Bonsoir! :D
Haha vous ne vous attendiez pas à un peit bonus, avouez! :p
Je me suis dit que ça ferait plaisir et puis j'avais envie d'écrire un peu plus alors voilà :P
Bonne lecture,
Millama!
Draco soupira en s'avançant dans les couloirs du ministère. Il se devait de rejoindre Harry au plus vite dans le département de la justice magique. Harry y avait amené un sorcier pour une audience et ils devaient se rejoindre à la fin de cette dernière pour se mettre d'accord sur les derniers préparatifs du mariage. Le mariage était prévenu pour le mois suivant – le mois de mai – et il restait encore bien des choses à régler…notamment un très gros souci auquel ils n'avaient pas voulu penser : les parents de Draco.
Le blond avait tout fait pour éviter ses parents depuis qu'il avait réussi à se débarrasser du sort qu'ils lui avaient lancé…soit environ un an et demi et il était plus que persuadé que ces derniers seraient tous sauf heureux. Draco accéléra le pas pour monter à bord du monte-charge. Tous le regardèrent en haussant le sourcil. Il était déjà rare de voir des gens du département des mystères traîner dans les autres étages, mais le directeur du département en personne…c'était presque un miracle.
Draco se gratta la gorge et tourna les yeux vers les papiers en forme d'avion qui battaient des ailes en attendant le bon étage. Le blond finit par pousser un soupir de soulagement en descendant à l'étage des salles d'audience et courut presque pour se mettre devant celle où se trouvait Harry. Il avait l'espoir d'y être avant qu'il ne soit sorti, malheureusement son futur époux – il s'étrangla de joie en le pensant – l'attendait devant l'immense porte de fer. Malgré toute sa retenue, il ne put s'empêcher de se pendre au coup du brun pour l'embrasser. Après tout, ils étaient en pause, ils pouvaient bien se comporter comme ils le voulaient.
_ Tu es bien vif aujourd'hui, fit Harry en attrapant la main de son fiancé.
_ Parce que d'habitude je suis lent ? Demanda Draco de sa voix traînante.
_ Non, mais là…on dirait que quelque chose te tracasse.
Le blond déglutit difficilement et se gratta la joue fraîchement rasée.
_ Il m'a semblé comprendre que tu devais me parler d'un truc, reprit Harry en voyant que son amant ne prenait pas la parole.
Draco ne put que hocher la tête et le tirer par la main pour l'entraîner à sa poursuite. Ils reprirent le monte-charge et se dirigèrent vers la cafétéria du ministère de la magie. Ils prirent chacun un plateau et s'installèrent à une table un peu éloignée. Draco attrapa un morceau de pain avec lequel il s'amusa avant de grommeler :
_ C'est à propos du mariage.
_ Tu veux annuler ? S'exclama Harry, incrédule et le cœur au bord des lèvres.
_ Ne sois pas idiot ! Fit Draco hautainement. Tu sais très bien que ce n'est pas ça. C'est…il faut que j'aille voir mes parents.
_ Oh…c'est vrai que c'est une perspective qui n'est pas très réjouissante, souffla Harry en prenant une gorgée de jus de citrouille.
_ Non, en effet. D'autant…que je vais leur dire la vérité. Et…que je t'ai demandé en mariage.
Draco releva les yeux. Harry était complètement surpris, les yeux grands ouverts.
_ Tu vas…vraiment tout leur dire ?
_ Je pense qu'il est grand temps que tout cela cesse. S'ils veulent me déshériter, très bien, mais je ne veux plus rien cacher. Je veux être libre d'être enfin à tes côtés, Harry.
Le regard gris tempête retourna l'estomac du brun qui caressa la main de son amant doucement. Son cœur battait à vive allure, Draco ne se déclarait pas souvent, mais quand il le faisait, c'était toujours surprenant et dit avec un regard tellement appuyé qu'il fallait quelques instants pour s'en remettre.
_ Dans ce cas, vas-y. Mais Dray…fais attention à toi.
_ Ne t'en fais pas. J'ai près de quarante-six ans, il est peut-être temps que je me défasse de leur autorité. Même s'ils m'effraient toujours autant.
_ On devrait confisquer leurs baguettes aux vieux sorciers, grommela Harry.
_ Ils ne sont pas si vieux que ça ! Dumbledore avait plus de cent-vingt ans !
_ C'est vrai…mais je t'assure que certains sorciers âgés…faudrait pas qu'ils gardent accès à leur baguette ! Rien que la dernière fois, un vieux essayait de défendre un coffre à trésor ensorcelé sauf qu'il ne savait plus les sorts à utiliser pour nous attaquer et se défendre. Et tu sais ce qu'il s'est passé ?
_ Non… ?
_ Il a fait brûler la maison, tous ses biens, nous a piégé dans des bulles de savons résistantes à tout sorts et s'est enfuit sauf que lorsqu'il a voulu créer un porte-au-loin avec son coffre, il l'a fait exploser et a été brûlé au troisième degré.
_ Oh ! Mais attends…c'est pour ça que tu es arrivé avec trois heures de retard aux essayages la dernière fois ?!
Harry grogna un 'oui' à peine audible et Draco s'esclaffa bruyamment, chose qui ne s'était que rarement voire presque jamais produit. Harry releva les yeux vers le blond qui hoquetait tant il riait.
_ Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? Marmonna le brun.
_ Au moins…tu étais propre !
Et il repartit dans un fou rire tel qu'il ne put pas finir son repas avant de retourner travailler. Harry l'embrassa en grommelant faussement, tout de même heureux de voir le blond rire.
Chez les Malefoy :
Draco était reparti du ministère dès que la pile de dossier sur son bureau avait descendue suffisamment pour qu'il se dise qu'il n'aurait pas trop à rattraper le lendemain. De toute façon il savait que l'entrevue avec ses parents serait brève, il voulait les voir le moins possible.
C'est donc nerveusement qu'il frappa à la porte du grand manoir des Malefoy, la fierté familiale. Pourtant il ne ressentait aucune fierté face à ce bâtiment, ni même d'appartenir à cette famille. Il en avait été trop dégouté pour seulement avoir envie d'y revenir, pour lui ça tendait plus à du masochisme pur et simple.
La porte s'ouvrit et c'est le visage surprit de sa mère qui l'accueillie.
_ Bonjour, Draco. Souffla-t-elle.
_ Bonjour, mère, répondit-il les dents serrées.
_ Alors, tu te présentes enfin, après un an et demi sans nous donner de nouvelles ?
_ Pourrions-nous en parler à l'intérieur ? Il me faut vous entretenir de choses essentielles à père et à toi.
Il la fixa, ses prunelles plus sérieuses que jamais et Narcissa se décala, l'air supérieur, pour qu'il puisse entrer. Elle fit par à son mari de l'arrivée de leur fils et ils passèrent tous dans le petit salon où trois whisky pur-feu les attendait. Draco grimaça intérieurement, c'était une des boissons qu'il appréciait le moins dans le monde sorcier, mais il s'en contenterait.
_ Qu'est-ce que tu veux ? Attaqua froidement son père, les doigts croisés surs ses jambes.
_ Je me suis débarrassé de votre sort il y a…
_ Autant de temps que ce que tu n'aies pas venu nous voir, le coupa son père, deux glaciers bleu-gris à la place des yeux.
_ Et si tu me laissais finir, père ? Accentua Draco, aussi froid que son géniteur.
Son père se redressa dans le fauteuil, menaçant et se pencha pour attraper son verre, le regard fixé sur son fils.
_ Je t'en prie, parle.
_ Ensuite, j'ai dit la vérité à Harry. Ainsi qu'à notre fille. Je vais me marier.
Il n'avait été d'aucune douceur avec ses parents. C'était là sa vengeance et il sentit un plaisir extrême, presque sadique, lorsqu'il vit son père s'étrangler avec le whisky qu'il venait d'avaler et sa mère blanchir autant qu'un vampire. Elle haletait et semblait ne plus savoir où elle habitait. Son père était rouge, bleu vert, Draco ne savait pas très bien, peut-être un mélange des trois.
_ Pardon ? Reprit Narcissa après deux longues minutes de silence.
_ Je vais me marier à Harry Potter.
Lucius qui venait tout juste de se remettre de son étranglement, blanchit à son tour.
_ Il a une femme ! S'écria Narcissa.
_ Non. Et vous le saviez mieux que moi. Ginny est morte depuis plus de dix ans maintenant et ils étaient divorcés depuis cinq ans avant qu'elle ne meure.
Son père reprit contenance.
_ Pourquoi te l'aurions-nous dit ? Tu vivais bien mieux sans ce Potter.
_ Non. Je suffoquais, je mourrais petit à petit mais aucun de vous deux ne s'est jamais inquiété de ce que je ressentais, n'est-ce pas ? Sauf peut-être toi, mère, une fois.
La femme se figea, enfonçant ses ongles dans l'épaule de son mari qui ne broncha pas. Draco se releva et planta son regard dans celui de ses parents.
_ Que l'on soit bien d'accord, vous n'avez pas à détruire ce mariage. SI vous voulez venir, venez, mais un seule pas de travers, et c'en est finit.
Il laissa la menace planer et partit sans attendre de réponse de la part de ses parents, il enverrait un faire-part de mariage et ils se débrouilleraient, lui ne voulait plus avoir à faire à eux. De près ou de loin.
_ J'ai bien l'impression que nous sommes allés trop loin, il y a vingt ans, chuchota Narcissa.
_ Non, 'Cissa. Il n'était pas prêt à avoir cet enfant, Potter non plus. Il fallait que ça se passe comme ça.
Elle lui lança un regard en biais qu'il ne rata pas.
_ Penses ce qu'il te chante 'Cissa, mais si Potter avait divorcé de Weasley et s'était de suite mis avec Draco en clauque pour au final se marier avec lui…
_ …tu as raison, cela aurait porté atteinte à tout le monde. Nous irons à leur mariage ?
_ Non.
_ Lucius…
_ Non.
Le ton était sans appel, Narcissa poussa un soupir et partit dans son bureau. Il n'y aurait que le temps qui ferait changer de décision à son mari, aussi n'insista-t-elle pas. Elle réessaierait tous les jours jusqu'au mariage car elle, elle voulait y assister. Voir son fils heureux avait toujours été sa priorité, même si des fois elle avait dû passer par des chemins retords qu'elle regrettait désormais, vingt ans plus tard.
Une semaine plus tard :
Une semaine exactement après que Draco soit venu leur rendre visite, Narcissa et Lucius étaient toujours en grand débat pour savoir s'ils se rendraient au mariage ou non et surtout…s'ils souhaitaient rencontrer leur petite fille. Ils n'avaient jamais douté du fait qu'ils devraient faire face au regard accusateur de leur descendance et ils avaient plutôt hâte d'y être afin de la rencontrer, de voir ce qu'elle était.
Alors que Narcissa se penchait par-dessus l'épaule de son mari pour voir s'il rédigeait de façon correcte sa lettre à un représentant du ministre de la magie, une chouette hulotte s'aventura par la fenêtre et se posa sur le bureau. L'air hésitante, elle tournait la tête à droite et à gauche, puis elle s'avança vers Lucius qui la regardait prudemment et elle lui tendit dédaigneusement la patte.
Surpris, ni lui ni Narcissa n'avaient vu qu'à la patte de l'animal était accroché une lettre qui n'attendait que d'être ouverte. Narcissa – plus vive que son mari – décrocha la lettre et l'animal sans même demander quoi que ce soit, repartit par où il était venu. Se lançant des regards remplis de curiosité, Narcissa ouvrit la lettre et Lucius la prit pour la lire. L'écriture était fine, belle et ne ressemblait à l'écriture d'aucune de leur connaissance.
« Mr & Mme Malefoy,
Ou en d'autres termes : papi, mamie.
J'ai longtemps cherché un moyen de vous adresser une lettre sans m'emporter, pleurer, tempêter, devenir folle. Je pense que vous comprendrez très bien pourquoi : j'ai appris récemment la vérité.
Je ne crois pas être en mesure de reprocher quoi que ce soit à mes pères. D'une part parce que Harry Potter – dans très peu de temps votre gendre, ha ! Ha ! – n'était absolument au courant de tout cela avant que je ne l'apprenne moi-même. D'autre part parce que Draco Malefoy, le fils dont vous ne voulez plus mais-qui-va-bientôt-se-marier, a été contraint par votre faute à vous de ne rien révéler et de m'abandonner.
Vous conviendrez donc que les seules personnes à qui je puis réellement en vouloir, ce sont vous. Des êtres que je ressens déjà comme détestables alors que je ne vous ai jamais rencontré. Je suis pourtant habituellement peu encline à ce genre de jugement précipité, mais par Merlin, vous repasserez pour ce qui est de faire partie des « parents et grands-parents cordiaux ».
Ainsi donc, je ne sais pas vraiment quoi vous dire. J'avais juste envie de vous écrire, de vous dire ce que j'avais sur le cœur et qui traîne depuis maintenant un peu de temps. Je voulais surtout que vous sachiez que je ne suis pas morte malgré tous vos efforts pour (avouez-le, vous regrettez de ne pas m'avoir tuée. Ha !) et surtout…eh bien, pourquoi ne pas se rencontrer ? J'oubliais, il y aura le mariage pour ça !
Plus sérieusement, je voudrais vous rencontrer. Je ne pense pas que je doive vous clarifier les choses quant au pourquoi je veux vous voir, mais bon, sait-on jamais. J'aimerai comprendre la raison qui vous a poussé à ne pas laisser mes pères s'occuper de moi.
Ensuite, j'aimerai que vous sachiez que je suis professeur à Poudlard, directrice de maison et …eh bien c'est déjà un bon début pour quelqu'un d'aussi jeune que je le suis.
Mélisande Malefoy-Potter. (J'aime la sonorité de ce nom, pas vous ?)
P.S. : J'ai tout fait pour rendre votre lecture que plus pénible et vous énerver. Si j'y suis arrivée : j'en suis fière, si je n'y suis pas parvenue : il faut toujours essayer de s'améliorer. Je vous annonce donc ceci : votre descendance (moi ! ha ! ha !) sort désormais avec le fils de Nymphadora Tonks, quitte à vous faire honte, autant pousser jusqu'au bout, mais au moins le sang reste-t-il « pur » puisqu'il est un cousin éloigné. J'espère vous voir à la cérémonie du mariage !
P.S. 2 : Ci-joint un faire-part du mariage, je suis pas sûre qu'on vous l'ait envoyée, il est beau, vous ne trouvez pas ?
P.S. 3 : Pardonnez mon infantilité en vous provocant dans cette lettre, c'est puéril ce que je fais…mais par Merlin, qu'est-ce que ça fait du bien ! »
Lucius et Narcissa soupirèrent, agacés et déplièrent le faire-part de mariage. Leur fils et le survivant souriaient et saluaient. Ils avaient l'air heureux. Lucius marmonna un juron et une feuille, toute petite, glissa. Il se baissa pour la ramasser et son visage oscilla entre la colère et le rire. Sa femme attrapa le papier et l'observa à son tour avant de lever les yeux au ciel.
« Je crois qu'ils vous ont eu. Ils se marient. Ha ! Ha ! »
_ Cette petite est tenace. Remarqua Narcissa en retournant s'asseoir. Elle ne manque pas de caractère.
_ Je ne peux douter qu'elle est de la lignée, elle a ta ténacité. Répondit Lucius en déposant les parchemins sur son bureau.
_ Je pense plutôt que c'est un parfait mélange de notre lignée et de celle des Potter, fit-elle en regardant son mari vaquer à ses occupations.
_ Oh…c'est vrai, elle est beaucoup trop démonstrative pour être complètement des nôtres. Qu'en penses-tu 'Cissa ?
_ J'en pense que nous devrions aller à ce mariage, dit-elle après un moment de pause.
_ Il y aura les Weasley…, grommela Lucius complètement rancunier.
Elle se leva et posa sa main longue et fine sur le bras de son mari.
_ Nous devons bien cela à notre fils et celui qui a sauvé nos vies. Après tout ce que nous leur avons fait subir.
Lucius se dégagea doucement des doigts de sa femme et frotta son visage avant de soupirer :
_ Tu as raison. Et Mélisande ?
_ Nous lui accorderons une entrevue. Même si elle fréquente…le louveteau. Fit-elle en frissonnant.
_ Tu ne haïssais pas Nymphadora, ni sa mère, lui rappela son mari en la faisant s'asseoir sur ses genoux. Tu n'as jamais compris pourquoi elles restaient avec ce…moldu.
_ C'est vrai. Mais vois-qui elle a pris pour époux. Grogna la femme.
_ Et vois qui notre fils a épousé.
Narcissa acquiesça de la tête avant de se relever. Elle entraîna son mari avec elle et ils transplanèrent, il fallait qu'ils aient des robes convenables pour le mariage, ils devaient s'excuser auprès de tous, ils le savaient. Et le mariage serait le moment idéal pour ça. Ils pourraient dire dans les yeux de leur fils qu'ils lui souhaitaient d'être heureux, enfin. Et ils n'avaient aucun doute : Harry autant que Draco et leur petite fille seraient soulagés d'un poids car ils feraient un pas vers eux, chose qu'ils n'avaient jamais fait avec personne.
