Chapitre Onze

Quand Sam s'éveilla le matin suivant, Jack était parti. Encore.

'Qu'y a-t-il avec cet homme ?' se demanda-t-elle, s'extirpant de son lit encore endormie et scrutant la chambre pour un vêtement.

Malheureusement, elle et Jack n'avaient pas réussi à atteindre la chambre complètement habillés la nuit dernière, ayant jetés leurs vêtements quelque part dans le voisinage du salon.

Elle décida que maintenant était une occasion aussi bonne qu'une autre de fouiller dans les affaires de Jack. Justifiant l'invasion de son intimité en se disant qu'ayant déjà vu sa vie, elle pourrait aussi bien avoir un petit aperçu de ses sous-vêtements.

Ayant trouvé un vieux T-shirt de l'Académie, Sam sortit de la chambre. Une fois qu'elle fut dans le couloir qui menait au salon, elle put entendre la voix de Jack.

« Oui… euh… non… Je serai là… je ne suis pas sûr… pourquoi ? »

Sam entra dans le salon pour voir Jack se tenant dos à elle. Il tenait son portable à son oreille et parlait dedans d'une voix basse. Sachant qu'il n'aurait pas appelé quelqu'un si tôt le matin, elle se demanda comment l'appel l'avait réveillé mais pas elle, et puis elle se rappela que off world, il était toujours le premier à se réveiller au moindre bruit. Elle supposa que ses sens devaient être en alerte maximum après que Pete se soit échappé.

Jack lui parut délicieux. Il portait à nouveau son jean, probablement le même jean fatigué qu'il avait porté les deux derniers jours, et était sorti en hâte de la chambre sans t-shirt. Ses cheveux étaient ébouriffés, et le fait qu'il passait sans cesse sa main à travers n'arrangeait pas la situation.

Jack parlait encore au téléphone. Sam céda à la tentation et traversa la pièce et le rejoignit. Dès qu'elle bougea, Jack se retourna vivement pour lui faire face. Ses traits étaient durs. Ils s'adoucirent dès qu'il vit que c'était elle.

Ses traits s'adoucirent même encore plus quand il vit ce qu'elle portait. Sa mâchoire pendit et il cessa de parler. A l'autre bout du fil, elle put entendre la voix de Walter, « Général O'Neill ? Monsieur ? »

Sam fit un signe de la tête vers le téléphone dans sa main et Jack le mit une fois de plus à son oreille, « Euh… oui. Je serai là bientôt. Dans une heure, » dit-il, ne quittant pas Sam des yeux. « Peut-être deux. O'Neill, terminé. » Il referma brutalement le téléphone.

« Où as-tu trouvé ça ? » demanda-t-il.

« Par terre, » répondit-elle.

« Par terre, hein ? Viens. »

Sam vint volontiers dans ses bras. « C'était la base ? »

« Oui. Nous devons y aller, » dit-il.

Sam se recula pour le regarder. « Nous ? »

« Je ne te laisse pas ici, » lui dit-il.

Sam secoua la tête. « J'ai promis à Cassie que je l'emmènerais en ville, » dit-elle.

« Sam… » commença Jack.

« J'y vais, Jack. Tu ne peux m'en empêcher. » La voix de Sam s'adoucit, « Nous irons bien. »

Jack hocha la tête d'un air boudeur. « Je pourrais te l'ordonner, tu sais, » dit-il.

Elle éclata de rire et s'éloigna.

« Où vas-tu ? » demanda Jack.

« A la douche, » dit-elle.

Sam se dépouilla du t-shirt dans la salle de bain et entra sous l'eau chaude.

Soudain, la porte de la douche s'ouvrit et Jack y pénétra.

« Jack ! Que fais-tu ? » demanda-t-elle, en riant.

« J'économise l'eau, » répondit-il.

« Un vrai écologiste, maintenant ? Tu vas peut-être me dire ensuite que tu recycles tes bouteilles de bière ? »

Jack éclata de rire et prit le gel douche.

ooo

Sam se forçait pour rester à hauteur de Cassie alors que la jeune femme marchait d'un pas vif dans le centre commercial.

« Sam, qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? »

Sam bâilla, « Seulement un peu fatiguée, Cass, » répondit Sam.

« Courte nuit, hein ? » demanda Cassie d'un ton effronté. « Maman serait fière. »

« Cass ! » dit Sam, d'un air scandalisé.

Cassie haussa simplement les épaules et se dirigea vers la boutique suivante.

ooo-

Quand le Général O'Neill arriva à Cheyenne Mountain, il fut accueilli par un SF souriant au poste de sécurité.

« Quelque chose ne va pas, Soldat ? » demanda Jack, alors qu'il montrait sa carte d'identification.

« Non, monsieur ! » Le Soldat semblait extrêmement heureux pour une raison ou une autre. Jack haussa les épaules et entra dans l'ascenseur.

Chaque personne qu'il rencontrait sur le chemin de son bureau lui souriait comme un idiot, et personne ne lui demanda de rien signer.

Quand il aperçut Siler et le Soldat Wood lui souriant à une intersection du couloir, Jack hurla finalement, « Ca suffit ! Qu'est-ce qu'il y a ? »

Le Sergent et le Soldat ne dirent rien en réponse, mais continuèrent simplement de sourire. Jack était sur le point de les interroger davantage quand Daniel apparut.

« Daniel ! » cria Jack avec exubérance en l'accueillant.

« Jack, chuuut. » Daniel paraissait fatigué.

« Oh là, Dr Jackson, » dit Jack, claquant le dos de son ami avec entrain. « Gueule de bois ? »

« Jack ! » cria Daniel, puis gémit quand il se fit mal à sa propre tête. « Oui, en quelque sorte. » Il sourit faiblement.

Ils avaient atteint le bureau de Jack et y entrèrent. Jack s'assit lourdement dans son fauteuil. « Alors, voulez-vous m'expliquer pourquoi la base entière paraît avoir pris la pilule du bonheur ce matin ? »

« Oh… ça, » dit Daniel d'une voix évasive.

« Daniel ? » demanda Jack.

« Ils ont en quelque sorte entendu parler de… vous et Sam, » dit Daniel.

Contrairement à ce à quoi il s'attendait, Jack n'explosa pas. « Et ça les rend… heureux ? » demanda-t-il.

« Oui. Eh bien la plupart d'entre eux. Siler et Walter le sont probablement plus que les autres, » dit Daniel, frottant sa tête douloureuse.

« Pourquoi ? »

« Ils avaient un pari en cours sur vous- » Daniel s'arrêta, réalisant ce que Jack avait réussi à soutirer de son esprit embrouillé dû à sa gueule de bois.

« Bien, » dit Jack. « Vous avez gagné quelque chose ? »

« Non. »

« Pourquoi non ? »

« J'avais parié que vous démissionneriez d'abord. Teal'c a gagné, par contre. »

Jack éclata de rire, « désolé, Danny. »

« Pas de problème, » dit Daniel, un sourire narquois sur les lèvres, « JJ. »

« Daniel… » avertit Jack.

« Pourquoi n'aviez-vous jamais mentionné votre famille ? »

Jack se renfrogna au brusque changement de sujet de son ami. « Nous ne nous parlons plus. »

« Je ne puis imaginer avoir une famille et ne pas vouloir leur parler, » dit Daniel.

« Vous avez vu comment était mon père, » souligna Jack.

« Oui… Vous ne pensez pas que peut-être vous pourriez vous entendre maintenant ? »

« Nah, je n'ai pas changé et lui non plus. » Jack écarta le sujet. « A cet instant, nous devrions nous concentrer pour retrouver Shanahan. »

« Eh bien, personne n'a rien entendu au cours de la nuit, c'est comme s'il s'était juste… évanoui. Le Général Hammond est retourné à Washington pour faire intervenir plus de monde sur l'affaire... »

« Je sais, nous avons parlé ce matin. Je me sentirais mieux si nous faisions quelque chose aussi. »

« Moi aussi. Je déteste l'idée de ce- » Daniel était visiblement très en colère contre Shanahan.

« Whoa, Daniel. Ca va ? » Jack n'en revenait pas de la réaction de Daniel.

« Oui c'est simplement la façon dont il a traité Sam et Cassie. Puis il essaie de vous tuer, » dit Daniel, toujours en colère.

« Daniel, beaucoup de personnes essaient de me tuer, » rappela Jack à son ami.

« Et s'il avait réussi ? Et si nous vous avions perdu ? Cela aurait détruit Sam, Jack. »

« Je sais, » dit doucement Jack. La nuit dernière, quand elle pensait qu'il était endormi, Jack avait entendu Sam pleurer doucement.

/« Hé, qu'y a-t-il ? » avait-il demandé

« C'est juste… et si Pete t'avait tué ? Tu serais mort à cause de moi, » avait-elle dit entre deux sanglots.

« Il m'a raté, Sam. Nous sommes toujours là, » avait-il apaisé.

« Je ne sais pas si j'aurais pu supporter de te perdre, Jack, pas maintenant. »

« Tu ne me perdras pas. Je te promets. »/

« Oui, soyez prudent, » disait Daniel, « je ne veux pas être celui qui aura à dire à Sam que vous avez été tué, et Teal'c ne le désire pas non plus. »

« Compris, » dit Jack. « Où est Teal'c, au fait ? »

« Mess ? » suggéra Daniel, regardant sa montre.

« Allons-y. Vous semblez avoir besoin d'un café. »

Les deux hommes se levèrent et sortirent du bureau. « Mais je jure… » dit Jack, « la prochaine personne qui me fait ce stupide sourire… »

ooo

Sam avait finalement réussi à traîner Cassie dans un café. L'adolescente venait juste de partir aux toilettes des femmes, quand :

« Coucou, Sam ! » Shanahan s'assit en face de Sam.

« Pete ! »

« Eh oui. Ne pense même pas à crier ou rien de ce genre. Je te tuerai ainsi que l'alien. »

« Que veux-tu ? »

« Viens avec moi. »

« Tu es fou ! »

« Peut-être. Viens, Sam. » Il prit sa main et la tira brutalement sur ses pieds.

« Non ! » siffla-t-elle.

« Si nous sommes encore ici quand la gamine revient, je la tuerai, » dit Shanahan.

« Tu n'oserais pas. C'est un lieu public. »

« Tu veux rester là et vérifier ? »

Sam permit à Shanahan de l'emmener hors du café bondé.

ooo

Quand Cassie revint à leur table, un moment plus tard, elle découvrit que Sam était partie, leurs sacs toujours appuyés contre le pied de la table et le café de Sam à demi bu.

Elle regarda autour d'elle, puis sortit son portable et appuya sur le bouton appelant le numéro spécial.

Quand on répondit, elle dit, paniquée, « Mettez-moi en ligne avec le Général O'Neill, s'il vous plait, dites-lui que c'est Cassandra Fraiser. »

La femme au standard du SGC était nouvelle, et prenait très au sérieux son travail. Elle n'allait pas simplement laisser n'importe qui parler au Général, il était un homme occupé.

Cassie perdit son sang froid, « Mettez Jack O'Neill en ligne, tout de suite ! » hurla-t-elle, son ton une combinaison de la voix en mode docteur de sa mère et le ton de commandement de Jack. Les autres personnes dans le café la regardèrent. « Dites-lui que Sam Carter vient juste de disparaître. »

ooo

Jack et Daniel bondirent hors du 4x4 de Teal'c avant qu'il ne s'arrête. Plusieurs soldats bondirent hors de la camionnette qui les avait suivis, au cas où le Général aurait besoin de quelque chose. Cassie courut vers Daniel et Jack. Elle atteignit Jack et se jeta pratiquement dans ses bras.

« Elle était simplement partie, Jack, simplement partie. »

« Ca va aller, ma puce. Nous la trouverons. » Jack souhaita se sentir aussi confiant qu'il paraissait. Teal'c les rejoignit.

« Combien de temps Sam a-t-elle été hors de ta vue, Cassie ? » demanda Daniel, une fois que Cassie eut relâché Jack.

« Deux ou trois minutes. Je suis allée aux toilettes. Mon Dieu, je n'aurais pas dû la laisser seule ! »

« Ce n'est pas ta faute, Cass, » dit Jack. Son portable sonna. Il l'ouvrit, « O'Neill. »

ooo

Une fois que Pete l'eut amenée sur le parking, et suffisamment éloignée de Cassie, Sam avait commencé à se débattre. Elle avait réussi à lui faire un œil au beurre noir avant que Pete finalement utilise le 9mm qu'il avait volé pour la frapper, l'assommant.

Quand elle se réveilla, elle était dans une pièce faiblement éclairée. La pièce semblait avoir été autrefois un bureau. Sam était enchaînée à un bureau. Le bureau était boulonné au sol. Elle poussa un grognement.

Elle entendit Pete parler de quelque part dans une autre pièce. Sa voix était un faible murmure.

« Hé ! O'Neill ! Comment allez-vous ? » Pete semblait content, joyeux même. « Oui… ça. Je sais que vous aimeriez probablement me tuer à présent, Jack. Puis-je vous appeler Jack ?... Bien… oui, je l'ai. Elle est juste là… Non elle ne peut pas venir au téléphone. Elle est un peu ligotée, excusez du cliché !... Eh bien, je dois y aller… je ne voudrais pas que vous remontiez l'appel jusqu'à moi, n'est-ce pas ? Je vous appelle plus tard, Jack. »

Elle entendit Pete refermer son portable. Elle l'entendit entrer dans le bureau où elle était enchaînée.

« Coucou, Sam. »

« Fiche le camp. »

« Sam, allez, est-ce une façon de parler à ton fiancé ? »

« Tu n'es plus mon fiancé, Pete. Laisse-moi partir et tu ne seras pas inquiété, » dit Sam calmement.

« Oh, s'il te plait, O'Neill est une bête il me tuera quoi qui se passe maintenant. Tu devrais voir certains des trucs dans son dossier ! Alors, » Pete claqua ses mains ensemble, et s'accroupit à côté de Sam, « sachant que je suis mort de toute façon, je peux faire à peu près tout ce que je veux, Sam. » Il caressa son visage.

Sam détourna sa tête vivement. « Ote-toi de moi, » gronda-t-elle.

Pete éclata de rire et quitta la pièce. « Je te laisse réfléchir un peu, d'accord, mon bébé ? »

ooo

Jack leva les yeux pour voir Cassie, Daniel et Teal'c le regarder. « Shanahan, » gronda-t-il. « Il a Carter. »

Daniel remarqua que son ami avait glissé en mode militaire, et avec cela l'utilisation du nom de famille de Sam était revenue.

« Où est-elle ? »

« Si je savais cela, Daniel, nous ne serions pas ici, » répliqua brutalement Jack. Puis, plus doucement, il dit, « Désolé. »

Tous les quatre réfléchirent pendant un moment.

« Est-ce qu'il n'y a aucun moyen de remonter la piste du Colonel Carter ? » demanda Teal'c.

La tête de Daniel et de Jack se redressèrent brusquement en même temps. « Le portable ! » dirent-ils en même temps.

« Cassie, est-ce que Sam avait son portable avec elle ? » demanda Daniel.

Cassie réfléchit un instant. « Oui. Dans la poche de sa jupe. Nous allions voir un film après le café, aussi elle l'avait mis en mode silencieux. »

Jack se retourna et hurla, « Je veux quelqu'un ici ! Maintenant ! » Cinq soldats de leur escorte vinrent en courant.

« Le pouvoir d'un Général, hein ? » murmura Daniel à son ami.

« Tu ferais mieux d'y croire, » marmonna Jack en réponse. « Bien, je veux que vous soyez prêts à trianguler la position du portable du Colonel Carter. »

« Monsieur, il doit recevoir un signal constant pour que nous puissions- »

« Je le sais. » Jack leva son propre portable. « C'est pourquoi vous allez l'appeler. Faites-moi savoir quand vous serez prêt. » Les hommes acquiescèrent et partirent en courant.

Jack leva les yeux. Pendant qu'ils étaient en train de parler, quelques journalistes locaux étaient venus, ainsi que les forces de police.

Jack saisit la main de Cassie et marcha à grandes enjambées vers le 4x4 de Teal'c.

Un journaliste passa à travers la barrière de soldats autour. « Général O'Neill ? Général Jack O'Neill ? Est-ce vrai que c'était votre second à Cheyenne Mountain qui a été kidnappé ? Est-ce vrai que vous avez une liaison avec ladite subordonnée ? »

Brusquement Teal'c surgit devant le journaliste. « Vous allez partir, » dit-il, calmement. C'était l'exposé d'un fait. Teal'c prit le bloc de l'homme et se tint immobile, bras croisés, jusqu'à ce que l'homme soit reconduit par les soldats.

Jack, Cassie et Daniel grimpèrent dans la voiture. Teal'c les suivit à l'intérieur et claqua la porte.

« Merci, Teal'c, » dit Jack d'une voix fatiguée.

« Que compte faire la presse avec ça ? » demanda Daniel.

« Vous plaisantez ? » dit Jack, passant une main dans ses cheveux. « Un Général de l'Air Force et son second ? »

« Vous avez eu la permission présidentielle. »

« Ils ne savent pas cela, » dit Jack, faisant un signe de la tête à l'extérieur de la fenêtre.

« Oui, mais, comment ont-ils su où il fallait se trouver ? » demanda Cassie.

« Pete Shanahan, » dit Teal'c.

Jack hocha la tête d'un air sombre.

Il y eut un coup sur la vitre assombrie, et Teal'c la baissa.

C'était un des soldats qui les avaient accompagnés. « Nous sommes prêts, monsieur. »

Jack tendit à l'homme son téléphone. « La touche ici, Lieutenant. »

« Bien, monsieur, » dit le jeune homme, prenant le téléphone et retournant à la camionnette équipée.

« Ca va, Cassie ? » demanda Daniel à la jeune femme qui était pâle.

« Oui, je suis simplement inquiète pour Sam, » dit-elle, ne ressemblant pas à la jeune femme confiante que Janet Fraiser avait élevée.

« Ca va aller, Cass. Nous allons la retrouver, » dit Jack, posant son bras autour d'elle et la tirant près de lui.

ooo

Sam était étendue sur le sol froid, elle s'était à nouveau évanouie.

'Foutue,' pensa-t-elle, 'contusion.'

Sombrement, elle réalisa que la poche de sa jupe vibrait. Elle ne pouvait atteindre sa poche pour y répondre, réalisa-t-elle.

Mais son portable n'était pas un de ceux avec un couvercle. Si elle pouvait se tortiller suffisamment elle pourrait appuyer sur le bouton pour répondre sur le pied du bureau.

Sam se tortilla en faisant tout l'effort qu'elle pouvait. La vibration s'arrêta. Sam pria qu'elle avait appuyé la touche pour répondre, plutôt que la touche pour l'éteindre.

Tendant ses oreilles, elle entendit la statique sur la ligne, due au fait que son signal était légèrement perturbé à cause du bâtiment dans lequel elle se trouvait. Elle soupira de soulagement. Elle avait appuyé sur la bonne touche.

A présent elle devait seulement espérer que c'était quelqu'un qui essayait de la retrouver, et non pas sa blanchisseuse qui appelait pour son uniforme.

ooo

Il y eut un autre coup rapide sur la vitre du 4x4 de Teal'c.

Teal'c baissa sa vitre pour se retrouver en face du même soldat.

« Monsieur ! » Ce fut tout juste si le jeune homme ne hurlait pas. « Nous avons une localisation ! »

ooo