Chapitre 11: Les Maraudeurs, presque au complet.

« Comprendre une personne c'est déjà lui parler. Poser l'existence d'autrui en la laissant être, c'est déjà avoir accepté cette existence, avoir tenu compte d'elle. »

Nous étions finalement rentrer, je n'avais pas dit un mot. Lui non plus d'ailleurs. Il était resté devant moi, sans même un regard et avait avancé, sans savoir si je le suivais ou non. La porte d'entrée s'était ouverte presque comme dans un songe. Jane et Sirius nous avaient regardé entrer sans rien dire, comme dans une cérémonie funèbre. Nous nous étions séparé sans un regard en étant silencieux et en poussant presque en même temps la porte de notre chambre. Je m'assis sur mon lit, en ayant l'impression d'avoir l'esprit à sans mille lieux de mon corps. Je ne savais pas vraiment ce qui se passé et où on en était, j'avais une envie folle d'aller le voir et au moins de lui parler, mais je n'osais pas faire le premier pas moi-même.

Finalement Jane entra en tachant de se faire la plus discrète possible, elle ne parla pas pendant un moment puis explosa littéralement de rire. Je me retournais vers elle, choquée.

« Qu'est-ce-qui est si marrant ? » demandais-je.

Elle me fixa, puis explosa à nouveau. Je la regardais sceptiquement, me demandant ce qui n'allait pas chez elle. Peut-être était-ce une overdose de bonheur ou de sexe ? Quoi qu'il en soit, je ne voyais absolument pas en quoi la situation était drôle. Je me levais en mettant chaque mains sur mes hanches, de façon à être effrayante.

« Tu me dit ce qu'il se passe ou j'explose de rage ?

-Ok, Lily. Je crois qu'il va falloir qu'on parle de James Potter.

-Ha ?

-Heu... j'ai malencontreusement écouté la conversation qu'il avait avec Sirius, à propos de votre promenade et de votre dispute... »

Aïe, c'était maintenant que les ennuies commencaient. J'allais devoir lui raconté toute l'affaire Potter, dans les moindres détails. Voyant que je ne répondais pas elle poursuivie...

« Alors comme ça ma petite Lily Evans grandie... ? Non, sérieusement tu es vraiment allé dire à Potter qu'il... t'excitait ? Pour reprendre les mots exacts. »

Je ne cracherais pas le morceau, même sous la pire des tortures. Affirmer par moi-même que j'avais changer était quelque chose d'inconcevable. J'aurais put être attirer par n'importe quel crétin voulu, seulement là j'avais choisie le roi des crétins. Et en plus de cela un crétin drôlement canon. N'importe qu'elle fille aurait saisie cette chance et serait sortie avec lui, aurait même accepté de coucher avec lui, parce qu'il était The Canon. Mais il fallait croire que moi, je n'étais pas une fille normale et que je recherchais un garçon justement normal, pour réajuster ma normalité. Pas trop beau ni trop laid, pas trop macho ni trop efféminé, gentil mais sachant se faire respecter. Faut croire que j'étais une malchanceuse. Potter, était beaucoup trop beau à mon goût, beaucoup trop macho et sachant beaucoup trop se faire respecter et tout mes petits copains qui avait précédé, pas un très grand nombre, avaient été tout aussi extrême que lui. Pourquoi n'y avait-il pas de juste milieux ?

« Lily, tu m'écoutes

-Pas vraiment.

-Tant pis, aucune importance, tu me racontes ou non ? De toute manière tu n'as pas le choix alors racontes moi depuis quand tu es attiré par James.

-Ha, je ne sais pas vraiment en fait. Tu veux un résumé ?

Je suis Lily Evans, préfète-en-chef, parfaite Miss-je-sais-tout. Je déteste James Potter car il est arrogant et imbus de lui-même et aussi parce qu'il m'as fait vivre un enfer le premier jours de ma scolarité à Poudlard. Seulement voilà, pendant les vacances d'été séparant la première de la deuxième année, il a perdu ses parents. Miracle, je les consolé et nous sommes devenus des amis, en quelques sortes. Seulement Potter est un mec compliqué et je n'arrive pas à le cerner. Je me suis pris la tête avec ça pendant des mois et des mois. Jusqu'à ce que je l'oublie pendant un temps. Seulement, voilà que Monsieur, se met à me draguer, pour je ne sais quelles raisons. Entre blagues salaces et ignorance totale, je ne l'ai pas suivie. Passons, un soir, alors que j'étais aux bords du lac, il est venu me chauffer en me racontant qu'il m'observait depuis longtemps, soit disant parce que j'étais soudainement interessante. Nous nous sommes embrassés, puis au moment ou les choses devenaient de plus en plus osées, je suis partie en courant. Il a multiplié les approches de ce genre, si bien que à chaque fois que je le voyais j'avais envie qu'il me saute dessus ! Je suis même aller jusqu'à l'observer avec une de ses conquêtes ? Pathétique, non ? C'est depuis ces nombreuses péripéties, que je suis effectivement exciter à chaque fois que je le vois ! Et ne me regarde pas comme si j'étais une licorne sans corne !

-Lily, tu m'impressionne !

-Ah oui ? C'est drôle parce que je m'impressionne moi-même ! Quelle coïncidence. » N'importe qui aurait quitté la pièce en courant en voyant mon visage enragé, mais Jane était tellement habituée à mes crises d'hystéries qu'elle savait désormais adopter un comportements calme et docile lorsque j'explosais.

Je lui tournais le dos et sortie de la chambre sans aucune parole. Je descendis quatre à quatre les marches de l'escalier et j'attérie dans la cuisine.

« Tiens, Evans ! Alors comme ça avec...

-Ne commence pas à m'ennuyer avec ça, Black ! Je te jure que j'ai encore moins de patiente qu'avant !

-Moi, je disais ça pour lancer la conversation.

-Ah oui ?! Depuis quand tu sais tenir une conversation toi ?

-Depuis environ seize ans. Voyons Lily pourquoi tu m'agresse tout le temps quand j'essaie de sympathiser avec toi ?

-Peut-être parce que je n'ai jamais eu envie de sympathiser avec toi ! Toi et Potter c'est du pareil au même. Vous croyez que tout vous ais dus...

-Lily, tu es sur que ca va ?

-Non, ca ne va pas. Ca se voit tant que ça ?

-Pas tant que ça. Tu as toujours était désagréable avec moi. Je n'ai jamais rien compris, en vérité. C'est vrai, lorsque je te fais des compliments sur ton physique, tu m'envoie des claques et lorsque j'essaie de te parler tu te braques en me hurlant dessus !

Il commençait vraiment à s'énerver à présent. Il était descendu de la table où il était assis, une pomme à la main. Je reculais instinctivement.

-C'est quoi ton problème ? Renchérit-il

-Mon problème, l'unique source de mes problèmes c'est ton meilleur ami ! Tu veux un dessin ? Je crois qu'il t'as suffisamment raconter l'histoire avec une multitude de détails ! Hurlais-je, hors de moi. Pourquoi fallait-il qu'ils s'acharnent tous sur moi le même jour ?

-C'est ta mauvaise semaine du mois ?

Je le fixais, puis exploser littéralement de rire. Il se gratta l'arrière de la tête.

-Tu es vraiment bizarre. C'est possible de changer aussi vite d'humeur ?

-Écoute, j'en suis la preuve formelle. Non ?

Il me regarda sceptiquement. Je décidais immédiatement d'adopter une attitude décontractée. Après tout, j'allais bien devoir faire un effort. Sirius était quelqu'un d'agréable et même si son humour laissé à désir, il n'empêchait qu'il venait de me remettre de bon humeur tout en me faisant réagir à propos de mon comportements vis à vis de lui. C'était vrai, je n'avais jamais cherché à le connaître et en disant ces mots je n'avais pas réfléchie et m'étais laissé emporter par ma colère.

-Désolée, Black.

-C'est rien, je peux comprendre qu'avouer à Cornedrue...certaines choses... un peu... disons contrariantes pour quelqu'un comme toi... soit difficile. D'autant plus que tu n'as pas l'air d'apprécier le changement.

-Je... me suis légèrement laissé emporter quand j'ai dit tout cela...

-Bien sûr Lily Chérie.

-Dis donc, on dirait que les choses ont changées par ici. »

Je me tournais vers l'entrée. Le plus intelligents des Maraudeurs sans doutes, était appuyés contre le battant de la porte. Remus Lupin. Il aurait pût paraître beau s'il n'avait pas l'air constamment malade et affaiblie. On lui trouvait néanmoins un charme, peut-être étais-ce ses yeux miel si irréel où son calme impressionnant qu'il avait le don de gardé même dans les situations les plus délicates. De tous les Maraudeurs c'était sans doutes le plus raisonnable et polie.

-Salut, mon Lunnard adoré. T'es petits problèmes pileux se sont-ils arrangée depuis le temps ? Lança Sirius avec un clin d'oeil.

-Ma fois, Patmol. Tu sais bien qu'il ne peut pas y avoir d'améliorations.

J'ignorais à quoi ils faisaient allusions mais ne cherchait pas à comprendre les sous-entendus. Les blagues des Maraudeurs étaient souvent dépourvues de sens et d'intelligence.

-Queudver ne devait pas arriver avec toi ?

-Il a eu un empêchement... Je n'ai pas trop compris, il a juste dit qu'il devait passé les vacances avec ses parents, pour une fois.

Ils se regardèrent un moment dans les yeux puis en un mouvement imperceptible de la tête, changèrent de conversation. Il semblait y avoir, encore une fois, un tas de saletés sous cette histoire.

Je devrait une fois de plus me contenter de faire mes propres recherches moi-même, puisqu'il ne me diraient rien de toute manière.