Il était 8h. Actuellement, j'étais en train de courir avec Ciri dans les bras. Je m'étais quelque peu levé en retard car je n'avais pas entendu mon réveil. Je me retrouvais donc à courir jusqu'au parc. Par chance, je n'habitais pas trop loin. Lorsque j'y arriva, je remarqua aussitôt Castiel.

Moi : Excuse-moi ! Je…Je ne me suis pas réveillé !

J'étais essoufflé. Je posa Ciri au sol et me mis à reprendre mon souffle.

Castiel : Tu sais, tu avais le temps ! En plus, je sais que tu cours vite donc c'est pas un problème.

Moi : Même, je n'aime pas faire attendre.

Je me redressa tout en affichant un sourire.

Moi : Tiens, où est ton chien ?

Castiel : Il joue.

Soudain, Castiel se mis à siffler. Au bout de quelques secondes, il n'y avait rien…Jusqu'à ce que je voie une énorme chose arriver en courant. Ciri l'avait également vu et s'était empressée de me sauter dans les bras. Moi, je me cacha derrière Castiel qui s'était mis à rire. Devant nous, se trouvait « Démon », le Beauceron de Castiel que j'avais déjà brièvement vu mais sa taille m'impressionner toujours.

Castiel : Démon, assis !

Le chien s'exécuta et Castiel le félicita.

Castiel : Et si tu posais la peluche par terre ?

Moi : Il…Il n'y a pas de risque ?

Castiel : Démon m'obéit au doigt et à l'œil. De plus, il n'est pas méchant, c'est juste son apparence qui fait un peu peur aux gens.

Il avait surement raison. Je regarda Ciri et la posa doucement au sol. Elle aurait voulu retourner dans mes bras mais c'était trop tard, Démon était déjà en train de lui sentir le derrière. Ce qui lui fit horriblement peur et elle se cacha derrière moi.

Castiel : On commencera lorsqu'ils se seront senti tous les deux.

Démon venait de se coucher devant Ciri et lui avait léché le bout du museau. Ciri s'était donc approchée en rampant avant de se jeter sur Démon pour lui mâchouiller l'oreille.

Castiel : Hey ben ! Elle est joueuse la miss !

La « miss » s'était enfin décidée à renifler Démon avant de se mettre à courir partout avec lui.

Castiel : Les présentations sont faites ! On peut y aller.

On put enfin démarrer la balade. Castiel me conseilla de garder Ciri en laisse pour me montrer des conseils histoires que plus tard, elle ne me traine pas comme un vulgaire sac à patates. Elle était curieuse mais en même temps, très attentive à ce qu'on lui disait. Elle essayait de rester près de mes pieds lorsque je marchais, elle se mettait à mon rythme. C'était choux mais le mieux c'est quand sa petite langue dépasse de sa bouche. Dans ses moments-là, elle était à croquer et je la mitraillais de photo pour notre fameux concours avec Rosalya. Ciri était absolument partout dans mon téléphone, elle était : mon fond d'écran, mon fond d'écran de verrouillage, mon mot de passe et il y avait une ribambelle de photos et de vidéo d'elle. Il faut dire qu'elle était adorable. Un amour de chien. Au bout d'une heure, on fit une petite pause. Nous nous étions installés sur l'herbe. Ciri était allongé sur mes genoux et Démon ne la lâcher pas du regard.

Castiel : On dirait une grosse boule de coton.

Moi : Tu n'as pas tort.

Castiel : En tout cas, ils ont l'air de bien s'entendre !

Nous nous étions mis à rire en les voyant tous les deux. Ciri avait daignée lever la tête pour regarder Démon qui ne cesser de remuer la queue en espérant qu'elle viendra s'amuser avec lui mais elle n'était encore qu'un bébé, il fallait donc bien qu'elle se repose. La fatigue fut plus forte que Ciri et celle-ci n'arriva pas à se lever. Je du la portée. Castiel avait décidé de remettre ça à une prochaine fois et il m'avait dit qu'il me passerait un livre sur le dressage canin demain. Lui et Démon nous avait raccompagnés chez nous mais ne s'était pas attardé. Castiel me dit au revoir. Après ça, je retourna dans la maison pour donner à manger et à boire à Ciri. Une fois repue, elle alla dormir sur son gros cousin. Quant à moi, j'alla m'assoir dans le canapé pour y rêvasser quelque peu. En fait, j'étais surtout en train de repenser à ma soirée avec Nathaniel…J'attrapa l'une de mes mèches de cheveux. Savoir qu'ils les trouvaient magnifiques me comblait de bonheur même si le fait de savoir qu'il en aimait une autre me remplissait de tristesse. J'étais bien obligé de me l'avouer, je commençais à l'aimer. Il fallait cependant que je mette le holà car notre amour serait surement impossible. Après tout, nous n'étions pas dans l'une de mes histoires. D'ailleurs, la mienne allait bientôt être bouclée. Encore quelques chapitres et je pourrais en débuter une nouvelle. Il serait tant car je déborde d'idées. Je vais surement opter pour une histoire fantaisie avec un sorcier et pourquoi ne pas y rajouter un peu de romance ? Nous verrons bien. Alors que je réfléchissais à divers détails pour ma prochaine fiction, je sentis mon portable vibrer. Je le sortis de ma poche. J'avais reçu un message, de Nathaniel en plus. Aussitôt, mes joues prirent une douce couleur pourpre. J'ouvris le message et le lit « bonjour Gaëlle, pardonne-moi de te dérangerait mais je voulais savoir si cela ne te dérangerais pas de passer la nuit chez moi le weekend prochain ? Je voulais te rendre la pareille car je me suis bien amusée et j'aimerais qu'il en soit autant pour toi. J'ai discuté avec mes parents et ils sont d'accord. Pour ce qui est d'Ambre, ne t'inquiète pas, je la garderais à distance. Réponds-moi dès que possible, merci. »…Que faire ? Faire comme si je n'avais rien vu ? Prétexter un rendez-vous ? Tomber malade par hasard ce jour même ? Ou alors y aller et risquer qu'il découvre toute la vérité ? C'était dur… Néanmoins, j'avais envie d'être avec lui…Très envie même… Soudain, je devins aussi rouge qu'une écrevisse en tentant d'évacuer certaines pensées mal placées dans lesquelles Nathaniel se trouver. Il fallait que j'arrête de pensée à lui…En fait…Non…Comme me l'avait dit ma mère, pour l'avoir, je devrais me battre. Je pris donc mon courage à deux mains et lui répondit que j'étais d'accord…Autant vous dire que je m'étais retrouvé à quatre pattes au sol une dizaine de secondes plus tard pour me lamenter et me demander pourquoi j'avais faits ça. Pourquoi diable avais-je accepté ? Pourquoi n'avais-je pas plus réfléchi avant ? Maintenant c'était fichu, je ne pouvais plus faire machine arrière…Ne me restez plus qu'à tenir une soirée entière chez Nathaniel avec ses parents qui ont la réputation d'être stricte et avec sa sœur qui en pince pour moi…Youpi…

J'avais passé une nuit horrible. Je n'avais cessé de paniquer à l'idée de dormir chez Nathaniel. J'en avais parlé avec mes parents, eux et Rosa étaient fous de joie. Moi je l'étais beaucoup moins…Je soupira, décrochant par la même occasion mon regard de mon livre que je n'arrivais plus à lire par manque de concentration. Je le voyais au loin, souriant avec à ses côtés, Melody… Autant vous dire que je l'aimais bien mais sans plus, si ça se trouve, c'était elle la fille qu'il aimait ? Je ne savais pas. Soudain, son regard croisa le mien. Il me fit un sourire. Je ne put m'empêcher de rougir et de détourner les yeux. Lorsqu'il s'en alla, je le fixa à nouveau timidement. Il tourna la tête et me vit. J'étais mort de honte.

C'était l'heure du cours de français, j'étais quelque peu en retard car je m'étais attardé au CDI. Je courais donc dans les couloirs malgré les interdictions mais vu qu'il n'y avait personne, autant en profiter. Je monta les marches des escaliers quatre par quatre, je parcourais les couloirs sans problème mais lorsque je pris le prochain tournant, je rentra dans quelqu'un. L'impacte me fit tomber en arrière. Je priais pour que ce ne soit pas Madame. Delanay. Je leva, les yeux. C'était Kentin !

Kentin : Gaëlle ? Mon dieu ! J'ai eu peur d'être rentré dans la prof de science !

Moi : Tu n'es pas le seul à avoir eu des frayeurs !

Kentin : Je vois que tu es aussi en retard.

Moi : Effectivement.

Sans hésiter, il m'aidait à me relever et on continua notre course jusqu'à la salle avec un joli mensonge prêt à être utilisé.

: Messieurs, où étiez-vous donc passé ?

Moi : Pardonnez nous Monsieur, j'étais partis rendre certains livres au CDI et Kentin en a profité pour m'accompagner afin que je le conseille en matière de lecture.

: Vraiment ? J'espère que les conseils de Gaëlle vous ont été utiles au moins mon cher Kentin.

Kentin : Oui Monsieur, très.

: Bien, allez-vous assoir et éviter que cela n'arrive à nouveau la prochaine fois.

Moi : Bien.

Etant excusé, nous allons nous assoir aux dernières places disponibles. Ne restez que les chaises à côté d'Alexy et de Nathaniel. Comme par hasard. Alex me souriait comme un dingue alors que Nath esquissa un sourire discret qui n'attirait pas trop l'attention. Mon choix fut vite fait. J'alla me poser près du blond qui me fit de la place. Par ailleurs, je croisa le regard haineux de Melody.

Nathaniel : Je me doutais bien que tu allais être en retard donc je t'ai gardé la place.

Moi : Merci, c'est gentil.

Nathaniel : Allez, je vais t'expliquer le début du cours.

Doucement, il se rapprocha de moi en posant son cahier au milieu de la table. Son visage était près du mien, sa voix se faisait douce mais à la fois captivante. Je ne pouvais détacher mes yeux de son regard posé sur les lignes du cahier. A ce moment même, mon cœur se mit à battre tellement fort qu'il me fit presque mal. Ma mère m'avait parlé de ça…Etais-je vraiment amoureux…De Lui ?

Nathaniel : Gaëlle ?

En une fraction de seconde, je revins à la réalité. Mes yeux s'écarquillèrent et je faillis perdre l'équilibre.

Moi : O…Oui ?

Nathaniel : C'est la fin du cours.

Moi : Oh…Vraiment…

Je ne savais plus où me mettre. L'avais-je vraiment fixais toute une heure ? Il allait surement me prendre pour un fou après ça…

Nathaniel : Tout va bien ? Tu es pâle, tu veux que je t'accompagne à l'infirmerie ?

Moi : Non, non ! Ça va aller ! Juste un petit coup de fatigue !

Nathaniel : Si tu le dis, néanmoins je tiens à rester avec toi pour m'assurer que tu ailles bien. Pour ce faire, je t'invite à manger en dehors du lycée ce midi.

Moi : Ce n'est vraiment pas la peine ! Je t'assure !

Nathaniel : J'insiste. De plus, j'ai très envie de parler bouquin avec toi, ainsi que de notre soirée.

A l'entente du mot soirée, je me mis à rougir comme jamais. D'un coup, je vis Nathaniel se lever avant de m'aider à ranger mes affaires pour ensuite attraper ma main.

Nathaniel : Allons-y !

Il emboita le pas. Puisqu'il me tenait, je n'eut d'autres choix que de le tenir. Néanmoins, j'eu le temps de voir un malin sourire se dessiner sur le visage de Rosalya qui me fit un petit signe de la main comme pour me souhaiter « bonne chance ». La peste…

Cette situation était des plus gênantes. Actuellement, j'étais à table dans un restaurant assez simple et mignon à la fois en compagnie de Nathaniel qui parler depuis tout à l'heure alors que moi, je ne disais pas un mot. Je me contentais de tripoter mes cheveux à cause du stress. Je ne savais ni quoi faire, ni quoi dire.

Nathaniel : Ça te plaît ?

Je leva les yeux rapidement. Je devais avoir l'air paniqué mais surtout ridicule.

Moi : O…Oui, oui !

Nathaniel : Tu as l'air ailleurs depuis le début du repas.

Moi : Désolé… Ces temps-ci, je suis un peu stressé…

Nathaniel : Voyons ! Il n'y a pas besoin avec moi, quoique, cela te rend très mignon.

C'était trop. Mon corps eut l'effet d'un volcan en fusion. Je venais d'exploser. Je n'en pouvais plus… Alors que je faisais tout pour me calmer, je ressentis un drôle de frisson. Je regarda quel pouvait en être la cause et ce n'était autre que Nathaniel qui venait de prendre l'une de mes mèches de cheveux entre ses doigts.

Nathaniel : Les as-tu déjà coupés ?

Moi : Jamais…

Nathaniel : Vas-tu le faire un jour ?

Moi : Je ne pense pas.

Nathaniel : Tant mieux, après tout, ils sont magnifiques.

Encore ces mots doux résonnant à mes oreilles…Il…Il fallait que je change de sujet… !

Moi : Dis-moi Nathaniel, comment est la fille que tu aimes ?

Lorsque je posa cette question, le principal intéressé me regarda avec amusement.

Nathaniel : Je suis surpris que tu me poses cette question mais bon, autant y répondre…Si je devais la décrire et bien…Elle est discrète, passionnée de lecture, elle tient même un blog où elle poste ses histoires ! Je les apprécie beaucoup d'ailleurs. C'est aussi une passionnée des animaux. Elle a grand cœur et ce qui m'attire le plus chez elle, ce sont ses yeux. Ils sont de toute beauté et n'importent qui serait inspirés pour écrire le plus beau des poèmes rien qu'en les voyant.

Moi : Elle…Elle a l'air génial…

Nathaniel : Elle est bien plus que ça, je suis tombé fou amoureux d'elle dès la première seconde où je l'ai vue.

Moi : As-tu fait ta déclaration ?

Nathaniel : J'espère pouvoir la faire très bientôt.

A suivre…