Bonjour ! Je suis véritablement confuse du temps que j'ai mis pour poster ce chapitre ! J'ai eu beaucoup d'autres choses à faire dans la vie réelle et j'ai également manqué d'inspiration. Mais je n'aime pas laisser les choses en plan et je vais essayer de finir cette fiction dés que possible. Voici une suite même si je ne sais pas trop où je vais, je vous l'avoue.
Je ne sais pas si il y a toujours d s gens qui me lisent mais si c'est le cas, merci à vous !
Bonne lecture
« Tout ira bien »
« C'est fini »
« Tout va bien se passer… »
Les mots que Don murmurait à son cadet étaient creux, vides, sans aucun sens. C'était des promesses qu'il ne pouvait tenir. Il le savait et Charlie aussi. C'était le genre de banalités que l'on sortait à un enfant pour le rassurer... pas à un génie des maths de 30 ans.
Mais peu importait. C'était tout ce qu'il fallait à Charlie. C'était ce qu'il avait besoin d'entendre. Demain, il aurait sans doute honte, il serait sans doute embarrassé de cette situation pathétique qui tournait au mélodrame. Mais là, peu importait.
Car Charlie avait peur, il ne cessait d'avoir peur. Du monde, de Spellman, des gens, du futur, de la noirceur de certains êtres humains, de la vie, de sortir, de la violence, de perdre son père, son frère, ses amis, Amita comme il avait perdu sa mère…il y avait tellement de chose dont il avait peur. Jusqu'à maintenant il essayait de les garder sous contrôle. Jusqu'à cette fameuse nuit qui a fait de lui cette larve pleurnicharde qu'il avait essayé à tout prix de ne pas devenir.
Charlie pleurait, il ne cessait de pleurer. Parce qu'il était épuisé, parce qu'il ne voyait plus de porte de sortie à cette situation, parce qu'il avait échoué, parce qu'il n'était pas assez fort et que désormais il allait devoir supporter les regards compatissants et dégoulinants de gentillesse de son frère et son père, parce qu'il serait toujours la pauvre petite chose à protéger.
Il étouffait, se détestait d'être si faible et ne pouvait pourtant se résoudre à abandonner l'étreinte rassurante de son frère. Il essayait de se focaliser sur les mots de Don, sur la force qu'il tentait de lui transmettre, à la chaleur qu'il lui donnait. Il avait agrippé son T-shirt de sa main valide et le serrait tellement fort qu'il en avait mal aux articulations.
Tant d'émotions contradictoires et tant d'images qui tournaient dans sa tête. Les sanglots devenaient incontrôlables et une migraine de compétition se pointait. Il toussa, à bout de souffle, tentant de reprendre sa respiration et de contrôler la nausée arrivant mais sans résultat. Il repoussa brusquement Don juste à temps pour se précipiter vers les toilettes pour vomir à nouveau.
- Nom de Dieu, Charlie ! s'exclama Don tandis qu'il s'approchait de son cadet pour être sûr qu'il n'allait pas s'effondrer pitoyablement la tête la première dans les toilettes.
L'état dans lequel était Charlie le faisait halluciner. Jamais au grand jamais il ne l'avait vu ainsi, même pas après la mort de leur mère.
Lorsque Charlie eut terminé, il resta un instant haletant et toussant, avant se s'affaler contre la baignoire, support le plus près des toilettes.
Sa tête était brûlante et lui faisait un mal de chien, et il s'était rarement senti aussi faible.
Pas étonnant vu ce qu'il avait geint un bon moment dans les bras de son frère. La honte le submergea et il se cacha le visage avec la main. Il se dégoûtait de cette comédie qu'il venait de jouer, alors même qu'il avait ironisé sur le ridicule d'une telle situation il n'y a pas si longtemps.
En plein dans le mille, Eppes, pauvre merde…
Il sursauta sentant quelque chose de froid contre son front.
Don, super Don…toujours là quand il faut
Le gant mouillé qu'il venait de lui coller sur la tête anesthésia un instant la douleur de sa tête et lui fit reprendre quelque peu ses esprits.
Un verre d'eau apparu dans son champ de vision.
- Merci, coassa t'il faiblement sans lever les yeux. Il le but d'un trait, pour enlever le goût répugnant qu'il avait dans la bouche et soulager sa gorge irritée.
- Charlie, commença Don qui se rapprochait juste après avoir tiré la chasse d'eau.
- Don, coupa l'intéressé, Je…je voudrais…dormir…s'il te plait
Pas de discussions. Juste dormir. Juste oublier. S'il te plait Don…
Don soupira tristement mais s'exécuta avec précaution et l'aida à se stabiliser alors qu'il chancelait légèrement. Il n'aimait pas la manière dont son cadet évitait son regard mais il respectait ses sentiments. De tout évidence, Charlie avait honte. Et rien ne ce qu'il dirait ne pourrait l'aider.
Il l'accompagna jusqu'à sa chambre dans un silence inconfortable.
- Charlie, tenta t'il une nouvelle fois en posant sa main sur son épaule.
- A demain, lui répondit son frère, en se dégageant. Il lui tourna le dos et referma la porte.
C'est ce qu'on fait les uns pour le autres dans une famille, Charlie…
Voila ce qu'allait dire Don.
Il ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir honte. Le spectacle qu'il avait offert n'était guère reluisant avec le recul. Mais tout ce que Don avait vu c'est que son frère avait peur, allait mal et avait besoin de réconfort. Et il s'il était soulagé d'être intervenu au bon moment, il restait inquiet quand à la suite des évènements.
