Veronica courut vers Logan, les larmes roulant sur son visage. Elle n'osait pas le regarder, pensant qu'il était mort. Elle prit son téléphone et composa le numéro des urgences, hurlant à la standardiste que c'était une question de vie ou de mort. Elle referma violemment son téléphone et leva les yeux vers lui. Il semblait endormi. On aurait d'ailleurs pu croire qu'il l'était, s'il n'avait pas été entouré d'une mare de sang, son sang, et que son visage n'était pas tout contusionné.
Veronica – Ohhhh, Logan …
Elle s'approcha et mit la main sur son visage. Il était glacé.
Veronica – Ne t'inquiète pas, ca va aller ! Je vais te détacher de là bon sang !
Elle sortit son canif multi-usage et défit la bande isolante qui le maintenait accroché au mât. Quand ses liens furent rompus, il s'écroula sur elle.

Elle se retrouva assise à terre, lui couché sur elle. Elle ôta sa veste et la mit sur lui, pour le couvrir un peu. Elle se mit à pleurer, maudissant ces secours qui n'arrivaient jamais assez vite.
Logan (faible) – Veronica …
Veronica passa une main dans ses cheveux et resserra son étreinte.
Veronica – Shhhht, Logan. Ne te fatigue pas …
Logan – Veronica …
Elle sourit. Il était vivant. En le sentant si froid, en voyant tout ce sang, elle avait cru qu'il n'était déjà plus là. Mais il était vivant. C'était tout ce qui importait pour elle. Qu'il soit vivant et qu'il le reste.
Veronica – Shhht.
Logan (de plus en plus faible) – Vero … Merci d'être venue …
Elle sentit sa tête retomber et sut qu'il avait replongé. Elle se remit à pleurer, priant pour que les secours soient là rapidement. Il fallait qu'il tienne le coup.
Veronica – Hey Logan …
Il redressa un peu la tête au son de sa voix.
Logan – Hum ?
Veronica – Si tu me parlais de quelque chose ?
Logan – Hum.
Veronica – Tu vas faire quoi ces vacances-ci ?
Il reposa à nouveau sa tête sur elle, elle paniqua.
Veronica – Bon, okay, tu n'as pas envie de parler de vacances alors ... euuuuuh … Parlons de … hummmm … Toi ! Tu sais ce que j'aime chez toi ?
Logan (faible) – Pas grand chose …
Veronica – Ne sois pas bête ! J'aime ta façon d'être toujours là pour moi, même lorsque j'ai été une crasse avec toi. J'aime ta manière de tourner tout en dérision même quand c'est grave … J'aime …
Logan (la coupant) – Je ne suis pas encore mort, Veronica, pas besoin de faire mon éloge funèbre tout de suite. Garde ça pour plus tard !
Veronica – Ce n'est pas DU TOUT drôle, Logan !
Logan – D'ailleurs … Au cas où je ne m'en sortirais pas …
Veronica – Arrête de dire des choses pareilles !
Logan – Ecoute-moi … Au cas où dans quelques heures, je ne serais plus là, et pour ce que ca vaut, je voulais te dire que je t'ai aimée Vero … Je t'ai aimée plus que personne ne pourra jamais t'aimer …
Veronica sentit à nouveau les larmes lui monter aux yeux.
Logan – Je t'aime Vero …
Sa tête retomba lourdement sur sa poitrine et elle se mit à crier, espérant que quelqu'un l'entende et vienne à son aide. Quelques minutes plus tard, elle entendit les sirènes et vit les gyrophares s'approcher. Elle vit une ambulance et une voiture de police. Les ambulanciers accoururent vers eux et soulevèrent Logan. Elle continuait de pleurer, les mains remplies de sang, elle-même couverte du sang de Logan. Elle vit alors son policier « préféré » descendre de la voiture et s'approcher d'elle.
Lamb – Logan Echolls hein ?
Veronica – …
Lamb – Quelqu'un lui a refait le portrait … Depuis le temps que ca couvait …
Veronica - …
Lamb – Et bien évidemment, Veronica Mars n'est jamais loin d'une scène de crime.
Veronica - …
Lamb – Je t'ai connue plus loquace …
Veronica - …
Lamb – Et bien entendu, je suppose que tu n'as aucune idée de qui a pu faire ca, hein !
Veronica se retourna sur lui, alors qu'elle n'avait pas quitté Logan des yeux depuis le début de la « conversation » et planta son regard dans le sien.
Veronica – Si, je sais qui a fait le coup ! Ce modus operandi, c'est du Eli Navarro tout craché.
Lamb – Tu es sûre, Mars ? Si je coffre Navarro cette fois, la justice ne sera pas clémente pour lui.
Veronica réfléchit quelques instants puis posa son regard sur Logan, d'une pâleur extrême, couché sur la civière, insconscient.
Veronica – Oui, j'en suis certaine.

Elle avait fini par grimper dans l'ambulance pour l'accompagner. Dans le trajet vers l'hôpital qui lui parut durer une éternité et elle lui avait pris la main pour qu'il sache qu'elle était là, même si il était inconscient. Arrivés à l'hôpital, à l'entrée des urgences, une infirmière lui barra la route.
Infirmière – Désolée mademoiselle mais vous allez devoir vous arrêter ici !
Veronica – Je veux aller avec lui !
Infirmière – Désolée, c'est interdit !
Veronica – Mais …
Infirmière – Non !
Veronica se résigna, s'approcha de Logan et déposa un baiser sur son front.
Veronica – Tiens bon, je ne peux pas t'accompagner, mais je pense très fort à toi !
Elle le regarda s'éloigner, les larmes aux yeux et juste quand la porte allait se refermer, elle entendit une voix qu'elle ne connaissait que trop bien s'élever derrière elle.
Lamb – Laissez-la entrer !
Infirmière – Mais Shériff …
Lamb – J'ai dit « Laissez-la entrer ». C'est sa petite amie, elle doit être avec lui.
Veronica le regarda l'air ébahi et il lui fit un clin d'œil.
Infirmière – C'est contre le règlement …
Lamb – Je me fiche de votre règlement ! Vous la laissez entrer, un point c'est tout.
L'infirmière baissa la tête, résignée et Lamb poussa Veronica à suivre Logan.
Lamb – Tu m'en dois une, Mars !

Pendant que les médecins soignaient Logan, Veronica resta dans un coin de la pièce, priant pour qu'il s'en sorte. Il n'avait toujours pas repris conscience et les médecins affichaient des têtes de circonstance qui ne la rassuraient pas le moins du monde. Elle finit par sortir de la salle d'examen pour reprendre son souffle. Elle attrapa son téléphone et prévint son père pour qu'il prévienne les autres également. Quand elle eut fini de téléphoner, le médecin sortit de la salle et s'approcha d'elle.
Médecin – Bonjour, mademoiselle.
Veronica – Comment va-t-il ?
Médecin – Il est hors de danger.
Veronica soupira. Hors de danger, ces trois mots étaient les seuls qu'elle voulait entendre.
Médecin – Toutefois …
Elle fronça les sourcils.
Médecin – Toutefois, il est plongé dans un coma profond.
Veronica – Que voulez-vous dire ?
Médecin – Parfois, lorsque le corps sent que nous sommes en danger, il se met lui-même en mode « pause » pour empêcher qu'il y ait des dégâts irréversibles. C'est une réaction physique qu'on ne peut, nous médecins, malheureusement pas soigner, ni empêcher.
Veronica – Ca veut dire quoi exactement ?
Médecin - Ce qui veut dire que si sa vie n'est plus en danger, désormais, c'est à lui qu'il appartient de se réveiller. C'est à lui de faire le choix de vivre ou de sombrer.
Veronica baissa les yeux. Il n'était donc pas « hors de danger » pas complètement en tout cas.
Médecin – Nous avons fait ce qu'il fallait pour qu'il survive. Maintenant, c'est à lui de faire le reste.
Elle remercia le médecin et entra dans la chambre où ils avaient installé Logan. Il était toujours de la même pâleur extrême et était relié à toutes sortes de machines qui le maintenaient apparemment en vie. Elle étouffa un sanglot. Le voir ainsi, inerte, pâle comme un mort, contusionné de partout, lui qui était d'un naturel si joyeux, si dynamique, ca la retournait. Si ca n'avait pas été lui sur ce lit d'hôpital, elle l'entendait déjà lancé une petite boutade pour détendre l'atmosphère … ou l'envenimer. Du Logan Echolls tout craché. On fait celle qui ne peut le supporter mais on se rend compte que finalement, ces petites remarques sont essentielles à notre vie. Pourquoi était-ce chaque fois qu'elle manquait de le perdre qu'elle se rendait compte à quel point elle l'aimait et à quel point elle avait besoin de lui ? Pourquoi ne pas s'en rendre compte avant et surtout l'avouer. Et le voilà désormais inerte, entre la vie et la mort, avec lui seul pouvant décider de l'issue de cette histoire. Et quand elle y pensait, pourquoi déciderait-il de revenir ? Il n'avait plus de mère, un père en prison, une sœur qu'il ne valait mieux pas avoir, des amis peu présents … mais il avait maintenant une petite amie qui l'aimait et qu'il aimait … Pour ca, elle espérait qu'il choisirait de revenir. Mon Dieu, comment Weevil pouvait avoir fait une chose pareille ? Elle se sentait en partie responsable de tout ça ! Elle aurait du aller le trouver pour lui dire qu'elle pensait que ce n'était pas Logan qui lui avait fait du mal. Mais Weevil était bouché et il avait une dent contre Logan… Lui dire aurait-il suffi à ce qu'il ne fasse rien ? Elle n'aurait jamais la réponse. N'empêche qu'il l'avait tabassé, planté et qu'il l'avait laissé se vider de son sang, attaché à un mât, où personne ne serait venu le chercher vu qu'on était au milieu de la nuit. Si il ne l'avait pas appelée, il serait toujours là-bas et il serait sans doute, à l'heure qu'il était, mort. Elle frissonna à cette idée et remercia l'inventeur du portable. Inconsciemment, tout en réfléchissant, elle s'était approchée du lit, avait pris la main de Logan et caressait de sa main libre ses cheveux, les larmes roulant sur ses joues.
Veronica – Je suis là, Logan, je suis là …

Elle entendit la porte s'ouvrir derrière elle et vit apparaître ses amis : Wallace, Dick et Mac, en pleurs.
Wallace – Mon Dieu Veronica ! Que s'est-il passé ?
Dick – Que lui as-tu fait ?
Wallace se retourna vers Dick, un air réprobateur sur le visage.
Dick – Bah quoi, t'as vu dans quel état elle l'a mis ?
Veronica sourit péniblement.
Wallace – Vous étiez ensemble ?
Dick – Pourquoi tu l'as tabassé ? Tu voulais lui rendre la pareille ?
Wallace – Trèèès drôle !
Veronica porta son attention sur Mac. Elle était restée en retrait, les bras croisés, les larmes roulant sur ses joues, le regard rivé sur Logan. Elle s'approcha de son amie et la prit dans ses bras. Celle-ci fondit en larmes.
Veronica – Shhhht ma belle …
Mac tomba à genoux et Dick s'agenouilla à côté pour la prendre dans ses bras. Wallace et Veronica se regardèrent ébahis.
Mac – Est-ce … Est-ce qu'il …
Veronica – Il est hors de danger. Il faut juste qu'il se réveille maintenant.
Mac continua à pleurer dans les bras de Dick. Wallace tira Veronica par la manche.
Wallace – On va vous laisser. L'infirmière a dit pas plus de 2 personnes dans la chambre.
Il tira Veronica vers l'extérieur. Celle-ci le suivit à contre-cœur. Toutefois, elle savait que c'était la place de Mac et non la sienne.

Quand Mac fut un peu calmée, Dick relâcha un peu son étreinte et essuya les larmes qui roulaient sur son visage.
Dick (doux) – Je pense qu'il aimerait savoir que tu es là …
Mac acquiesa et se releva. Elle s'approcha du lit et prit la main glacée de Logan. Elle releva les yeux vers Dick qui hocha la tête de manière rassurante. Elle s'approcha encore et passa une main dans ses cheveux.
Mac (douce) – Hey …
Dick – Il paraît que pour les personnes dans le coma, il faut leur parler pour qu'elles reviennent. J'ai vu ça dans les films …
Mac – Je ne savais pas que tu regardais les films à l'eau de rose …
Dick – Il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas sur moi …
Mac – Effectivement …
Elle sourit faiblement. Dick avait ce pouvoir, faire sourire les gens par des phrases toutes simples et innocentes.
Dick – Tu peux lui parler, il t'entendra …
Mac – Je préfèrerais lui parler seule …
Dick – Oh, de toute façon, c'est mon BFF, il me racontera tout …
Mac – Et dire qu'il entend les stupidités que tu dis en ce moment …
Dick – Alors il doit bien se marrer intérieurement ! Je suis d'un naturel tellement drôle moi !
Mac leva les yeux au ciel et sourit à nouveau, les yeux toujours baignés de larmes.
Dick – On est pas là pour que tu me parles à moi, ceci dit …
Il contourna le lit et s'approcha de la fenêtre, comme pour lui laisser un peu d'intimité.
Mac s'assit sur la chaise à côté du lit et déposa sa tête sur leurs mains entrelacées.
Mac – Ce matin, quand on était ensemble au lit …
Dick (la coupant) – Des détails, des détails !!!
Elle redressa la tête, un air faussement vexé sur le visage et Dick haussa les épaules, puis se retourna vers la fenêtre pour étudier ce qu'il se passait au dehors. Elle reposa la tête sur la main de Logan.
Mac – Je disais donc avant que ton BFF me coupe … Ton BFF adorable, soit-dit en passant …
Dick se retourna pour lui sourire.
Mac – Je disais que ce matin, tu me disais que tout irait bien … que la vie était belle et qu'on allait être enfin heureux … Je sais que tu ne m'a pas menti. On va l'être mon amour … mais pour ça, il faut que tu te réveille et que tu me souries comme tu me souriais ce matin.
Dick baissa la tête, touché par ce qu'elle venait de dire.
Mac – Je dois affronter ca toute seule, et pour être honnête, je ne sais pas si j'en suis capable tu vois … C'est dans un moment pareil que j'aurais besoin de ton optimisme à toute épreuve, de ton sourire, de tes bras rassurants … J'ai les autres bien entendu mais personne ne pourra me rassurer autant que tu peux me rassurer toi. J'ai besoin de toi … Je t'aime …
Dick se déplaça derrière elle et mit les mains sur ses épaules. Elle refondit en larmes.
Mac – Ca sert à rien tout ca ! Il m'entend même pas je parie …
Elle se leva d'un bond et sortit de la chambre. Dick resta appuyé contre le dossier de la chambre puis s'assit à son tour.
Dick – Yo man !
Il sourit.
Dick – J'ai presque cru que tu allais te réveiller pour me dire que c'était naze comme expression … mais apparement, il t'en faut plus … Je sais pas si tu as remarqué, mais ta ptite femme est drôlement touchée par tout ça et si je savais qui exactement t'a fait ca, je le démonterais en petits cubes dont je me servirais pour l'apéro … Alors j'espère réellement que tu vas bientôt ouvrir les yeux et me dire qui donc a fait ca … Il faut que tu te réveille, il le faut. N'oublie pas que tu as une superbe histoire d'amour qui t'attend, avec une personne qui t'aime enfin pour ce que tu es, le petit connard de Neptune. Tu as trouvé la perle rare et si tu te réveilles pas, je serais obligé de te la voler … désolé !
Il entendit un toussotement derrière lui et se retourna. Il vit Mac, les bras croisés, qui le regardait en souriant.
Mac – Tu comptes le réveiller avec ce genre de bétises ?
Dick – Je me disais que peut-être il se réveillerait pour m'en mettre une …
Mac – C'est pas son genre, c'est ton BFF.
Dick – Ouais … J'pensais que tu étais partie ?
Mac – Je peux jamais rester loin de lui …
Dick – Alors reprends ta place !
Il se leva et elle s'approcha. Avant de s'éloigner, il voulut serrer la main de son ami. Il vit alors, gravé au couteau dans la paume de sa main, un grand « C ». Il redressa la tête vers Mac qui regardait la même chose que lui.
Mac – Qu'est-ce que ?
Dick – « C » comme …
Mac – Cindy …
Dick – Je sais qui a fait ça !
Mac – Moi aussi !
Ils se regardèrent un instant et comprirent que l'autre savait également.
Mac – Cassidy.
Dick – Beaver.
Elle embrassa Logan sur le front et se dirigea vers la sortie.
Dick – Que fais-tu ?
Mac – Je vais trouver ce ptit con …
Dick – J'vais le trouver, moi. Toi tu restes près de Logan.
Mac – Pas question !
Dick s'approcha d'elle et la prit par les épaules.
Dick – Tu as vu ce qu'il a fait à Logan ? C'est à moi de m'en charger !
Elle acquiesa. Il quitta la pièce précipitamment. Elle s'approcha à nouveau du lit.
Mac – C'est ma faute tout ça … C'est ma faute …
Elle entendit la porte se refermer derrière elle et se retourna. Elle vit Veronica qui avançait vers elle.
Veronica – Je …
Mac – Tu peux rester avec lui ?
Veronica – Que … ?
Mac – Je dois faire quelque chose … Je te le confie.
Elle serra dans ses bras son amie, qui était ébahie par la réaction de la jeune fille et sortit précipitamment. Si c'était vraiment Cassidy qui avait fait ça, elle voulait le retrouver avant Dick et lui faire payer.

Elle arriva à la plage, tira le frein à main pour se stopper et descendit de voiture. Elle l'aperçut au loin. Elle courut vers lui.
Mac – Cassidy !
Il se retourna et sourit.
Cassidy – Je savais que tu viendrais !
Mac - …
Cassidy – Alors, ca y est ? Le grand Logan Echolls n'est plus ?
Mac – Comment tu sais ça ?
Cassidy se retourna vers la mer et haussa les épaules.
Cassidy – Tu sais, je t'en ai énormément voulu …
Mac – Pourquoi ?
Cassidy – Tu crois que je n'ai pas vu ton manège ? Tu as fait tout ça le jour de la fête pour Echolls. Je t'ai entendue parler avec mon frère, vois-tu …
Mac baissa les yeux.
Cassidy – Et après ce qui s'était passé entre nous, tu t'affiches avec ce crétin ? Tu lui dis devant tout le monde que tu l'aimes … Et moi alors ? Tu as pensé une seconde à moi ?
Mac – Non … Et j'en suis désolée mais …
Cassidy (la coupant) – Jamais il ne pourra t'aimer comme je t'aime, jamais il ne pourra te donner ce que je peux te donner …
Mac – Cassidy …
Cassidy – Je t'ai toujours aimée moi ! Dès le premier jour où on a appris à se connaître … et toi tu cours droit dans les bras d'Echolls. Jamais il ne te respectera tu sais … Logan Echolls, c'est pire que la peste. Ca s'accroche à toi, ca te rend dingue et puis ca te largue, sans raison, vidée de tout sentiment, vidée de tout. Je te traiterais comme une reine moi … Tu auras tout ce dont tu as besoin …
Il s'approcha d'elle et voulut lui prendre les mains. Elle les retira et le gifla.
Mac – Je ne veux pas de toi. Et pour ton information, Logan est toujours en vie.
Cassidy leva les yeux au ciel et se mordit la lèvre.
Cassidy – Alors il va falloir passer au plan B.
Il la regarda un instant et lui planta son poing dans la figure et l'assoma. Il la prit dans ses bras et l'emmena à sa voiture.
Cassidy – Désolé, ce n'est pas où je voulais en arriver.

Veronica s'approcha du lit et mit sa main sur celle de Logan. Dick et Mac étaient partis précipitamment et Wallace s'entretenait avec une jolie infirmière. Elle avait donc quelques minutes pour parler à Logan.
Veronica – Hey Logan … J'aimerais tellement que tu puisse me répondre mais tout ça, ça ne dépend que de toi. Je sais que tu as peu de raisons de vouloir ouvrir les yeux mais je pense que tu en as quand même quelques unes donc ce serait vraiment chouette que tu te réveilles et que tu nous sortes une de tes remarques sarcastiques qui me font monter au plafond …
Logan était toujours endormi et ne réagissait pas le moins du monde à la voix de Veronica.

Mac ouvrit péniblement les yeux. Elle avait mal la tête et le nez endolori. Elle était couchée dans une pièce sombre et humide, les mains attachées à un poteau.
Cassidy – La belle au bois dormant est enfin réveillée ?
Elle frissonna au son de sa voix et les larmes roulèrent sur ses joues.
Cassidy – On va peut-être enfin pouvoir discuter calmement et je suis sûr d'avoir ton attention maintenant …
Mac – Où sommes-nous ?
Cassidy – Dans un endroit tranquille.
Elle regarda autour d'elle mais ne distingua rien qui put lui donner une indication sur le lieu où ils se trouvaient.
Cassidy – Tu sais, j'ai tout fait pour que tu m'aimes mais rien n'y a fait … Je n'arrive toujours pas à m'expliquer comment une fille aussi intelligente que toi a pu tomber amoureuse de ce looser …
Mac – Laisse-moi partir Cassidy …
Cassidy – Pas question mon ange … Tu vas rester tout près de moi maintenant …
Il vint se poser à côté d'elle et mit sa main sur sa jambe. Elle essaya de reculer, mais avec ses mains ligotées, c'était mission impossible.
Cassidy – Ne me fuis pas, ça ne sert à rien … Tu ne voudrais pas que je me fâche hein ?
Elle hocha la tête pour lui dire que non.
Cassidy – Bien. Parce que je ne veux pas me fâcher contre toi. Toi et moi on va quitter Neptune, okay ? On va vivre une belle histoire d'amour loin d'eux tous …
Mac (crie) – NON !
Cassidy se releva et la regarda.
Cassidy – Bien sûr que si !
Mac – Non, je ne veux pas. Je ne t'aime pas. Ce n'est pas toi que j'aime !
Cassidy (se met à hurler) – Parce que c'est lui que tu aimes ? Qui te dit qu'il n'est pas mort à l'heure qu'il est ? De toute façon, tu comptes peu pour lui et toi, tu l'aura vite oublié quand on sera partis !
Mac – NON !
Cassidy – Arrête ça tout de suite !
Mac – C'est lui que j'aime ! C'est lui qui est le plus important !
Cassidy – Oh, mais tu sais, je ne t'ai pas dit ! Je parie que tu es toute amoureuse de lui parce qu'il a été ton premier, hein …
Mac baissa les yeux, les larmes roulant sur ses joues.
Cassidy – Et bien figures-toi qu'il ne l'a pas été ! HAHA !
Il se mit à se marrer et Mac porta son regard, horrifiée, sur lui.
Cassidy – Si il savait ça, le grand Logan Echolls n'aurait même pas porté son attention sur toi ! Tu n'étais qu'une fille de plus à déflorer … Le pauvre, si il savait que tu ne l'étais déjà plus …
Mac – Tu m'as … tu m'as …
Cassidy – Et oui, cette nuit là, sur la plage, on a fait l'amour.
Mac – Tu m'as violée !
Cassidy – N'exagérons rien ! Tu ne t'es même pas débattue ! Et oui, mon ange, j'ai été ton premier … Tu vois que je compte pour toi …

A l'hôpital, Veronica tenait toujours la main de Logan et lui racontait les moments qu'elle avait passé avec lui et qu'elle n'oublierait jamais.
Veronica – J'ai eu du mal à le reconnaître mais tu as toujours été plus important que n'importe quel autre pour moi, Logan. Si j'avais la chance de te voir à nouveau éveillé devant moi, je pourrais te dire tout ça, sans retenue, sans fierté … mais pour ça, il faut que tu te réveilles …

Mac – C'est horrible !
Cassidy – Ce n'est pas horrible voyons ! On a fait l'amour c'est tout … Ce n'est pas comme Veronica Mars. Ma première fois … Elle, je lui ai un peu forcé la main …
Mac ouvrit les yeux, pleine de désarroi.
Cassidy – Alors qu'avec toi, c'était tendre, c'était passionné !
Mac – JE TE HAIS !
Cassidy – Tu ne peux pas dire ça !
Mac – Si ! Je te déteste ! Si je pouvais, je te tuerais de mes propres mains !
Cassidy – Alors, mon cœur …
Mac – Ne m'appelle pas comme ça ! Tu pourras faire ce que tu veux ! Me ligoter, me saouler, me droguer, me tenir prisonnière, … Tu pourras tout faire, je ne serais jamais à toi !
Cassidy s'approcha d'elle, l'air mauvais et défit ses liens. Elle se releva et lui cracha à la figure.
Cassidy – Tu seras à moi de toute façon.
Il serra le couteau plus fort dans sa main et lui entailla le coup.
Cassidy – Tu sera avec moi dans la mort mon amour.
Elle s'écroula à terre, les mains sur l'ouverture qu'il lui avait fait au cou, essayant de retenir le sang qui coulait à flots. Elle sentait la vie qui s'échappait d'elle, les larmes roulant sur ses joues, impuissante.
Mac (faiblement) – Logan …
Quelques instants plus tard, elle ne respirait plus.

Veronica – Ce que je veux te dire, Logan, c'est que je t'aime.
A cet instant, il ouvrit les yeux et se redressa sur le lit. Veronica sourit.
Logan – CINDY !