Hey, bonsoir tout le monde! J'espère que vous allez passer un excellent repas de nouvelle année ce soir (ou si c'est déjà passé pour certains, que vous avez bien mangé).

Et pour ceux qui m'encouragent sur cette fanfiction, merci à vous! J'espère que vous allez apprécier ce chapitre et les suivants. Je ne vais pas trop laisser traîner cette fic', donc au max encore 10 chapitres et c'est fini.

DONC: Bonne année 2016, bonne santé et tout le tralala qui va avec !


À Chicago Med, les médecins et infirmiers urgentistes se pressèrent. Chili venait d'appeler depuis l'ambulance 61 et demandait à ce que Connor se tienne prêt à accueillir leur blessé, demande de Will en personne. Ils allaient arriver d'un moment à l'autre.

« Préparez la salle 1 ! Amenez tout de suite la radio portable et le scan ! Et prévenez la banque du sang pour du O négatif ! » ordonna Connor.

Très vite après, tous entendirent les sirènes de l'ambulance approcher. Connor, Natalie et April sortirent pour aider les deux ambulancières.

« Pompier de trente-cinq ans, sortis des décombres d'une maison. Il était le plus proche de l'explosion. Fractures du bassin et du fémur, douleurs thoraciques, possibles traumas crânien et cérébral. Faible réaction pupillaire. Score de Glasgow évalué à 8 sur place. En arrêt cardiaque pendant sept minutes il y a environ une heure, en arrêt respiratoire il y a quinze minutes. Pouls à 130, tension à 16/5, saturation à 94% grâce au masque à oxygène. Il est intolérant aux bêta-bloquants ».

« Comment il s'appelle ? »

« Matt. Matt Casey ».

Connor acquiesça et tourna la tête vers le brancard tout en indiquant la route.

« Matt ? Matt, vous m'entendez ? »

Il entendit un grognement de sa part. Au moins c'était une bonne chose.

« Bien. Vous pouvez ouvrir les yeux pour moi ? »

Quand il vit que Matt n'ouvrait pas les yeux, il frotta son sternum. Encore une fois il grogna, et cette fois-ci, il ouvrit les yeux.

« Hey Matt ! Vous savez où vous êtes ? »

Il marmonna quelque chose d'incompréhensible à travers le masque, ce qui obligea le docteur Rhodes à enlever le masque à oxygène partiellement.

« Vous avez dit ? », demanda-t-il tout en approchant son oreille de sa bouche.

« Sable... »

Le médecin se redressa, et lança un air interrogateur aux ambulancières, pensant qu'elles pouvaient apporter des réponses.

« Il... Il vient de dire 'sable' ».

Chili s'apprêtait à répondre, mais Brett fut plus rapide qu'elle.

« Lors de son arrêt cardiaque, il a halluciné. L'environnement dans lequel il était a changé : la chaleur des flammes est devenue une plage de sable ensoleillée, le manque d'oxygène qu'il a expérimenté s'est transformé en air marin et en vagues, et le bruit de la K12 des pompiers s'est changé en chants d'oiseaux ».

Connor se tourna vers April.

« Prends sa température ».

Elle acquiesça et attrapa le thermomètre.

« Température à 38,3°C ».

Connor palpa ensuite des zones qui allaient être douloureuses pour Matt afin de le faire réagir, mais rien ne se produisit à part des grognements.

« Très bien, Score de Glasgow à 5, appelez le réanimateur et faites descendre un respirateur ».

« On va le sédater ? »

« Un polytrauma avec un SG inférieur à 8 ? Toujours ».

Il parlait à une infirmière qui souhaitait devenir médecin et prenait des cours du soir.

« Passez vingt milligrammes d'étomidate et quatre-vingt-dix milligrammes de célocurine. Matt ? »

Il frotta à nouveau son sternum pour lui faire ouvrir les yeux, ce qu'il fit après trente secondes.

« Tout va bien d'accord ? On va vous endormir, vous allez vous détendre et nous laisser faire d'accord ? »

« Mh... Gab ».

« Gab ? Qu'est-ce que c'est Gab ? »

« C'est Gabby », rectifia Brett. « C'est sa petite amie, elle est sous les décombres elle aussi. Elle l'a maintenu en vie le temps pour l'équipe de secours de venir ».

« Elle va arriver bientôt ? »

Brett et Chili ne prirent pas la parole, mais secoua la tête de gauche à droite. Peu avant de partir, elles avaient entendu Patterson signaler un effondrement de la dalle en béton et la perte de signe de vie de la part du groupe. Connor comprit partiellement ce qu'il se passait et tourna la tête vers Matt tout en faisant signe à l'infirmière d'injecter les produits anesthésiants.

« Elle va arriver. Mais pour le moment, c'est de vous dont il faut s'occuper. Il faut vous détendre, tout doucement, et à votre réveil, Gabby sera là, on est d'accord ? »

« Mh... »

Matt ferma les yeux, sans les rouvrir. Connor expira brièvement.

« Très bien. Intubons-le avant que la célocurine ne fasse plus effet ».

Il attrapa le laryngoscope, l'alluma et ouvrit la bouche de Matt.

« Bon sang, ses voies aériennes sont enflammées ».

« Vous voulez une pression cricoïdienne ? »

« Il n'a pas de trauma cervical. On peut essayer ».

Sarah l'infirmière, apposa sa main sur sa pomme d'Adam.

« Vous y arrivez docteur ? »

Connor visualisa enfin les cordes vocales. Il prit le tube endotrachéal posé sur le chariot et tenta de le faire passer, en vain.

« Il me faut un plus petit tube ».

April se rua vers le tiroir pour prendre un autre tube et le tendre au médecin. Il l'attrapa pendant que le moniteur commença à sonner.

« Ses constantes s'effondrent. Saturation à 89% ».

« J'y suis presque. Plus de pression ».

Même s'il savait qu'il ne devait pas, il força un peu plus sur le tube tandis que Sarah appuya plus sur son cartilage.

« J'y suis ! »

April attrapa le ballonnet pendant que Connor enlevait le laryngoscope et le stylet. Elle le connecta au tube, insufflant enfin de l'air dans les poumons de Matt et regardant le moniteur tout de suite après.

« Ses constantes remontent ».

« Ballonne plus vite. C'est un tube de 8 que j'ai passé ».

Elle obéit, regardant Sarah appliquer du sparadrap autour du tube pour le stabiliser et Connor prenant son stéthoscope pour écouter ses poumons.

« C'est en place. Où est le respi ? »

« Il arrive ».

« Très bien, je veux une radio du thorax et du bassin, et une écho abdominale pour l'instant. Et ensuite on le montera au scan pour sa tête ».


Sur Humboldt Park, tout était encore confus. L'accès à la poche d'air était encore possible, à la galerie aussi, mais tout était bloqué à partir de la sortie du tunnel. Cette fois, c'était Gabby qui les avait sauvé. Les six hommes avaient suivis leur instinct primaire, c'est-à-dire rester en vie, et du coup, avaient écouté la voix de Gabby. Celle qui disait d'aller se réfugier dans le tunnel. Ils s'en voulaient, mais au moins, ils étaient vivants.

« Bon, on va avoir besoin de lampe, de K12 et de quoi déblayer la zone pour les rejoindre à nouveau et les sortir de cet enfer », s'exprima Vermulen.

Mais ce n'était pas la peine de dire ce que tout le monde pensait si bas. Évidemment qu'ils allaient faire tout leur possible pour les ramener à la surface, évidemment qu'ils avaient besoin de matériel pour les sortir de là, et évidemment, Vermulen avait encore oublié quelque chose d'important, de vital même. Et Patterson, Vlad et Cruz l'avaient remarqué.

« Euh, lieutenant ? Sans vouloir vous offenser... », commença Cruz.

« Mais ne devrait-on pas stabiliser la structure avant de commencer à déblayer ? », continua Vlad.

« Surtout si une des structures a lâché. Cela veut dire qu'il y aura peut-être d'autres éboulements », finit Patterson.

Vermulen se retourna aussitôt, les yeux noirs de colère.

« Vous m'apprenez mon métier maintenant ?! »

Instinctivement, Patterson agrippa sa radio et l'alluma discrètement sans que Vermulen s'en rende compte.

« Si votre recrue inexpérimenté et votre... Femme enceinte n'étaient pas allés dans ces décombres, on n'en serait sans doute pas là ! »

« Vous insinuez quoi par là ? », demanda Patterson.

« J'insinue que ce n'était pas les bonnes personnes à envoyer là-dessous ! »

« Oh, vous auriez fait un meilleur travail qu'eux peut-être ? »

Vermulen plaça ses mains sur ses hanches, prêt à en découdre.

« Si Gabby n'avait pas été là, Casey serait mort à l'heure où on parle ! Et si Borelli n'avait pas été là, avec son ingéniosité, il n'y aurait pas eu de structures, on aurait creusé au mauvais endroit, et surtout les dalles en béton les aurait écrasé lors de l'effondrement ! »

Vermulen était prêt à répliquer mais fut arrêté par un appel à la radio.

« Ici Boden, je vous ordonne de tous remonter à la surface ».

Vermulen était rouge de colère, mais il se résigna. Il devait obéir au chef de toute l'opération.

« Compris chef ».

À la surface, le chef Boden avait entendu toute la conversation entre Patterson et Vermulen. Il était bouillant, prêt à frapper le premier venu, notamment Vermulen. Ce qu'il ne savait sans doute pas, mis à part que la radio de Patterson était allumée, c'est que les radios placées par Tony émettait encore, et de ce fait, tous avaient entendu la conversation depuis le début, mais aussi que l'un des chefs de district et le maire de Chicago étaient venus sur place pour voir comment se déroulait l'opération, et que eux aussi avaient tout entendu.

« Chef Boden ? »

Il se tourna vers le chef de district.

« C'est quoi cette histoire de femme enceinte et de nouvelle recrue ? »

« Notre nouvelle recrue Jimmy Borelli s'était porté volontaire pour cette mission, ainsi que Gabriela Dawson. De plus, ils étaient presque les seuls à pouvoir passer par le trou que nous avions fait et à pouvoir réaliser le premier secours ».

« Et en quoi ils pouvaient réaliser le premier secours ? »

« Dawson est l'ancienne ambulancière en chef de la caserner 51, et Borelli a reçu un entraînement de secouriste avant de devenir pompier. Ils sont tous les deux pompiers secouristes, et c'était donc un atout supplémentaire pour les faire descendre ».

« Vous avez donc autorisé une femme enceinte à descendre dans un endroit instable et rempli de fumée pour secourir vos hommes c'est ça ? »

Boden ouvrit la bouche. En présence du maire et du chef de district, il n'avait pas le droit de mentir.

« Je n'ai pas cautionné cette solution, Dawson a insisté ».

« Vous sauriez pourquoi ? »

Boden mordit sa lèvre inférieure. Cette fois, il n'avait pas d'autres choix que d'avouer la vérité.

« Le père de son enfant était là-dessous. Elle voulait à tout prix y aller. Et je dois ajouter que Dawson est claustrophobe. Ce qui fait qu'elle a défié sa peur pour aller sauver celui qu'elle aime ».

« J'en n'ai rien à faire de ses états d'âme ! Vous auriez dû l'empêcher de descendre ! »

« Si elle n'était pas descendu, le père de son enfant serait mort à l'heure où nous parlons ! »

« En êtes-vous sûr ? »

Will s'interposa, voyant que le chef avait de plus en plus de difficulté à garder son calme.

« Il y a un peu plus d'une heure, Casey a fait un arrêt cardiaque qui a duré sept minutes. Si Dawson n'avait pas été là pour le secourir, il serait mort. Et il y a environ vingt minutes, il a fait un arrêt respiratoire. Si elle n'avait pas été là, à garder son sang froid pendant que je la guidais, il serait à nouveau mort ».

« Et là, il est sans doute mort sous les gravas ».

« Avant l'éboulement, on a réussi à le faire sortir. Il est à Chicago Med en ce moment ».

Boden avait pris grand soin de ne pas nommer Casey au chef de district pour qu'il n'ait pas de problème, tout comme Gabby. Mais Will avait en quelques sortes tout gâché.

« Au fait, j'ai bien entendu... Casey ? Le lieutenant Casey, celui qui est le leader de l'échelle 81 dans laquelle est Dawson ? »

« Correct ».

« Et vous étiez au courant ? »

« Cela n'affecte pas leur travail. Ce qui se passe à la maison, reste à la maison et ce qui se passe au travail reste à la caserne ».

« C'est interdit par la loi, Boden ! »

« Il est interdit pour un couple marié de servir dans la même équipe oui ! Casey et Dawson ont décidé de sacrifier leur mariage pour pouvoir réussir à travailler ensemble, pour réaliser le rêve de Dawson. Ils ont tout sacrifié pour ce métier ! Ils forment une bonne équipe, et personne n'a à s'en plaindre ! Ils font partis d'une des équipes d'élite de Chicago et c'est comme ça que vous les remerciez ?! »

« Les remercier ?! »

« ÇA SUFFIT ! »

Le chef de district, Boden et Will sursautèrent. Ils étaient tellement partis loin dans la dispute qu'ils avaient oublié que le maire de Chicago était à leurs côtés. Celui-ci soupira en fermant les yeux et en secouant la tête.

« On a quatre pompiers sous les décombres à faire sortir, et vous ne pensez qu'à vous battre pour savoir pourquoi deux pompiers sont ensembles ?! »

Le maire n'avait pas tort. Le plus important pour le moment était de sauver les pompiers. Et ils avaient aussi oublié que l'équipe de secours était déjà remontée à la surface.

« Monsieur le maire, c'est un plaisir de vous rencontrer », commença Vermulen.

Mais le maire était vraiment en colère. De voir les pompiers servant la ville se taper dessus au lieu d'aider la population, et dans ce cas-là, les siens.

« Vous me donnez envie de vomir lieutenant », lança le maire. « Comment osez-vous parler de nos frères de feux ainsi ! Je n'ai jamais été pompier, mais je connais leurs règles, et parmi elles il me semble qu'il y en a une qui dit : ''Tout pompier est mon frère, traite-le avec respect''. Et vous n'avez montré aucun respect pour ceux qui sont sous les gravas en ce moment même ! Quant à vous chef Riddle », continua-t-il en se tournant vers le chef de district, « Vous n'avez pas à remettre en question vos pompiers lorsqu'ils sont en couple ! Si vous n'en avez pas entendu parler, c'est que cela n'interférait pas dans leur travail. Vous ne respectez rien ! L'un comme l'autre ! Vous ne respectez pas l'éthique des pompiers ! De ce fait, et comme je suis l'autorité ici dans le département de pompier, je vous libère sur le champ de vos occupations ».

Vermulen et Vidal ouvrirent la bouche, mais le discours qu'ils avaient eu contre eux les en empêchait.

« Vous... Vous nous renvoyez ? »

« Exactement. Vous ne respectez pas le code des pompiers, vous n'avez rien à faire parmi eux. Maintenant disposez, prenez vos affaires respectives et disparaissez ».

Le maire était ferme, et n'allait pas remettre en cause sa décision.

« Et celui qui n'est pas d'accord avec cette décision est prié de partir lui aussi ! »

Personne n'osait bouger pendant que Vidal et Vermulen quittaient les lieux. Et le maire s'autorisa enfin à souffler un bon coup. Il se tourna vers Boden, qui avait encore la bouche ouverte, tout comme tous les hommes autour d'eux.

« Je suis désolé chef Boden. Mais il fallait que je réagisse au plus vite. Vous avez des hommes à sauver non ? »

Boden baissa sa tête et la remonta, puis se tourna vers tous les hommes.

« Il me faut six volontaires ».

Tous firent un pas en avant, montrant qu'ils voulaient sauver leurs frères et sœur. Alors il recomposa la même équipe de sauvetage avec un changement : il allait aller lui aussi dans les décombres chercher ses hommes.