Auteur : Neko

Disclaimer : Bleach appartient à son auteur, Kubo Tite. Je me suis réservé des droits que sur quelques personnages seulement.

Note I : Bonsoir ou Bonjour à vous tous qui lisez mon histoire ! D'abord j'aimerais vous dire à tous (enfin ceux qui lisent) que je suis, pour l'instant, ravie que mon histoire vous plaisent, ensuite que vos commentaires m'ont fait très chaud au cœur ! Et que j'espère que ce chapitre 10 vous plaira !

Note II : J'ai encore essayé de m'appliquer au niveau de la grammaire, de l'orthographe et de la variation de vocabulaire, et j'ai même essayé de faire un effort niveau de la cohérence des situations ! Bref en tout cas, je suis bien heureuse de pouvoir enfin publier, je suis vraiment désolé pour le retard mais à chaque fois, j'ai toujours un problème avec un format de fichier ou alors, ça me sort de l'esprit. Il faudra aussi me faire penser à dire à ma bêta-lectrice (qui fait un excellent travail au passage, je la remercie) qu'elle doit m'envoyer le chapitre 12 ... (qui sera bientôt publié ... enfin .. heu ... espérons pour vous ._.)

Note III : Je remercie une fois de plus ma bêta-lctrice, Idiote, pour son super travail. Au passage, je n'ai toujours pas mis à jours les autres chapitres, mais je vais essayer de le faire ... Bientpot. Je crois. Je pense. ... J'espère.

En tout cas, voici le chapitre 11 ! Qui j'espère, ne vous ennuiera pas trop !

J'attends vos impressions avec impatience !

Bonne lecture !


Welcome to the Black Circus

11. Stranger meet Stranger [Reprise 2]


Une fois qu'elle eut enlevé plus de la moitié du papier, l'homme aux cheveux blancs crut que son cœur allait s'arrêter de battre.

« Momo…C'est…D—Des…Momo…Est-ce que tu es… »

Les mots restèrent totalement coincés dans sa gorge.

« Oui. » Affirma-t-elle, en baissant les yeux. « Je suis enceinte.»

.&.

La fin du mois de mars avançait lentement mais sûrement dans la petite ville tranquille de Karakura. Malgré le fait que celle-ci glissait doucement dans le printemps, les températures du rigoureux hiver précédent n'avaient guère augmenté. Tous étaient encore emmitouflés dans leurs manteaux, leurs vestes, leurs écharpes et pour ceux qui avaient plus de chance, dans leurs pantalons.

Mettre un pantalon. Après être sortie de chez elle, Hitsugaya—anciennement Hinamori—Momo ne trouvait plus cette idée aussi idiote et ce vêtement aussi démodé.

Emmitouflée dans son manteau couleur pêche, son écharpe rose pâle, sa robe en laine noire, ses collants gris et ses bottes, la pauvre fleuriste tremblait aussi fort qu'une feuille bousculée par le vent d'hiver.

« J'aurais peut-être dû demander à Shiro de m'emmener…Au lieu de prendre le bus. » Grelotta-t-elle, en guettant son arrêt, assise sur siège près de la sortie. «…J'aurais peut-être dû aussi lui dire que le rendez-vous était aujourd'hui… »

La sonnerie distincte du bus qui s'arrêtait retentit dans le véhicule presque vide. Momo bondit presque hors de son siège et descendit du transport en commun. Aussitôt que l'air frais de la saison l'atteignit, elle enfonça ses mains dans ses poches et son visage dans son immense écharpe, et se dirigea d'un pas assez pressé vers la clinique qui se trouvait au bout de la rue.

Alors qu'elle bravait le froid avec courage en pensant à des milliers de choses à la fois, quelque chose d'inhabituel attira son attention. Quelque chose qui se trouvait sur le parking de la clinique et cette chose ressemblait étrangement à la Subaru Legacy gris métallisé que possédait son mari. D'ailleurs, l'homme qui se tenait debout à côté de la voiture ressemblait, lui aussi, étrangement à son mari qui dès qu'il l'aperçut jeta sa cigarette sur le bas-côté.

Mais ce n'est pour autant que la fleuriste s'arrêta dans sa marche, elle continua, continua, continua…Et alors qu'elle arrivait presque au niveau de l'homme qui n'était autre que son mari, et qui n'avait pas l'air très heureux, elle n'eut qu'une envie : se mettre à courir. Très loin. Et très vite.

Momo s'arrêta et ravala sa salive lorsque Toshiro s'approcha d'elle, avec cet air renfrogné collé au visage.

« Salut... » Fit-il, presque hostilement. « C'est gentil de ta part de m'avoir rappelé que ton rendez-vous chez le médecin était aujourd'hui, j'ai presque pas flippé quand j'ai vu que t'étais plus dans le lit, encore heureux…T'avais laissé l'adresse près du téléphone. »

« Chéri, commence pas s'il te plaît … » Dit-elle en baissant la tête, sachant très bien qu'elle était en tort. « Je ne voulais pas que tu viennes parce que je sais que tu n'es pas encore prêt. »

« Momo, on a déjà parlé... »

« Je sais, et c'est pour cela que je le dis encore : je n'ai vraiment pas envie de te brusquer, j'ai vraiment envie que tu prennes ton temps pour digérer ce truc…Plutôt énorme. » Rit-elle à moitié. « Je te connais, et je sais qu'un mois, c'est pas encore assez pour toi. »

« On s'en branle de tout ça ! » Réagit-il brusquement. « Je suis pas assez salaud pour te laisser aller toute seule à la première échographie. » Expliqua le guitariste en se grattant l'arrière du crâne dans un geste de gêne.

« C'est gentil. » Sourit la fleuriste avant de fondre entre ses bras dans une étreinte innocente. « Mais c'est vraiment important pour moi que tu prennes ton temps, je voulais vraiment pas t'obliger à venir. »

« Non…C'est juste…Que…C'est un peu dur d'y croire. »

« Même avec les douze tests de grossesse que tu m'as fait faire pour que l'on soit vraiment fixés sur le sujet ? » Rit-elle, en se détachant de son compagnon pour se diriger vers la clinique en lui tenant la main.

« Soit pas bête. »

Suite à quelques secondes de marche vers la clinique, le guitariste à la chevelure blanche poussa la porte vitrée du bâtiment afin que lui et sa femme puissent y rentrer. Ravie d'entrer dans un endroit où il faisait chaud, la fleuriste ouvrit son manteau et desserra l'écharpe qui se trouvait autour de son cou . Quant à son mari, il n'avait pas vu l'utilité de s'habiller aussi chaudement qu'elle puisqu'il adorait les temps assez frais, ce qui expliquait parfaitement la raison de sa tenue qui se constituait simplement d'une veste en cuir, d'un jean et d'un tee-shirt blanc.

Le jeune couple s'approcha du bureau de l'accueil, qui était blanc, exactement comme le reste du bâtiment, où siégeait une femme d'un âge assez avancé qui griffonnait sur un grand cahier. Momo, qui était évidemment la plus civilisée et la moins connue du couple, s'avança et demanda l'attention de la femme en blanc.

« Excusez-moi… ? » Fit-elle, pour avoir son attention.

« Que puis-je faire pour vous ? » Demanda la femme plus âgée, sans vraiment lever les yeux vers les deux jeunes personnes.

« Je…Enfin…Nous avions rendez-vous avec le docteur Unohana. » Expliqua la petite brune.

« Votre nom ? »

« Hitsugaya. » Répondit Toshiro.

« Je suis désolée, le docteur Unohana est actuellement en arrêt maladie. » Dévoila placidement la femme âgée. « Ce sera donc le docteur Takahashi qui vous recevra. »

Momo parut quelque peu prise de court. Le docteur Unohana était sa gynécologue traitante depuis qu'elle était entrée au lycée. C'était bien la première fois qu'elle allait avoir affaire à quelqu'un d'autre. Elle jeta un coup d'œil à Toshir,o qui n'avait pas l'air plus dérangé que cela.

« Le docteur Takahashi devrait vous recevoir dans quelques instants. En attendant qu'elle arrive, je peux déjà vous permettre de vous installer dans le cabinet. »

« Merci beaucoup. » Gratifia la brune en suivant l'infirmière qui les mena dans le petit cabinet.

En y entrant, Toshiro fut mis quelque peu mal à l'aise par la décoration du bureau du docteur Takahashi. Les murs étaient blancs, le sol recouvert d'une moquette bleue grisâtre. Il y avait également un bureau en bois à côté d'une fenêtre, et une décoration omniprésente sur les femmes enceintes : des schémas, des dessins, des photos de bébés, des figurines explicatives…

Hitsugaya repris sa respiration tandis que Hinamori ôtait son manteau et son écharpe pour s'asseoir sur le fauteuil prévu à cet effet.

Un mutisme s'installa entre les deux jeunes gens pendant quelques instants, mais qui parut une éternité pour le couple. Le guitariste essayait de ne pas montrer qu'il était fortement impressionné par la décoration quant à la fleuriste, elle se trifouillait le bout des doigts.

« Je le dis une nouvelle fois. Tu n'étais pas obligé de venir. » Assura-t-elle. « Je veux pas te brusquer surtout si tu veux prendre ton temps pour digérer la chose… »

« J'ai dit que ça allait. » Répondit-il sans la regarder, sachant très bien qu'il avait tort et qu'elle avait raison.

Avant même que sa femme n'ait pu réagir, la porte du cabinet s'ouvrit et une femme de taille moyenne entra à moitié dans la pièce. Sa tête était encore à l'extérieur.

« Il faudrait que tu demande à Rei si sa femme a bien reçu les magazines que je lui avais envoyés. » Cria-t-elle à travers le couloir. « Et couvre-moi cette poitrine, on dirait que tu vas donner un strip-tease. La température aborde le zéro degré, nom de dieu. »

Un grognement se fit entendre de l'autre côté de la porte tandis que la femme médecin entra dans la pièce. À son allure et son très léger accent, Toshiro déduisit qu'elle n'était pas de la région, encore moins du pays.

La jeune femme avait de longs cheveux noirs bouclés, une peau hâlée, des yeux noirs en amande, et en dessous de sa longue veste blanche et de son stéthoscope, elle était vêtue d'une robe mi-longue vert émeraude et d'une paire d'escarpins noirs. Le docteur Takahashi se présenta à ses patients :

« Bonjour, je suis le docteur Takahashi Kei. » Fit-elle placidement, en regardant le document qu'elle avait entre les mains. « Vous devez être Hitsugaya Momo, venu pour sa première échographie. » Continua-t-elle sans la regarder.

Momo ânonna un faible « oui » en réponse alors que son mari continuait d'examiner le médecin. Il avait l'impression d'avoir déjà vu la forme de son visage quelque part, mais il n'était pas sûr de pouvoir dire où exactement.

« Je peux vous aider, monsieur ? » Questionna Kei, en levant un œil vers le guitariste, remarquant que ce dernier la fixait.

« Non. »

« Alors enlevez votre bonnet. » Ordonna-t-elle sèchement, toujours en train de regarder son dossier, avant de rediriger son attention vers la jeune femme enceinte. « Première grossesse ? »

« Est-ce qu'elle à l'air d'avoir déjà eu une dizaine de gosses ?.» Grognassa Toshiro qui s'apprêtait à enlever son bonnet.

« Ce n'est pas à vous que je m'address—» La femme médecin se stoppa net dans sa phrase lorsqu'elle vit Hitsugaya enlever son bonnet et se passer une main dans les cheveux. « Oh mon dieu, dites moi que je rêve…Vous êtes Hitsugaya Toshiro : le guitariste de The Black Parade ! » S'écria-t-elle en lâchant son dossier.

Génial, fallait qu'on tombe sur une groupie ! Gronda intérieurement le guitariste en fusillant le médecin du regard.

« Oooh…C'est une caméra cachée, c'est ça ? » Annonça le docteur Takahashi en fouillant le cabinet du regard dans l'espoir de trouver une caméra et des gens qui seraient en train de se moquer d'elle. « Ou alors, vous êtes une fan dévergondée qu'il a foutue enceinte par accident. » Accusa-t-elle en pointant Momo du doigt.

Avant même que Momo n'ait pu répondre, indignée, le visage de son mari se déforma dans une expression de colère. Il pointa sur le docteur un doigt accusateur.

« Bon, écoutez-moi : pour commencer, vous allez éviter d'insulter ma femme, ensuite vous allez arrêter vos conneries, et pour finir vous aller faire votre boulot tranquillement. » Exigea Toshiro, furieux. « ….Et vous aurez peut-être un autographe. »

« Faut dire à votre mari de se relaxer… » Bredouilla le médecin, en tirant un tabouret pour s'asseoir près de sa patiente qui ne savait plus quoi répondre. « Je vais vous poser quelques questions avant de procéder à l'échographie, comme une sorte d'examen préliminaire, d'accord ? »

Une fois de plus Momo agita lentement la tête dans une approbation nerveuse tandis que le guitariste de Black Parade restait debout, les bras croisés, les sourcils emmêlés lui donnant un air mécontent.

« Vous avez des antécédents dans votre famille ? » Interrogea-t-elle. « Des maladies génétiques ou quelque chose comme cela ? »

« Je ne crois pas. » Répondit Momo, après quelques secondes. « Maman m'a toujours dit qu'une grossesse était une des choses les plus faciles au monde. »

«…Vous êtes bien naïve. » Rétorqua Takahashi en griffonnant sur son document, sans remarquer qu'elle se faisait tout à coup matraquer du regard par le guitariste. « L'un d'entre vous fume ? » Demanda-t-elle, en les regardant fixement.

« Moi, pourquoi ? » Répliqua Hitsugaya, en haussant le sourcil.

« …Elle est enceinte et vous fumez à côté d'elle ? » Interrogea le médecin, incrédule. « J'espère que c'est une blague… »

« Non, pas à côté…Mais je ne suis jamais très loin. »

« C'est si nocif que ça ? » Questionna innocemment Momo avec ses grands yeux couleur bronze.

« Vous devez vous foutre de ma gueule, là. » Réprimanda dangereusement le médecin. « Mais enfin, faites-la avorter, ça ira beaucoup plus vite ! »

« Je fume pas tant que ça. » Essaya d'assurer Toshiro, afin d'éviter l'habituelle réprimande contre cette habitude toxique, mais il croisa le regard accusateur de sa compagne. « Bon peut-être trois ou cinq par jour. »

Momo continua de le fixer.

« Chéri. »

« Entre six et neuf. »

Toujours ce regard fixe.

« Chéri. »

« Bon, d'accord, peut-être un paquet et demi…Par jour. »

« Vous devez faire le bonheur des distributeurs de cigarettes. » Grommela Kei, en griffonnant sur son dossier. « En tout cas, avec la grossesse de votre femme, je vous conseille pour votre bien à tout les deux, enfin à tout les trois, au mieux d'arrêter définitivement votre consommation excessive, au pire, de juste la ralentir. Mais c'est vous qui voyez, je ne suis qu'un médecin après tout. »

Hitsugaya roula les yeux au plafond en murmurant qu'il penserait sûrement à cette proposition. La femme à la peau hâlée posa son dossier sur une table voisine avant de se lever et de tirer vers eux une table blanche et roulante avec un étrange poste dessus, qui s'avéra être un échographe. La grande brune fit rouler l'échographe près de sa patiente et se rassit sur son tabouret.

« Attendez. » Intervint soudainement le guitariste. « Vous n'êtes pas supposée faire une déclaration de grossesse, avant de procéder à l'échographie ? »

Soudainement comme prise de panique, Momo se mit à se tripoter les doigts en trouvant un grand intérêt à ses pieds qui se tortillaient en bout de fauteuil/ La gynécologue, elle, leva à peine les yeux pour regarder le jeune homme.

« Pourquoi ? Elle est venue faire sa déclaration, il y a plus de deux semaines de cela. » Répondit-elle, placidement.

« Pardon ? » Réagit brutalement Toshiro avec ses sourcils qui se tricotaient dans une expression de contrariété.

C'est à ce moment, très bien choisi, qu'une jeune infirmière frappa à la porte du cabinet avant d'y entrer. Elle y passa brièvement la tête.

« Qu'est-ce qu'il y a Isane ? » Demanda Kei, d'une voix agacée.

La grande jeune femme ne lui répondit que par un sourire ennuyé.

« Pourquoi c'est toujours lorsque je m'occupe de ce service que les infirmières décident de se battre entre elles pour des histoires de cul ? ! » S'exaspéra le médecin en se levant pour sortir de la pièce. « Je reviens dans quelques instants. » Assura-t-elle en laissant la porte entrouverte.

« Toshiro… » Commença faiblement Momo, en tripatouillant sa robe. « Je peux t'expliquer… »

« Ah ! C'est clair ! En effet, explique-moi, comment cela se fait-il que tu sois déjà venue ici, sans m'avoir rien dit en plus ? » Répliqua-t-il, en serrant les poings. « Je suis quand même le père ! »

« Ah ? Tu trouves ? Ce n'est pas l'impression que j'ai eue récemment. » Rétorqua la brunette avec acidité.

« J'aide comme je le peux. »

« En attendant, c'est pas sur toi que je peux compter quand j'ai besoin qu'on me tienne les cheveux lorsque je vomis. »

Avant même qu'il ait pu répondre quoique ce soit, le médecin rentra de nouveau dans la pièce avec une trace de griffure sur la joue et quelques cheveux sur sa blouse blanche, des cheveux qui semblaient avoir été arrachés.

« Bon ! » Fit-elle, en se rasseyant. « On ne va pas passer trois heures sur cette échographie, couchez-vous et levez votre pull, s'il vous plaît. » Demanda-t-elle, en mettant la machine en marche tandis que la fleuriste s'exécutait.

Toshiro et Momo oublièrent très vite leurs petites rancunes à ce moment, sachant que le moment fatidique venait d'arriver.

« Ah…Désolée, il met du temps à s'allumer, cette saloperie. » Bougonna la femme, en tapant à plusieurs reprises sur machine de sa main gauche et tendant un tube de gel de son autre main. « En attendant, mettez un peu de ce gel sur son ventre, vous serez gentil. »

Hitsugaya tendit son bras pour attraper le tube, puis l'ouvrit doucement et s'apprêtait à en mettre un peu sur l'abdomen de sa belle lorsqu'il remarqua cette minuscule petite bosse qui se formait sur son petit ventre plat. L'homme aux cheveux blancs déglutit difficilement avant d'appuyer sur le tube, qui fit sortir la substance gélatineuse transparente dans un bruit horrible.

Momo, qui avait remarqué le léger moment d'angoisse de son mari face à son ventre, tourna la tête vers le médecin.

« Dites, docteur. » Fit-elle pour avoir l'attention de son médecin qui tentait d'allumer sa fichue machine. « C'est si dur que ça de s'occuper d'un enfant ? »

« Vous savez avec leurs airs de petits joufllus, ils ont l'air tout mignons, mais ce sont des monstres. » Dit-elle placidement alors qu'elle étalait la substance sur le ventre de sa patiente avec la manette de l'échographe. « Ça pleure, ça hurle, ça vit à vos crochets. Vous leur apprenez à parler et à marcher, mais plus tard vous leur direz de fermer leur gueule et de s'asseoir sous peine de vendre leurs organes sur le marché noir chinois. »

Alors que sa femme regardait son médecin avec des yeux ronds comme des soucoupes, Toshiro se pinçait le pont du nez en fermant les yeux, marmonnant quelque chose qui ressemblait fortement à : « Pourquoi Unohana est-elle tombé malade ? ! »

« Ah, il s'allume enfin ! » Constata-t-elle avec un sourire en commençant à faire rouler la manette sur le ventre de sa patiente. « Comme vous venez d'entrer dans la dernière phase du premier trimestre votre bébé ne devrait pas être trop dur à trouver… » Expliqua-t-elle, en cherchant le bébé en question.

Hitsugaya n'osait pas fixer l'écran, toujours effrayé par cette situation qu'il trouvait étrange. Étrange, oui. Il avait l'étrange impression de ne pas être prêt à s'occuper d'un enfant. Il avait déjà du mal à garder son mariage en une seule pièce avec The Black Parade, alors si on ajoutait un petit bébé à l'addition, les choses allaient s'avérer compliquées. Surtout que lui et Momo n'en avaient encore parlé à personne.

« Gotcha ! » Jubila soudainement le gynécologue, avec un excellent anglais.

Toshiro sortit de ses pensées lorsqu'il l'entendit crier,s puis il ouït un étrange petit son. Comme les battements d'un cœur. D'un tout petit cœur.

« Voici votre bébé. » Exultait le docteur face à sa découverte. « Et il m'a tout l'air d'être en parfaite santé et de se développer normalement. »

Le couple n'osa pas répondre tout de suit,e comme subjugué en découvrant qu'il y avait effectivement une petite vie qui se cachait sous ce petit ventre. Toshiro sentit la petite main de la fleuriste se glisser dans la sienne et la serrer. Il leva les yeux vers la petite brune et s'aperçut que ses petits yeux étaient humides, emplis de larmes de bonheur.

« Est-ce que l'on peut déjà dire si c'est un garçon ou une fille ? » Demanda Momo.

« …Bien, je n'aime pas donner de faux espoir à mes patients, mais ce petit-là m'a tout l'air d'être un garçon. » Répondit-elle. « Mais je préférais attendre votre quatrième ou cinquième mois de grossesse afin de le confirmer. »

La fleuriste tourna sa tête vers le guitariste avec un sourire et les yeux humides.

« T'as vu, c'est notre bébé. »

« Ouais, c'est notre bébé. »

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« Il est important que je vous revoie pour un frottis pour un dépistage d'un éventuel cancer du col de l'utérus, et quelques autres tests pour s'assurer que votre fœtus et vous soyez vraiment en bonne santé. » Exposait Kei, en rédigeant quelque chose sur son dossier alors que Momo se rhabillait après avoir nettoyé son ventre. « Essayez de repasser dans quelques jours ou quelques semaines. »

« D'accord. » Dit-elle docilement en enfilant son manteau, tandis que son mari remettait son bonnet en place après avoir signé un autographe au médecin qui débordait d'une joie immense.

« Oh, j'allais oublier. » Fit Kei, en se précipitant vers le couple qui allait sortir. « Voilà une photo de l'échographie, on en donne toujours une aux jeunes parents. »

Momo l'accepta avec plaisir et l'étreignit tendrement contre sa poitrine en remerciant son médecin qui lui souriait. Toshiro haussa juste un sourcil en se dirigeant vers la sortie.

Après s'être assurée que le jeune couple était bien loin, Kei se précipita vers son bureau, attrapa son sac à main et en sortit son portable. Elle composa un numéro qu'elle ne connaissait que trop bien. L'interlocuteur désiré décrocha aussitôt.

« Mei, petite sœur, tu ne devineras jamais !»

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Toujours avec son sourire béat sur les lèvres, Momo s'installa dans la voiture de son homme tandis que celui-ci s'asseyait à sa place de conducteur habituelle. Alors qu'il démarrait le véhicule et qu'il sortait du petit parking, il regarda furtivement la photo que tenait sa belle.

« Il était beau notre petit garçon, hein. » Annonça-t-elle, béate.

« Momo, c'est qu'un fœtus pour l'instant, Takahashi a dit qu'elle n'était pas sûre que ce soit un garçon. Ensuite, attend qu'il ou elle naisse avant de t'assurer qu'il soit vraiment beau. »

« Tu es désagréable aujourd'hui. » Grommela Momo avec une moue boudeuse.

Hitsugaya ne préféra pas répondre à la brunette qui lui servait de femme, et posa tranquillement son bras droit contre le rebord de la fenêtre tandis qu'il tenait son volant de l'autre main. L'homme aux cheveux blancs n'avait rien d'autre à l'esprit que rentrer à la maison afin de profiter de leurs journées de congé à tout les deux, enfin…Du moins, c'est qu'il croyait jusqu'au moment où son téléphone portable se mit à sonner.

« Put—Tu peux me le prendre, s'te plaît ? » Demanda-t-il en grognant. « Je suis légèrement occupé. »

La brunette s'exécuta aussitôt en plongeant sa main dans la poche arrière de son mari en gloussant. Suite à quelques secondes de fouille, elle finit par en sortir l'objet en question.

« T'as un message… » Dit-elle en fixant l'écran.

« …Dit quoi ? »

« Hisagi veut vous voir d'urgence. »

S'il avait pu, Toshiro se serait frappé la tête contre le volant de sa voiture. À la place, il ne fit que soupirer avant de prendre une tout autre direction avec son véhicule, se résignant à emmener sa femme avec lui alors que cette dernière gloussait toujours en gardant cette stupide photo près de son cœur.

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Rukia se précipita dans le couloir de son appartement en essayant vainement de mettre son pied dans sa botte, avant que sa robe de couleur pourpre ne se prenne violemment dans la poignée d'une porte et qu'elle ne chute tête la première. Un gémissement de douleur sortit de ses lèvres, puis elle frotta son nez douloureux avant de se remettre debout. C'est à ce moment là qu'elle constata quelque chose d'étrange.

« Orihime ? » Cria-t-elle, dépoussiérant ses habits et enfilant sa botte manquante. « T'es là ? » Rugit Kuchiki une nouvelle fois sans recevoir de réponse.

La brunette finit par hausser les épaules en enroulant son écharpe autour de son cou et enfila son gilet noir sans manche, puis prit son sac à main et l'ouvrit pour vérifier que tout ce qui lui était nécessaire était à l'intérieur, avant de sortir de son appartement et descendre les escaliers.

En arrivant au rez-de-chaussée, Rukia tomba nez à nez avec sa colocataire assise dans les escaliers, une tasse de thé entre les mains, habillée seulement d'un jogging et un pull, et en chaussons. Un peu comme les commères que l'on voyait dans les films.

« Orihime ? » Interrogea Kuchiki, intriguée. « Ça va ? »

« Chut ! » Réprimanda Inoue, en mettant un doigt contre ses lèvres sans même regarder son amie. « On a de nouveaux voisins. » Informa la rousse, en pointant discrètement dans la direction d'une tonne de cartons qui étaient empilés. `

« Comment ça se fait…C'était pas la vieille Shunrai qui vivait, là ? » Demanda la petite sœur de Hisana.

« Elle est morte, il y a deux semaines. » Expliqua Inoue, fixant toujours les cartons. « Son appartement vient juste d'être reloué, comme tu peux le voir. »

« Ah, je vois. » Fit Rukia, en agitant la tête, un peu honteuse de ne pas avoir remarqué la mort de la vieille dame. « …Ils ont des noms ? »

« Ulquiorra Schiffer, c'est le brun qui porte la plante verte, et Grimmjoww Jaggerjack…C'est l'autre que j'ai pas encore vu. » Indiqua la rousse avec le menton.

« Bon, de toute façon, je dois y aller, je suis en retard. » Expliqua Rukia en agitant à nouveau la tête et continuant son chemin vers la sortie.

La brunette salua froidement le grand brun, qui allait lui servir de nouveau voisin, qui lui répondit dans la même tonalité. Alors qu'elle sortait, une grande masse se mit sur son chemin et elle se retrouva aussitôt à agrippée à son sac à main dans la soudaine peur d'être agressée. Elle leva doucement la tête, des sueurs froides lui coulant le long du dos.

Elle se retrouva face à une touffe de cheveux bleus, qui lui firent hausser un sourcil.

« Mais c'est qu'il y a du level brûlant par ici ! » Dit-il de sa voix grave, suave et menaçante. « Ce sera toujours mieux que de se taper les vieilles trentenaires mal baisées ! »

Étrangement, Kuchiki en conclut rapidement que ce type, bien que vulgaire, était le colocataire – ou compagnon, elle n'avait pas tous les détails – de son nouveau voisin. Ne préférant pas répondre à la masse qui se dressait devant elle, la brunette fit quelque pas sur le côté et reprit son chemin. Avant d'entendre l'homme la siffler vulgairement.

« Hé ! Dis, tu me prends à combien pour une nuit ? Ma boîte de préservatif et moi on se sent seuls en ce moment ! »

Bien que d'un rang social très élevé, Rukia se retourna et répondit comme il se devait à cette espèce de rustre.

Avec un doigt d'honneur.

Elle l'entendit ricaner.

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Après avoir passé de mauvaises minutes dans le métro, encerclée et serrée par plusieurs personnes, Rukia put enfin sortir des souterrains de la ville et respirer l'air pur (ou presque) du dehors.

Tout à fait, cette fois-ci, Kuchiki était venue d'elle-même, ne voulant pas déranger Inoue à chaque fois qu'elle voudrait se déplacer au studio, et avait préféré prendre le métro.

« La prochaine fois, je prendrais un taxi. » Dit la jeune femme en frissonnant, qui se dirigeait vers un des immeubles adjacent.

Encore peu familiarisée avec l'endroit, elle mit plusieurs minutes à repérer l'immeuble où elle était venue pour son audition. Une fois qu'elle eut trouvé le bon appartement, elle prit la clé qu'on lui avait donnée et ouvrit la porte du hall.

La brunette faisait claquer les talonnettes de ses bottes sur le carrelage de l'entrée lorsqu'elle entendit du bruit dans les escaliers.

« Grouille-toi ! Je crois que c'est elle ! »

« Comment tu peux en être sûr de ça ? ! »

« Mon intuition. »

Un rire gras mais élégant.

« Parce que t'es intuitif maintenant. »

« Ta gueule ! »

« Attends, je vérifie ! »

Suite à cet étrange dialogue, Rukia leva les yeux et c'est là qu'elle tomba face à face avec le visage lisse et brillant du bassiste de The Black Parade, Ayasegawa Yumichika. Alors qu'elle tentait de le saluer, ce dernier lâcha un petit cri avant de disparaître derrière la rambarde d'escalier et de se mettre à courir.

« Ikkaku, t'avais raison ! »

« Évidemment ! »

Kuchiki se mit alors à leur poursuite, mais ils avaient bien plus d'avance qu'elle. C'est après être arrivée au troisième étage, essoufflée, que la brunette se dit qu'elle aurait sûrement dut prendre l'ascenseur.

Un claquement de porte.

Elle continua, plus lentement qu'au début. Arrivée à ce fameux sixième étage, elle se dirigea vers la porte numérotée qu'on lui avait indiquée puis sortit la clé, que lui avait envoyé Hisagi Shuuhei quelques temps auparavant, de son sac à main et l'introduit dans la porte afin de l'ouvrir.

Encore une fois, bien qu'elle ne put les distinguer clairement, elle entendit plusieurs voix.

Elle poussa la porte, et là, la petite Kuchiki se retrouva dans une salle où toutes les lumières avaient été éteintes. Cependant, elle ne fut pas dupe.

Le crâne d'Ikkaku brillait grâce à quelques rayons de lumières venant de l'extérieur, et Toshiro était, malheureusement pour lui, extrêmement repérable avec sa tignasse blanche car il était resté debout et non pas caché comme les autres.

Quelques secondes passèrent. Rukia se décida à appuyer sur l'interrupteur. Et tous surgirent de leur cachette en lui balançant des confettis en pleine figure et des banderoles « Welcome to the Black Parade ! ».

« SURPRISE ! »

Un sourire se dessina involontairement sur le visage de Kuchiki.

« Moi, j'espère qu'il y a du gâteau. » Gémit Momo, qui tournait la tête dans tous les sens dans l'espoir de trouver de la nourriture.

To be continued…