Hello, j'espère que vous avez passé un super noël :D

voici le chapitre 10, j'espère qu'il vous plaira et que cette fic continue également de vous plaire.

Il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine étant donné que je n'aurais pas accès à mon ordinateur.

Bonne lecture et bonne année en avance.


Il y avait beaucoup de bruit, beaucoup de monde qui bougeaient. Une vraie fourmilière.

« C'est quoi ce bordel ? Qui a donné l'ordre de kidnapper cette jeune fille ? » Demanda un démon avec des lunettes sur le nez. Il tenait un manuscrit en main et un stylo était posé derrière son oreille.

« Je ne sais pas, apparemment cela viendrait de Crowley en personne ! » Un démon plutôt bruyant lui répondit, tout sourire. Visiblement excité à l'idée de pouvoir s'amuser.

« Gaeddon, Crowley te cherche, et il n'a pas l'air très content. » Lui annonça un autre démon.

« Très bien, j'y vais. Zerkiel es-tu au courant d'un quelconque ordre de Crowley concernant une jeune fille ? » Demanda Gaeddon.

« Je viens de revenir d'une mission donc je ne sais pas trop ce qui se passe ici en ce moment. Désolé. Tu devrais te dépêcher par contre. »

Gaeddon partit en lui faisant un dernier signe de main. Zerkiel quant à lui, attrapa le jeune démon et l'emmena avec lui.

Gaeddon arriva devant la porte du bureau de Crowley, il donna quelques coups et attendit une réponse.

« Entrez ! » Effectivement Crowley n'était pas de bonne humeur.

« Monsieur ? »

« Ah Gaeddon, je t'attendais. Entre ! » Crowley se leva et s'avança vers le démon.

« Qu'y a-t-il monsieur ? » Demanda-t-il, peu sûr de lui.

Crowley se gratta la tête avec un air ennuyé. Il releva le regard et fixa le démon droit dans les yeux.

« Serais-tu au courant de... Comment dire... Ce qui se passe en ce moment ici ? » Lui demanda-t-elle tout de go.

« Au courant de quoi ? Je n'ai pas reçu d'ordre de votre part, contrairement à d'autres démons. »

« Oh, je vois, je vois. » Crowley se massa la mâchoire. Encore une fois la situation lui échappait. Il fallait qu'il intervienne.

« Tu peux y aller, essaye de savoir d'où vient cet ordre. »

« Ce n'est pas le votre, monsieur ? » Gaeddon était plutôt surpris.

« Eh bien, pas à ma connaissance. Donc si je trouve ceux qui en sont l'auteur, ils vont passer un sale quart d'heure. »

Gaeddon eut un frisson glacé. Il sortit du bureau et alla demandait à d'autres démons plus d'informations concernant cet ''ordre''.

Pendant ce temps Crowley appela sa très chère sœur.

« Que me veux-tu Crowley ? » Apparemment il la dérangeait, tant mieux !

« Dis-moi serais-tu l'auteur de cette capture pour le moins, inattendu ? » Demanda-t-il en plissant les yeux.

« De quoi est-ce que tu me parles encore ? » Lui demanda-t-elle excédée par les accusations abusives de son frère.

Crowley roula des yeux devant la réaction de sa sœur.

« Je te parle du fait qu'une rouquine a été capturée sans aucun ordre de ma part ! » S'énerva Crowley.

« Ah, la geek ? » Les yeux de Lilith brillaient d'une lueur tout à fait inhabituelle.

« Donc tu es derrière tout ça ?! »

« Relax Crowley, tu sais qui elle est ? Non attend, la suite va te plaire. Tu sais avec qui elle s'entend meeerveilleusement bien ? » Elle insista bien sur le merveilleusement en prenant une voix mielleuse.

« Qui donc ? » Crowley avait relevé un sourcil, visiblement intéressé par l'information.

« Ton meilleur ami voyons ! Winchester en personne ! »

« Dean Winchester ? Sérieusement ? »

« Surprise ! » S'exclama-t-elle.

« D'accord, en quoi cela est intéressant ? » Lui demanda-t-il.

Lilith semblait agacée par le fait que son frère était vraiment long à la détente. Elle secoua la tête.

« Et qui va venir la sauver à ton avis ? »

« Lui ? Tu crois vraiment qu'IL va le laisser faire cette mission alors qu'il était encore en prison i jours ? » lui demanda Crowley méfiant.

Lilith claqua des doigts et un homme tomba violemment par terre. Crowley recula de surprise et de dégoût.

« Qu'est-ce que ce truc fait là ? »

L'homme était terrifié, il ne savait pas où il était encore tombé.

« Cet homme est ma preuve évidente que ton Winchester est bel et bien sur cette mission, mon cher frère. »

« Que veux-tu dire par là ? En quoi est-il une preuve ? Tu dérailles, tu devrais aller te reposer. »

« La ferme et écoute-moi ! »

Crowley grinça des dents.

« Bien, maintenant, notre cher ami ici présent va nous raconter sa belle rencontre avec notre petit préféré. James peux-tu nous dire ce qu'il t'est arrivé avec ce jeune garçon plus tôt dans la journée ? »

Le dénommé James s'était immobilisé. Qui était ces gens ? Pourquoi était-il ici ? Il prit la parole avec beaucoup de difficulté.

« Il n'était pas humain. Je ne sais pas, mais un homme ne peut pas faire ce qu'il a fait. Juste avec une main, il lui a... retourné et brisé le bras alors que quelques secondes auparavant il était suspendu par la poigne de fer de mon ami, qui faisait le triple de sa carrure. Puis après... Quand on est arrivé après l'avoir perdu de vue pendant la poursuite... » L'homme s'arrêta, revoyant la scène qui se repassait dans sa tête.

« Qui était-il ? C'est quoi ce bordel ! Où suis-je ? »

Crowley regardait sa sœur. Ok un mec qui a une force hors norme. En quoi était-ce le Winchester ?

« Lilith, tu te fiches de moi, c'est ça ? » Il perdait patience.

« James, peux-tu nous décrire ce mec ? »

Crowley avait l'impression de perdre son temps. Il regardait froidement sa sœur.

« Il était jeune, c'est ce qui m'a le plus surpris. Châtain, des cheveux court. Des yeux d'un vert éclatant mais assombri par la haine. Il portait un collier bizarre aussi. » L'homme espérait être relâché s'il coopérait.

« Alors ? Convaincu ? » Demanda la jeune femme en défiant son frère du regard.

« Pas tout à fait. Je veux le voir, tu m'entends ? Trouve-le-moi ! »

Lilith partit d'un coup emmenant James avec elle. Crowley alla se rasseoir et croisa les doigts pour poser son menton dessus.


« Grand frère ? » Appela une voix masculine.

Silence radio. Personne ne répondit à son appel.

« Pourquoi est-ce si compliqué ? Pourquoi ne veux-tu pas m'apprendre à être comme toi ? »

Deux yeux bleus se reflétaient dans un miroir.

« Je voulais devenir comme toi, alors pourquoi ne veux-tu pas que je sorte ? Pourquoi suis-je ici ? »

Il colla son front contre le miroir froid.

« Laisses-moi sortir d'ici, je suis prêt ! »

Son poing serré, frappait le mur avec répétition. Il essayait de se faire entendre. Personne ne l'écoutait.

Il n'y avait qu'une petite lumière, juste de quoi éclairer légèrement la cellule où il était. Ses yeux semblaient être le seul point de couleur qu'on pouvait discerner.

« Ne suis-je qu'un animal que l'on garde dans une cage ? Comment est le monde dehors ? Grand frère, seras tu fier de moi lorsque je sortirais d'ici ? »

Il hurla à s'en déchirer les cordes vocales. Pour seule et unique réponse il entendit le choc d'un violent coup, donné dans la porte de sa cellule. Il se recroquevilla dans un coin et attendit.


Dean se leva avec difficulté, il essayait tant bien que mal de retrouver une respiration normale. La fin de son rêve l'avait troublé. Un peu trop même.

Une fois debout, il alla mettre en route le percolateur puis il regarda les deux autres anges penchaient tout deux sur l'écran du laptop.

« Qu'est-ce que vous faites ? » Demanda-t-il, alors que le percolateur faisait son boulot avec lenteur.

« Je lui apprend à ce servir du laptop. » Fit Sam très sérieusement.

« Ah. D'accord. »

« Tu as une tête de cadavre. Mal dormi ? » Demanda Sam après avoir relevé la tête de l'écran.

« Euh... Ouais. » Fit vaguement Dean.

Anna était plongé dans la contemplation de la page internet ouverte. Soudain, une nouvelle page s'ouvra toute seule et elle sursauta.

« Sam, c'est quoi ça ? » Demanda-t-elle, inquiète d'avoir fait quelque chose qui ne fallait pas.

Il retourna sur l'écran et entra quelques données à une allure folle.

« Ce n'est rien, juste la recherche qu'on avait lancé. Dean, tu as de quoi noter ? J'ai une adresse. » Fit Sam rapidement alors que ses yeux parcouraient l'écran.

Dean se précipita jusqu'à la table de chevet et attrapa une feuille et un stylo qu'il avait préparé plus tôt.

« Tu peux y aller, je note. »

« Alors c'est au 1350 N 3rd St. » Informa Sam.

« C'est un code ? » Demanda la jeune fille.

« Non, c'est une adresse. C'est là-bas que le signal du portable de Charlie à était capté. »

Dean reposa le stylo et apporta la feuille à Sam.

« Tu sais ce que c'est comme lieu ? Où tu peux savoir ce que c'est ? » Demanda-t-il.

« Attends je regarde. »

Sam ouvrit une nouvelle page internet et tapa l'adresse dans la barre de recherche.

« Alors, apparemment ce serait un bar du nom de Slow Ride Roadhouse. »

« Un bar ? Comme le notre près du carrefour en direction de la prison ? » Demanda Anna.

« Eh bien, ce n'est pas du tout le même genre de bar vois-tu ? Disons que le notre est bien sage par rapport à ceux que l'on peut trouver sur terre. » Dean avait un petit sourire. Selon Anna, il avait déjà dû y mettre les ailes.

« Bon, puisque nous avons une piste, on devrait se mettre en route ! »

Sam se leva d'un bond et rattrapa Dean avant que ce dernier ne commence à remballer ses affaires.

« Attends Dean, il nous faut un plan. On ne peut pas débarquer comme ça. On ne sait même pas à qui on aura à faire, de plus ça peut être dangereux ! » Dean roula des yeux en entendant les mots ''plan'' et ''dangereux''.

« On a déjà perdu trop de temps Sam... »

« Je le sait ! Mais si on crève, là on aura aucune chance de la sauver. Je sais pas trop si tu captes l'enjeu. »

Parfois Sam n'avait pas trop le choix de balancer la réalité au visage de son ami. Il était plus rationnelle que lui, plus réfléchi. Dean, ne se fiait qu'à ses impulsions.

Dean ouvrit la bouche et la referma sans rien dire. Abasourdi et énervé parce que son ami avait dit. Même s'il avait raison, Dean ne pouvait pas rester là sans rien faire.

Il se retourna et au moment ou il s'apprêtait à se rasseoir sur le canapé, il sentit un grand froid s'immiscer dans la pièce. Tout ses sens étaient aux aguets, sa lame angélique prête à l'emploi. Il jeta un coup d'œil dans la chambre du motel, il n'y avait rien. Sam s'était réinstallé devant son écran, Anna à ses côtés et aucun des deux n'avaient senti quoi que ce soit.

Est-ce que Dean commençait vraiment à péter un plombs ? Il devait aller prendre l'air. Il en avait grandement besoin !

« Je sors, j'étouffe ici. » Dit-il simplement.

Sam ne releva pas la tête.

« Fais pas de conneries Dean. Ce n'est pas le lieu, ni le moment. » Le prévint-il.

« Ouais, ouais. » Il claqua la porte en sortant.

Une fois sur le palier, il respira un bon coup et s'étira. Heureusement qu'il avait écrit l'adresse sur sa main. Il regarda par la fenêtre, en passant, les deux jeunes anges. Il ne pouvait définitivement pas attendre. Son amie avait besoin de lui.


Décidément, le Winchester était doué pour son âge. Cela faisait deux fois qu'il sentait arriver Bobby et malgré que celui-ci faisait de son mieux pour masquer sa venue. Cette fois, cela n'était pas passé loin, Dean avait été prêt à lui bondir dessus. Il devrait faire encore plus attention dorénavant.

« Fais pas de conneries Dean. Ce n'est pas le lieu, ni le moment. » Dit le plus jeune des anges.

« Ouais, ouais. » Il claqua la porte en sortant.

Ok, qu'est-ce qu'il se passe ici ? Bobby n'en avait aucune idée.

« Tu penses qu'il peut faire une connerie ? » Demanda Anna en regardant la porte.

« J'espère qu'il n'en fera pas, avec lui, tout est possible. C'est bien ça le problème d'ailleurs. »

Dean faire une connerie ? Ils se sont engueulés ou quoi ?

Bobby hésita à se révéler. Mais les ordres étaient clairs. Pas le droit de te montrer. Fichues règles.

Il alla s'installer sur le canapé et écouta les deux jeunes. Qu'est-ce qu'ils faisaient au juste ?

« Bon, revenons-en à notre site. Ici, tu peux voir toutes les dernières nouvelles en temps réels dans plusieurs villes. » Expliqua Sam en lui pointant l'écran.

D'accord, un cours sur la modernité. Ce n'était pas pour lui. Il préférait les bons vieux journaux.

Le vieux bougre aurait bien aimé se prendre une bière, seulement, une bière qui flotte dans les airs, ce n'est pas très commun dans le monde des humains. Il voyait déjà l'ennui se pointait rapidement.


Dean marchait à une allure rapide dans les rues de la ville. Il s'était arrêté plusieurs fois pour regarder sur la carte. Il n'était plus très loin de ce fameux bar. Il espérait qu'il n'allait pas tomber dans une embuscade, mais tant que son amie serait saine et sauve, c'est tout ce qui comptait pour lui.

Au détour d'un angle, il percuta une personne, il s'excusa rapidement. L'homme lui fit un signe pour lui dire que ce n'était rien.

« Il est bizarre ce mec. » Se dit-il.

L'homme portait des lunettes de soleil, et un sweat sombre à capuche. Dean ne fit pas plus attention et continua sa route avec empressement.

Il ne remarqua même pas que cet individu le suivait.

Une fois arrivé sur le trottoir face au bar il s'arrêta pour faire le point.

Personne dans cette ville ne le connaissait, donc normalement il pouvait entrer dans cet établissement sans aucune crainte. Mais, et si jamais un démon le reconnaissait ? C'était quitte ou double. Il recoiffa ses cheveux d'un geste inconscient et traversa la route.

Après une légère hésitation, il entra dans le bar et fut frappé par la forte odeur qui s'en dégageait. Un mélange de friture, d'alcool et de cigarette. N'oublions pas l'odeur de la transpiration. De quoi vomir !

Dean se retint de faire une grimace de dégoût et s'installa au bar. Il regarda autour de lui afin d'examiner la salle.

Il y avait pas mal de clients, certains riaient fort, d'autres faisaient une partie de billard. Une bonne ambiance.

Une femme s'approcha de lui.

« Je peux te servir un verre mon mignon ? » Lui demanda-t-elle.

« Mon mignon ? » Dean aurait bien renvoyé une réplique acide mais il la ravala. Ce n'était pas le moment.

« Je prendrais juste une bière. » Répondit-il.

« Je te sers ça dans ce cas. » Elle prit un verre et lui servit une bière pression.

« Eh voilà. Dis-moi, tu ne serais pas nouveau par ici ? » Lui demanda-t-elle.

Dean eut envie de l'envoyer paître. Elle n'avait pas d'autre client à servir ?

« Ouaip, j'attends une amie qui est censée me faire visiter. » Mentit il.

La femme qui essuya un verre leva les yeux vers lui, un air intéressé sur le visage.

« Juste une amie, ou bien une petite amie ? » Le taquina-t-elle

« Sérieux ? » Répondit-il en levant les yeux en l'air ?

À ce moment-là un homme entra dans le bar, le tintement de la porte fit retourner Dean.

C'était la personne qu'il avait percutée tout à l'heure. Décidément, le monde était petit.

Il alla s'installer à une table, près de la fenêtre et y regardait la rue.

Un second homme entra à son tour, celui-ci alla directement vers la porte de service. L'attitude de la femme changea du tout au tout.
Dean était sur la bonne voie.

La femme s'excusa auprès de lui et partit dans la direction où l'homme venait d'aller. Dean se rendit aux toilettes. La porte était voisine à celle empruntée par les deux autres. Il entra rapidement aux petits coins et examina la salle.

Il y avait une fenêtre au fond. Il l'ouvrit et regarda dehors. Elle menait sur une petite ruelle. Dean sortit par la fenêtre et essaya de voir s'il n'y en avait pas une également pour l'autre salle.

Pendant ce temps, l'homme à la capuche avait littéralement disparu. Personnes n'y avaient fait attention. Comme s'il n'avait jamais été présent.

Alors qu'il avait trouvé une fenêtre dans la salle des employés, Dean se baissa in extremis pour ne pas se faire voir par l'homme à l'air louche qui était y était entré. C'était un démon et Dean en aurait mis sa main à couper.

Le jeune ange n'entendait pas exactement ce qu'ils se disaient. Il attendit un instant avant de se relever lentement pour voir ce qu'il y avait dans cette salle.

Des cartons étaient posés ici et là, un peu de bordel de l'autre côté. Une porte donnant à une salle autre que celle du bar et un bureau. Charlie était-elle ici ? Dean devait en avoir le cœur net.

Après un instant, les deux personnes présentes dans la salle sortirent, et Dean se leva complètement. La porte étant fermée, il n'avait pas d'autres choix que de casser un carreau, en espérant ne pas faire trop de bruit. Il enleva son tee-shirt et le mit autour de sa main, après un coup rapide est sec, la vitre éclata en morceaux. Dean entra dans la pièce d'un bon et se mit sous le bureau afin d'attendre si quelqu'un venait. Finalement personne n'avait entendu le fracas de la fenêtre. Dean se releva et fit le tour de la pièce. Il n'y avait rien d'intéressant. Il s'approcha de la porte fermée et colla son oreille contre pour écouter s'il y avait du bruit. Restant sur ses gardes, il tourna la poignée lentement.

Un bruit l'alerta sur sa droite et il fit un bon sur le côté opposé prêt à se lancer dans la bataille.

Il s'arrêta net en voyant son amie ligotée à une chaise, un foulard l'empêchait de parler.

Dean avança rapidement et lui défit le nœud du foulard.

« Hey, mon poulet. Tout va comme tu veux ? » Fit son amie pour dédramatiser la situation.


Dans le bureau de Castiel, un orage grondait. Les yeux du brun lançaient des éclairs et on pouvait sentir l'électricité statique. Bien entendu, aux yeux des enfants présents, on ne voyait pas tout cela. Non, l'Ange Suprême devait montrer qu'il gardait toujours son sang-froid. Cependant, si l'on connaissait bien Castiel, on pouvait la sentir, cette tension.

« Bien, la prochaine fois que j'entends encore parler de vos exploits je prendrais des mesures exemplaires qui vont feront passer l'envie de recommencer. Me suis-je bien fait comprendre ? » Avec le ton et le regard neutre de Castiel, les enfants tressaillirent. Il ne fallait pas chercher l'Ange Suprême.

Castiel fit un geste signifiant qu'ils pouvaient partir.

Une fois seul, il releva la tête vers le ciel d'après-midi.

Quelque chose n'allait pas, mais il ne savait pas quoi. C'était une sensation qui le prenait aux tripes. Ce n'était pas bon signe. Il partit dans un mouvement d'ailes.


« C'est bon, vous pouvez rentrer chez vous ! » Fit Gabriel dont le ton n'était qu'ennui.

Les quelques élèves prirent leurs affaires et partirent chacun de leur côté. Cette journée avait était horrible ennuyante, chiante et horrible. Gabriel était pressé de rentrer chez lui. Une montagne de friandises l'attendait, de plus personne ne viendrait le déranger.

Alors qu'il finissait de ranger le matériel, une main se posa sur son épaule ce qui le fit sursauter. Il grogna dans sa barbe en voyant le visage de Balthazar tout sourire.

« Qu'est-ce que tu fou encore là toi ? T'es pas censé être en poste d'observatoire ? » Râla Gabriel en balançant un mannequin de paille dans la grange.

« Je voulais voir comment tu t'en sortais. Et aussi, si tu savais où était Castiel. » Fit Balthazar.

« Castiel ? Non je ne sais pas. Comme tu peux le voir. Personne n'est mort. » Gabriel fit un petit sourire. Penser aux sucreries lui permettait de tenir le coup.

Il commença à marcher, Balthazar sur ses talons.

« Pourquoi voulais-tu parler avec Castiel ? » Lui demanda le Trickster tout en continuant de marcher.

« Juste faire mon rapport. Quand je suis arrivé, il n'était pas là. »

« Il est peut-être occupé. Il est grand maintenant. D'ailleurs ce n'était pas toi son prof à un moment ? »

Balthazar se mit à rire.

« Si, il y a encore 5 ans. C'est sûr que ce n'était pas un élève ordinaire, pas comme les tiens aujourd'hui. »

« Non, heureusement. Il ne serait pas devenu l'Ange Suprême dans ce cas. D'ailleurs, aujourd'hui encore je ne sais pas pourquoi c'est lui qui l'est et comment. »

« Cette histoire est assez floue, il y a pas mal de rumeur. Et je crois que les personnes qui sont au courant de toute l'histoire ce compte sur les doigts d'une main. »

Balthazar regarda le paysage au loin, Castiel était devenue l'Ange Suprême à l'âge de 18 ans. L'homme se sentit bien vieux d'un coup.

« Et toi ? » Demanda Gabriel.

« Quoi moi ? »

« Tu connais l'histoire ? »

Balthazar fut surpris par la question.

« Non, pas du tout. » Répondit-il dans la foulée.

« Hum. » Gabriel savait-il qu'il mentait ?

Un enfant en bas âge courut jusqu'au pied du Trickster et s'y accrocha. Il releva la tête et fit un énorme sourire à l'ange.

« Bonjour Adam. Comment vas-tu aujourd'hui ? » Demanda Gabriel avec joie.

« Regarde, j'ai perdu une dent ! » Il ouvrit sa bouche en grand pour lui montrer le trou.

« Oh ! Tu n'oublieras pas de la mettre sous ton oreiller cette nuit. » Gabriel fit apparaître une sucette et la lui tendit avec un clin d'œil.

Le petit Adam la prit avec admiration. De tous les anges gardiens, il a toujours préféré Gabriel.

« Merci beaucoup. » Fit-il d'une petite voix toute timide.

Une femme appela au loin.

« Adam, revient ici, je t'avais dit de rester à côté de moi. » Elle arriva à pas rapide jusqu'au petit garçon.

« Bonjour Pamela. » Fit Balthazar.

« Bonjour messieurs. » Répondit la femme.

« Pamela, Gabriel, il m'a donné une sucette ! » Fit le petit garçon avec un énorme sourire sur le visage.

« Oh, tu en as de la chance. Tu lui as dit merci au moins ? » Lui demanda-t-elle attendrit par l'enfant.

« Bah oui ! »

« Bonne fin d'après-midi. » Dit Gabriel.

« Merci, à vous aussi. » Répondit Pamela.

« Au revoir Gabriel. » Fit le petit Adam avant de faire un câlin à l'ange.

Tous repartirent dans leur direction. Adam faisant de grands signes à Gabriel.

« Il t'aime beaucoup ce petit. » Lu fit remarquer Balthazar.

« Oui. C'est un chouette bonhomme. »

les deux anges marchèrent jusqu'à la maison de Gabriel.

« Bon j'irais voir tout à l'heure si Castiel est de retour. »

« D'accord, tint moi au courant si tu as du nouveau. »

« Pas de soucis. À plus tard. » Balthazar partit et Gabriel put enfin rentrer chez lui.

Une fois la porte fermée, il sauta sur son canapé et s'étala de tout son long.

Il claqua des doigts et un paquet de nounours en gélatines fit son apparition. La douceur du chocolat le rendit d'humeur joyeuse. Il se perdit dans ses pensées. Toutes tournées vers l'un de ces derniers élèves. Il avait était agréablement surpris, déjà par sa taille, mais aussi par sa maturité. Le petit Sam avait quelque chose en lui qui plaisait énormément au Trickster. Ça l'ennuyait que ce dernier soit partit en mission, ils avaient encore 3 entraînements ensemble. Il faudra qu'il attende son retour et puis qui sait ? Peut-être qu'il lui aurait aussi manqué. Bah quoi, il avait bien le droit de rêver.

Gabriel rigola sur sa dernière pensée puis s'accorda une sieste bien méritée.