Chapitre 10 : Acclimatation difficile.

Une fois arrivé à Fanélia Van fut littéralement assailli de toute part. Il eut juste le temps de dire à Merle de s'occuper de l'installation de Mitra et de son frère. C'est à peine s'il put remercier Allen que déjà tous les membres du conseil attendaient un récit détailler complet et des explications sur les derniers événements. Ils mirent un moment avant d'admettre que Van avait agi au mieux. Mais de drôle de rumeur commençait à circuler parmi la population comme quoi le roi s'était laissé embobiner. Van pour éviter tous mouvement hostile envers Gilker fut forcé de prononcer un grand discourt. Qui finalement rallia tous les suffrages. Le peuple de Fanélia avait déjà connu le feu et la faim et il savait ce que voulait dire souffrir, de plus les gens étaient profondément généreux et ils pardonnèrent l'action désespérer de Gilker surtout que les responsables étaient désormais en prison et que plus rien ne menaçait Fanélia. Lorsque Van pu enfin se dépatouiller de tous ses ministres, il partit retrouver Dryden Mirana et les autres au salon.

(Dryden) « Alors comment va notre grand orateur.

(Van) _ Dryden se n'est pas le moment.

(Allen) _ Je t'assure Van que tu parles très bien dommage que tu ne nous en aies jamais fait profiter.

(Van) _ Allen se n'est pas le moment !

(Merle) _ Vous voyez bien qu'il est épuisé alors laisser le tranquille.

(Allen) _ A vos ordres mon général.

(Merle) _ GGRRRe.

(Allen) _ Mais c'est vrai Merle tu ferais un parfait général. Van tu aurais dû voir comment elle a mené le conseil à la baguette durant ton absence.

(Van esquissa un sourire) _ J'en ai entendu parler. Tu ne crois pas en avoir un peu trop fait.

(Merle) _ Bah dès que vous n'êtes pas là il commence à faire n'importe quoi.

(Séréna) _ Merle tu devrais peut-être prendre quelque cours de diplomatie.

(Merle) _ Pour quoi faire ? Oh fait maître Van j'ai installé le roi et sa sœur dans des suites voisines des appartements royaux. Tes ministres voulaient les faire loger aux cachots.

(Van) _ Je sais je me suis expliqué avec eux.

(Allen) _ Et ils ont compris ?

(Van) _ Oui.

(Dryden) _ Van et si nous passions à table, Merle me parlait justement de la composition du dîner avant que tu n'arrives et j'avoue en avoir l'eau à la bouche.

(Van) _ Bien sur. Merle tu veux bien aller chercher le roi Koschin.

(Merle d'un air résigné) _ Oui.

(Van) _ Cela n'a pas l'air de te faire plaisir.

(Mirana) _ Il faut dire qu'en arrivant Rio la prise pour une domestique. D'ailleurs je ne l'en blâme pas.

(Merle) _ Quoi ?

(Allen)_ Calme toi elle disait cela pour rire.

(Merle) _ J'espère bien. »

Et Merle sortit de la pièce, et prit la direction des appartements royaux. Elle alla d'abord s'assurer que les Chambres pour Dryden et Mirana avaient bien été préparées. Puis elle alla voir Mitra, celle-ci dormait, alors elle se dirigea vers la chambre voisine qu'occupait le roi de Gilker, Rio Koschin. Elle frappa à la porte. Le roi lui dit d'entrer.

« A c'est vous.

_ Nous allons passer à table maître Van m'envoie, vous chercher.

_ Je n'ai pas très faim.

_ Mais il faut venir.

_ Je ne suis pas aux ordres de sa majesté.

_ Vous préféreriez peut-être que je vous fasse escorter jusqu'aux oubliettes. Bon alors venez donc, tout le monde va nous attendre.

_ Puise que je n'ai pas le choix. »

_ GGRRe quel sale caractère ! Pourquoi es-ce que maître Van ne l'a pas laissé là où il était celui-là.

Le repas se passa dans une ambiance relativement conviviale, exception fait de Rio qui malgré les efforts de Mirana et de Dryden continuait à rester imperturbable. Il énervait prodigieusement Merle.

Dryden et Mirana repartirent le lendemain de bonne heure en même temps qu'Allen et Séréna. Au grand dam de Merle qui allait se retrouver quasiment seule avec leurs invités. Enfin il faut dire pour leur défense qu'ils n'étaient pas envahissants, Rio restait le plus souvent dans sa chambre ou dans celle de sa sœur. Van lui n'avait pas une minute à lui, et courait d'un bout à l'autre du palais pour tout remettre en ordre. Merle venait voir comment se portait la malade qui contrairement à son frère était toujours aimable. Elle faisait beaucoup pensée à Séréna. Et Merle commençait à l'apprécier. Lorsqu'elle entra, elle la vit debout prés de la fenêtre.

« Tu ne devrais pas te lever.

_ A c'est toi Merle. Je sais, mais je ne supporte plus de rester au lit, je me sens bien.

_ Mirana a dit que tu devais rester encore coucher quelques jours.

_ Oui, mais j'aimerais bien prendre l'air, et en profiter pour voir Fanélia que je n'ai qu'entre aperçu.

_ D'accord mais pas longtemps. Attends, je vais t'aider.

_ Merci. Quelle vue magnifique !

_ C'est vrai toutes les chambres de cette aile donne une vue imprenable sur la ville.

_ Votre cité est belle.

_ Nous avons tous travaillé très dur pour.

_ C'est vrai qu'elle a été complètement ravagée.

_ Oui, mais maintenant ce n'est plus qu'un mauvais souvenir.

_ Ce n'est pas le roi là dans la cour.

_ Mais si. Maître Van Maître Van.

(Van levant la tête) _ Merle est ce que tu ne devais pas surveiller Mitra pour qu'elle ne fasse pas de folie.

(Mitra) _ Je me sens bien mieux.

(Merle) _ Et puis je suis là au cas où.

(Van) _ Vous devriez rentrer toutes les deux. Il va pleuvoir.

(Merle) _ Où va-tu.

(Van) _ J'ai quelque chose à voir avec Luhm.

(Merle) _ Vous allez être trempé et c'est toi qui vas être malade. Maître Van vous feriez mieux de rester au palais.

(Van) _ Tu as peut-être raison.

(Merle) _ Bien sûr j'ai toujours raison. En dans trois jours c'est la pleine lune. Vous ne voudriez quand même pas être malade.

(Van riant) _ Non sûrement pas tu as gagné, je rentre.

(Merle) _ Nous aussi alors. Venez Mitra, pour une fois que maître Van se décide à être raisonnable, il faut l'être nous aussi. Surtout qu'il a raison, il va pleuvoir et je pense qu'il va même y avoir de l'orage cette nuit.

(Mitra) _ Pourtant le ciel est bleu.

(Merle) _ Pour l'instant, mais on voit déjà des nuages se profiler derrière les montagnes.

_ Il va falloir que je retourne dans ce lit, je vais bientôt l'avoir en horreur si ce n'est déjà le cas. Enfin je vais continuer à m'ennuyer.

_ Je vais essayer de vous trouver de la lecture.

_ Tu n'aurais pas plutôt du matériel à dessin.

_ Je vais m'arranger, je n'en ai pas pour longtemps.

_ Merci Merle. »

Et Merle sorti de la pièce à ce moment Rio sortit de derrière le rideau.

« Je ne vois vraiment pas pourquoi tu te caches.

_ Je ne voulais pas qu'elle me voie.

_ C'est stupide enfin tu fais comme tu veux. Mais tu dois avouer qu'ils ont tous été très gentils avec nous.

_ Je n'ai pas demandé leur pitié.

_ Je ne pense pas que se soit de la pitié, je verrais plutôt cela comme de la compassion. Après tous ils ont eux aussi connu l'exile.

_ Oui, mais es-ce que l'on a dit, désoler vous n'êtes pas assez bon pour gouverner, on va tous prendre en main et après essayer de vous débrouiller.

_ Tu exagères.

_ C'est pourtant la vérité.

_ Tu sais bien que ce n'est pas vrai. Il faut avouer que la chose échappait à notre contrôle. Mais maintenant notre pays à une chance de s'en sortir. Et c'est ce qui est le plus important. Nous savons tous les deux que si tu n'avais pas été malade durant deux ans. Cela ne se serait certainement pas passé comme cela. Et si je n'étais pas moi-même tombé malade jamais c'est imbéciles de ministre n'auraient lancé l'assaut sur Fanélia. Alors accepte le.

_ C'est dur, et puis…

_ Je sais mon frère. »

Merle s'éloigna de la porte, elle en avait suffisamment entendu. Il fallait qu'elle voie maître Van et qu'elle le mette au courant. S'il ne l'était pas déjà. Elle comprenait mieux l'attitude de Rio, mais le fait qu'il retourne son amertume contre Van lui restait en travers de la gorge.

Merle devait absolument trouver Rio, son attitude n'était plus tolérable, il disparaissait sans cesse, et les ministres commençaient à vouloir le mettre sous bonne garde. Van l'avait chargé de le retrouver et de le ramener car il devait lui parler. Comme il n'était pas dans sa chambre, elle essaya dans celle de Mitra. Elle frappa et attendit qu'elle lui dise d'entrer.

« Merle qu'es-ce qui t'amène ?

_ Je cherche ton frère.

_ Désolé il vient juste de repartir.

_ Je ne l'ai pas croisé dans le couloir.

_ C'est que…

_ Je vois la fenêtre. C'est pas vrai ! Mais es-ce que l'on peut me dire ce que les rois trouvent de particulièrement excitant à sortir en douce par les fenêtres.

_ Le roi Van Fanel aussi sort par les fenêtres, j'aurais cru…

_ C'est même sa spécialité, bon, s'il est sur les toits je pense que je sais ou le retrouver. Dis- moi tu as bien avancé ton dessin.

_ Je l'ai presque fini.

_ Je peux le voir ?

_ Bien sur. »

Et Merle s'approcha, elle dut retenir une exclamation de surprise lorsqu'elle l'aperçu. Il représentait un homme baigné dans la lumière de ses propres ailes, mais dont le visage restait dans l'ombre, mais dans sa main se voyait clairement une sorte de pendentif.

« Qu'es-ce qu'il y a ?

_ Rien et qu'es-ce que cela représente.

_ Et bien, je ne sais pas trop, mais je crois que c'est la personne qui m'a sauvé la vie. Je sais cela peu paraître absurde, pourquoi un membre du peuple du dieu dragon me sauverait la vie. Mais je suis certaine que si j'ai survécu à ma maladie c'est parce qu'il est venu me chercher. Je n'ai pas pu voir son visage, mais peu importe qui il est, et même si mon frère prêtant que ce n'est qu'un rêve, je sais que je lui dois la vie et j'aimerais bien le remercier. Lui et la fille qui l'a aidé.

_ Quelle fille.

_ J'avais m'impression de voir le visage d'une fille dans la direction où nous allions, je ne m'en souviens pas bien mais je sais qu'elle avait de grands yeux verts et un large sourire.

_ Hitomie !

_ Que dis-tu ?

_ Non rien. Bon bah il est temps que je me sauve, j'ai encore un roi en cavale à retrouver.

_ Bonne chance !

_ Merci. »

Et Merle repartit, pourtant elle ne pensait plus du tout à Rio. Le problème s'était plutôt ce drôle de dessin. Il représentait Van, elle y aurait mis sa queue au feu mais, pourquoi. Il fallait qu'il lui explique. On ne savait pas qu'il appartenait au peuple du dieu dragon. Allen et tous les autres avaient juré de garder le secret non pas que cela gêne les gens de Fanélia certain devait même savoir déjà la vérité, mais cela pouvait avoir des répercussions énormes sur les royaumes environnants qui pour la plupart d'entre eux entretenaient une haine durable envers tout ce qui touchait de près ou de loin aux atlantes surtout après le remue-ménage provoquer par Dunkirk. Elle retrouva Van dans son bureau.

« Tu ne l'as pas trouvé.

_ Non, mais je vais retourner le chercher, je voulais juste te demander quelque chose.

_ Qui y a-t-il ?

_ Voilà Mirta vient de me montrer son dessin et c'est toi qui y est représenté.

_ Comment cela moi.

_ Oui, même si on ne voit pas ton visage je t'ai tout de suite reconnu.

_ Mais je ne vois pas où est le problème.

_ C'est qu'elle a dessiné un membre du peuple dragon.

_ Quoi ! Mais comment ?

_ Je ne crois pas qu'elle est fait le rapprochement avec toi enfin pas encore. Pour l'instant sa seule certitude est qu'il s'agit de l'homme qui lui a sauvé la vie. Mais je ne comprends pas tout.

_ Je t'ai expliqué qu'elle avait été empoisonnée ?

_ Oui.

_ Et bien Mirana à remarquer que le poison l'avait plongé en transe.

_ Comme Hitomie et toi.

_ A peu près sauf qu'elle était encore plus perdue que nous. Mirana m'a demandé de la ramener, alors j'y suis aller et j'ai effectivement dû voler pour la ramener.

_ Je comprends mieux, mais elle a dit avoir aussi senti la présence d'une jeune fille.

_ J'ai… j'avais du mal à la ramener alors j'ai appelé Hitomie, et je crois qu'elle m'a prêté un peu de sa force enfin je n'en suis pas certain.

_ Bon je comprends tous maintenant. Mais il va falloir que tu te montres discret, il ne faut pas qu'elle puisse te reconnaître.

_ J'en ai bien conscience, la situation est déjà assez compliquée comme cela.

_ Je vais essayer de trouver son altesse Koschin pour essayer de la simplifier. Mais Van il faut lui laisser du temps se n'est pas facile pour lui.

_ Je sais Merle, mais je suis un peu coincé et s'il n'y met pas du sien, je ne pourrais plus rien faire.

_ Bon alors je me remets en chasse. »

Merle ressorti bien décidée à mettre la main sur le roi fugueur, mais malheureusement tous ses efforts se révélèrent infructueux. Van venait de finit un dossier particulièrement épineux, il s'aperçut alors seulement que les lunes étaient hautes dans le ciel. Merle lui avait déposé un plateau-repas sans qu'il s'en aperçoive. Il était froid, mais Van lui fit tout de même honneur. Depuis qu'il était revenu, il n'avait pas eut une minute à lui, aussi savourait-il ces quelque instant de calme. Il y avait encore quelque chose qu'il voulait faire, il n'avait remis à plus tard, mais comme il n'avait pas envie de dormir, il se dit que c'était le moment. Il se rendit donc dans la cour et prit la direction du hangar à guymélef. Il monta alors dans Escaflowne, il sortit le guymélef et pour faire moins de bruit le transforma en dragon, il se posa ensuite dans le jardin et fit reprendre à Escaflowne la place qu'il n'aurait jamais dû quitter. Une fois immobilisé il retira sa Drag-Energist. « Te voilà de retour à ta place mon brave Escaflowne, dort bien. » Puis il se tourna vers la tombe familiale. « Folken je tiendrais ma promesse Fanélia sera un pays de paix. Mère, Folken je sais que d'où vous êtes vous pouvez nous voir, je vous demande de veiller sur Fanélia et sur ceux que j'aime. » Il ne savait pas pourquoi il avait dit cela, c'était venu impulsivement. Un peu troublé il s'en retourna au palais. Varie souriait « Ne t'en fait pas mon fils nous sommes avec toi, et nous ne te laisserons pas seul face à ce qui t'attend, même si nos possibilités d'action sont minimes nous t'aiderons de notre mieux. »

Comme Van s'en retournait, il aperçut une ombre sur le toit qui descendait en direction du jardin, il ne s'agissait pas de Merle. Intrigué il se réfugia dans un bosquet et attendit. Après quelques minutes, un homme marchait dans l'allée. Il semblait marcher au hasard comme perdu dans ses pensées alors qu'il passait devant lui Van reconnu Rio. Sans vraiment savoir pourquoi il se mit à le suivre. Rio le conduisit jusqu'au bord du bassin. Il s'assit sur un banc et se mit à regarder le ciel étoilé. Van décida d'aller lui parler. Rio se leva d'un bond les traits crisper, lorsqu'il reconnu Van il ne fit pas un geste, et se rassit. Van se planta devant lui.

« Bonsoir, le ciel est magnifique ce soir !

_ Oui, les lunes seront bientôt pleines.

_ Oui, elles le seront dans deux jours.

_ Cela à l'air de vous réjouir.

_ C'est vrai.

_ Vous êtes vraiment quelqu'un d'étrange.

_ Peut-être, vous savez que Merle vous a cherché toute l'après-midi.

_ Ma sœur me l'a dit, vous vouliez me voir, je crois. Et bien vous n'aviez qu'à venir au lieu d'envoyer votre domestique.

_ Merle n'est pas ma domestique.

_ Vraiment ?

_ Vraiment et chercher à me mettre en colère ne me fera pas partir d'ici avant d'avoir pu vous parler.

_ Alors allez-y après tout, je suis en votre pouvoir.

_ Cessez donc de jouer les martyrs, ce rôle ne vous vas pas du tout. Si vous avez quelque chose à me reprocher dites le.

_ Non que pourrais-je reprocher à l'illustre roi Van Slenzar de Fanel. Le sauveur de Gaia !

_ Arrêtez cela tout de suite.

_ Pourtant c'est comme cela que la plupart des gens vous nomment. Le dragon qui a mis fin à la guerre et aux ambitions de Zaibacker. Allez vous nier.

_ Je ne nie pas y avoir jouer un rôle, mais c'est tout.

_ Vous m'écœurez.

_ Vraiment ce n'est pas plutôt vous qui vous vous écœurez vous-mêmes. Après tous c'est vous qui avez été obliger de remettre le destin de votre royaume entre mes mains.

_ Espèce de salop. » Rio se leva d'un bond et lui décocha un terrible coup de poing en pleine figure. Qui envoya Van par terre puis il se jeta sur lui. Van roula sur lui-même et se releva avant que Rio ne le touche une seconde fois. Il était face à face, Rio chargea, Van évita de justesse un autre coup, mais Rio réussit à le ceinturer, Van n'avait aucun envie de se battre, mais il n'avait plus le choix, il lui envoya son coude dans les cottes et se dégagea. Rio le souffle un peu cour reparti à l'assaut, ils se prirent les avant-bras chacun essayant de prendre l'avantage sur l'autre, malgré son plus petit gabarit Van tenait bon. « C'est trop facile non, de retourner sa haine contre quelqu'un. Tu te sens misérable, tu regrettes tellement tu aimerais pouvoir tout recommencer. In tu te dit si seulement j'avais, s'il n'y avait pas eut…

_ Tait toi tu ne sais rien.

_ Oh si j'en sais suffisamment, ta maladie puis celle de ta sœur, le pays la famine…

_ Comment ? De toutes façons, tu ne comprends pas.

_ Mais si je te comprends parfaitement lorsque Fanélia à été détruite je ne pensais qu'à une seule chose. Que tout était de ma faute que je n'avais pas été à la hauteur. Je me morfondais et je m'apitoyais sur mon sort, j'en voulais au monde entier, j'en voulais à Allen d'être tellement sur de lui, je voyais Astria pleine de vie alors que Fanélia n'était plus qu'un tas de cendre. Si tu savais à quel point je l'ai haïs. J'aurais donné n'importe quoi pour pourvoir me venger, pour pouvoir réparer mes erreurs. Mais c'était trop tard. Lorsque je l'ai compris, il m'a fallu l'accepter, il a fallu que j'accepte mes faiblesses, que je prenne sur moi, et que j'accepte la main tendue que l'on m'offrait.

_ Je ne veux plus t'écouter !

_ Pourtant tu vas m'entendre jusqu'au bout je ne suis pas ton ennemi et je ne veux pas le devenir, que tu ne m'apprécies pas je le déplore mais je n'y peux rien, mais tu n'as pas le droit de négliger la main que je te tends.

_ A oui et pourquoi ?

_ Parce que tu le dois à ton peuple. Ton peuple qui souffre, mais qui a confiance en toi. Ils savent que tu n'es pas le responsable de leur malheur et ils espèrent que tu vas les tirer de là.

_ Maintenant c'est vers toi qu'il devrait se tourner.

_ Moi je ne peux rien faire si tu ne m'aides pas. Regarde un peu la vérité en face ton attitude est stupide et en plus c'est à toi qu'elle fait le plus de mal.

_ Ca suffit tais toi. En fait tu t'en sors bien dans l'affaire non !

_ Je n'ai jamais demandé cette guerre, je hais la guerre, j'aurais tellement souhaité que cela ne se passe pas ainsi. Mais nous avons une nouvelle chance, ton peuple a une nouvelle chance. Je vais te dire tu as peu être mal, mais il faut que tu arrives à regarder les choses en face même si c'est douloureux. Lorsque j'ai réalisé que Zaibacker avait attaqué Fanélia, puis le fortin d'Allen et enfin Pallas uniquement pour mettre la main sur Escaflowne donc sur moi c'était comme si une épée m'avait transpercé le cœur. Lorsque j'ai compris que j'allais attirer des ennuis à tous ceux que voudrais m'aider, pourtant ils n'ont pas fuit et, sans leur aide, je ne m'en serais pas sorti.

_ Tais toi ! »

Et il se dégagea brutalement se faisant, il arracha à Van le pendentif qui tomba au sol. Van réagit aussitôt et le rattrapa avant qu'il ne tombe. A ce moment-là, le pendentif se mit à briller. Rio regardait Van déboussoler. Van regardait fixement le pendentif rose qui émettait une faible lueur puis soudain il hurla et tomba en arrière. Rio inquiet se précipita et constata avec effroi que Van ne respirait plus. Totalement affoler il le prit sur son dos et le commença à le ramener au palais. Merle surgit alors devant lui et lui hurla que tout était de sa faute, puis elle lui ordonna de le déposer. En maugréant « Si seulement Hitomie était là, ou même Mirana. Ne reste pas planter là aide-moi plutôt tu ne vois pas qu'il a une crise.

(Rio totalement paniquer) _ Que… que dois-je faire ?

_ Un massage cardiaque et vite il risque de mourir. Maître Van tenez bon ! il faut que vous teniez bon mais qu'es-ce que tu attends Van à dû te montrer au cas où ta sœur referait une rechute.

_ Oui » Et Rio se mit à l'ouvrage, Van ne semblait pas décider à réagir.

« Maître Van ne partez pas, pensez à Fanélia et à Hitomie pensez à Hitomie tu ne peux pas la laisser allez maître Van bat toi. ! »

Soudain Van se mit à tousser et à respirer de nouveau normalement il se redressa péniblement sous l'œil soulager de Rio et de Merle qui lui sauta au cou.

« Maître Van vous m'avez fait tellement peur.

(Van) _ Je suis désolé Merle. Excuse- moi je ne voulais pas.

(Merle) _ Vous êtes vivant c'est tout ce qui compte. Et maintenant à nous deux (et elle se tourna vers Rio) Tu vas voir toi !

(Van) _ Calme toi Merle il n'y est pour rien.

(Merle) _ Mais je vous ai vu vous battre.

(Van) _ Cela n'avait rien à voir, Rio et moi nous mettions juste les choses au point n'est-ce pas.

(Rio ne sachant pas trop comment réagir) _ Euh oui !

(Merle comme Van essayait de se lever) _ Attention maître Van !

(Van) _ Ne t'en fait pas…(et il retomba dans les bras de Rio)

(Merle) _ Maître Van ?

(Van) _ Ca va.

(Rio) _ Je vais vous reconduire à votre chambre.

(Merle) _ Il a raison soyez raisonnables, il faut vous ménager un peu.

(Van) _ Je vais bien.

(Rio) _ Je vais quand même vous ramener vos jambes ne vous porteront pas.

(Van vaincu) _ Bien. »

Rio soutint Van jusqu'à dans sa chambre, Merle disparu à la cuisine pour lui chercher un petit quelque chose pour qu'il mange. Rio aida Van à s'asseoir sur son lit. Il le regarda droit dans les yeux.

« Je suis désolé

_ De quoi…

_ D'avoir agit comme j'ai agi et de vous avoir frapper.

_ Je le méritais peut-être. Après tout qui suis-je pour vous donner des conseils. Je n'avais pas le droit de vous parler comme je l'ai fait.

_ Mais vous aviez raison. J'ai agi comme un imbécile et je suis désolé si vous…

_ Ce qui m'est arrivé n'est pas de votre faute.

_ Mais…

_ Cela m'arrive de temps en temps, mais ne le répétez pas à Merle. Elle s'inquiéterait pour rien.

_ Mais vous avez failli mourir.

_ Cette fois c'était juste un peu plus fort que les autres fois, mais ce n'est rien.

_ Vous êtes malade ?

_ Non, les médecins disent que je suis en excellente santé. je ne sais pas d'où viennent ces crises.

_ C'est peut-être grave.

_ Non je crois que c'est une sorte d'entraînement.

_ Quoi ?

_ Je ne comprends pas moi-même, si vous voulez bien m'excuser, je suis un peu fatigué.

_ Bien sur. »

Rio laissa Van seul. Celui-ci soupira-il entrouvrit la main dans laquelle se trouvait toujours le pendentif et il le remit autour de son coup, il chercha sa Drag-Energist dans sa poche, et la leva devant ses yeux. Elle était encore faiblement lumineuse. Cette fois ci il avait failli ne pas réussir à revenir, heureusement que Rio et Merle l'avaient aidé. Il se demanda pourquoi il avait ces crises, et s'ils avaient un rapport avec son prochain anniversaire. Dans six mois, il aurait dix-sept ans et Dryden lui avait révélé que c'était à cet âge que les membres du peuple du dieu dragon atteignaient leur majorité, mais qu'avant il y avait une sorte de rite de passage, Dryden était tombé pas hasard sur cette information, mais il n'en savait pas plus. S'il revoyait sa mère ou Folken il faudrait qu'il pense à leur demander. Enfin cela lui avait permis de mettre les choses aux claires avec Rio c'était déjà cela Il s'endormit rapidement, lorsque Merle revint, elle le regarda dormir un moment en souriant, puis elle le laissa seul.

Hitomie se sentait mieux, elle respirait de nouveau calmement, depuis quelque temps elle avait ce genre de crise, elle se sentait étouffer, et elle n'arrivait plus à respirer. Puis au bout d'un moment cela se calmait. Mais cette fois-ci la crise avait été particulièrement violente, elle se demanda soudain si cela n'avait pas un rapport avec Van. « Pourquoi es-ce que cela aurait un rapport avec lui, il faut toujours que je dramatise, pourtant je sais que nous sommes lié l'un à l'autre. J'espère qu'il va bien. Mais bien sûr il va bien. Sinon je le sautais. Pourtant il y a une semaine, il m'a appelé, j'en suis sûre, il avait besoin de moi. Yukarie dit que je me suis encore évanoui, pourtant ce n'était pas une vision. Enfin je n'aurai qu'à lui demander des explications après-demain. Plus que deux jours de patience et je le reverrais. »

(Folken) « Nous y avons peut-être été un peu fort cette fois-ci ?

(Varie) _ Je ne sais pas, il a réussi à revenir tout de même. C'était pourtant moins difficile que d'aller recherché Mirta.

_ C'est vrai, mais pour aller la cherché il n'a pas eut de problème par contre…

_ Pour revenir il a fait appel à Hitomie.

_ Exactement.

_ Il a encore beaucoup à apprendre.

_ Pourquoi, moi je n'ai pas eu à subir autant d'épreuve. Mon ascension s'est faite plus naturellement.

_ C'est parce que la nature de vos pouvoirs est différente. Le tiens est plus tourné vers la communication, avec ceux qui t'entourent, tu as une sensibilité aux autres et à la nature, de plus ton pouvoir était en quelque sorte atténué du faite de ton ascendance humaine. Mais pour Van c'est différent c'est comme si le sang du dragon coulait pur dans ses veines, et son pouvoir à l'air extraordinairement fort. A un tel point que je n'en ai jamais vu de semblable. Et cela pourrait être dangereux.

_ A cause de son sang humain.

_ Je ne sais pas c'est très rare de rencontrer un tel potentiel.

_ Je ne comprends pas pourquoi Hitomie est aussi affecté.

_ C'est à cause de ce qui s'est passé lorsqu'ils ont arrêté la sphère du bonheur absolu. A cet instant, ils ne faisaient plus qu'un et le pouvoir naissant de Van et celui si spécifique d'Hitomie se sont pour ainsi dire mélangé avant de retourner chacun à son propriétaire. Mais je pense qu'il existe maintenant un lien magique qui découle directement de cette fusion et ce lien est d'autant plus fort que leurs sentiments sont importants.

_ A cet instant ils tenaient le destin de Gaia entre leurs mains.

_ Oui. Je ne sais pas pourquoi mais les rêves de Van et le destin de Gaia sont liés.

_ Je ne comprends pas.

_ Moi non plus c'etait la prédiction qui m'a été faite lors de mon ascension. Je devais rencontrer l'homme de ma vie au bord d'un lac un soir de pleine lune. Et celui que j'abandonnerais verra ses rêves entremêler au destin de Gaia. J'ai en quelque sorte abandonné Van, peut-être en saurons nous plus lors de sa propre ascension lorsque la prédiction sera faite.

_ Mais qui la fera ?

_ Mon clan, enfin notre clan.

_ Mère puis-je te demander quelle était ma prédiction ?

_ « De la lumière aux ténèbres, pour enfin retourner à la lumière, un long chemin de tristesse d'attendra. Mais ton cœur s'il reste pur connaîtra enfin la paix et la joie. »

_ Je vois, pourquoi ne me l'as-tu jamais révéler.

_ Je ne l'ai apprise qu'après ta disparition, c'est d'ailleurs pour cela que je me suis mise à ta recherche.

_ Espérons que celle de Van soit plus heureuse.

_ Oui espérons le. »