Lorsque l'on met un animal en cage…
Chapitre 11

Série : Get Backers.
Auteuse : Shonen aï.
Couple(s) : Akabane x Shido.
Disclamer : Chapitre 11… Hi Bi… Oo Ah oui, je remercie aussi tous ceux/toutes celles qui me laissent des reviews, c'est vraiment sympa. Ca me motive pour retaper.
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Partie 11 : Sa victoire, mon abandon.

Shido ouvrit un œil. Le mur en face de lui avait encore une couleur rougeâtre. Signe que le soleil n'était pas totalement levé.

Il sentit un bras entourer sa taille. Baissant les yeux, il n'eut aucun mal à reconnaître à qui il appartenait, surtout avec ces cicatrices sur la main. Maintenant qu'il y pensait, il ne lui avait jamais demandé d'où elles lui venaient. Ce n'était pas faute de ne pas les avoir vues… La plus importante était celle qui lui barrait le torse du côté gauche et continuait sa course dans son dos. Puis il y avait celles sur les mains, et d'autres plus petites un peu partout sur son corps. Mais étrangement elles n'étaient localisées que jusqu'au bas du buste. Pas sur les jambes, les pieds, ou même les fesses. Quoi qu'il n'eut jamais vraiment l'occasion d'admirer cette zone… Pas ADMIRER ! Regarder, oui c'est ça, regarder.
Ramenant le coussin sur son visage, il étouffa un long soupir.
Ca n'allait pas. Il n'avait pas à penser à ce genre de chose de cette façon. Pourtant, malgré tous ses efforts, il n'arrivait pas. Il n'arrivait pas à le haïr. Souffrirait-il du syndrome de Stockholm ?

- Quelque chose ne va pas, Shido-kun… ? Demanda Akabane d'une voix encore un peu somnolente.

Ce dernier sursauta.

- N…Non, ça va. Dit-il la tête toujours dans l'oreiller.

Il sentit la main glisser sur son ventre, avant de le tirer en arrière, pour mieux se retrouver coller au torse du transporteur… et pas seulement le torse.
Des visions charnelles traversèrent son esprit. Il piqua un fard.

- Tu as froid ? Demanda Kurodo. Tu trembles.

Akabane enleva alors les derniers espaces vides entre leur deux corps.
Il déposa un baiser dans la nuque du récupérateur, avant de laisser son souffle caresser sa peau.
Shido n'arrivait pas à faire autre chose que de s'offrir un peu plus à la respiration tranquille de son amant. Son corps eut même tendance à remuer légèrement, frottant leur peau l'une contre l'autre.
Ce qui fit naître une sensation dans le bas ventre du Beast Master qu'il aurait préféré ne pas ressentir.
Etait-ce une conséquence de la pleine lune ? Si oui, pourquoi ne se souvenait-il pas l'avoir ressentit avant ?
Le plus dur, façon de parler, était maintenant de ne rien laisser paraître de son état. Ou l'autre ne se gèrerait pas pour en profiter.
Mais malheureusement pour lui, une main franchit la zone de la ceinture. Une main… horriblement douce et caressante. Une main… à laquelle il n'arrivait pas à résister.

Un gémissement traversa ses lèvres.
Kurodo mit un peu plus en contact leur bassin, avant de commencer à lui mordiller tendrement la peau du cou.
Le corps de Shido réagit rapidement à ses provocations. Serrant au départ le coussin, il l'envoya bien vite bouler pour poser sa main sur celle qui caressait maintenant son entrejambe.

- Kurodo… Gémit-il.
- Tu es devenu si sensible…
- La faute à qui ?! Pesta-t-il intérieurement.

Et il sentit, au fond de son être… Il sentit la crevasse se refermer lentement. L'animal et lui… Leur réunion débutait.

- Shido… Souffla Kurodo contre sa peau.
- N… Aah…

L'autre main descendit le long de son dos, effleura ses reins un bref instant, et suivit le sillon entre ses fesses.
Un premier doigt entra. Bien vite suivit d'un deuxième, prouvant l'excitation du transporteur, qu'il sentait bien derrière lui.
Alors que les doigts se mouvaient lentement en lui, le Beast Master senti son corps se perdre dans ces sensations.
Et il n'arrivait à faire autrement qu'à les apprécier. De plus en plus. Il savait que son corps dégageait des phéromones, plus que d'habitude.
Son corps le désirait. Il désirait cet homme, cet amant qui lui donnait ce qu'il désirait. Ce qu'il recherchait. Et sans doute ce qu'il ne pourrait trouver chez un autre… ou une autre.
C'est pourquoi il se laissa faire. Il ne pouvait lutter contre ses sentiments, juste leur expression. Mais il n'était pas assez fort à ce jeu. Et sans doute ne le serait-il jamais.
La main quitta sa virilité.

- N… Non…

Pour retirer les couvertures.

- Je veux voir ton corps, murmura le transporteur.

Shido rougi un peu plus.
Il avait le don de lui dire des choses horriblement gênantes, avec cette voix…
Il se cacha le visage derrière ses mains. Mais Akabane se pencha au dessus de lui, et les lui retira.

- Ne me cache pas ton joli visage. Laisse-moi t'admirer. Entièrement.

Un baiser dans le cou et Shido se sentit basculer d'un cran sur la gauche. Sur le ventre, Kurodo lui releva le postérieur et retira ses doigts.
Le récupérateur sentit alors un souffle qu'il ne devait pas sentir à ce genre d'endroit.
Tournant la tête pour voir ce que faisait le tueur, il l'aperçu, la tête à quelques centimètres de…

- Arrête ça. Protesta-t-il de plus en plus rouge.

Mais Akabane souffla sur cette zone réactive. Très réactive.
Automatiquement, les fesses se contractèrent.
Un petit rire sorti de la bouche d'Akabane. Alors que son amant enfouissait sa tête, mort de honte, dans le matelas, faute d'oreiller, qu'il avait déjà envoyé paître.
Puis il y passa la langue, entraînant une nouvelle contraction, et un gémissement étouffé.
Il adorait ce petit jeu, celui de le rendre fou de plaisir. Car il savait, que plus il donnait, plus il recevait.

Bientôt Shido ne tint plus. La respiration saccadée, il n'avait d'autre choix que de tourner la tête sur le côté pour pouvoir respirer, laissant ainsi passer ses gémissements, de plus en plus rauques, et surtout de plus en plus excités.

- Kurodo… Supplia-t-il.

Et ce dernier consentit à lui donner enfin ce qu'il désirait. A vrai dire, lui-même ne tenait plus. Mais il essayait à chaque fois de se retenir, toujours un peu plus que le maître des animaux, pour que ce soit lui qui lui demande.
Il se releva, et se positionna à l'entrée. Mais il laissa quelques secondes son sexe caresser ses fesses. Juste pour profiter encore un petit peu de cet instant. Celui où l'un et l'autre savent ce qui va se passer. Où tout peu encore s'arrêter. Ou non.
Posant les mains de part et d'autres de ses fesses, lentement, il s'insinua en lui, sentant avec le plus grand enivrement le carcan de chair s'élargir à son passage, caressant doucement son membre.
Shido gémit. Même si leur dernier rapport datait de quelques heures à peine, il devait se refaire à son intrusion dans son intimité. Et… il trouvait que son sexe était plus… large.
Kurodo donna un premier coup de bassin, doucement. Il préférait se sentir serrer. Ne pas le laisser s'habituer trop vite.
Un nouveau coup, tout aussi lent. Laisser durer cette attente quasi intenable de le pilonner sauvagement.
Mais bientôt il arrêta ce petit jeu. Il voulait sentir sa chair frotter son sexe. Alors il accéléra peu à peu le mouvement.
Fuyuki s'agrippa au bord du matelas. Le plaisir qu'il recevait de ces hanches était presque trop bon. Sa raison se perdait, et son corps se donnait, toujours plus. Et les mots qui sortaient de sa bouche, les sons, tout n'était qu'incitation à plus de débauche. Et Akabane l'avait bien compris.

Dans une de ses dernières brides de lucidité, il se demanda si c'était toujours comme ça. S'il faisait l'amour avec quelqu'un d'autre, à fortiori un homme, ressentirait-il un tel plaisir ? Ou le transporteur était-il maître en la matière ?! A ce moment précis, il souhaitait que rien ne vienne perturber leurs ébats. Rien.
Ses gémissements devenaient de plus en plus rauques. Il savait ne plus pouvoir tenir encore bien longtemps.

Et Akabane le sentit. C'est pourquoi il se retira.

Il fallut quelques secondes à Shido pour réagir, le temps de recouvrer ses esprits.

- Non… Ne t'arrête pas… Pas maintenant…

Il n'en pouvait plus.
Kurodo longea ses flancs de ses doigts. Son amant en tressaillit.
Puis il vint s'asseoir à ses côtés. Et lui fit signe de le rejoindre.
Shido s'appuya difficilement sur ses bras pour relever le buste.

Il enjamba les jambes diaphanes et vint s'empaler de lui-même sur le membre dressé. La sensation de le sentir à nouveau en lui, cette électrisation de son être, lui fit relever les hanches, jusqu'à le faire ressortir presque entièrement. Avant de le faire re-rentrer aux trois quarts. Pas entièrement. Pas tout de suite. Il réservait le reste pour la fin.
Ses bras enlacèrent le cou du tueur. Et il commença à se mouvoir de lui-même, n'allant pas juste d'avant en arrière. Il donna un mouvement circulaire à ses hanches. Dans le but de trouver sa zone la plus sensible.
Dardant son regard d'un bleu nuit dans ceux presque noirs de son amant, Shido s'avança, laissant son torse frôler celui de Kurodo.
Oui il s'était donné. Oui, c'était le signe de sa soumission. Et oui il voulait lui rendre la monnaie de sa pièce.
Alors il ralenti le mouvement.
Il vit alors son seme ouvrir un peu plus la bouche. Il savait sa respiration difficile. Casser le rythme, retarder la jouissance, voilà ce qu'il lui faisait subir. C'était lui qui contrôlait maintenant. C'était lui qui « dominait ».

Akabane sourit. Il venait de comprendre le jeu de son amant. Si c'était comme ça…
Il rapprocha son visage du sien en passant une main derrière sa nuque, et l'embrassa fiévreusement. Alors que l'autre alla voir ce qu'il se passait de côté de son bas ventre. Il sentit le Beast Master sursauter lorsqu'il prit son sexe en main. Et il commença à calquer le va et vient qu'il y faisait en adéquation avec les mouvements de hanches.
Et il reprit rapidement le dessus.
Shido, ne pouvant résister à cette caresse qu'il voulait plus… véloce, dû accélérer le mouvement.
L'autre main descendit jusqu'à son torse, qu'elle caressa allègrement, avec de venir titiller les tétons durcis.

Et Shido perdit pied. Il ne pouvait plus se retenir. Ses gémissements se transformèrent en cris d'extase. Il descendit entièrement sur le sexe, presque à la verticale, se contractant pour plus de sensations. Kurodo, les jambes légèrement pliées, s'allongea un peu plus sur le lit, pour lui offrir la totalité de sa verge.
Les mains de l'un sur les fesses de l'autre, les mains de l'autre sur le torse de l'un, leur ébat s'enflamma. Le Beast Master, le dos cambré, la tête rejetée en arrière essayait de s'empaler toujours plus, et le transporteur, voulant sentir tout son être en lui, donnait à son tour des coups de hanches, qui devinrent des coups de butoirs.
Et dans un dernier effort, ils s'assouvirent en même temps, dans un long râle.
Kurodo dû retenir son amant pour ne pas qu'il retombe évanoui en arrière. L'allongeant sur lui, il reprit sa respiration.
Shido n'arrivait pas à trouver la force de se relever. La tête enfouie dans le coup du tueur, il respirait ce mélange de phéromones et de sueur.
Et pour une fois, il se sentait bien. Son esprit avait fait le vide. Son corps agrippait avidement ces derniers moments d'extase.
Alors il se laissa aller. Les mains sur les épaules d'Akabane, il l'embrassa dans le cou.
A la plus grande surprise de ce dernier, qui esquissa un sourire tendre. Il passa ses bras dans son dos et l'enlaça.
Shido se releva légèrement. Il resta un bon moment à le regarder, droit dans les yeux, alors qu'un dialogue silencieux se faisait. Et l'embrassa. Avec tout l'amour dont il pouvait faire preuve.
Kurodo resserra son étreinte, et ramena une jambe vers lui.
Le Beast Master gémit, rompant le baiser. Il était toujours en lui, et ce simple mouvement avait réveillé son intimité. Sachant ne pouvoir tenir un nouveau round, il commença à se retirer, lentement, pour garder encore quelques secondes la sensation que provoquait le frottement du sexe dans son intimité, de laquelle un mince filet blanc coula.

Puis il se leva du lit et partit en direction de la douche.
Akabane le regarda s'éloigner, sans avoir la force de le retenir.
Sa victoire lui avait coûté, sur tous les plans. Et celle-ci n'avait pas le goût qu'il espérait. Il y avait cette touche de peur en trop. Celle qui n'avait pas ressentie depuis des années. Celle qui nous fait faire des choses folles pour ne pas perdre ce que l'on à gagner.

A suivre

Machan : C'est le plus beau lemon que j'ai jamais écrit. . Enfin ! Enfin j'ai réussit à ne pas faire qu'une scène banale de lit ! Ca m'a quand même prit quatre pages. . Mais dites moi ce que vous en pensez.

Machan qui se mouche.

Shido : Encore ? T'as choppé froid ou quoi ?
Machan : Non. Je sais pas pourquoi ça fait ça. C'est depuis que j'ai commencé à donner une ambiance chaude au lemon. regarde le mouchoir C'est pas rouge pourtant…
Shido : ;;;