Déjà, bonjour à tous, chers lecteurs ! :)

Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelles... comme le veut la tradition, nous allons énoncer la mauvaise, d'abord, autant arracher le sparadrap le plus vite possible, hein ? xD Cette fic va être mise en hiatus. On est plus du tout inspiré par son écriture, on s'en est en quelque sorte lassé -ce qui ne nous arrive jamais, d'habitude ! -' -... bref, on est vraiment désolé de devoir faire ça mais l'autre solution craignait assez ; se forcer à la finir et donc, puisque le plaisir n'y aurait plus été, tout bâcler forcément ! Donc, on espère que l'inspiration nous reviendra le plus vite possible et qu'on pourra la finir comme il se doit !

Bon, maintenant, the Good one - enfin, pour ceux qui nous aimeeeent xD ! Notre inspiration, après avoir fui A-crocs de toi si lâchement, nous a menées vers l'écriture de deux fics... dont une est une fic originale, donc tous les droits d'auteur nous appartiennent - un VRAI bonheur ! Pour nos habitués, on peut vous dire qu'elle met en scène le groupe de persos de Parasite deviendra Grand. Donc, comme cette fic est originale, on la poste sur Fictionpress, sur notre compte du même nom - CrazyFeathers-... toutes les infos sont sur notre profil ;)

Sur ce, Bonne lecture et merci à tous ceux qui nous ont suivi, ceux qui continueront à le faire... bref, ceux qui rendent notre passion encore plus addictive -oui, oui, l'écriture peut véritablement devenir une drogue ! :)


Chapitre 11 : Légères Complications

Furieuse, je mets pied à terre de ma moto et coupe sèchement le contact. Ca ne devait absolument pas se passer comme ça ! Elle ne devait pas réagir comme ça ! Mais où se croit-elle ? Aux pays des Polly Pocket ? C'est du harcèlement… limite sexuel ! Et ça dure depuis une semaine et trois jours ! Elle ne me quitte pas du regard, je la croise à tous les coins de rue et, à chaque fois que j'ouvre ma porte, j'ai peur qu'elle arrive à berner mes sens amplifiés de vampire et que je me retrouve devant elle. Car je n'arrive pas à l'hypnotiser ! J'ai essayé, encore et encore mais à chaque fois, je me plaque contre un mur… et j'ai un léger malaise. Et je serais prête à parier que ça un rapport avec de la verveine… mais pourquoi porterait-elle sur elle la plante anti-vampires ? Ça ne sent vraiment pas bon… Le cas « Shirley Jones » ne sent définitivement pas bon. Et ce n'est pas comme si je pouvais me permettre de la tuer, j'ai déjà tué son ancienne collègue, il y a à peine quelques mois, pour prendre sa place. Je n'écoperais que des ennuis et je ne suis pas comme ces vampires Hollywoodiens je ne suis pas un aimant à emmerdes, merci bien !

Je me tourne donc, toujours aussi rageuse, vers l'entrée de ma maison et un soupir d'agacement m'étreint quand je remarque la présence de Jacqueline, assise sur les marches du perron. Comme si c'était le moment… Elle bondit sur ses escarpins, manquant de s'étaler et se retenant de justesse à la petite colonne.

-Bonjour, Mam'zelle Nilsen ! m'accueille-t-elle.

-Ce n'est pas du tout un bon jour ! claquais-je. En plus, il va pleuvoir donc, à tous les niveaux, c'est une journée pourrie !

-Faut bien qu'il pleuve pour arroser les plantes…

-Toujours le mot pour rire, à ce que je vois, Jacqueline ! ironisais-je.

-V's allez bien, Mam'zelle Nilsen ? s'inquiète-t-elle.

Je traverse l'allée et m'assois sur le perron, à mon tour, tandis qu'elle revient à son ancienne place.

-Les jeunes d'aujourd'hui sont des emmerdeurs.

-Vous aussi vous êtes jeunes… enfin, presque…

-Si seulement tu savais…, soupirais-je.

-Que âge vous avez ?

Officiellement ou officieusement ?

-Vingt-deux ans, répondis-je, cynique.

-Et c'est quand votre anniv' ?

-Le treize août.

-Et d'où vous v'nez ?

-Tu veux finir journaliste ou quoi ? Range ton calepin et ta langue, et viens plutôt me passer l'aspirateur dans le salon ! déclarais-je, en me levant.

-Non ! J'veux être mécano ! assure-t-elle, avec fierté, en me suivant gaiement.

-T'as raison, c'est bien mieux ! En attendant, il y a mon tapis qui t'attend…

xOxOxO

Les fêtes foraines, c'est toute une histoire. Elles n'en finissent pas de voyager, de faire le tour de chaque pays, avec leur caravane et leur gros camions polluants, pour amener quelques moments de frissons, de rires et de sensations fortes dans de paisibles régions bien ennuyantes. Des lumières clignotantes, des mélodies répétitives et des cris d'enfants, d'adolescents et de jeunes vieux. Fuyant la sédentarité, un peu comme moi…

J'aime bien les fêtes foraines.

Mais je sens que cette soirée s'annonce longue… car ce soir, à vingt-et-une heures, la fête foraine est le repère de tous les jeunes du coin… et du jeunes de mon coin, par la même et funèbre occasion. Au début, j'ai eu le lumineux appel de l'instinct le refus catégorique à toutes les invitations que j'ai reçues. Et j'en ai reçues ! On est très collants et butés, dans les environs. Il y a eu Shirley, bien sûr Clarence qui est passée, également, pour réitérer l'invitation de sa meilleure amie Une bande d'inconnus à qui j'ai claqué la porte aux nez A nouveau, Shirley Jacqueline, entre deux coups d'aspirateur Il y a aussi eu Julia, la folle du match de Baseball qui veut toujours me trainer en boîte Shirley Jacqueline Shirley Shirley Shirley… et, au bout d'un moment, je l'avoue, j'ai craqué…

A Shirley.

Je sais ! C'est l'erreur de débutant. Mais que voulez-vous, ce n'est pas dit qu'on a la patience éternelle parce qu'on a l'éternité ! Ce serait trop facile.

Donc, me voilà, devant le stand de Barbe à papa à regarder une gamine s'enfoncer son long nez déjà tordu dans le sucre rose, à avoir le courage de rejoindre Shirley que j'ai remarqué avec la bande assez conséquente qui regroupe tous les abrutis de Chester. C'est la fête !

Heureusement, j'ai pris des forces, sur le chemin. J'ai percé trois cous. J'allume une cigarette, avec un soupir, et la porte à mes lèvres, avant de me décider à me détacher du spectacle de la fillette à la Barbe à Papa. Quand faut y aller…

Je pivote en direction de la maison hantée, devant laquelle se trouvent Shirley et ses amis. Je perce la foule grouillante et bruyante avec une aisance presque enfantine… l'agilité et la rapidité des vampires, ce n'est vraiment pas un truc que je regrette !

La nuit est peinte partout. Dans le ciel noir, serpentant autour des étoiles. Le long des ombres mouvantes, au creux des kiosques ou dans les regards des fêtards. Elle est ici, là-bas… offre ce contraste fascinant avec les néons et les ampoules aveuglantes qui se comptent par centaines. Ils ne s'en rendent pas compte, tous ces humains, mais les fêtes foraines, la nuit, c'est le buffet préféré des prédateurs sanguinaires des parages. Mais, bien sûr, on se garde bien de leur dire… ça gâcherait la fête.

Je les rejoins alors qu'ils sont tous pris d'un fou-rire général. Aucun ne manque à l'appel Shirley, Clarence et Adam Julia et ses copines gloussantes Ettan et Bryan Micheal Zoey et son copain, Stanley.

-Rem' ! me salue Clarence, la première, en me lançant un grand sourire.

Shirley s'étouffe dans ses éclats de rire en me voyant et se met à tousser, essayant d'articuler une salutation mais peinant à reprendre sa respiration. Julia me saute dessus, en me disant qu'elle adore toujours autant ma veste en cuir puis elle va voir Bryan pour lui dire je-ne-sais-quelle niaiserie. Mais celui-ci est bien trop occupé à caresser le dos de Shirley qui continue de tousser, sous le regard moqueur de Zoey.

-T'as une clope ? me demande Adam. J'ai cramé la dernière.

Je lui lance le paquet de Marlboro tandis que Stanley se met à raconter le dernier match de Foot qui est passé à la télé. Pitié, arrêtons le massacre.

-On fait un tour de Maison Hantée ou on reste plantés là comme des idiots ?

xOxOxO

-AAAAAAAAAAAH !

Je ne me retourne même pas vers Julia que j'imagine très bien faire un bon de trois mètres de haut, le visage livide et les yeux exorbités, battant des bras comme une hystérique -Quoiqu'elle est hystérique-, pour l'avoir déjà vu une quinzaine de fois. Les rires gras d'Ettan et Stanley me parviennent par-dessus la bande-son du ricanement et des hululements de hiboux qui passent en boucle, pour venir parfaire le décor glauque qui nous entoure… enfin, glauque… c'est vite dit, bien sûr. Ça me fait doucement rire les zombis articulés qui se relèvent du coup, les rideaux boueux et déchirés, les volets qui claquent et les reflets de fantômes qui passent dans les miroirs brisés… Julia devrait plutôt hurler quand je la frôle au lieu de meugler comme une vache écossaise dés que les deux abrutis de derrière lui touchent l'épaule ou la cuisse, par surprise. Surtout qu'au bout de la dixième fois, elle devrait s'y attendre, quand même…

J'échange un regard blasé avec Adam qui semble tout à fait d'accord avec moi. Il fume, il aime les canines aiguisées, le rock et il s'ennui quand les autres hurlent comme des possédés… il est drôlement sensé pour un humain !

Shirley et Clarence se font mutuellement peur, tantôt riant, tantôt beuglant à la Julia, bras-dessus-bras-dessous. Zoey se balade comme si elle était dans un centre commercial et les autres filles crient aussi… bref, tout le monde cri de partout, j'en ai affreusement mal aux tympans.

-C'est débile, les maisons hantées, me fait alors remarquer Adam, avec dédain.

-Tu me diras, il faut bien se mettre au niveau des ados…

-Tu m'étonnes ! fait-il, en lançant un regard mauvais sur Clarence.

-AAAAAAAAAAAAAAAH !

A noter pour la prochaine fête foraine : boules Quiès.

xOxOxO

On approche du stand de tir, qui est juste en face de la grande roue, et Micheal lance à Shirley, sur un ton de défi :

-Tu te rappelles la dernière fois, Jo ? J'ai réussi tous mes tirs ! J'te parie que je recommence !

-Tenu ! Je veux le nounours bleu, comme cadeau ! réplique celle-ci.

-Ooooh non, Mike ! Donne-le-moi, à moi ! intervient l'une des amies de Julia.

Micheal, ravi d'être sollicité de tous côtés et sa virilité ainsi flattée, prend un air de parfait macho. Ce qui ne semble pas du tout plaire à ce charmant Bryan qui voit la sienne, de virilité, grandement menacée. Un sourire moqueur étire alors mes lèvres. J'aime beaucoup les petites tensions existant dans ce parfait petit groupe de jeunes adultes, entre rivalité et fausseté. Ils font tous mine d'être amis depuis l'enfance, sincères et ingénus, mais moi, je vois bien que chacun a ses propres jalousies, rancœur et envie qui vont à l'encontre de ses camarades chéris. Zoey, derrière ses sourires et sa prétendue amabilité, aimerait franchement écourté la soirée, ne trouvant en leur compagnie rien de très agréable et son copain l'agace singulièrement. Celui-ci joue les petits-amis fidèles mais il ne doit pas être bien satisfait par ce rôle puisqu'il ne manque pas une occasion pour mater les filles qui passent. Sans parler, bien entendu, de la relation explosive entre Adam et Clarence… bien que ceux-ci ne s'en cachent pas, bien au contraire. Ils sont certainement les plus francs du groupe et mes tympans le regrettent bien souvent.

-Alors, les filles, qui le veut le plus, ce nounours ? demande Micheal.

-Pas moi, cinglais-je, pour couper court à ses minauderies. Elle est moche, cette peluche.

Le jeune homme chargé du stand de tir m'offre un regard noir, derrière son comptoir, mais il n'a pas l'audace de me contredire elle est réellement atroce. Elle donnerait presque envie de perdre exprès. Ou de lui tirer dessus à la carabine, je ne sais pas trop.

L'amie de Julia me lance à son tour un regard meurtrier, pour je-ne-sais-quelle raison, et je lève les miens au ciel. Les midinettes sont vraiment fatigantes… Elle devrait être contente, je viens de dire que je la lui laissais, sa peluche à la con. Shirley est, elle, hilare. Apparemment ma mauvaise humeur la fait joyeusement rire.

Je leur tourne le dos et je m'éloigne d'eux pour aller voir de plus près la Grande Roue alors que Micheal demande à Shirley, en chuchotant, ce qu'il a dit de mal. Je les laisse à leurs carabines et leur nounours bleus… un bras s'enroule alors autour de ma taille et je lève le regard vers Ettan qui est juste à ma droite. Tiens, le Don Juan du quartier reprend du service. Intéressant.

-Les peluches t'intéressent pas, à ce que j'vois… Mike a toujours été relou avec les filles, c'est surement pour ça qu'il est d'jà presque marié, m'annonce-t-il, moqueur.

Drôle de logique. Plus les générations se meurent et plus le mariage tombe en dérision. Mais bon, il ne faut pas trop lui en demander, il a une belle-gueule… il ne manquerait plus qu'il soit capable de tenir une réflexion poussée. D'ailleurs, je ne lui en demande pas tant. Ce n'est pas vraiment son cerveau qui m'intéresse…

-Moi, j'ai bien plus qu'un nounours à te proposer, Chérie, me souffle-t-il, enjôleur.

-Je pense aussi.

Ma remarque le laisse un peu étonné mais parait plus que le satisfaire. Il croit être le prédateur alors qu'il tend plus vers l'antilope qui se sauve dans la mauvaise direction. Pauvre chéri… J'allais décider du lieu le plus approprié pour accomplir mes méfaits quand on me tira loin de ma proie par le bras gauche.

-On revient, Ettan ! s'écrie Shirley, me trainant vers la Grande Roue qui s'est immobilisée pour laisser une nouvelle marée d'intéressés faire un énième tour.

Je vois Ettan faire un geste de protestation, visiblement irrité qu'on lui arrache la petite nouvelle qu'il a prévu d'inscrire sur son tableau de chasse. Je dois dire que je suis aussi frustrée que lui ! Quand je pense que j'étais à ça de rendre la soirée pas si ennuyante que prévu, en faisant le plein de tout le nécessaire… un peu de sexe et beaucoup d'hémoglobine… quoique peut-être, beaucoup de sexe, aussi ! Après tout, autant ne rien faire à moitié ! Mais non, il a fallu que Shirley se ramène… Dieu que c'est frustrant !

Elle paye pour nous deux, surexcitée, et me pousse presque sur le siège. Lasse et résignée, je me laisse faire et la regarde, morne, abaisser la barre de sécurité.

-Tu verras, c'est magique !

-Je connais les Grandes Roues, fis-je remarquer, agacée.

Elle semble assez sceptique, m'imaginant mal m'assoir pour un tour de Grande Roue de mon plein gré. La possibilité que je puisse me rendre à une fête foraine doit déjà lui paraître assez peu réaliste. Et je ne peux pas réellement l'en blâmer.

-Oui mais pas celle-là ! reprend-elle avec malice.

Je ne réponds rien, me contentant d'hausser les épaules, assez peu encline à la conversation et tourne mon regard vers l'extérieur. La Grande Roue s'ébranle et nous commençons doucement notre ascension. Et plus nous montons, plus le vent nous fouette le visage. J'observe les lumières de la fête foraine et les gens qui rétrécissent peu à peu, leur rumeur s'affaiblissant au profit de celle du vent, sifflant à nos oreilles. C'est vrai, bien sûr.

C'est vrai que c'est magique.

Je la sens alors poser sa tête sur mon épaule et je me résigne à l'y laisser. Je ne vais pas non plus la jeter par-dessus bord. Quoique…

-Ettan te plait ? me demande-t-elle, alors.

-Il est canon.

-C'est tout ?

-Quoi d'autre ? m'agaçais-je.

-Rien ! s'enthousiasme-t-elle.

-Il faut vraiment que tu arrêtes, Shirley. Je te l'ai dit, il ne peut rien y avoir entre nous, j'ai pourtant eu l'impression d'être claire, non ?

-On peut difficilement faire plus claire mais tant pis, me répond-elle, doucement.

Je soupire et préfère laisser là notre discussion. Elle glisse sa main dans la mienne et je tourne ma tête vers la sienne qui fixe mes genoux. Ne sent-elle pas mes doigts glacés ?

Je libère ma main sans difficulté et attends avec résignation que la roue finisse son tour qui vire un peu trop au sentimentalisme… et tout ce que je sais, c'est que les humains et les vampires, devraient s'épargner le sentimentalisme entre eux.

Il n'y a jamais d'Happy End pour ce genre d'Histoire.