Coucou ;) Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour mon retard mais je n'ai pas trop eu le temps. Je voulais aussi remercier plus particulièrement Rin- sesshomaru1 pour sa très gentille review et pour la proposition qu'elle m'a faite ;) Je tenais aussi (oui, je suis sadique! Vous ne lirez jamais ce chapitre!) à remercier tout les gentils reviewers. Il est vrai que je suis un peu déçue par le nombre du review. S'il vous plaît laissez une review, c'est pas long et ça fait toujours plaisir à l'auteur ;D Bon voilà, je vous laisse!

Bonne lecture!


Chapitre 10: Deal

Mon affreux cauchemar n'a pas cessé de me hanter jusqu'au lendemain matin. L'image de Klaus tuant cette fille innocente envahissait mon esprit toutes les dix minutes. Je ne pouvais pas m'en débarrasser malgré le fait que cela ne se soit pas produit dans la réalité. Au début je me sentais coupable mais plus j'y réfléchissais et plus je me disais qu'il avait tué dieu sait combien de personnes sans que je le vois. Et c'était arrivé il y a moins de vingt quatre heures...

L'école traînait en longueur et le fait que je doive rester après les cours, parce que j'étais présidente du Comité de danse n'arrangeait pas les choses. La Spring Dance était dans quelques semaines et il y avait encore tout un tas de détails à peaufiner. Cela peut paraître bête qu'un vampire s'attache à des choses aussi humaines et banales qu'une danse mais parfois, j'avais du mal à lâcher mon ancienne vie. Sans parler du fait, que c'était bénéfique d'avoir une distraction qui n'avait rien à voir avec le surnaturel.

Ma tête était remplie d'idées de danse printanière quand je me suis arrêtée sur le parking désert afin de rentrer à la maison. J'étais beaucoup trop ancrée dans mes pensées pour remarquer que je n'étais pas seule. Un nœud dans mon estomac s'est formé quand j'ai vu qui était immobile à côté de ma voiture. J'ai ralenti ma vitesse mais mes pieds étaient toujours en mouvement et se dirigeaient vers la voiture.

Klaus était négligemment appuyé contre la porte du passager et me regardait avec un sourire en coin. Une fois, la distance minimale installée entre nous j'ai fébrilement scruté les environs afin de m'assurer que personne n'observait.

« Que fais-tu ici? » demandais-je avec urgence. « Et si quelqu'un te voit? »

Klaus haussa les épaules, s'éloigna de la voiture et se dirigea vers moi. A présent, l'espace entre nos deux corps s'était réduit et je ne savais pas si je devais me sentir horrifiée ou excitée.

Son sourire se fit plus prononcé mais tout en me contemplant il semblait incertain de sa réponse. Cela ne lui ressemblait pas. Pas du tout. Klaus était confiant, arrogant et très sûr de lui. Il n'y avait aucune exception. J'ai tout de suite levé un de mes sourcils vers lui.

Après ce qui paraissait être des heures, sa réponse mit fin à la tension grandissante dans l'air : « Oui et bien... Serait-ce ringard si je te disais que j'avais juste besoin de te voir? »

Je ne pouvais pas en croire mes oreilles.

Ringard ? Non, pas du tout. Je dirais que c'est mignon. Vraiment très très mignon... Se mit à penser mon cerveau brouillé.

« C'est de loin la chose la plus ringarde que je n'ai jamais entendue. »dis-je avec ma grande gueule habituelle.

Il rit et dirigea ses yeux bleu si spectaculaires vers les miens: « Oui, je craignais que tu dises ça. Cependant ça ne veut pas dire que c'est faux. »

J'ai détourné les yeux de peur de le regarder quand je répondrais à sa déclaration flatteuse. Je devais absolument lui faire part de ma décision. Remettre à plus tard ne ferait que rendre les choses plus difficiles. « J'aimerais pouvoir te croire... Mais même si j'y parvenais je pense que cela serait mieux qu'on cesse de se voir...»

« Quoi? Qui a dit ça? » demanda t-il franchement. « Et s'il te plaît regarde moi. » ajouta t-il d'une voix plus douce.

C'est à contrecoeur que j'ai sournoisement levé les yeux vers lui. « Personne n'a dit ça... C'est moi qui l'ai décidé. »

« Pourquoi? » me questionna t-il.

Il avait l'air plus déconcerté qu'en colère en attendant mon explication. Je savais pourquoi; l'autre soir, il m'avait dit que je devais faire mes propres choix mais il n'avait sûrement pas prévu que je lui tournerais le dos si facilement.

J'ai pris une grande et profonde respiration tout en délibérant mentalement. Quelle serait la manière la plus offensive de dire à un tueur en série que vous ne vouliez plus le voir parce qu'il était, et bien... un tueur en série. Aucun magazine girly n'abordait des questions comme celle-ci. Par rapport à ça un petit ami tricheur ou une relation ennuyeuse n'était vraiment pas un problème.

J'ai choisi de me contenter de la vérité qui dérange: « Parce que je ne peux pas te changer. Et que tu ne peux pas me changer. »

Son froncement de sourcil exagéré, m'indiqua que l'explication était insuffisante vu son niveau d'implication dans l'affaire.

« Je veux dire... Nos vies sont trop différentes et je ne peux pas vivre avec le fait que tu... Vraiment, je ne sais pas comment dire ça! » murmurais-je avec lassitude.

Klaus prononça un simple mot. « Honnêteté. »

« D'accord... D'accord. Combien de personnes as-tu tué durant... et bien disons durant les trois derniers jours?» lui dis-je sur le ton du défi.

S'il n'était pas content de la tournure que prenait la conversation il le cachait magnifiquement bien.

« Y-a t-il eu des massacres à Mystic Falls ces trois derniers jours?» répondit-il d'une façon directe et calme.

«Non... Mais je... » soupirais-je, muette une fois encore.

Klaus me regardait fixement sans aucun sourire pour éclairer son visage: « S'il y a un fait essentiel que tu dois savoir sur moi, Caroline c'est que je n'ai jamais fait les choses à moitié. Je veux vraiment donner le meilleur de moi même afin que tu m'apprécies, et je suis conscient que je n'atteindrais pas mon but en tuant les gens qui se qualifient comme étant tes amis où une de tes connaissances.»

Oh, il savait vraiment convaincre quand il le voulait. Malheureusement, je doute que ses paroles soient sans arrière pensée et qu'elles arrivent à me mettre à l'aise.

« Je ne sais pas quoi dire. Pour être honnête, je ne sais plus rien.» admis-je avec lassitude.

« Tu sais quoi? Pourquoi ne discuterions pas de ça ailleurs? » me proposa Klaus en jetant un regard furtif vers le parking désert.

« Ailleurs, où? » demandais-je soupçonneuse.

Il me dit d'un sourire des plus charmants. « Mon endroit. Je me souviens que tu m'as dit aimer les chevaux... Alors que dirais-tu de faire de l'équitation? »

Cet homme était le mal. Il n'aurait pas pu trouver un meilleur moyen d'attirer mon attention. J'ai dû prendre sur moi pour ne pas sembler trop enthousiaste.

« Je... Je ne pense pas être une bonne cavalière. » C'était une défense moche.

« Tu n'as jamais essayé? » vérifia t-il.

« Je suis montée une fois sur un poney quand j'avais cinq ans. Je suis tombée deux fois et j'ai déchiré ma nouvelle robe. » avouais-je.

Il laissa échapper un grand rire moqueur.

« Ce n'est pas drôle monsieur! Il se trouve que j'adorais cette robe. » me plaignais-je en lui adressant une mine renfrognée.

Il leva les mains en signe d'abandon. « Je suis désolé, love. Cela a dû être une expérience traumatisante. Mais nous pourrions remédier à ce problème... La seule chose dont tu as besoin c'est d'un professeur qualifié. »

«Et par professeur qualifié tu veux dire toi? » demandais-je malgré le fait que je connaissais déjà la réponse.

Il sourit. « Je vais m'assurer que tu ne tombes pas... »

Ma défense était brisée. J'étais une enfant désespérée quand il s'agissait de lui.

« Très bien! Très bien! »

Son sourire était radieux. « Excellent! Je n'ai pas pris de voiture donc j'aurais besoin de retourner chez moi... »

-Xxx-

Je regardais la route tout en conduisant vers la maison de Klaus. J'avais cédé pour la millionième fois. Bien sûr j'avais accepté de venir avec lui... Mais maintenant je commençais à sombrer dans les mêmes erreurs encore et encore. Evidemment, il avait affirmé qu'il n'avait tué personne récemment... Mais un Originel vieux de plusieurs siècles ne va pas changer du jour au lendemain.

« Quelque chose te tracasse. Je suppose que cela a avoir avec moi alors tu pourrais me dire ce qui t'inquiète. » Le son séduisant de sa voix m'a soudainement sorti de mes rêveries.

« Je n'ai pas envie de partager. »

« Pourquoi pas... A présent, tu dois savoir que tu peux toujours être honnête avec moi. » pressa t-il.

J'ai laissé échapper un léger gémissement à cause de ses paroles mais aussi à cause d'un feu rouge qui m'a forcé à m'arrêter.

« Tu sais tu continues à parler d'honnêteté mais si tu devais être honnête avec toi même? Penses-tu qu'on aurait une chance d'être un couple? » demandais-je catégoriquement laissant échapper quelques unes de mes frustrations.

« Je pense oui. » dit-il avec confiance me rendant encore plus frustrée.

La lumière rouge est passée au vert et je me suis remise à la conduite. Je ne pouvais plus me taire. Je devais le stopper dans cette voie sinon il n'arrêterait jamais de me casser les pieds.

« Oh aller soyons réaliste! Tu ne seras jamais un saint je le sais. Et je ne dis pas que je suis à la recherche d'un saint, mais il y a une énorme différence entre un saint et un assassin ! Bien sûr tu pourrais n'avoir tué personne dernièrement, si tu me dis la vérité, c'est... Mais tu ne seras pas en mesure de te contrôler tout le temps. Les vieilles habitudes ont la vie dure, tout le monde le sait. Donc entendons nous, Klaus... Soyons honnêtes. »

Il est resté calme mais je n'ai pas osé le regarder. Je continuais à conduire jusqu'à ce que je vis la route qui menait à sa maison surdimensionnée. Lorsque la maison est entrée dans mon champ de vision, j'ai garé la voiture sans un mot. J'ai éteint le moteur pour laisser place à un silence assourdissant. Je ne sais pas comment j'ai fais mais j'ai rassemblé tout mon courage pour le regarder dans les yeux.

Son visage ressemblait à un masque soigneusement préparé qui ne laissait transparaître aucune émotion. Aucune colère contrairement à ce que j'avais pensé au début. Il tourna lui aussi la tête afin que nos regards se croisent.

« Tu as raison.» chuchota t-il.

Je poussais un soupir tremblant et soulagé. Il me semblait que j'étais pardonnée.

« Je suis désolée, je n'ai pas bien compris. » Je pouvais me permettre un peu de sarcasme sachant qu'il l'avait plutôt bien pris.

Il leva les yeux toujours aussi patient. « Tu as raison. Je ne suis pas juste. Je te demande d'être honnête alors que moi même je n'y parviens pas. J'aurais dû savoir que tu ne te contenterais que de la vérité. Après tout, c'est ce que j'aime chez toi...Tu es trop intelligente pour me laisser te duper. »

Je mâchouillais légèrement ma lèvre inférieure.

« Il y a beaucoup de questions qui doivent être abordées. » ajouta t-il à contrecœur.

« Pour envisager une seconde chance... Sois honnête avec moi. » dis-je doucement.

Il déglutit bruyamment. « Je t'ai dit que je n'ai tué personne ces trois derniers jours... La vérité c'est que je n'ai tué personne près de Mystic Falls. J'ai fais en sorte que tu n'aies un lien avec aucune de mes victimes en chassant sur un autre domaine. Je ne veux pas te faire du mal ce qui signifie indirectement que je ne veux pas blesser les gens qui comptent pour toi... Mais tu as raison sur le fond en disant que je ne peux pas changer comme ça. Dieu, j'ai vécu comme ça pendant des siècles... »

Mon visage était triste tout en écoutant sa confession. A vrai dire je m'attendais à plus.

« Alors, oui nous sommes différents, extrêmement alors... Et ça sera une tâche désagréable de modifier tout cela. » déclara t-il calmement.

J'ai poussé un soupir, heureuse qu'il aie finalement compris qu'on ne pouvait pas ignorer nos différences. « C'est ce que j'ai essayé de te dire depuis longtemps... »

« Tu ne seras jamais capable de te contenter d'un simple morceau d'humanité n'est ce pas? » me demanda Klaus retrouvant facilement ses habitudes.

« Tu n'es pas mal... »

« Donc, il y a très peu d'espoir pour nous ? » Il semblait sincèrement déçu.

« Je pense que tu connais la réponse à cette question. Je veux dire... Disons, pour faire simple, que j'arrive à mettre de côté toutes les choses horribles que tu as faites... Disons que je suis le genre de personne qui peut regarder vers l'avenir sans s'attarder sur le passé... Malgré ça je ne pourrais jamais vivre avec l'idée que tu... Je suppose que ce que j'essaie de dire c'est que... Quand tu n'es pas avec moi je me demande si tu n'es pas quelque part en train de tuer quelqu'un... » J'avais eu des difficultés à former des phrases cohérentes mais je pense qu'il voyait où j'en venais.

Ses lèvres formèrent une ligne droite mais curieusement ses yeux semblaient appréciés ce que je venais de dire.

Il y eut un court moment de silence qu'il brisa avant moi.

« Donc il faut que je... Tu veux que j'adhère à ton « alimentation de lapin » où sinon on ne pourra pas être ensemble Il a énuméré, ce qu'il soupçonnait être mes conditions, mais sa voix m'a fait savoir qu'il ne serait pas en mesure de respecter ces normes.

« Je n'ai pas dit cela. » Je n'étais pas d'accord avec lui. « Je ne dis pas que tu ne peux pas prendre du sang humain... où cambrioler une banque de sang, les Salvatore le font tout le temps. A mon avis, le vol ne rentre pas dans la même catégorie que prendre des vies. »

Son regard était lointain alors qu'il paraissait me regarder directement. Si je ne le connaissais pas mieux je pourrais croire qu'il envisageait de faire des changements. Mais c'était absurde. Personne ne pourrait jamais convaincre Klaus de changer ses manières, pas même la reine du drame Caroline Forbes.

« Est ce que ça revient au même si on se nourrit pour ensuite guérir? » demanda t-il à l'improviste sortant de sa transe. « Dans le cas où je perds le contrôle... Après tout tu l'as dit toi même les vieilles habitudes sont tenaces ».

Un rire hystérique m'envahit et m'échappa. Cet homme est incroyable...En même temps je me demandais si nous parlions d'un cas hypothétique ou si nous faisions face à la réalité.

« Je suppose que c'est que mieux que de tuer ». dis-je avec un sourire amer me rappelant du temps où je venais de rencontrer Damon et où s'étirait sur son visage le même sourire. Il n'avait pas été très agréable mais j'avais survécu...

Je n'avais pas encore réorganisé mes idées en désordre qu'il me surprit avec sa réplique suivante.

« C'est une possibilité. » Il ne dit que cela.

« Tu peux répéter?» demandais-je confuse ne voyant pas ou il voulait en venir.

La seule chose dont j'étais capable c'était de l'observer. Cela ne pouvait pas réellement se produire. Ca devait être une sorte de rêve bizarre. Je savais qu'il prétendait croire en moi mais il ne pouvait pas se soucier autant de moi. Il devait y avoir une intention cachée. Ca ne pouvait pas être moi...

« Juste comme ça ? » ai-je demandé une fois ma voix retrouvée.

« Juste comme ça. » me confirma t-il. « Mais puisque nous faisons un marché tu auras ta part... Je veux qu'en retour tu sois prêtre à faire des efforts sérieux afin que ça fonctionne entre nous. »

J'ai cligné des yeux, hébétée.

« Et bien... Qu'en dis-tu? » dit t-il captant mon regard m'empêchant de regarder ailleurs.

« Comment puis-je être sûre de ce que tu dis... Comment puis-je savoir que tu dis la vérité ?»

Sa bouche forma un de ses sourires alléchant . « Est ce que j'ai le visage d'un menteur? » me questionna t-il avec un ton d'humour dans sa voix.

« Oui... » murmurais-je ignorant sa plaisanterie. « Mais je suppose que si je suis prête à te donner une chance je dois commencer à te donner le bénéfice du doute. »

« Est ce que cela signifie que nous avons un deal? » demanda t-il affichant un visage plein d'espoir.

« Pas de meurtres inutiles? » vérifiais-je une fois de plus.

« Tu as ma parole. Et je suis un homme qui tient toujours ses paroles. » précisa t-il.

« Je compte sur ça... Alors... Concluons nous ça? » plaisantais-je ayant soudainement marre du discours sérieux que nous entretenions.

Son sourire s'élargit. « Bien sûr, pourquoi pas. Rendons ça officiel. »

J'ai provisoirement placé ma main dans la sienne qu'il secoua doucement.

Une partie de moi craignait avoir fait un pacte avec le diable. Néanmoins, il y avait cette autre partie... Celle qui voulait savoir si quelque chose pourrait se passer entre nous.

Mes amis ne me pardonneraient jamais s'ils savaient... Mais là encore c'est ma vie. Peut-être que ma mère avait raison... Je devais arrêter de vivre pour les autres et réfléchir à ce que je voulais faire de cette éternité qui se présentait devant moi.

Il a interrompu mon silence. « Bon, et si nous passions aux choses moins sérieuses Mlle Forbes? J'ai promis que je t'apprendrais à monter à cheval... Es-tu toujours intéressée? »

Je riais nerveusement à son invitation: « Est ce que c'est vrai? Maintenant? »

« Maintenant fonctionne aussi à un autre garde à l'esprit notre deal... Tu as juré que tu allais faire des efforts afin de faire avancer les choses entre nous.» dit-il malicieusement.

« Bon... Allons-y. Mais je n'ai pas apporté de vêtement de rechange. » l'ai-je prévenu lui rappelant la robe déchirée.

« Oh, ne t'inquiète pas love. Je jure ne pas te faire tomber. Jamais. »

L'ambiance changea brusquement et son regard brûlant devint trop sérieux pour ce type de conversation. J'ai réalisé qu'il ne parlait pas seulement des chevaux...

Sa promesse allait bien au delà et j'étais si près de le croire. Tout ce qui me restait à faire maintenant était d'espérer qu'il arriverait à m'y faire croire complètement...


Et voilà! Alors qu'avez vous pensé de la discussion de Klaus et Caroline? Du deal? Review? Oui? Non? Peut-être?

Nightmare 2054 :D