Bonsoir à tous mes chéris !
La vache, ça fait un bail que je n'ai pas publier ! Presque six mois, voir plus, vous vous rendez compte !
Désolée de vous avoir fait autant attendre mais ces derniers mois ont été plutôt mouvementés. Entre mes cours de prépa et mon PC qui tombe en rade au mauvais moment, sans oublier d'autres trucs mais plus personnels, on peut dire que j'étais bien débordée.
Mais j'en profite également pour vous faire partager ma joie : MON PREMIER ROMAN EST PUBLIE ! Je suis trop contente ! Donc, si vous voulez quelque chose de sympa à lire le soir avant de dormir, il s'appelle Elise Blanchet – Les Intégrales, écrit par Marion Clérent (voilà, la minute pub du jour).
Maintenant, j'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont laissé des reviews ou m'ont ajoutée en favoris. Vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait chaud au cœur. Et combien ça me motive à continuer cette histoire. Franchement, vous êtes géniaux !
Vifotslytherin, rassure-toi, tu es pardonnée ! Moi aussi, parfois, à cause du travail, je ne vois pas toujours quand un chapitre d'une de mes fics préférées est sorti. C'est normal, ça peut arriver. Le monde ne va pas s'arrêter de tourner. Tu m'as trouvée sadique ? Et bien, là je le suis encore plus ! Tout ce que je te demande, c'est de m'épargner sinon je ne pourrai pas écrire la suite.
RamenTV, sois le bienvenu ! Je suis ravie de voir que j'ai conquis un nouveau cœur. J'espère que ce que tu as lu jusqu'ici te plaît. Mais désolé, pour le Zia/Severus, il va falloir attendre un peu. Mais tu en auras un petit aperçu dans ce chapitre.
Avant de vous laisser lire, je voudrais vous faire remarquer deux, trois petites choses :
1. Ce chapitre est différent des autres. En effet, comme vous allez le voir, il ne suit pas le chapitre précédent mais ce qui est arrivé à la toute fin du prologue. Si vous ne vous en souvenez pas, relisez-le, ça peut vous aider à comprendre certains éléments. Mais d'autres vous laisseront dans le brouillard. Pour cela, pas de panique, vous saurez tout. Pas forcément dans les prochains chapitres mais ils seront expliquer, je vous promets.
2. Je ne sais pas si vous vous en êtes rendus compte mais je me suis amusée à semer quelques clins d'oeil dans les chapitres que j'ai publiés, à des séries, des films, des livres… Les avez-vous repérés ?
3. J'ai commencé a écrire des brouillons sur deux fics : une qui serait un crossover entre Sherlock de la BBC et Enola Holmes de Nancy Springer, (je compte juste reprendre les personnages de Nancy et les intégrer dans l'univers créé par Mark Gatiss et Steven Moffat) et une sur le manga La Rose de Versailles. Est-ce que ça vous intéresserait ? Je trouve ça dommage de les garder juste pour moi.
Bon, je crois que j'en ai assez dit. Vous êtes là pour lire, non ?
Alors, bonne lecture !
Je vous retrouve en bas !
Chapitre 9 : Les pensées de notre mère
La porte du manoir se referma sur les enfants, désormais orphelins, de Severus Rogue et Anastazia Potter. Light, Hope, Evangéline, Séverine, William et Edward Rogue étaient à présent seuls dans la grande maison où ils avaient grandi et passés leurs enfances.
L'enterrement était terminé. Les dernières volontés de leur mère avaient été respectées : reposer aux côtés de son mari et de ses parents. La cérémonie avait été très belle. Elle avait été un véritable hommage à celle que le monde des sorciers avait surnommé depuis ses seize ans « la Fille impossible ».
Mais à présent, ils se retrouvaient seuls. Mais c'était leur choix à tous les six. Ils voulaient être seuls. Harry et Ginny, ainsi que Drago Malefoy, Neville Londubat et quelques autres, leur avaient bien proposé de rester avec eux mais ils avaient refusé. Après tout, ils n'étaient plus des enfants. Ils ne voulaient pas pleurer leurs parents perdus, simplement avoir un moment à eux pour se retrouver et partager les souvenirs heureux.
D'un coup de baguette, Light alluma les bougies tandis que William servait tout le monde en whisky Pur Feu. La nuit était tombée mais les rideaux du salon étaient encore ouverts. Mais cela ne les dérangeait pas. Au contraire.
Pendant un moment, personne ne dit rien. Ils se contentèrent de boire leurs verres en silence. Il n'y avait que leurs pensées qui faisaient du bruit.
- Alors, finit par demander Séverine, qui a envie de commencer ?
- Moi, je veux bien, répondit Hope. De toute façon, il faut bien que quelqu'un commence.
- Précisons d'abord les règles du jeu, annonça alors Light, sa sœur jumelle. Pas de souvenirs larmoyants. Nous ne sommes pas là pour pleurer mais pour évoquer les bons moments. Il est certain que nous verserons des larmes mais ce ne doit pas être le but principal. Ce qui compte pour nous, ce soir, c'est de partager nos souvenirs, nous sommes bien d'accord ?
- Je n'ai pas d'objection particulière à faire, déclara Edward. Alors, vas-y, Hope.
La jeune femme se cala dans son fauteuil, faisant tournoyer son verre dans sa main. Puis elle s'éclaircit la gorge et commença à parler :
- S'il y a bien une chose qu'on peut retenir à propos de Papa et Maman, c'est que tout le monde sorcier se demandait comment leur mariage pouvait bien fonctionner. Pourtant, quand on les voyait, ça sautait aux yeux : ce mariage était un pur mariage d'amour. Même Oncle Harry, qui avait pourtant eu du mal avec Papa au début, avait admis qu'il ne voyait personne d'autre aller avec Maman. Et nous avons tous la certitude qu'ils pensaient tous les deux la même chose. Nous avons tous vus les sourires que Maman adressait à Papa, tous vus son regard qui brillait quand il l'embrassait. Pour nous, leur amour était une évidence, et un mystère jamais éclaircit pour le monde sorcier. Mais c'était ce qui faisait d'eux un couple unique.
Ses frères et sœurs hochèrent la tête. Puis Light prit la parole.
- Moi, je me souviens d'un jour particulier, où Will et Ed n'étaient pas encore nés. Mais Maman était enceinte de six mois. Ce jour-là, on avait été au zoo, avec Harry et Ginny, Ron et Hermione, Claire et Johanna, et Grand-mère. Vous saviez tous ce qu'ils disaient, que l'ignorance et le mépris des Moldus était une des causes de la Grande Guerre. Ce jour-là, on avait été au zoo et on était tombé sur les deux imbéciles qui avaient servis de tuteur à Oncle Harry. Eux aussi étaient accompagnés, par leur fils et la fameuse tante Marge. Je me souviens que ce jour-là, Papa a été sarcastique mais encore plus que d'habitude. Et Maman avait les yeux qui brillaient d'amour. Et Oncle Harry avait un sourire comme une banane. Ce jour-là, ils ne montraient rien d'autre que la joie d'être ensembles.
- Ok, à mon tour, dit William. Moi, je me souviens d'une fois où nous avions tous été nous promener dans les Highlands. Fait assez rare pour être souligné, il faisait un temps magnifique. Je ne sais plus ce que vous faisiez mais moi, je courais dans la lande. Papa tenait Maman dans ses bras et ils étaient allongés sur le sol. Et d'un coup, Papa m'a crié de m'arrêter. J'étais tellement surpris que je me suis stoppé net. J'ai cru qu'il avait vu quelque chose de dangereux jusqu'à ce qu'il me rejoigne et me montre un parterre de petites fleurs bleues à quelques centimètres de mes pieds. Il s'est agenouillé près de moi, m'a pris dans ses bras et il m'a expliqué que ces petites fleurs étaient très rares et donc très précieuses puisqu'elles servaient à la confection d'une potion extrêmement importante, le Poussos. Je m'en souviendrais toujours parce qu'il m'a dit que si j'avais le droit de m'amuser, je devais en revanche faire attention à ne pas détruire quelque chose qui pourrait permettre de faire beaucoup de bien aux autres.
- Et une semaine après, Oncle Harry se cassait des trois côtes lors d'un match de Quidditch amateur. Et c'était Papa qui avait fabriqué du Poussos. Et quand il lui a donné, tu lui as raconté tout ce qu'il t'avait dit sur ces fameuses fleurs, ajouta Séverine.
- Tu t'en souviens aussi ? demanda Edward.
- Oui, parce que je me rappellerais toujours de l'attitude qu'avait Papa quand il fabriquait une potion. Il était extrêmement concentré et il refusait de se laisser distraire.
- Et c'est quelque chose dont tu as hérité, murmura Evangéline avant de finir son verre. Toi aussi, tu refuses de te laisser distraire.
Les six adultes émirent un rire avant de se replonger dans leurs souvenirs. Sans voir le temps passer, matérialisé par deux aiguilles sur un cadran, ils égrainèrent les souvenirs de leurs enfances, un par un, petit à petit. Plus rien d'autre ne comptait.
Aussi furent-ils très surpris quand une chouette tapa au carreau avant que ne retentisse le premier des douze coups de minuit. Tous se levèrent et Edward, le plus proche, ouvrit la fenêtre. La chouette vint se poser sur le guéridon, celui où Zia avait l'habitude de poser un bouquet de fleurs et les lettres adressées à son mari. Elle tendit la patte gauche, où pendait un lourd colis. Séverine le décrocha et l'oiseau s'envola aussitôt par la fenêtre qu'Edward referma derrière lui.
Le paquet était estampillé du sceau d'un cabinet d'avocats sorcier, Nobles et associés, établi à Londres et existant depuis plusieurs siècles, et réputé pour son goût du secret. Tous ceux qui voulaient cacher quelque chose d'important venaient là. Ils confiaient ce qu'ils avaient à confier puis repartaient. Et ensuite, un avocat retirait le souvenir de la rencontre des mémoires, qu'il mettait dans une fiole, confiée à un autre, dans un coffre fermé à clef, donnée à un troisième… Bref, tout était fait pour que le monde extérieur ne sache rien.
Séverine regarda ses frères et sœurs, qui hochèrent la tête. Elle ouvrit alors le paquet, dont tombèrent une lettre et un gros livre de cuir bleu nuit. Un gémissement franchit les lèvres de Hope quand elle aperçut l'écriture.
- C'est celle de Maman, murmura William.
- Ouvre, Sévy, ordonna Evangéline.
La jeune femme décacheta alors l'enveloppe d'une main tremblante. Et tous se penchèrent par-dessus son épaule pour lire les derniers mots de leur mère.
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Mes très chers enfants, mon cher et tendre mari,
Je sais, Severus, que tu hausses les sourcils en lisant cette première phrase. Cher tendre, tu ne l'es qu'avec une personne : ton épouse, à savoir moi. Sachez, mes amours, que si vous lisez ses lignes, alors c'est que je suis décédée. Donc, selon mes instructions, ce message vous est parvenu à minuit, le jour de mes obsèques.
Si je vous écris ces lignes, c'est pour une bonne raison : il se peut que je ne vous revoie jamais. En effet, comme vous pouvez le deviner, je vous écris en 990, c'est-à-dire à l'époque de la fondation de Poudlard. J'ai d'ailleurs rencontré les quatre fondateurs et je les aide à créer la plus grande école de magie du monde.
Je suis actuellement dans une petite chambre dans l'auberge des Deux Balais à Pré-au-Lard (mais pour nous, c'est les Trois Balais). Je me dois de vous apporter quelques précisions : j'ai effectué une sorte de voyage dans le temps. Comment, c'est que je m'efforce de trouver. Mais cela me prend plus de temps que prévu.
Je suis ici depuis deux ans et c'est seulement aujourd'hui qu'un espoir renaît : le fameux monsieur Nobles, le créateur du cabinet d'avocats réputé, vient de faire son apparition dans la région. Alors, si je ne reviens pas, je peux au moins lui confier quelque chose, que vous récupérer dans le futur.
Dans le grimoire que je vais joindre au paquet, j'ai consigné toutes mes connaissances. Je ne peux pas risquer de mourir sans vous les avoir transmises. Alors je consigne tout par écrit. C'est long et fastidieux mais cela m'occupe l'esprit.
Si vous saviez combien vous me manquez mes amours ! Je n'ai pas honte de vous l'avouez : tous les soirs, je pleure en pensant à vous. Vous me manquez affreusement, tout comme ma petite mère, mon frère, Ginny, Ron, Hermione, Claire.
Je fais de mon possible pour ne pas trop penser à ma vie quand je travaille avec les fondateurs. Ce sont des sorciers admirables, tous autant qu'ils sont. Mais c'est dur, très dur.
Mais peut-être était-ce mon destin. Aujourd'hui, je crois fermement qu'il existe ce qu'on pourrait appeler des « pivots » dans notre existence, des points de notre vie qui détermine comment elle va tourner. Et l'un de ceux qui m'a le plus apporté, c'est quand j'ai eu mon premier cours de Potions avec votre père, mes enfants. Ce jour-là a déterminé bien des choses et la plus belle est votre naissance. C'est ce jour-là que Claire a compris que nous étions destinés. Et encore aujourd'hui, je suis certaine qu'elle ne s'est pas trompée.
Je vais à présent terminer cette lettre et souffler ma bougie avant de fondre en larmes et de détremper le papier. Je vous dis simplement une dernière chose : garder soigneusement le grimoire. Je l'ai ensorcelé pour que vous seuls puissiez le lire mais personne ne doit savoir que vous le posséder. Il est des choses pour lesquelles il vaut mieux faire courir de fausses rumeurs, comme quoi en sont encore dans la nature, plutôt qu'en notre possession.
Voilà, j'ai fini. Demain, je confierais tout à monsieur Nobles. Ce qui se passera ensuite appartient désormais à l'avenir, même si je ne suis pas sûre d'en faire partie.
Mais je sais que je vous aimerais toute ma vie.
Epouse et mère affectueuse,
Fille et sœur aimante,
Amie fidèle
Anastazia
Et voilà ! Eh, je vous avais pourtant prévenus que ce chapitre était différent ! Ne venez pas vous plaindre si vous ne lisez ce qui est écrit avant, ça peut avoir son importance.
Review ?
