Chapitre 10 : K comme Ken le Survivant

« Et qu'est-ce qu'il a de si exceptionnel ce gosse ? »

Oui parce que tout le monde en parle là alors que pour moi, il est plutôt normal. Des petits premières années un peu maigres avec les cheveux en pétards on en voit tout les ans. Qu'est-ce qu'il peut bien avoir de si particulier celui là ? A part qu'il a un nom commun, pour changer ?

Habituellement pendant le banquet de début d'année, on parle plutôt de ce qu'on a fait pendant les vacances, des devoirs qu'on n'a pas encore finis ou des nouveaux préfets.

Personnellement, j'ai passé de très bonnes vacances. Je suis allée voir ma grand-mère –la mère d'Allan- dans le Lancashire. Je ne vais plus la voir souvent depuis que je suis à Poudlard, seulement pour Noël en fait, parce qu'elle déteste se mettre au soleil et reste donc cloitrée tout l'été. Elle s'habille de façon un petit peu excentrique, et a une collection de chapeaux plus farfelus les uns que les autres, mais Margaret est en fait très posée. Un peu comme Allan. Et elle fait le meilleur gâteau éponge du monde, même celui des elfes de Poudlard ne fait pas le poids. Après ça, nous sommes retournés une semaine en France, et j'ai pu revoir Damien. Il a arrêté de photographier les coups de soleil des gens, j'ai cru que ce serait bien mais non. A la place il va photographier des bestioles magiques, qui n'ont visiblement pas envie d'être photographiées. Et il me traîne avec lui ! D'ailleurs j'ai pu voir une flopée de Fangieux en action grâce à lui. Et bien je peux vous dire que j'aurais largement préféré rester sur la plage, parce que comme les appareils magiques font encore plus de bruit que les appareils normaux, nous avons été poursuivis par une bande de Fangieux en colère. Sans pouvoir utiliser la magie.

C'est dans ces moments là que je me dis qu'aller courir avec Gabriel n'étais pas une si mauvaise idée. Et je n'ai même pas honte d'avoir laissé Damien derrière. De toute façon il était mort de rire cette espèce de malade mental. Moi je dis, un jour il finira mort tout court. En parlant de fuite et de photographie, en plus de Bletchley et d'Acerra, j'envoie maintenant des lettres à Gabriel pendant les vacances. Il est très content, parce que son frère a été accepté au département des jeux et sports magiques, au Ministère de la Magie, et est donc trop occupé pour le martyriser. Apparemment Bletchley a laissé tomber Flora Carrow pendant les vacances, quand a Montague et Acerra, c'est un peu compliqué.

Montague n'est pas allé en vacances cette année, à la place il a passé deux mois chez Acerra au régime lapin. Diète consistant à une alimentation frugale composée exclusivement de crudités. Naturellement nous lui avons tous envoyé des provisions pour survivre. Sauf qu'Acerra a fini par le remarquer, et est donc partie l'engueuler, et Montague en a tellement marre d'elle, de ses régimes, de ses règles et de son dressage que pour une fois il ne s'est pas laissé intimider. Il lui a balancé ses quatre vérités à la figure, elle lui a reproché de ne pas l'aimer, il a dit qu'elle n'était qu'une gamine capricieuse avec un faciès de pékinois et depuis ils ne se parlent plus. Moi comme je leur parle encore à tous les deux, que je pense qu'ils sont tous les deux en tords et qu'ils m'écrivent tous les deux, je suis dans une position quelque peu inconfortable. C'est nul les histoires de couples, je vais me faire nonne tiens.

Mais revenons-en à la répartition.

« Tu n'as jamais entendu parler de Harry Potter ? Me demande Gemma. Sérieusement ? Mais tu vis dans une grotte ou quoi ?

-Non chez les moldus, je réponds en haussant les épaules.

- Mais tu lis tout le temps ! Il est dans tous les livres d'histoire moderne !

Je lui lance un regard impliquant lourdement qu'elle vient de dire une connerie.

- J'ai T- de moyenne en Histoire.

Elle hoche la tête en faisant « ah ». Ca y est, elle a compris. Montague se tourne vers moi en jouant avec sa fourchette.

- Pour faire simple, Le Seigneur des Ténèbres a affronté un bébé qui l'a réduit à néant et ce bébé c'est Potter.

Je plisse les yeux. Il me dit des conneries là ?

- Tu me prends pour une buse ?

- Même pas, c'est vraiment comme ça que le Seigneur des Ténèbres est tombé. »

Mais ce n'est pas un peu nul comme fin ? Je veux dire, tous les Serpentards qui parlent de lui le traitent comme si c'était une espèce de réincarnation de Merlin. Et il se fait ratatiner par un bébé ? Comment on peut avoir peur de son nom même maintenant ? D'ailleurs je trouve ça complètement stupide de l'appeler Vous-savez-qui, par que pour le coup, moi je sais toujours pas qui. Peut-être qu'il se fait appeler comme ça parce que son nom est nul ? Genre Poupouille l'Ecorcheur de Laitue ?

Les gens continuent de chuchoter alors que le chapeau prend de plus en plus de temps pour le répartir. C'est du favoritisme ! Moi j'ai eu droit à trois secondes et il m'a envoyé dans une maison où je ne voulais pas aller !

« GRYFFONDOR ! »

La table des lions fait un bordel pas possible pour accueillir la nouvelle star de cette école, quant aux serpents ils font la gueule.

« C'est bon, c'est juste un débile de plus vous n'allez pas en faire toute une histoire…

Les autres me regardent un peu avant de sourire. Montague passe sa main dans mes cheveux et les secoue avant d'attirer ma tête vers lui pour embrasser mon front.

- Tu as raison ma belle, ce n'est qu'un autre Griffon après tout. Rien d'important. »

Je râle avant de le pousser. Vivement qu'il se réconcilie avec Acerra, parce que je crois qu'il n'a pas compris la vie. Il fait ça pour rendre Acerra jalouse, sauf qu'elle trouve ça tout à fait normal puisque qu'elle pense que je suis sa maîtresse. La seule chose que ça a réussi à faire jusqu'à présent, c'est m'énerver et le frustrer parce que je refuse catégoriquement d'être sa petite amie de remplacement. Il ne voit absolument pas où est le problème et je commence à me demander s'il ne serait pas attardé, par le plus grand des hasards. Ca expliquerait ses notes en arithmancie. Remarque, je pense que si j'avais pris ce sujet je n'aurais pas fait mieux.

Mais on s'en fout ! Quirrel est revenu ! IL EST REVENU ! Depuis Gemma et moi faisons très attention a avoir des notes et une tenue parfaite en défense. Bon, maintenant il bégaye et porte un turban plein d'ail, mais je trouve son bégayement mignon. Et comme l'a pointé Gemma, il ne portera pas son turban dans des circonstances plus intimes. J'ai beaucoup rougi sur le coup. Et puis, ça rends les cours plus facile à prendre, vu qu'il lui faut plus de temps pour dire les mots. C'est du gagnant-gagnant. J'aime tellement son regard quand il me rend un devoir, ça me donne envie d'être idiote et de glousser en tordant mes cheveux –que je n'attache plus- à chaque fois qu'il fait ça. En fait ce n'est pas si mal d'être stupide, je me sens plutôt bien en ce moment ça change.

Si seulement, oh si seulement Montague pouvait arrêter de me faire chier cette année serait parfaite.

Alors que nous étions en train de dessiner des botrucs en cours de Soin aux Créatures Magiques il a commencé à me toucher. Juste poser sa main sur mon genou ou ma taille quand Brûlopôt ne regarde pas, mais ça m'a vraiment agacée d'avoir à taper sa main toutes les deux secondes juste pour le voir revenir au galop. Deux heures plus tard alors qu'on attendait Nikita en dehors de la salle où la chorale répète, il m'a prit par la taille alors qu'il était derrière moi et a enfoui son visage dans mon cou, ce qui lui a valu un beau chapelet de jurons et de coups de coudes. Il ne m'a lâchée que lorsque que la porte a commencé à s'ouvrir. Il n'a rien tenté quand Nikita trainait avec nous, mais, pas dupe, celui-ci a quand même remarqué que quelque chose ne tournait pas rond.

« Montague, vrrrraiment, arrrrrête d'embêter Victoire, il l'a sermonné.

- Je manque d'affection, dit-il en haussant les épaules.

- Un rrrroti ne peut pas manquer d'affection. »

Voilà pourquoi j'aime bien Nikita. C'est quelqu'un de raisonnable qui croit en mes capacités. Après cela le sujet est retourné sur des trucs normaux comme les cours ou le manque d'hygiène de Rogue. Je commence vraiment à être à court d'insultes au passage, c'est vrai quoi, il ne pourrait pas faire quelque chose d'original ? Ca me donnerait autre chose à critiquer ! Nous marchons tranquillement vers la Grande Salle pour le banquet d'Halloween quand Nikita commence à râler.

« Ahh, la lanièrre de mon sac me cisaille l'épaule… Vous m'attendez là, et vous ne vous entrrretuez pas, je courrs au dorrrtoirrr poser mes affairres.

Il nous fait un dernier signe pour montrer qu'il nous surveille avant de partir en courant. Quand on ne le voit plus, je remarque que le couloir est vide. Totalement vide et silencieux. C'est un peu flippant, mais bon au pire j'ai Montague avec moi comme garde du corps alors ça passe. Même s'il me fait chier en ce moment. Je me demande si Acerra a essayé de le contacter récemment ? Je sais que c'est une sacrée tête de mule et qu'elle lui en veut encore mais bon, je me tourne vers lui pour lui demander quand même.

- Dis, t'as pas…

Mais avant même que je ne puisse finir, je suis rudement plaquée contre le mur et ses lèvres sont contre les miennes. Trop choquée pour réagir, je ne bouge pas et il en profite pour mettre une de ses mains dans le bas de mon dos et emmêler l'autre dans mes cheveux.

Mais c'est quoi ce bordel ?

Je commence à me débattre et à protester, mais Montague est et a toujours été une armoire à glace. Toute résistance est inutile. Bon ben il est temps d'appeler à l'aide. Je prends une grande inspiration avant d'ouvrir la bouche, mais il en profite pour glisser sa langue contre la mienne. Mais ça va ! Te gêne pas sale con ! Je mords sa langue et il tire vicieusement mes cheveux, me faisant comprendre que ça n'était pas une excellente idée. J'ai l'impression d'être là, prisonnière avec sa langue dans ma bouche et son souffle sur ma joue depuis des heures, ça me rend furieuse ! Je suis impressionnée qu'il puisse être suffisamment idiot pour penser qu'il ait le droit de me priver de mon choix et d'air de cette façon, je ne peux même pas atteindre ma baguette, j'ai envie de vomir et je suis folle de rage !

D'un coup, il vole à l'autre bout du couloir et s'écrase sur un mur. J'espère que ça fait mal, CONNARD ! Je tourne les talons, et marche à grands pas vers une salle vide, ou des toilettes, ou un groupe de premières années, n'importe quoi mais j'ai besoin de me calmer.

« Victoire attends ! »

Va crever !

Il court pour me rattraper et m'agrippe le poignet. Si j'avais réfléchi, je ne l'aurais pas fait, mais là j'étais un peu trop en colère pour ça. Je me suis retournée et ai envoyé mon poing dans sa mâchoire de toutes mes forces. Pour le coup, il m'a laissée, mais mon poing a craqué aussi. C'est nul ! Pourquoi dans les films ils ne disent pas que ça fait aussi mal ? Après ça, je me suis mise à courir, sans vraiment savoir où j'allais, juste pour mettre le plus de distance entre moi et cet atroce petit cloporte.

J'ai fini par atteindre des toilettes et ai été prise d'un puissant haut le cœur. Je m'écroule près d'un siège de toilettes et me laisse aller, vidant toute l'eau contenue dans mon estomac. Je reste là pendant quelques instants, la respiration pantelante et le corps encore tremblant d'avoir été malade. Puis je hurle un grand coup comme une harpie, comme ça, parce que j'ai envie. Et que j'ai foutrement mal à la main. Je tire la chasse et vais me rincer le visage. Dans le miroir, je vois que j'ai l'air d'une folle. Mon mascara a coulé sur mes joues, ma peau est grisâtre et mes cheveux sont en bataille. J'ai l'air horriblement fatiguée aussi. Je me retourne pour aller me planquer dans une cabine, quand je vois une petite fille de Gryffondor avec les cheveux dans un état pire que moi, des dents un peu trop longues, un appareil dentaire et des yeux rouges et gonflés. Je tente de lui sourire mais je crois que ça ressemble un peu plus à une grimace.

« Bonsoir, elle dit tentativement après que je me sois assise dans une cabine à côté de la sienne.

- Salut. Après un moment d'hésitation je continue, Tu t'appelles comment ?

C'est marrant, je suis toujours plus amicale dans les toilettes. Ca doit être l'odeur qui me monte au cerveau.

- Hermione Granger.

- Victoire Meadows.

Nous parlons un peu, évitant précautionneusement de parler de nos problèmes ou de ce qui nous a amené dans les toilettes. C'est… étrangement agréable. Peut être que je devrais passer plus de temps dans les toilettes. A chaque fois que j'y passe plus de vingt minutes, je rencontre quelqu'un de poli. Peut être qu'elles sont ensorcelées ? Ca ne serait pas bête, vu que quand on s'enferme dans des toilettes, c'est que quelque chose ne va pas. Ca ferait une nouvelle caractéristique sympa de ce château, avec les tableaux bavards, les passages secrets, les fenêtres sur le lac et… bon d'accord ce château est cool.

- Ca te dirait d'aller au banquet ?

Je l'entends bouger un peu.

- Je ne peux pas venir avec toi, les Serpentards ne m'aiment pas.

Je hausse les épaules.

- T'en fait pas on est juste un peu cons. Je pensais plutôt aller à la table des Serdaigles, ça éviterait un massacre.

Elle lâche un petit rire avant de se lever.

-D'accord, je viens.

Avec un peu de chance, il restera du flan. Je me lève et sors de ma cabine en même temps qu'elle. Je la vois ouvrir de grands yeux et reculer. Quoi je fais si peur que ça ?

Puis je me retourne.

Oh merde.

Oh merde, merde, merde, merde, MERDE !

Il y a devant moi un magnifique spécimen de troll des montagnes adultes. Massue et odeur incluses.

Je le vois lever son bout de bois et agrippe Hermione avant de me jeter sur le côté. Nous hurlons quand les dalles en céramiques explosent et je me donne une grande baffe pour me calmer. Ok, réfléchis Victoire. Un troll c'est résistant à la magie, c'est résistant au feu, c'est con, c'est méchant, ça pue, c'est vicieux. Je suis obligée de lâcher Hermione quand un troisième coup de massue est envoyé trop près. Alors que je rampe à toute vitesse sous les lavabos, mon cerveau décide enfin de m'aider.

Sa peau est résistante à la magie, mais pas ses yeux.

Je crie un bon coup, pour me résoudre à utiliser mon courage –je savais même pas que j'en avais tiens- et à faire face au monstre.

Showtime sale bête.

Je garde mon regard ancré vers sa tête constellée de verrues et me concentre pour faire brûler ses yeux. Instantanément, il hurle et lâche sa massue, mais ça n'est pas suffisant, un troll en colère sera toujours plus dangereux, même aveugle, alors je commence à faire brûler tout ce qu'il y a au-delà de ses yeux. Je sens des gouttes de sang couler de mon nez sur mon cou et la pièce se remplir d'une odeur acre de chaussette brûlée. Puis le troll tombe, et je vois deux petits Gryffondors, l'air horrifié. Je vais leur donner une bonne raison d'être horrifiés.

Je ne sais pas trop ce que j'ai crié, mais c'était très méchant et très inventif. J'avais besoin de me défouler. En résumé, je leur ai fait comprendre qu'ils s'étaient mal comportés avec Hermione, que c'était idiot, qu'elle aurait pu mourir à cause d'eux, et que si je la voyais encore toute seule ça allait barder. En beaucoup, beaucoup moins poli. Et puis les professeurs sont arrivés, je suis un peu conne tout de même, parce que je n'ai pas arrêté ma tirade pour autant.

« MISS MEADOWS !

Je me tourne vers le bruit et je vois trouble. Je pleure ? Ben ça c'est une première tiens. Je m'essuie les yeux et vois que c'est MacGonagal qui a parlé.

- Est-ce que c'est vous qui avez…

- Non c'est le père Noël, je réponds sèchement.

Je ne me sens pas bien… Je commence à reculer mais ma tête tourne et je manque de tomber. Heureusement, le professeur MacGonagal, visiblement pas rancunière, me soutient et passe mon bras au dessus de ses épaules.

- Restez calme, Mme Pomfresh va s'occuper de vous.

Je suis passée à l'infirmière, présente avec Quirrel et mon directeur de maison qui tire une gueule impressionnante. Me regardez pas comme ça, j'ai l'air d'avoir demandé à être attaquée par un troll ?

Mme Pomfresh m'aide à marcher vers l'infirmerie, mais mes genoux finissent pas lâcher dans les escaliers et je m'évanoui.

Vous savez quoi ? Heureusement que ce sont les Gryffondors qui font ce genre de truc habituellement parce que moi j'en ferais certainement pas une habitude !

Lorsque je me suis réveillée, je me sentais beaucoup mieux. Il m'a fallu quelques secondes pour me rendre compte que je n'étais pas dans mon dortoir et quelques autres pour me rendre compte que ma table de nuit étais couverte de trucs.

Oh, l'infirmerie. Pourtant il me semble pas que le troll m'ai tapée dessus… Le troll ! Ohhhh… je suis tellement morte. J'ai fais un truc de Gryffondor et j'ai sauvé une née moldue. Si je dis aux autres que je me serais faite tuée si je n'avais pas fait ça, j'évite la torture ? Faut voir, s'ils sont de bonne humeur…

Je regarde à ma droite et me fige.

Montague me sourit, un peu gêné.

Je lui jette un regard noir avant de me retourner.

Je l'entends soupirer et pose sa main sur mon épaule.

« Je suis vraiment désolé Victoire. Je n'aurais jamais du agir de la sorte avec toi.

Sans déconner, j'avais pas idée.

- Et je tiens à te présenter mes excuses.

Wow, là il s'en veut. Je me retourne vers lui et le regarde vraiment. Il a de gros cernes, une lèvre fendue, et à moins que ces compétences d'acteur n'aient incroyablement augmenté pendant que je dormais, il se sent vraiment coupable. Je le regarde pendant quelques secondes avant qu'il ne détourne les yeux, ce qui n'est pas étonnant. Les gens ont souvent du mal à soutenir mon regard.

- C'était horrible.

-Le troll ?

Non, toi. Quoi que je doive admettre que la différence n'est pas flagrante.

- Je ne pouvais pas bouger, à peine respirer et puis tu ne m'as pas donné le choix. J'étais folle de rage. Ca m'a donné envie de vomir.

Il regarde le sol en se frottant la nuque.

- Je sais je… la Granger me l'a dit.

Je fronce les sourcils.

- Tu l'as pas menacée dis ?

Il hausse les épaules et je me passe la main sur le visage en soupirant. Montague dans toute sa splendeur. Je le tapote un peu pour qu'il me regarde, puis lui fais signe d'approcher. Quand il est à moitié sur le lit, je me relève et l'embrasse doucement. J'aurais du aller à Poufsouffle. C'est particulièrement bizarre. Je me demande si ça serait plus agréable avec quelqu'un qui n'est pas mon pote ? Parce que pour l'instant j'ai juste embrassé Montague et Damien. Puis j'ouvre légèrement la bouche et le laisse faire. C'est moins désagréable et ça ne me donne pas envie de vomir ou de le frapper mais c'est hautement bizarre. Je m'écarte et il fait de même. Puis je ferme les yeux et me laisse tomber sur mon lit.

- Et c'est le seul que tu auras alors fais plus chier ou je t'en mets une.

Ca a au moins le mérite de le faire sourire. Puis je me tourne vers le tas de trucs. Il y a des bonbons, trois cartes et un gros bouquet de jonquilles.

- C'est quoi ce bordel ? Je lui demande.

-Oh ça. Tu as passé une journée dans les vapes pour épuisement magique, alors les rumeurs ont eu le temps de se répendre.

- Je crame un troll et ils m'offrent à bouffer, je lui demande, incrédule.

- C'est l'idée, il me répond en souriant. Tu me passe les chocogrenouilles ?"

Je les lui donne en prenant les cartes. L'une est un remerciement formel de la part de DumBubble, la deuxième est un simple « Merci » signé par Hermione avec les jonquilles et la dernière a été envoyée par des élèves de Serpentard de mon année et d'autres. Leurs mots me font rire. Ils vont du simple mais sincère « Remets-toi vite ! » de Gemma, au « Pour information, je ne suis pas comestible » de Flint, le nouveau capitaine de l'équipe de Quidditch de Serpentard.

Je crois que je ne devrais pas trop avoir peur de retourner dans les donjons finalement.


ET oui je sais, je suis en retard, mais voilà, problèmes IRL. Vous saviez qu'on pouvait être stressé par un manque de stress ? Et que ça pouvait rendre insomniaque ? Ben c'est bizarre mais oui. J'ai aussi découvert que le manque de sommeil rendait les ongles transparents. C'est… original. Donc j'ai écris ça après avoir ENFIN réussi à dormir –ben j'ai pas dormi depuis le dernier chapitre que j'ai posté donc je me suis dis que si je me mettais sur l'ordi j'allais écrire de la merde- et vous allez avoir les trois prochains chapitres à la suite.