CHAPITRE 10

Dragon et licorne

C'était la fin des vacances d'hiver, début janvier; un grand manteau de neige blanche recouvrait toujours le château et ses environs. Shikamaru, Karui et tous les autres élèves revenaient à Poudlard en bavardant sur ce qu'ils avaient fait pendant la semaine et sur ce qu'ils avaient reçu pour Noël.

Le quintet bleu et bronze s'était aussitôt donné rendez-vous à la bibliothèque – encore. Sakura répéta aux nouveaux venus qu'elle n'avait rien trouvé dans la Réserve.

« J'ai été trop stupide ! soupira Sai, énervé contre lui-même. J'aurais mieux fait de demander à mon père plus tôt s'il n'y avait pas d'autre livre sur Nicolas Flamel dans la partie accessible de la bibliothèque – parce que je l'ai fait hier et j'ai découvert qu'en effet, il y en avait un autre. Nicolas Flamel est le seul à avoir fabriqué la Pierre Philosophale. Elle a la propriété de transformer n'importe quel métal en or et de produire l'élixir de longue vie rendant immortel ! Voilà comment Flamel peut encore être en vie, et donc en affaires avec Sarutobi !

- C'est forcément cette pierre que garde Touffu et dont Kakashi veut s'emparer, ajouta logiquement Sakura. Je l'ai entendu dans le couloir se disputer avec Chojuro quand je suis allée dans la Réserve. Je suis presque sûre qu'il l'a menacé pour qu'il l'aide à voler la pierre.

- C'est un professeur de Défense Contre les Forces du Mal, ça parait logique », renchérit Shikamaru.


La semaine suivante, les cinq décidèrent de se rendre à nouveau chez Kisame, dans sa cabane, pour lui parler de leurs récentes découvertes. Le garde-chasse leur ouvrit vêtu d'un tablier et affublé de gros gants de cuisine.

« Qu'est-ce que vous fichez-là ? grogna-t-il. C'est la nuit. Sans compter que j'suis pas trop d'humeur, là. »

Il s'apprêtait à fermer la porte pour mettre un terme à cette visite intempestive, lorsque les enfants récitèrent de concert : « On sait à propos de la Pierre Philosophale. » Kisame rouvrit immédiatement, sonné, puis grommela : « Entrez. » Les jeunes Serdaigles envahirent les lieux en s'installant comme ils commençaient à en avoir l'habitude; Sakura, Sai et Karui sur l'immense fauteuil en cuir usé, et Sasuke et Shikamaru sur deux des chaises en bois.

« Hatake veut voler la pierre! démarra Karui en trombe.

- Encore Kakashi ? s'exaspéra le sorcier bleu. J'vous ai déjà dit qu'il avait rien à voir là-d'dans. C'est presque un type bien, vous savez. »

Les cinq le toisèrent, incrédules.

« On a des preuves qu'il la veut, mais on ne sait pas encore pourquoi, expliqua posément Shikamaru.

- Kakashi est un des profs qui participe à protéger c'te pierre. Il la volera pas, croyez-moi.

- De quoi tu parles? interrogea Sakura.

- Plusieurs profs ont été appelés pour protéger la pierre, dont Kakashi, vous avez bien entendu. Allez, filez maintenant, j'ai un truc dont j'dois m'occuper.

- Ça veut dire qu'il n'y a pas que Touffu qui protège la Pierre, remarqua intelligemment Sai. Il y a aussi des sorts, des enchantements !

- C'est ça. Mais de toute façon, personne peut vaincre mon Touffu, parce que personne sait comment faire à part Sarutobi et moi ! (Il nota l'air avide des enfants.) J'aurais pas dû dire ça. »

Soudain, une série de bruits mats se firent entendre depuis le feu de cheminée, comme des petits coups portés contre les parois du gros chaudron en fonte qui s'y trouvait. Kisame se pencha sur le récipient, presque avec amour, et récupéra l'œuf brûlant qui nageait jusque-là dans l'eau bouillante pour le poser sur la table.

« Kisame, est-ce que c'est un œuf de dragon ? demanda Sasuke, choqué. Mais où tu l'as eu ?

- J'l'ai gagné. Un étranger dans un pub avec qui j'ai parié. »

Le petit œuf se mit à trembler avec de plus en plus d'intensité, les chocs se succédaient de plus en plus rapidement. La coquille se fissura d'un coup et se fendit entièrement sans attendre; les éclats volèrent en tous sens dans la pièce. Deux ailes brunes se détendirent, puis la tête se déroula et le corps se redressa sur ses pattes. C'était un tout petit dragon encore gluant qui s'ébrouait et tentait maladroitement de faire ses premiers pas. Il poussa son premier cri, et Kisame fondit de tendresse : « Regardez ça, comme il est mignon !

- C'est un Norvégien à crête, informa Sasuke, impressionné. Mon frère Obito les étudie en Sibérie.

- N'est-il pas vraiment superbe ? continuait de s'extasier Kisame. Coucou Ryû ! » gazouilla-t-il.

Le dragonneau se dirigea vers le garde-chasse et étendit le cou pour que celui-ci le flattât.

« Il reconnaît sa maman, hein !

- Ryû ? répéta Karui avec une grimace. Ne lui donne pas de nom, Kisame, tu vas t'y attacher !

- Mais c'est un bébé ! »

Ledit bébé hoqueta à plusieurs reprises avant de cracher une gerbe de flammes qui embrasèrent le tablier de l'homme bleu – celui-ci le tapota avec ses gants pour éteindre le feu naissant.

« Il faudra le dresser, bien sûr.

- Mais c'est interdit d'élever un dragon à l'école ! s'écria Sasuke. Imagine-le quand il va grandir, la place qu'il va prendre ! Et ça grandit vite, ces bêtes-là, tu ne pourras pas indéfiniment le cacher. Tu devrais le confier à Obito, il saura s'en occuper et tu pourras demander toutes les nouvelles que tu veux, et même lui rendre visite ! »

Kisame refusa d'abord catégoriquement, mais finit par accepter sous les assauts répétés des enfants – mais j'fais ça uniquement pour le bien de Ryû ! ; c'est ce qu'on se tue à te dire !


Sasuke envoya une lettre à Obito dès qu'ils rentrèrent au dortoir, et le dimanche de la semaine suivante, Sakura et lui, cachés sous la cape d'invisibilité, emmenèrent le dragon au sommet d'une des tours de l'école pour que des amis de son frère vinssent l'y chercher en balai. Sai, Shikamaru et Karui étaient restés dans la Salle Commune pour plus de discrétion.

En tout cas, le dragonneau avait déjà bien grandi ! Sakura avait du mal à le porter à deux mains et à l'empêcher de sortir de sous la cape – ennuyé, il manqua d'ailleurs de la mordre à plusieurs reprises en cherchant à jouer avec ses doigts. A minuit précise, deux hommes d'une vingtaine d'années environ parvinrent à la tour malgré l'abondance de la pluie. L'un deux tandis les bras en direction de la rose qui y plaça correctement Ryû. Avec un dernier hochement de tête et sans plus de manières – ils ne pouvaient pas risquer d'être découverts -, le duo repartit en sens inverse, slalomant entre les gouttes.

L'opération avait été un franc succès ! Sakura et Sasuke redescendirent gaiement les escaliers jusqu'à ce qu'ils se rendissent compte qu'ils avaient oublié la cape au sommet de la tour, et s'empressèrent d'aller la récupérer. En descendant à nouveau, ils tombèrent nez-à-nez avec Hatake qui les attendait de pied ferme au bas des escaliers; ils n'avaient pas encore remis la cape. Le professeur les prit chacun par une épaule d'une poigne forte et les emmena aussitôt dans le bureau de Minato, leur directeur de maison. Les jumeaux Hozuki y étaient déjà, surpris par le professeur de Métamorphose alors qu'ils rôdaient dans les couloirs la nuit.

« On les suivait tous les deux, se défendit Suigestu.

- On savait qu'ils manigançaient quelque chose ! renchérit Mangetsu.

- Rien n'autorise un élève à déambuler dans les couloirs du château la nuit, exposa simplement Minato le règlement. Je suis très déçu, ajouta-t-il à l'encontre de Sakura et Sasuke. J'enlève cinquante points à Serdaigle comme punition… cinquante point chacun ! (Les deux enfants en restèrent bouche bée.) Et pour éviter toute récidive, je vous rappellerais ultérieurement pour que vous exécutiez des heures de retenue. Quant à vous, messieurs (il se retourna vers les Serpentards), je suis sûr que Kakashi vous remontera les bretelles. En attendant, vous effectuerez la retenue avec vos camarades. »

Les jumeaux grimacèrent, prêts à rouspéter, lorsque le professeur de Potions les prit tous les deux par une oreille pour les traîner jusqu'aux cachots.


Le jour suivant, tandis que Sakura retournait vers les dortoirs après avoir discuté avec un professeur à la fin des cours, elle passa devant une salle de classe dont la porte était mal fermée. Par l'interstice filtrait une voix, indubitablement celle de Chojuro, qui semblait aux prises avec quelqu'un d'autre. Bien qu'elle s'en approchât au maximum, elle ne put pas comprendre ce qu'il se disait; néanmoins, le timide professeur gémissait face à un homme à la voix rauque, il avait même l'air d'en souffrir.

Sakura se redressa en fronçant les sourcils - elle était certaine à présent qu'Hatake forçait Chojuro pour qu'il l'aidât à voler la Pierre !


Au bout de deux semaines sans nouvelles, Sakura et Sasuke eurent l'espoir insensé que leur punition avait été oubliée. Or, à la fin du cours de Métamorphose, Minato les prit à part et les informa que leur retenue aurait lieu le soir-même, avec Suigetsu et Mangetsu, sous la tutelle de Kisame. Les deux Serdaigles échangèrent un regard soulagé – ça ne pouvait pas être si terrible dans ce cas, n'est-ce pas ?

Ils se dirigèrent donc tous les quatre, à la tombée de la nuit, vers la cabane en bordure de forêt, munis de lanternes. Kisame n'avait pas l'air bien, son visage était tordu dans une grimace pleine de tristesse et de colère tout à la fois.

« Ne t'en fais pas, Kisame, le rassura Sasuke. Ryû est mieux là où il est, et mon frère en prendra soin !

- Mais s'il n'aime pas la Sibérie ? s'enquit le garde-chasse. Si les autres l'embêtent ? Ce n'est encore qu'un bébé ! (Sakura lui caressa gentiment le bras.)

- C'est qui, Ryû ? demanda Suigetsu.

- Personne ! le rembarra la rose en tirant la langue.

- Bon, finies les enfantillages, il est temps d'y aller ! se reprit Kisame.

- Où ça ? interrogea Sakura.

- La Forêt Interdite, répondit-il le plus normalement du monde en commençant à se diriger en sa direction.

- Je croyais que la Forêt était une blague ! s'écria Suigetsu en trottinant à côté de lui.

- On nous a bien dit au début de l'année qu'elle était interdite ! ajouta Mangetsu, de l'autre côté. Et il y a… (Un hurlement assourdi se fit entendre.)

- Des loups garous ! crièrent-ils en cœur.

- Y a pire que ça », dit sombrement Kisame.

La petite troupe s'enfonça dans le bois.

« Qu'est-ce qu'on doit faire ? se renseigna Sasuke, pas très rassuré.

- Vous voyez ça ? fit le géant en posant un genou à terre pour tremper ses doigts dans une flaque argentée. C'est du sang de licorne. Quelqu'un s'amuse à les tuer, j'en ai trouvé une morte l'aut' soir. Celle-là doit être grièvement blessée, il faut qu'on la trouve.

- Rien que ça », marmonna l'Uchiha.

Sakura crut voir une silhouette encapuchonnée au loin, sur sa droite. Elle déglutit, la forme avait aussitôt disparu.

« Sasuke et Mangetsu, vous v'nez avec moi. Sakura et Suigetsu, vous partez de l'autre côté. »


« Mon père en entendra parler ! se plaignit Suigetsu qui s'enfonçait pour la énième fois dans une flaque de boue. C'est complétement inconscient de laisser des élèves dans cette forêt la nuit !

- Pour une fois, je suis plutôt d'accord avec toi. Mais on doit vraiment trouver cette pauvre bête !

- Certes… souffla le garçon.

- Pourquoi tu fais toujours semblant d'être méchant ? demanda avec une innocence curieuse Sakura.

- Je suis un Serpentard ! s'exclama son compagnon come si ça coulait de sens.

- C'est stupide. »

Suigetsu sourit : « C'est vrai. T'as peur ?

- Très.

- Moi aussi. »

Sakura agrippa sa manche pour qu'ils pussent se donner mutuellement de la chaleur et du réconfort.

Ils finirent par arriver dans une sorte de clairière où les racines des arbres noueux formaient un rare endroit dégagé. Baignée dans la lumière lunaire, il y avait une licorne allongée… et une silhouette encapuchonnée, toute de noir vêtue, penchée sur elle. Des bruits de succion écœurants émanaient de la forme humanoïde. La cicatrice de Sakura l'élança douloureusement, avec tant de violence qu'elle en tomba à genoux. Suigetsu paniqua, l'appela, mais le choc provoqué par la vive souffrance ne lui permit pas de répondre. L'homme inquiétant releva la tête et dévoila sa bouche d'où s'écoulaient deux larges filets de sang argenté. Suigetsu hurla, il attrapa Sakura pour la relever, mais elle était terrassée par la douleur et l'effroi. Il tira encore, hésita, puis s'enfuit en courant. La silhouette glissait comme un oiseau dans l'air, les mains tordues devant elle comme les serres d'un rapace, elle se rapprochait inexorablement. Sakura recula, trébucha sur une racine, s'écroula à nouveau.

Soudain, l'homme sursauta et repartit précipitamment en sens inverse. Sakura entendit le martèlement caractéristique de sabots sur le sol. Un cheval lui sauta par-dessus et atterrit devant elle - non, ce n'était pas un cheval, il avait un buste d'homme. C'était un centaure !

« Sakura Haruno, tu dois partir, lui dit-il en se tournant vers elle. Tu n'es pas en sécurité, ici, tu es trop connue.

- Quelle était cette chose ? demanda la rose.

- Une créature monstrueuse. Tuer une licorne, un animal aussi pur, est un crime abominable. Boire du sang de licorne permet de rester en vie même qu'on est au seuil de la mort. Mais en échange de cela, nous ne menons plus qu'une demi-vie, maudite.

- Qui voudrait de cela ?

- Tu ne peux pas imaginer quelqu'un ?

- Orochimaru !

- Sais-tu ce qui est caché dans l'école ?

- La pierre Philosophale qui rend immortel ! s'exclama Sakura tandis que tout commençait à faire sens dans sa tête.

- Bonsoir Firenze, intervint Kisame qui venait de débarquer avec les trois autres enfants derrière lui. J'vois que t'as rencontré Sakura. Tout va bien ? (La jeune fille opina de la tête.)

- Je dois te quitter maintenant, tu es en sécurité, déclara le centaure. Bonne chance. »

A ces derniers mots d'encouragement, il galopa au loin après avoir salué Kisame. Sakura regarda une dernière fois le corps de la licorne qu'elle n'avait pas pu sauver.

« Je suis désolé, s'excusa Suigetsu en s'approchant d'elle. Vraiment. J'ai paniqué et… »

La jeune fille posa un doigt sur sa bouche pour l'interrompre – il avait les larmes aux yeux, il avait eu vraiment très peur. Elle secoua juste la tête et lui sourit maigrement : « C'est pas grave, c'est aussi un peu ma faute. »


Lorsque Sasuke et Sakura rentrèrent de leur retenue, ils se réunirent avec les trois autres dans la Salle Commune vide, prenant place sur les fauteuils moelleux. Sakura raconta alors ce qu'elle avait découvert grâce à Firenze.

« Kakashi voudrait ramener la pierre à Orochimaru ? s'enquit Shikamaru.

- Il faut prévenir le Directeur ! s'écria Karui.

- C'est le sorcier qu'Orochimaru craint le plus », acquiesça Sai, l'air grave.


Ainsi tentèrent-ils de le contacter durant les semaines suivantes, mais on leur répondit qu'il n'était pas à l'école pour le moment, qu'il suivait une série de réunions importantes au Ministère de la Magie.

Pendant ce temps, la cicatrice continuait de lancer des piques de douleur à Sakura.

Une après-midi, en sortant des cours, elle aperçut Kisame assis sur les marches de sa cabane. Shikamaru sembla pris d'un éclair de génie - il se précipita vers lui, suivi des autres.

« Kisame adore les dragons et comme par hasard quelqu'un lui en donne un, dit-il tandis qu'il marchait au pas de course. Sérieusement, qui se balade avec un œuf de dragon dans sa poche ? (Le quintet parvint devant le garde-chasse.) Kisame, qui t'as donné l'œuf ?

- J'sais pas, il portait un capuchon, répondit celui-ci, interloqué.

- Qu'est-ce qu'il a dit?

- Bah, il m'a demandé c'que j'cherchais comme créature, et j'lui ai dit qu'après Touffu, j'aurais bien aimé avoir un dragon.

- Il s'est intéressé à Touffu ?

- Evidemment ! C'est rare un chien à trois têtes, même quand on a l'habitude du marché ! J'lui ai dit qu'les bêtes, il suffisait d'savoir les calmer ! Touffu, par exemple, un peu de musique, et hop !, il s'endort. (Une étincelle brilla communément dans les dix prunelles face à lui.) J'aurais pas dû dire ça. »

Les jeunes Serdaigles se rendirent aussitôt dans le bureau de Minato.

« C'est à propos de la Pierre Philosophale, l'informa Sai de but en blanc, sous son regard surpris.

- Quelqu'un va essayer de la voler, expliqua Karui.

- J'ignore comment vous en connaissez l'existence, balbutia le professeur Namikaze, mais je vous assure qu'elle est très bien gardée. J'ai moi-même participé à sa protection. Vous feriez mieux de retourner dans votre dortoir.

- Mais c'est sérieux, professeur ! insista Sasuke.

- J'en suis persuadé, Monsieur Uchiha. Mais moi je vous dis qu'il n'y a rien à craindre, et surtout que ce n'est pas à vous de vous en inquiéter. Allez, filez maintenant. (Il maintenait la porte de son bureau ouverte et ses élèves en sortirent en file indienne, penauds.)

« Je suis sûre que l'étranger qu'a vu Kisame est Hatake, affirma Sakura pendant que le groupe se dirigeait vers l'aile ouest du château. Donc il sait comment passer Touffu !

- Bonjour, jeunes gens, salua froidement le professeur Hatake qui se tenait juste derrière eux. Que font donc cinq jeunes Serdaigles à l'intérieur avec un tel temps dehors ?

- Euhm, nous… c'est-à-dire que… bégaya Sai. (Kakashi le regardait dans l'expectative, comme s'il était stupide; qu'est-ce que tu vas m'inventer comme excuse, marmot ?) On allait…

- Faites attention. On pourrait croire que vous mijotez quelque chose. (Il s'en alla silencieusement.)

- Il faut agir ! s'exclama la rose. Ce soir. On ira voir une bonne fois pour toute ce qu'il y a sous cette trappe ! »