenant, tout le monde nous regarde.
- Amène-moi loin d'ici. supplia Bella en dissimulant son visage contre le torse ferme du jeune homme.
Edward lâcha un petit rire en resserrant sa frêle silhouette contre lui et lui ouvrit la portière passager.
- Vos désirs sont des ordres, miss Swan.
Elle prit place et Edward démarra le moteur. Le silence s'installa dans l'habitacle de la voiture et Bella tourna la tête vers le jeune homme.
- Où allons-nous ?
- J'aimerais te montrer un endroit. répondit-il énigmatique en s'engageant sur Great Avenue.
- Dois-je te rappeler que c'est moi la New-Yorkaise chevronnée ? répliqua Bella dans un petit rire. Ce serait normalement à moi de te faire visiter.
- Mais j'y compte bien. fit Edward en lui souriant.
Il stoppa la voiture et alla ouvrir la portière passager. Bella accepta sa main tendue et reconnut immédiatement le monument du Memorial. Les plus grands concerts de musique s'étaient déroulés dans ce bâtiment mythique. Elle leva les yeux vers Edward et remarqua son visage tendu. Son regard vert était rivé sur le monument, détaillant sa façade et ses ornements.
Inspirant profondément, il serra la main de Bella et se tourna vers elle.
- Viens. fit-il d'une voix étrangement grave.
Le cœur d'Edward battait fort, très fort alors qu'ils contournaient le monument pour se trouver devant la porte de sortie des artistes. Cette même porte qu'il avait franchie la nuit où ils s'étaient rencontrés.
Forçant sur la serrure, il entra dans la pénombre des coulisses, la main de Bella dans la sienne. A cette heure de la journée, les lieux étaient déserts pourtant Edward pouvait encore entendre flotter dans l'air le son d'un piano.
- Je ne te connaissais pas des talents de cambrioleur. chuchota la voix de Bella malgré le silence.
Edward sourit à ses mots et se dirigea vers la grande scène. Les spots de lumière étaient rivés sur le piano à queue qui trônait au centre. Le jeune homme se revit assis à ce même piano, les notes s'enchevêtrant entre elles, la salle remplie à son comble. Son dernier concert…
Edward contempla les sièges vides un moment et monta sur la scène dans un silence élogieux. Il s'assit sur le tabouret et souleva le clapet du clavier, effleurant les touches noires et ivoire. Il tira sur la main de Bella et l'incita à s'asseoir à ses côtés. La jeune femme se positionna à califourchon et il sentit son souffle effleurer sa joue.
Une tension flottait autour d'eux, ses muscles se crispant pourtant il devait le faire…pour elle, pour lui. Inspirant profondément, Edward ferma les yeux et les notes s'envolèrent subitement.
La mélodie se répercuta sur les murs et Bella reconnut le morceau qu'elle avait entraperçu la fois où il jouait du piano. La musique était si douce, si envoutante que la jeune femme se sentit bercer, emporter par la frénésie des notes…D'abord tendres, puis cassantes comme un couperet pour finir passionnées, sensuelles.
Bella avait les yeux fixés sur le visage détendu mais à la fois concentré d'Edward. Il était dans son élément, maitrisant à la perfection son instrument, ses doigts voltigeant sur les touches. La jeune femme était fascinée, son cœur tambourinant au rythme des dernières notes.
Le silence bourdonna brusquement à ses oreilles, leurs souffles s'entrechoquant.
- C'est magnifique. soupira Bella, la respiration anarchique.
- Je l'ai écrite pour toi. avoua Edward et leurs regards se croisèrent. Il fallait que tu l'entendes.
Bella avait les larmes aux yeux, incapable de prononcer un mot. Elle était si bouleversée par son geste. Une mélodie pour elle. Elle frémit quand la main d'Edward se posa sur sa joue, son pouce balayant une de ses larmes.
- Bella tu m'as sauvé. avoua-t-il après un moment. Tu m'as redonné l'envie de jouer et de composer cependant je ne veux plus de ça, de cette vie. continua-t-il en montrant la scène majestueuse, les projecteurs. Je ne veux plus être éloigné des gens que j'aime mais surtout je ne veux plus être loin de toi, Bella. Je veux…
La voix d'Edward se brisa subitement sous le coup de l'émotion. Son cœur battait à tout rompre, le courage semblant le quitter. Pourtant il avait ressassé son discours toute la journée, ces mots le hantant depuis des mois déjà. Il ne pouvait pas flancher maintenant.
Edward plongea ses yeux dans les pupilles chocolatées de la jeune femme et son cœur se gonfla d'une chaleur nouvelle qu'il ne connaissait pas…De ce brasier qui l'envahissait dès qu'il posait les yeux sur Bella, de cette dépendance qui grandissait jour après jour. Et là il sut…
- En fait ce que je veux. reprit Edward dans un souffle. Ce que je veux c'est que l'on forme un « nous », Bella. Toi et moi.
Bella sursauta légèrement à ses mots, les yeux embués de larmes. Un « nous » ! Son cœur battait à tout rompre, pulsant à ses tempes. Cela ressemblait beaucoup à une officialisation. Enfin elle pouvait mettre un mot sur leur relation particulière… « Nous », un couple. Elle aimait ce terme, cette perspective d'un avenir commun.
Bella était sur le point d'ouvrir la bouche quand elle aperçut le regard d'Edward s'assombrir, devenir terne sous la crainte d'un refus. « Quel idiot ».
- Excuse-moi. bafouilla Edward, interprétant son silence comme un rejet. Je vais trop vite. Je ne veux pas te bousculer ; je comprends que tu aies besoin de temps après tout ce que tu as vécu…Ton ancienne histoire, le décès de ta grand-mère…
- NON ! tonna la voix de Bella, se répercutant sur les murs. En fait ce que je veux dire c'est que je le veux aussi. reprit la jeune femme plus calmement. Je veux que nous soyons…ensemble comme un couple.
Le regard d'Edward retrouva son éclat et il esquissa un sourire brillant avant de l'embrasser fougueusement.
Une porte claqua brusquement et ils sursautèrent. Le bras de Bella toucha accidentellement le clavier, un bruit sourd retentissant dans la salle et une voix grave s'éleva :
- Qui est là ?
- Merde. souffla Edward et il prit la main de Bella dans la sienne.
Les pas de l'homme se firent plus présents, plus oppressants et Edward tira la jeune femme à sa suite. Ils s'engouffrèrent dans les coulisses sombres avant de passer la porte de sortie. Ils continuèrent de courir en éclatant de rire avant de se dissimuler contre un pan de mur.
Le rire de Bella résonnait comme la plus belle des musiques à ses oreilles et Edward resserra son étreinte. Un couple, ils étaient un couple et il sourit à ce mot. Il aimait ce terme et toutes ces choses qu'il impliquait…Le partage, la complicité, ce besoin viscéral d'être aux côtés de l'être aimé. Il aimait tout ça. Il aimait tout ça car c'était elle.
- C'était génial ! s'exclama Bella en riant. Tu crois qu'il nous cherche encore ?
- Bella…
- Oui ? fit-elle en se tournant vers lui et son rire se perdit dans sa gorge.
Edward la regardait intensément, la couvant, l'enveloppant et Bella soupira quand leurs lèvres se scellèrent tendrement. Un couple, ils étaient un couple.
Bon bah voilà un petit chapitre qui j'espère vous a plu
Je réponds a vos coms promis. Je suis en vacances alors j'aurais du temps
Encore merci pour vos coms. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez.
Bisous
Titinana
