Nda : *pas taper pas taper* Je sais, c'est affreusement long. Blâmez les vacances. C'est ironique, mais je suis sûre qu'à la rentrée vous aurez des updates plus rapides que l'éclair. Ne me haïssez paaaaaaaas je vous aime moi ! Merci encore à tous pour vos reviews, lire vos commentaires, impressions et autres réactions c'est tellement génial. Vous êtes géniaux. Vous gérez.

J'espère que vous aimerez ce chapitre. Je pense que oui, ce qui se passe est vraiment excellent. Bonne lecture !

Disclaimer : les personnages appartiennent à Marvel bien sûr, et l'histoire à loki-dokey.


Tony est réveillé par des murmures. Désorienté et toujours somnolent, il ne réussit pas à comprendre ce que disent ces voix qui résonnent au loin. Dehors il fait encore nuit noire, il se retourne donc pour regarder l'heure. 2 heures 34 du matin.

Étrange, pense-t-il, qui peut bien être levé à cette heure-là ?

Il se glisse hors du lit en grognant et se met debout. Le couloir est vide, mais de la lumière s'échappe de la porte de la chambre de Loki. Confus, Tony s'avance silencieusement et pose son oreille contre la porte.

« Et là, tout au bout du chemin, se tenait la plus belle fée que j'aie jamais vu. »

« Comment était-elle ? » Cette voix, c'est... Steve ?

Tony tourne doucement la poignée et entrouvre la porte, jetant un œil à l'intérieur. Steve est confortablement lové contre Loki et tout deux sont enroulés dans une chaude couverture. Les mains du dieu bougent devant les yeux du petit garçon tandis qu'il narre une histoire fantastique, appuyant son récit. Loki ne regarde pas Tony, mais il devine à son petit sourire qu'il est au courant de sa présence.

« Elle avait de longs cheveux châtains qui tombaient en cascade sur ses fines épaules. Ses yeux étaient verts comme des émeraudes, et ses ailes si claires qu'elles en étaient presque invisibles. »

« Et qu'est-ce qu'il s'est passé ensuite ? » Tony remarque seulement maintenant que le visage de Steve est légèrement rouge et que ses yeux sont bouffis. Il a pleuré. Pourquoi ?

« Elle jeta un puissant sortilège et renvoya les méchants gobelins dans leurs grottes, et elle les y enferma pour toujours afin qu'ils ne fassent plus jamais de mal à personne. »

Steve applaudit. « Ouais ! Quelle fée merveilleuse ! »

« Oh oui, elle était merveilleuse, » dit Loki en souriant, puis il finit par lever les yeux vers Tony. Steve le remarque à son tour et lui fait un signe de la main. Tony ferme la porte derrière lui et croise les bras.

« Hé petit monsieur, qu'est-ce que tu fais en dehors du lit ? »

Steve se presse un peu plus contre Loki. « J'ai fait un cauchemar. » Tony sent son cœur se serrer en voyant à quel point le petit garçon a l'air terrifié. Loki lève les yeux au ciel.

« Pour l'amour du ciel Tony. Je viens juste de réussir à lui faire penser à autre chose. »

« Hé, » dit Tony en touchant de l'index le menton de Steve tandis qu'il s'agenouille près du lit. Les yeux du petit Captain America sont remplis de larmes. « Tu es entouré de super-héros. Aucun monstre ne pourra jamais t'atteindre. On ne les laisserait pas faire. »

Steve renifle, puis entoure des ses bras le cou de Tony pour lui faire un câlin. Comme le petit Captain est toujours aussi fort que le grand Captain, le milliardaire est littéralement jeté contre Loki et sa joue s'écrase sur le torse de ce-dernier.

« Merci, » chuchote Steve dans son oreille.

« Maintenant vas-tu être un grand garçon courageux et retourner dans ton lit ? »

« … Une dernière histoire ? »

« Non, ça suffit là je pense. »

« Ça ne me dérange pas, » déclare Loki en haussant les épaules. Steve relâche Tony et celui-ci s'assoit sur le lit à côté du dieu.

Il fronce légèrement les sourcils. « Hé, ne va pas à l'encontre de mes décisions. »

Loki rit. « Allez chut Stark. Un conte de plus ne fera de mal à personne. Viens là, Steve. » Le petit garçon gigote et se réinstalle dans la même position que pour l'histoire d'avant, et Loki commence à raconter une histoire parlant d'un phoenix et d'un sorcier. Tony se surprend à écouter avec attention, car Loki est un sacré conteur. Avec ses mots, il est capable de dépeindre exactement ce qu'il veut que l'on imagine, et Tony peut affirmer rien qu'en regardant Steve que le petit garçon est dans un tout autre monde.

« Pssssssst. Stark. »

« Hmmm ? »

« Comment se fait-il que tu réussisses toujours à t'endormir à côté de moi ? » Tony se réveille brutalement, totalement ébahi car il ne se souvient pas d'avoir fermé les yeux, et il soupire en voyant qu'il est seulement 3 heures du matin. Il cligne des yeux et regarde Loki qui berce Steve. Un Steve qui s'est endormi en suçant son pouce. « Il s'est endormi, je vais aller le mettre au lit. Enfin, je le ferais si tu n'étais pas à moitié allongé sur moi. »

« Oups, désolé. » Tony rougit (pourquoi il rougit d'abord ?) et se glisse au bout du lit. Loki se lève, portant Steve, et sort de la pièce.

« Amène-moi dans mon lit, Jarvis. » marmonne Tony en laissant tomber sa tête dans les couvertures.

« Je le ferais monsieur, mais vous ne m'avez jamais conçu pour avoir des bras. »

« Ne rejette pas la faute sur moi, Jarvis. »

« Jamais, monsieur. »

Loki entre dans la chambre quelques minutes plus tard.

« Loki, tu es fort n'est-ce pas ? Amène-moi au lit. »

Celui-ci ne répond pas mais s'avance vers Tony, baisse les yeux vers lui et pose ses poings sur ses hanches sévèrement.

« Sors de mon lit ou bien je te jette au sol. »

« Amène-moi dans mon lit ? »

« Aarrgh ! » Tony sent le matelas disparaître sous lui, et il tombe lourdement et douloureusement sur le sol, bien qu'atterrissant sur le tapis. Loki se glisse dans son lit et éteint la lampe de chevet. « Bonne nuit. Si tu souhaites dormir là, sur le sol, ainsi soit-il. Mais si tu ronfles, ne serait-ce qu'un petit ronflement de rien du tout, je te ferai passer à travers le mur une nouvelle fois. »

« Je ne ronfle jamais. N'est-ce pas Jarvis ? »

« Eh bien - »

« N'est-ce pas, Jarvis ? »

« Non, monsieur. »

« Hé, est-ce que je peux au moins avoir un oreiller ? »

« Tu en as un, dans ton lit, » siffle Loki.

« Mais je suis trop loin de mon lit. »

« C'est parce que tu es un paresseux et un idiot. »

« Allez, allez. Tout à l'heure tu n'arrêtais pas me couvrir d'éloges en expliquant combien je suis intelligent et génial. »

Quelque chose heurte son visage.

C'est un oreiller.

« Aah, merci mon pote ! »

« Tais TOI et vas te COUCHER. » Ok, donc, en fait Tony ne peux pas s'empêcher de rire car cette dispute est tellement stupide. « Stark, je vais te tuer. »

« J'aimerais bien te voir essayer. »

« J'ai essayé de te tuer à maintes reprises déjà, tu n'en as pas marre de moi ? »

« J'en aurai jamais marre de toi, bébé. »

Bon d'accord, après la discussion qu'ils avaient eu ce soir là ce n'était sûrement pas la meilleure chose à dire, mais dans le but de détendre l'atmosphère, le sarcasme était peut-être une bonne option ?

« Tu es insupportable. »

« J'ai l'impression d'avoir entendu ça quelque part. »

« VAS-TU S'IL TE PLAIT TE TAIRE ET ME LAISSER DORMIR ? »

« Oh, quelqu'un est grincheux on dirait. » Oh non, c'est tellement drôle. Il aime tellement embêter Loki. C'est hilarant.

Enfin, c'est drôle jusqu'au moment où ledit Loki se tient au dessus de lui et enserre son cou de ses doigts.

« Qu'est-ce que – QU'EST-CE QUE – je t'ai DIT ? »

« Désolé ! Désolé ! Je te laisse dormir maintenant ! » C'est à peu près ce qu'essaye de dire Tony car il a de grandes difficultés à respirer.

« Comment diable Pepper réussit-elle à te supporter, vraiment, ça me dépasse. Tu ne la laisses jamais dormir non plus ? »

Tony étouffe de plus en plus. Loki le relâche. « P-P-Pepper ? » Il se racle la gorge. « De quoi tu parles ? »

« Eh bien... Pepper et toi, vous êtes ensemble, c'est bien ça ? »

Tony a un rire triste. « Non. Nous, euh... nous avons arrêté notre relation il y a quelques mois. Ça ne marchait pas, voilà tout. Mais on s'entend bien. »

C'est très déconcertant de ne pas voir le visage de Loki. Tout ce qu'il sait, ce qu'il sent, c'est qu'il est là, juste au dessus de lui, les mains posées au sol de part et d'autre de sa tête.

« Eh bien ça ne me surprend pas que tu sois toujours célibataire. Je veux dire, si tu ne laisses personne dormir, alors qui voudrait partager un lit avec toi ? »

« Toi, peut-être. »

Il dit ça pour rire bien sûr, mais une fois de plus, il se surprend à le penser vraiment. Est-ce que Loki pourrait...

Non.

Non.

Tony ne peut pas penser à des choses pareilles, parce que – non.

Il ne veut sûrement pas – certainement pas que Loki – non.

Nope.

Nada.

Nein.

« Désolé, je, euh, je vais aller au lit maintenant. Ouaip. Et tu... Je vais te laisser dormir. Il essaye de bouger, mais les mains de Loki restent en place de chaque côté de sa tête. « Loki, laisse moi partir. Qu'est-ce qui va pas ? »

« Je... Rien. Rien. Tout va bien. » Il se relève, et Tony l'entend grimper dans son lit. « Bonne nuit. »

Tony est déjà à la porte.

Il oublie de répondre.


Plus tôt cette nuit là...

Quelque chose tirait sur son t-shirt. Étant toujours sur le qui-vive, il se réveilla instantanément, alluma la lumière et observant son assaillant avec méfiance. Toute appréhension s'évanouit cependant lorsqu'il vit Steve Rogers – un petit, tout petit Steve Rogers – serrer tout contre lui son bouclier de ses petites mains (il l'utilisait comme peluche, ce que Loki trouvait bizarre, mais bon, si ça lui faisait plaisir tant mieux). Son visage était parsemé de taches rouges et de ses yeux coulait un flot de larmes ininterrompu. Loki se frotta les yeux et tendit à Steve un mouchoir qu'il sortit de la boîte posée sur sa table de chevet.

« Steve ? Que se passe-t-il ? »

« J'ai... J'ai fait un cau-cauch-cauchemar ! », pleurnicha-t-il.

« Oh, viens là, » dit alors Loki, et avec un petit sourire il tapota son lit de la main. Steve grimpa sur le lit, mais au lieu de simplement s'asseoir là, il alla se blottir dans les bras de Loki, qui eut un moment d'hésitation avant de le serrer contre lui.

« Qu'est-ce que c'était ? »

« Il y avait... ce gros monstre... qui me poursuivait... et-et... et... il me faisait tellement peur. Et... et... et tu étais là et tu essayais de... me-me sauver mais... mais le monstre t'a attrapé et t'a avalé tout cru et j'étais tout seul et je... je me suis réveillé... et... et je me suis réveillé et j'avais peur que tu aies été mangé alors... alors... je suis venu te voir et-et tu es là... et... maintenant je suis content parce que tu n'es pas mangé mais j'ai toujours très peur à cause du m-monstre. »

Loki tiqua. « Tu... tu avais peur... pour moi ? » Il savait que ce n'était pas de cela dont il aurait dû se préoccuper, mais il ne pouvait s'en empêcher. « Pourquoi ? »

Steve pencha la tête curieusement. « Parce que je t'aime et je ne veux pas qu'on te f-fasse du mal. »

Loki eut l'impression que sa tête se mettait à tourner. « Je... tu quoi ? »

« Hmm ? » Steve renifla et cligna des yeux.

« Pourquoi... pourquoi est-ce que tu m'aimes ? J'ai fait tellement de mauvaises choses. » Oh mon dieu, son cœur s'emballait.

Steve l'observa. « Je ne t'ai jamais vu faire de mauvaises choses, jamais. Tu es une des meilleures personnes du monde. Tu m'as aidé à faire mon collage et tu as collé des trucs et tu racontes des histoires et tu me fais rire. Quand je serai grand, je veux devenir comme toi. »

Oh quelle ironie, pensa Loki pendant une seconde, mais il fut tout à coup submergé par une vague d'émotions dont il ignorait l'existence au plus profond de lui-même.

« Oh Steve, » lâcha-t-il, serrant le garçon un peu plus contre lui. Il toussa, sourit, puis ébouriffa les cheveux de Steve. « Est-ce que... Est-ce que ça te plairait d'écouter une histoire ? Cela ferait-il sortir le monstre de tes pensées ? »

Steve rayonna. « Oui ! »

Loki se blottit dans les couvertures, Steve tout contre lui, afin qu'ils soient tout deux bien installés.

« Il était une fois une famille de méchants gobelins, qui ne faisaient rien d'autre que semer la terreur dans le monde entier... »