Titre : Le hasard fait bien les choses [Chapitre 11 : Décision]

Disclaimer : Tout appartient à Amano Akira-sama… il ne reste donc que le misérable scénario ci-dessous, qui évidemment ne me rapporte rien d'autre que le plaisir de le partager avec les rares personnes qui lisent encore… x)

Pairing : Comme d'habitude… Du 6918, avec un 1827 qui ne durera pas très longtemps, un zeste de 10069, et un petit BF sur lequel je ne me focaliserait pas (quoique j'ai bien envie de faire un two shots sur la relation entre ces deux là… *.*)

Décision

Kyōya toqua discrètement à la porte de l'appartement de Tsunayoshi. Il avait mit beaucoup plus de temps que prévu pour se rendre ici, à cause de ce pervers qui lui servait de voisin. Il rougit légèrement à cette pensée, la culpabilité l'envahissant. Comment avait-il pu faire une chose pareille ? Il avait un petit ami, cela ne lui suffisait-il pas ? Trop de questions sans réponse se bousculaient dans la tête de l'asiatique, il se sentait perdu. Pourtant, cela ne lui ressemblait pas. A vrai dire, depuis qu'il avait rencontré Mukuro, il faisait beaucoup de choses qu'il n'aurait jamais faites auparavant. Kyōya se gifla mentalement, secouant la tête comme pour se réveiller. Peu importe ce qu'il faisait, jamais son voisin n'influencerait ses actions, c'était hors de question ! La porte s'ouvrit, mettant fin à ces pensées peu agréables.

« Kyōya… tu as été un peu long, je commençais à m'inquiéter, fit Tsunayoshi, les sourcils froncés.

- J'ai été retardé, désolé. »

Le brun entra, posant sa veste et son écharpe sur le portemanteau. Le bruit du verrou le fit sursauter, et il remarqua, consterné, que l'étudiant venait de fermer à double tour la porte de l'appartement. Le regard d'acier de Kyōya se posa sur son petit ami. Il n'était pas comme d'habitude. Il ne souriait plus, et ses yeux étaient remplis d'un tel sérieux que ç'en était effrayant. Ses sourcils étaient froncés, et son visage fermé lui donnait un air beaucoup plus mature – il semblait avoir prit plusieurs années d'un coup. Ils restèrent un moment sans rien dire. L'asiatique observait son vis-à-vis, conscient que quelque chose n'allait pas, sans parvenir à deviner quoi. Finalement, le plus petit parla, d'une voix plus grave et rauque qu'habituellement, ce qui confirma les doutes du brun.

« Hé, Kyōya…

- Tsunayoshi ? Tu n'es pas dans ton état normal, fit remarquer ledit Kyōya sur un ton glacial.

- Il y a une demi-heure… »

Le jeune homme se sentit pâlir, oscillant entre la détresse et une colère froide qu'il savait injustifiée. Trente minutes plus tôt, où était-il ? Il ferma les yeux, rassemblant ses pensées, se préparant aux futurs cris, larmes, et rage de son amant.

« Je vous ai vus. Toi et Mukuro-san. »

Kyōya fronça les sourcils, les yeux toujours fermés. Voyant que rien ne suivait cette déclaration, il les rouvrit avant de s'asseoir sur une chaise. De toute façon, la bêtise était faite. Il n'y avait plus qu'à la réparer, et rien de mieux pour cela que la parole. Tsunayoshi ne pleurait pas. Contrairement au mignon garçon qu'il connaissait, qui aurait sans doute fondu en larmes avant même d'avoir le temps de dire quoi que ce soit, il ne disait rien. Comme si sa colère était difficilement contenue, prête à exploser à tout moment.

« Tu as vu ? continua-t-il sur une voix qu'il voulait calme mais qui était plus glaciale et tranchante que jamais.

- Toi… et Mukuro-san, répéta le châtain. Vous étiez ensemble… devant le bar. Vous vous embrassiez… Je ne t'avais jamais vu comme ça… Tu ne m'as jamais regardé comme tu le faisais avec lui, tu sais… Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?! Je ne suis pas suffisant ?! Tu ne m'aimes pas ?! »

La voix, d'abord faible mais assurée de l'étudiant se brisa progressivement, jusqu'à ce qu'il se mette à crier. L'asiatique remarqua que, finalement, il pleurait bel et bien. Ses sourcils se froncèrent. Il s'en voulait tellement, d'avoir fait du mal à ce petit être qu'il était sensé protéger… ! Il voulu le prendre dans ses bras pour le réconforter, mais Tsunayoshi éloigna sa main d'une tape en serrant les dents. Le brun se mordit la lèvre. Après tout, il l'avait cherché. Il n'avait que ce qu'il méritait, et même si cela le blessait profondément, il était coupable. Le châtain continua à parler, enchaînant un long monologue où seulement la moitié des mots était compréhensible, le reste brouillé par les larmes.

Kyōya resta de marbre devant le discours de son amant. Aucune larme ne perla, aucun mot de sortit malgré lui. Il écouta patiemment, encaissant toute la colère et la tristesse de Tsunayoshi. Ce dernier parla, cria, sanglota pendant presque une heure. Quand, enfin, il sembla avoir dit tout ce qui lui pesait sur le cœur, il se laissa glisser le long du mur le plus proche et enfoui silencieusement sa tête dans ses bras. Le brun aurait voulu sourire devant ce geste enfantin, mais la situation l'en empêchait. Il s'approcha doucement de son petit ami et s'accroupit à ses côtés avant de le prendre dans ses bras, timidement d'abord, puis fermement quand il remarqua qu'il ne le repoussait pas.

« Désolé » fut le seul mot qui parvint à franchir ses lèvres. Il n'avait pas voulu tout cela. Faire du mal à Tsunayoshi, se faire du mal à lui-même, et donner de faux espoirs à ce pervers d'ananas… Tout cela, il ne l'avait pas voulu. Il avait simplement perdu la tête en voyant l'autre embrasser cette femme. Il ne savait pas pourquoi, mais plus jamais il ne laisserait cela se reproduire. Il serra un peu plus fort le châtain, qui se remit à sangloter doucement.

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Mukuro était irrité. Depuis ce fameux baiser, un soir plus tôt, il n'avait plus aperçu le glaçon. Il était persuadé qu'il l'évitait, ça ne pouvait être que ça. Il avait dû regretter ce qu'il avait fait, et il préférait l'éviter pour ne pas avoir à s'expliquer avec lui – quelque chose dans ce goût-là, sans doute. Il était donc énervé, et terriblement contrarié de voir tous ses plans tomber à l'eau. Car, il devait l'avouer, depuis ce soir-là, Kyōya ne quittait plus son esprit. Chaque endroit, objet, personne… Tout lui rappelait son voisin. Il rêvait de lui à longueur de nuit, et pensait à lui toute la journée. Il se rappelait ce baiser sucré/salé, les mains du brun qui s'étaient glissées dans ses cheveux pour le rapprocher, la proximité et ses joues légèrement rougies par le contact… Il était tellement magnifique, à ce moment-là ! Il aurait voulu que ça ne finisse jamais. Et pourtant, malgré tout cela, Kyōya avait préféré retourner auprès de son petit Tsunayoshi.

Mukuro n'avait jamais autant haït une personne. Il n'avait jamais réellement détesté quelqu'un, d'ailleurs. Auparavant, l'étudiant lui inspirait une sorte de pitié mêlée d'agacement. A présent, il était le premier sur la liste des personnes qu'il aurait voulu faire disparaître. Car maintenant, il en était sûr, il aimait l'asiatique. Et il ne pouvait pas laisser cet idiot interférer. Il devait faire quelque chose, l'éloigner, n'importe quoi… il sentait que rien n'arriverait tant qu'il serait là, et pourtant il ne pouvait se résoudre à toucher au châtain. Si il faisait ça, alors Kyōya le détesterait, et c'était la dernière chose qu'il désirait.

Mukuro rongeait donc son frein, pestant contre Tsunayoshi qui le séparait de son brun, pestant contre Kyōya qui le laissait se faire des idées, pestant contre lui-même pour être tombé amoureux d'une personne si peu accessible – pour la première fois de sa vie, il avait fait fort. Cependant, il avait Byakuran. Il ne connaissait rien du jeune homme – excepté qu'il était joueur, appréciait l'utilisation des menottes, et était plutôt brutal au lit – pourtant, il sentait qu'il était de son côté. Enfin, façon de parler. Mukuro était Mukuro, et il ne faisait pas totalement confiance à l'albinos, quoique il l'apprécie. Il lui était d'une aide précieuse, et les conversations qu'ils avaient, quoique courtes et parfois moyennement amicales, lui permettaient de reprendre pied.

Il avait abandonné l'idée de déménager – il ne l'aurait fait pour rien au monde – et de changer de travail – le nombre de soirées qu'il passait dehors s'étant nettement amoindri. Il n'y pensait même plus, d'ailleurs. Son mode de vie avait changé, avant même qu'il ne s'en rende compte. Il rentrait directement chez lui après avoir fini le travail, s'autorisant un verre au bar le plus proche de temps en temps seulement. Cela faisait presque une semaine qu'il n'utilisait plus que sa main comme partenaire, et, si l'abstinence lui avait été au début insupportable, il s'était vite rendu compte que plus personne ne l'attirait, Kyōya mis à part. Il prenait donc son mal en patience, et réfléchissait activement à un moyen d'éloigner Tsunayoshi de son brun. Car, peu importait le moyen détourné qu'il utiliserait, il les séparerait. C'est comme une sorte d'objectif, un besoin presque vital qui s'imposait à lui. Il voulait Kyōya, pour lui tout seul.


Aaah ! Désolée, désolée, désoléééééée ! Je sais que ce chapitre est à peu près... un mois en retard, je suis vraiment désolée... Mais comprenez-moi, j'ai eu le brevet blanc, et puis ça m'était complètement sorti de la tête... Bon, ok, mes excuses sont pourries. Désolée ! T.T

Quant au petit jeu idiot : la réponse était Adelheid ! Oui, je sais, je suis suffisamment horrible pour mettre ces deux-là ensemble... La gagnante est donc (encore ?! o_o) Toxic Obscurity, bravo ! :)

Information : il me reste juste deux chapitres en avance, et mon écriture est au point mort en ce moment... je vais essayer de m'y remettre, mais sinon je serais obligée de mettre cette fic' en pause, le temps de retrouver l'inspiration, désolée pour tous ceux qui me suivent T.T