Désolée pour ce léger retard. C'est malheureusement bientôt la rentrée et je risque de moins pouvoir mettre les nouveaux chapitres (première année en prépas...). En attendant, voici un nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaira. Enjoy !

Disclaimer : Rien n'est à moi... sauf Jonsy (Tony m'a contaminé ^^) !


Chapitre 10

Durée de la cavale : 16 jours

Tony et Ziva descendirent du taxi qu'ils avaient pris à Atlanta. Tous deux glissèrent leurs lunettes de soleil sur leur nez et observèrent l'endroit où ils se trouvaient. C'était un entrepôt abandonné à l'extérieur de la ville. Des graffitis s'étendaient sur les murs, le métal était rouillé, les vitres étaient pour la plupart brisées. Un silence étrange régnait, troublé par le bruit de leurs pas sur le béton.

Arrivés devant la porte qui les mènerait à l'intérieur, les deux agents échangèrent un regard. Tout allait réellement démarrer à l'intérieur. Tout ce qu'ils avaient traversé n'était rien comparé à ce qu'il y avait dans cet entrepôt. Tous deux en avaient conscience, mais ils savaient que ça devait être fait ils n'avaient pas le choix s'ils voulaient pouvoir s'en sortir.

Tony poussa la porte et Ziva entra. Immédiatement, ils repérèrent six hommes au centre, lourdement armés. Leurs yeux, cachés derrière les lunettes, parcoururent l'entrepôt. Ils virent trois autres hommes sur les passerelles en hauteur, également armés. Ils se doutaient qu'il y en avait d'autres quelque part, hors de vue. De toute façon, qu'il y en eût d'autres n'avait pas d'importance : ceux devant eux étaient amplement suffisants pour les arrêter puisqu'ils n'avaient plus qu'une seule arme.

Ils avancèrent d'un pas ferme vers les hommes au centre, reconnaissant leur « contact » avec Bachir qu'ils avaient rencontré quelques jours plus tôt. La machine était en route, ils ne pouvaient plus reculer désormais.

« Peoria Freene ! Le grand Peoria Freene ! »

Tony eut un léger sourire en coin. Ziva attrapa son bras et eut un sourire fier, bien qu'elle ne fût pas vraiment fière d'être avec le grand Peoria Freene. Tout dépendait de leur rôle et de leur jeu. Un seul faux pas, un seul faux mouvement, une seule mauvaise parole et ils pouvaient finir morts en moins de temps qu'il n'en fallût pour le dire.

« Jonsy. »

L'homme grimaça. « C'est Jones. Evite les surnoms. »

Les lèvres de Tony s'étirèrent en un sourire. Lui ? Eviter les surnoms ? Cela risquait d'être dur.

« Très bien, Jones. Charmant accueil, dois-je dire. Ce sont tes hommes ou ceux de Bachir ? »

« Mes hommes. » Il eut un sourire tandis qu'il redressait fièrement le menton. « Passons aux choses sérieuses, tu veux. »

« J'attendais que ça. »

« Bachir te connait. Il est heureux d'savoir qu'tu l'as choisi lui. Mais il ne veut pas qu'tu te convertisses. »

« Il a décidé d'agrandir son terrain de jeu. »

Tony força un sourire. Il ne voulait pas revivre ça, il ne voulait pas avoir à vendre des femmes à nouveau. Il sentit la main de Ziva serrer un peu plus son bras. Leur échange muet et leurs inquiétudes passèrent fort heureusement inaperçus aux hommes en face d'eux.

« Ouais. La drogue, ça marche bien, mais les femmes… »

« Je vais avoir besoin d'hommes. »

« En voici deux. J'suis ton contact. Tout c'que tu veux, tu m'le fais savoir, Freene. Clair ? »

« Clair. » Tony observa les deux hommes que lui avait montrés Jones et remarqua qu'ils étaient plutôt jeunes. Ils ne devaient pas être dans le réseau depuis longtemps. « Besoin de douze femmes pour commencer. D'une carte de la ville avec la position de tous les hommes célibataires qui seraient prêts à payer. Tu peux faire ça, Jones ? »

« Douze ? Il m'en manque six. J'peux faire. Quand à la carte, va falloir qu'tu trouves tes clients tout seul. »

Tony eut un sourire. Evidemment. Ça allait être un peu plus compliqué que prévu, mais il fallait bien qu'il essayât.

« Dis Freene. Tu crois qu'je pourrais avoir une femme gratis ? » demanda Jones en passant son regard sur Ziva. « Une qui lui ressemble tant qu'à faire. J'aime les femmes fortes comme elle. »

« Tout dépend des femmes que tu m'apportes. On verra bien. »

« Et juste un truc, Jones » dit Ziva, s'exprimant pour la première fois « je suis pas à vendre, et je n'ai pas peur de te tailler en pièces. »

« T'as vraiment eu l'gros lot. Où l'as-tu trouvée ? »

« C'est elle qui m'a trouvé. »

Sur ces mots, Tony lui lança un sourire avant de se retourner, entrainant la jeune femme avec lui. Les deux hommes que Jones lui avait assignés les suivirent. Ils venaient de passer la première étape : ils étaient entrés dans la partie. Ils ne leur restaient plus qu'à y rester, ce qui n'était pas aussi simple que ça en avait l'air.


Gibbs fixait l'homme en face de lui. Il était assis dans cette salle d'interrogatoire depuis dix minutes à présent, fixant leur suspect sans rien dire, patientant simplement. Il sentait que l'homme allait bientôt craquer, que ce n'était plus qu'une question de secondes.

Pourquoi était-il dans cette salle d'interrogatoire à interroger un homme qui n'avait aucun rapport avec Tony et Ziva ? Parce que le directeur Vance les avait gentiment retirés de l'enquête en leur expliquant qu'ils ne pouvaient pas continuer à travailler avec le FBI car trop impliqués personnellement. La première réaction de Gibbs avait été de lui mettre son poing dans la figure. La seconde de quitter la pièce en claquant la porte. Il s'était contenté de n'exécuter qu'un regard noir et la deuxième réaction. Frapper Vance l'aurait soulagé, mais être viré était la dernière chose qu'il voulait.

Ils étaient donc de retour avec des enquêtes banales avec une équipe composée de deux membres seulement – bien que Gibbs sentait que le directeur ne tarderait pas à lui en assigner d'autres – depuis deux jours.

« Très bien, je l'ai tuée. Elle avait osé me tromper ! Je ne pouvais pas laisser ça impuni ! »

Gibbs soupira et se leva. Il avait les aveux, il pouvait donc partir. Il quitta la pièce et se dirigea vers les bureaux. Il vit McGee, qui jouait avec un stylo. Le moral de l'équipe était au plus bas. Même lui ne se sentait pas d'attaque pour résoudre des enquêtes ou retournait dans cette routine sans ses deux agents. A quoi pouvait servir l'équipe ainsi ?

Gibbs avait la réponse : à rien.

Malheureusement, personne ne l'écouterait. Il pouvait hurler, frapper, faire tout ce qu'il lui chantait, Vance ne reviendrait pas sur sa décision. Mais il pouvait cependant s'estimer heureux que Fornell fût toujours sur l'affaire, ainsi l'agent du FBI lui communiquait tout ce qu'ils apprenaient. Même si pour l'instant, il n'y avait pas grand-chose de neuf.

« Il a parlé ? »

« Oui, il a avoué l'avoir tuée pour la punir de l'avoir trompé. »

McGee hocha la tête. Deux jours complets sur cette enquête pour arriver à cette conclusion ? C'était définitivement pathétique. Ils devraient être en train d'essayer de retrouver Tony et Ziva, et non en train de résoudre des enquêtes stupides comme celle-ci.


Abby entra dans la salle d'autopsie et sourit à Palmer, qui la quittait. Elle l'observa sortir et bloqua la porte derrière lui. Contente d'elle, elle se tourna vers Ducky, qui la regardait étrangement. Elle s'avança vers lui et sortit son portable. Il comprit immédiatement et eut un sourire en coin à son tour. Tous deux s'installèrent autour d'une table vide et la jeune femme composa un numéro.

« Allo ? » fit la voix d'une femme.

« Ziva ? C'est Abby et Ducky ! » souffla la gothique, voulant éviter que quelqu'un ne pût l'entendre.

« Bonjour à tous les deux. »

« Bonjour à toi aussi ma chère. Comment vas-tu ? » l'interrogea Ducky.

« Très bien, merci Ducky. Comment allez-vous tous les deux ? »

« Bien. Tony n'est pas avec toi ? »

« Il est occupé. »

« Ne faites rien qui vous mette en danger. »

« Ne t'en fais pas Abby. Nous faisons attention. »

« L'équipe a été retirée de l'enquête. Maintenant c'est l'équipe de Fornell seule qui doit vous retrouver, » l'informa-t-elle.

« Doit-on prendre cela pour une bonne nouvelle ? »

« Ils n'ont rien de plus. »

« Ziva, dis-moi, est-ce Tony qui a trouvé les cartes de crédit de son père ? »

« Euh… Oui. »

« En utilisez-vous encore ? »

« Oui. Mais Tony dit que son père a des dizaines de cartes, alors d'après lui, c'est sûr. »

« Ziva. Vous ne devez plus les utiliser. »

« Pourquoi ? »

« Le FBI surveille tous les comptes en banque du père de Tony depuis qu'ils ont appris. Ils surveillent les dépenses qui ont lieu. »

Ziva ne répondit pas. Les deux amis échangèrent un regard inquiet. Ils entendirent ensuite du bruit venant de l'appareil. Ils froncèrent les sourcils et attendirent, espérant de tout cœur que tout allait bien. Ils voulaient les aider et c'était la seule façon qu'ils avaient trouvée : leur donner au fur et à mesure les informations sur l'enquête en cours qu'Abby parvenait à trouver.

« Abby ? Ducky ? »

« Tony ! » s'exclama la jeune femme en entendant sa voix. « Ziva t'a dit ? »

« Oui. Ne t'en fais pas, on va trouver une solution pour avoir l'argent qu'il nous manque sans utiliser les cartes de mon père. »

« Anthony, ne vous mettez pas en danger. Laissez-nous essayer de vous innocenter. »

« Je crois qu'il est trop tard pour ça, Ducky. On est dedans jusqu'au cou maintenant. »

« Qu'avez-vous fait ? »

« On est infiltrés, Abby, » répondit Ziva. « Tony est un puissant dealer et je suis sa femme. »

« Une très belle femme qui a rendu jaloux notre contact. »

Abby et Ducky sourirent. Certaines choses ne changeaient pas. Tony était toujours le même, quelque que fût la situation.

« Faites quand même attention à vous. »

« Abby, je te le jure. D'ailleurs, vous allez être les premiers à l'apprendre ! » Ils pouvaient tous les deux entendre le grand sourire de l'italien dans sa voix.

« Tony. » La menace était claire dans la voix de l'Israélienne. Que pouvait-il se passer entre ces deux-là ?

Soudain Abby écarquilla les yeux en comprenant.

« Vous êtes ensemble ? »

« Je n'ai même pas eu besoin de le dire ! » s'exclama Tony.

C'était clairement adressé à la jeune femme avec lui, plus qu'à eux. Ducky secoua la tête.

« Je suis très heureux pour vous, Anthony, Ziva. »

« Merci Ducky » souffla Ziva, un sourire aux lèvres.

« Je suis tellement heureuse ! Si j'étais avec vous, je crois que je vous sauterai dans les bras à tous les deux ! Et dire qu'il a fallu que tout ça arrive pour que vous vous rendiez enfin compte de vos sentiments l'un pour l'autre ! Je ne suis même pas là pour voir ça ! C'est vraiment injuste ! Mais c'est super pour vous ! Vraiment ! »

Le rire du couple résonna à travers le téléphone dans la pièce vide. Ducky posa une main sur l'épaule d'Abby pour l'arrêter. Elle lui fit un sourire d'excuses et se reprit.

« Je suis heureuse pour vous deux. »

« Merci Abby. On savait que ça te ferait plaisir. »

« On va devoir y aller, mais merci d'avoir appelé. Ça fait du bien d'entendre vos voix. »

Ils se dirent au revoir, essayant d'oublier que c'était peut-être un adieu. Lorsqu'Abby raccrocha, elle ne put s'empêcher de commencer à pleurer et se réfugia dans les bras du médecin légiste. C'était trop dur pour elle. Dès qu'elle entendait leurs voix, tout allait mieux. Mais la séparation n'en était alors que plus forte et plus insupportable. Si seulement tout pouvait revenir dans l'ordre. Elle aimerait tellement les revoir enfin sains et saufs. Et ensemble.

Cette pensée la fit sourire. Elle ne parvenait toujours pas à croire que ses deux amis étaient enfin ensemble, après toutes ces années passées à se tourner autour, il était vraiment temps. Quel dommage que ce fut dans de telles circonstances…


Durée de la cavale : 17 jours

Tony entra dans l'entrepôt, suivi de Ziva, comme la veille. Il se dirigea avec, aux lèvres, le sourire le plus agaçant qu'il pouvait faire. Un sourire qui lui avait toujours valu bien des problèmes et qui risquait de lui en apporter d'autres, mais c'était ce qu'il cherchait : montrer qu'il n'était pas prêt à se laisser marcher sur les pieds et encore moins à les laisser les mener par le bout du nez, qu'il se moquait de s'attirer des problèmes.

Il s'avança vers son contact et s'assit à côté de lui. Il attrapa la main de Ziva, qui s'était arrêtée derrière lui, et la tira vers lui, l'installant sur ses genoux. Elle lui sourit et passa ses bras derrière sa nuque.

« Peoria Freene. »

« Jonsy. »

Ce dernier ferma les poings et serra, se retenant de dire quoi que ce fût. Mais il n'était pas prêt à se laisser marcher sur les pieds non plus.

« J'ai tes filles. »

« J'ai mes clients. »

« Si vite ? »

Tony se contenta d'un sourire énigmatique. Il haussa les sourcils en direction de Jones et attendit que celui-ci daignât lui indiquer les filles. Ziva se mit à jouer avec les boutons de sa chemise, semblant être distraite, mais écoutait attentivement, observait les moindres mouvements des hommes derrière Tony, prête à intervenir au moindre mouvement suspect. Ils jouaient un jeu risqué, mais ils le devaient s'ils voulaient pouvoir finir par s'innocenter.

« Mikael. Les filles. »

Un homme au fond de l'entrepôt ouvrit une porte menant à une salle secondaire. Il en ressortit avec une dizaine de filles, toutes terrifiées et recouvertes e crasse. Leurs vêtements étaient déchirés, leurs cheveux totalement décoiffés certaines semblaient ne pas avoir mangé depuis plusieurs jours.

Ziva et Tony retinrent des paroles qu'ils auraient pues regretter. Comment pouvait-on traiter ainsi des personnes ? Ils n'avaient qu'une seule envie : les prendre et les entrainer loin de cet endroit, mais ils ne pouvaient pas. Ils avaient signé un pacte avec le diable et allaient devoir l'honorer. Quelque qu'ne fût le prix à payer. Aussi repoussant fût-ce ce pacte.

Tony tapota la cuisse de Ziva qui comprit aussitôt. Elle se leva et se plaça à côté de la chaise qu'il occupait, comme une fille bien sage, et parfaitement obéissante. Ils étaient les seuls à savoir que ce n'était qu'une illusion : elle était tout sauf sage et obéissante.

« J'm'attendais à mieux. »

« Pardon ? » Tony retint un sourire devant l'expression abasourdie de Jones. Il ne s'attendait pas à ce qu'il se conduisît comme un mouton bien docile, tout de même ?

« J'ne peux pas vendre des filles qui n'ressemblent à rien. Regarde ça ! »

Il se leva et s'approcha de la première qui eut un mouvement brusque de recul. Il lui attrapa le menton et tourna sa tête vers l'homme. Elle lui semblait plutôt jolie, mais surtout très jeune malgré l'état dans lequel elle se trouvait. Ses yeux bleus avaient perdu l'éclat qu'ils devaient cependant avoir auparavant et son visage, sale, était fin et présentait un nez aquilin au-dessus d'une buche pleine et fine, dont le sourire devait réchauffer bien des cœurs. Mais il ne devait pas être apparu depuis bien longtemps maintenant.

« Elles ont besoin d'nouveaux vêtements, d'une douche, si ce n'est plus. Leur coiffure n'ressemble plus à rien. Et elles sont trop maigres. Depuis quand n'ont-elles pas mangé ? »

« T'as tes douze filles, tu devrais être heureux ! »

« Heureux ? Tu m'as rendu l'boulot deux fois plus dur ! J'dois en plus les rendre présentables ! Achèterais-tu une salade qui semble être décrépi ? Non ! »

Dire que Jones était stupéfait était une litote. Il était complètement abasourdi, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte. Ziva en aurait presque ri. Tony avait parfaitement bien joué le vendeur à qui on avait refourgué de la mauvaise marchandise il avait été plus que convaincant. Elle s'y serait presque laisser prendre si elle n'avait pas su que ce n'était qu'une façon d'améliorer le niveau de vie des filles enlevées par ces types.

« Tu… Tu ne peux pas m'parler ainsi ! »

« Très bien, alors ne t'attends pas à ce que j'puisse vendre qui que ce soit. Une fille terrifiée et sale est invendable. Ces douze filles sont invendables par ta faute, Jonsy. »

Il serra les poings un peu plus fort et serra les dents. « Ne m'appelle pas Jonsy, » siffla-t-il.

« Alors ne m'rends pas la tâche difficile. »

Jones grogna et finit par acquiescer. Tony retrouva le sourire et lâcha la fille qu'il tenait toujours. Celle-ci s'éloigna immédiatement de lui, terrifiée. Elles l'étaient toutes après cet échange dans lequel elles avaient parfaitement compris ce qui allait leur arriver.

L'italien avait envie de les rassurer, mais il ne pouvait. Il se contenta de s'approcher de Jonsy, le dominant par sa taille et lui lança un de ses sourires les plus moqueurs. Jones le fusilla du regard et tenta de l'intimider, mais Tony ne s'y laissa pas piéger. Il était bien plus fort que lui à ce jeu-là, après toutes ces années passées aux côtés de Gibbs. Il était devenu un expert pour faire face à Gibbs, alors Jones n'était rien à côté. Absolument rien. Il allait vite apprendre que, même s'il était leur contact, il n'était pas le maitre de la situation.

Loin de là.

« J'les emmène et j'répare l'erreur stupide que tu as faite. »

« Comm'tu voudras. »

« J'espère avoir été clair pour la prochaine fois. »

« S'il y a une prochaine fois, Freene. »

« Fais-moi confiance, y'en aura une. »

Sur ces mots, Tony attrapa la main de Ziva et s'éloigna, les deux hommes assignés par Jones le suivant, entrainant avec eux les douze femmes que le couple allait devoir vendre pour gagner la confiance de Jones et de ses supérieurs. Cela promettait d'être long et dur, mais c'était un passage obligé s'ils devaient s'innocenter. Ils n'avaient malheureusement pas le choix.

L'italien grimpa dans la décapotable noire qu'il avait achetée et ferma la portière. Ziva grimpa à son tour dans l'habitacle et ils démarrèrent. Elle l'observa et remarqua la façon dont sa mâchoire était serrée, ses mains agrippées fermement autour du volant.

« Tony, rien ne t'oblige à continuer. »

« Si je ne le fais pas, on restera pour toujours en cavale. Tu sais aussi bien que moi qu'on n'a pa le choix. Je dois le faire. »

« Tony… Laisse-moi au moins faire quelque chose. Ces souvenirs qui remontent ne sont pas bons pour toi. Ne prends pas tout sur tes épaules. »

Il hocha légèrement la tête. Elle posa une main sur son bras et il tourna la tête vers elle. Juste un instant. Mais ce fut suffisant pour qu'elle vit ses yeux et une lueur qu'elle n'avait pas l'habitude d'y voir.

De la peur.


Et voilà un autre chapitre ! Dites-moi ce que vous en pensez.

AngelShep