Bonjour à toutes!
Je sais que j'avais dit ce week end, mais au moment de poster, FF a buggé complet!
Du coup, certaines d'entre vous on reçu le teaser et pas les autres...Pourtant je me suis acharnée dimanche mais après plusieurs tentatives j'ai laissé tomber!
Mais la bonne nouvelle c'est que Anaïs a super bien bossé et donc que le chapitre est prêt :D
Bonne lecture!
Et aussi un grand grand merci à toutes vos reviews! Je vois que cette histoire vous plaît autant qu'à nous donc ça fait plaisir :D
Chapitre 11 : Réception, partie 1
POV EDWARD
Mes yeux étaient fixés sur l'horloge depuis que ma conversation téléphonique avec Renée avait pris fin. Les secondes étaient des minutes. Les minutes des heures. Les heures des jours.
Tout le monde savait qu'il ne fallait pas me déranger aujourd'hui. Je foudroyais tous ceux qui tentaient seulement de regarder dans ma direction. Ma tête était embrumée par les images de Bella. Bella dans un accident de voiture. Bella prise au piège dans une voiture détruite. Bella abandonnée quelque part. Bella enlevée sous la menace d'un pistolet. Bella en train de saigner. Bella hurlant.
Bella. Bella. Bella !
Pourquoi diable est ce que personne ne m'appelle pour me dire où elle est ?
Comment est ce que Renée peut me garder hors de la situation (out of the loop) comme ça ? Savait-elle seulement ce qui est arrivé à sa fille ? S'était-elle seulement souciée du fait que j'étais sorti du restaurant plusieurs fois déjà, seulement pour pouvoir y re-rentrer ? Je voulais aller dans ma voiture et chercher Bella moi-même, avant de me retirer cette idée de la tête. J'avais besoin de rester ici au cas où elle se montrerait.
C'est pas vrai !
Pourquoi Renée ne me rappelait-elle pas ? Il ne pouvait y avoir que deux raisons, la première était qu'elle n'avait pas de nouvelles. La seconde, qu'elle était trop désemparée pour me dire ce qui était arrivé à Bella. S'il vous plait, je vous en prie, s'il vous plait faites que ce soit la première option.
Un coup à la porte de mon bureau me fit lâcher des yeux l'horloge. Qui que ce soit, il devait avoir une bonne raison. Ils savaient très bien qu'il ne fallait pas m'interrompre pendant que je faisais… absolument rien.
A moins que… A moins que ça soit Bella. Je retins mon souffle. S'il vous plait, faites que ça soit Bella.
La poignée de la porte tournait alors que je me raidissais dans mon siège. Allez, Bella. S'il te plaît, faites que ce soit toi.
Les charnières grincèrent pendant que la porte s'ouvrit dans un craquement. Elle s'ouvrait lentement, un centimètre à la fois. Mon anxiété et mon impatience ne cessaient d'augmenter. Bella. Bella. Bella.
Une main pâle entra dans mon champ de vison et saisit le côté de la porte. Bella. Bella. Bella.
Une tête avec des cheveux noirs commença à pousser à l'intérieur du bureau. Bella. Bella. Bella.
Des yeux marrons fixaient les miens.
Mon visage se décomposa.
Alice.
Mes coudes se reposèrent sur le bureau, mes mains se serrèrent devant mon visage. Je fermais mes yeux pendant quelques brèves secondes et respirais profondément par le nez. Mes yeux s'ouvrirent subitement avant que je ne serre ma mâchoire. Je n'étais pas d'humeur pour une conversation amicale. Il valait mieux que cela soit en relation avec le boulot.
« J'arrive à un mauvais moment ? »
Alice marcha à l'intérieur du bureau et ferma la porte derrière elle, sans chercher réellement à savoir si c'était ou non le mauvais moment. Elle s'était déjà invitée dans mon bureau.
Je gardais mes yeux sur elle sans dire un mot. Ce qui ne semblait pas la perturber. Elle sautilla jusqu'à la chaise devant mon bureau et s'y assit.
« Alors. » Elle sourit vivement et croisa ses jambes. « Devine quoi ? »
Je clignais des yeux.
Elle pinça ses lèvres.
« Ouais, tu as raison. Deviner c'est vraiment la troisième option. »
Je clignais encore des yeux.
« Ok, alors écoute, » commença-t-elle. « Il y a une grande fête à l'hôtel particulier des Volturi demain soir et devine qui couvre l'événement ? »
Je soupirais et penchais la tête en arrière.
« Exact. »
Elle secoua sa tête.
« J'ai oublié. Pas de devinette. De toute façon, la réponse est … MOI ! »
Elle poussa des cris aigue et bondit de sa chaise.
« Tu peux le croire Edward ? L'épouse snobe de l'un des hommes les plus riches de Seattle a demandé à l'un de ses employés d'appeler le restaurant pour que je sois responsable de la réception. »
Elle s'effondra en arrière sur la chaise avec un sourire rêveur sur son visage.
« Je sais que je n'ai littéralement pas de temps pour le planifier, j'ai donc besoin de commencer tout de suite. »
Elle fit une pause et me regarda soupçonneusement.
Je soupirais de nouveau.
« De quoi d'autre as-tu besoin ? »
Elle sourit. « J'ai besoin d'aide. Tu sais, des gens pour m'aider en cuisine et d'autres pour aider à servir de délicieux plateaux, de la nourriture si alléchante qui clouera sur place cette femme, me demandant alors de me charger de toutes ses réceptions. »
« De combien de personnes as-tu besoin ? »
Elle tapota un doigt sur sa lèvre inférieure.
« Bien, je sais déjà qui je veux. Paul et Seth pour aider en cuisine. Rosalie, James, Victoria … Bella. »
Ses yeux s'attardèrent sur mon visage quand le dernier nom sortit de sa bouche.
« Et, hum, que dirais-tu de ton frère ? Il n'a pas de boulot et il a besoin de descendre de son petit nuage et faire quelque chose pour contribuer à la société. Ces cinq pourraient être nos petites serveuses et serveurs. Oh, et j'ai besoin de toi. Donc tu peux, tu sais, gérer, surveiller… ou quelque soit ce que tu sais faire. »
J'y réfléchi pendant un instant. C'était faisable. Sauf ce qui concernait Bella. Elle n'était même pas là. Je ne savais pas où elle était ni même si elle était encore en vie.
« C'est excellent, » dis je finalement. « Leur as-tu déjà parlé ? »
Elle fit signe que oui.
« Et bien, tous à part Bella et ton frère. Tu peux juste le faire venir avec toi. Et Bella… où est Bella ? Elle n'est pas supposée être ici ? »
J'ignorais sa question sur l'absence de Bella. Je n'avais pas besoin d'entrainer quelqu'un dans mon obsession bizarre et préoccupante.
« Tu devrais laisser Bella en dehors de ça et juste demander à une serveuse. »
Elle secoua sa tête d'un air têtu, comme une enfant.
« Non. Désolée. Je ne peux pas. J'ai déjà fais ma liste de personne. »
« Change-la alors, » dis je catégoriquement.
Sa langue claqua sur son palais. « Non. »
« Bella m'a déjà dit qu'elle était maladroite et mal à l'aise dans les grands groupes de personnes » protestais-je. « Elle ne voudra pas de ce travail. »
Alice haussa ses épaules. « Je lui demanderai. »
Je plissais mes yeux. « Tu ne lui feras pas faire n'importe quoi. »
Elle roula des yeux. « Relax Edward. Elle le fera. »
« Tu le sais comment ? » demandais-je
« Je le sais juste. Intuition féminine et tout ça. »
« Bien. » répondis-je stupidement.
« Si tu ne lui demande pas, je le ferais » menaça t-elle. « En fait, je ne lui demanderais pas. Je lui dirais d'être ici. Et tu me connais, je ne m'arrêterais pas de la harceler jusqu'à ce qu'elle soit à genoux et criant qu'elle adorerait faire le travail, alors seulement elle pourra me faire taire. »
Je secouais ma tête. « Alice, s'il te plait, laisse la tranquille. »
Elle se leva de la chaise et me regarda de haut. « Demain matin, la première chose que je vais faire est de courir droit sur elle et lui dire d'annuler ses plans pour la soirée pour qu'elle m'aide à desservir. »
Quand Alice dit quelque chose, elle s'y tient. Si par un certain miracle Bella se montre demain matin, la pauvre fille sera bombardée par les demandes ridicules d'Alice. Je devrais donc d'une façon ou d'une autre lui dire avant qu'Alice ne le fasse.
***
Je passai le reste de l'après midi et le début de soirée à tenter de rester occuper au lieu de penser à Bella. J'ai découvert que je pouvais me comporter raisonnablement si elle n'était pas dans mon esprit.
Je venais juste de quitter le restaurant et de glisser dans ma voiture quand mon portable sonna. Je jetai un coup d'œil à l'appelant avant de répondre.
« Allo ? »
« Il n'y a pas de nourriture à la maison » dit une voix masculine à l'autre bout du fil, ressemblant vraiment beaucoup à un gémissement d'enfant.
« Que veux tu dire par « il n'y a rien à manger » ? Emmett, il y a un magasin entier de nourriture. Nous avons de la soupe et des légumes et… »
« Laisse-moi reformuler ça » dit-il. « Tu n'as pas de nourriture comestibles dans ta maison. »
Je gémi et me pinça l'arrête du nez. « Bien. Je suis déjà dans la voiture. Je cours à un supermarché. De quoi as-tu besoin ? »
Il lista des articles au hasard qui aurait fait enfler n'importe qui comme un ballon. Je pouffais de rire avant de raccrocher et d'aller vers le magasin le plus proche pour prendre son stock de malbouffe.
***
J'écumais les différentes sortes de doritos en essayant de me souvenir lesquelles il aimait. Je pouvais soit acheter un sachet de chaque sorte, mais c'est du gaspillage, soit l'appeler et lui demander. Je me préparais mentalement quelques secondes et pris mon téléphone.
Je le saisit quand il commença à sonner. Je levais mes sourcils.
Wow, peut être pouvait il lire dans mes pensées.
Mais un coup d'œil à l'appelant me dit que ce n'était pas Emmett. 'Renée maison' clignotait sur l'écran. Je pris une profonde respiration. On y était. Soit elle me disait que Bella allait bien… soit…
Je pressais le bouton vert et mis le téléphone à mon oreille.
« Allo ? » Réussis-je à dire
« M. Cullen, c'est Bella Swan. »
Bella ? Mon cœur s'arrêta de battre pendant quelques brèves secondes et mon estomac chuta comme si j'étais dans les montagnes russes, sur le point de descendre la première grande colline.
« Bella » j'expirais de soulagement. Oh merci mon dieu. Elle ne semblait pas blessée. Elle allait bien. Mais où avait elle était ? « J'étais tellement inquiet pour toi. Où étais tu ? Est-ce que tu vas bien ? »
« Je vais bien. J'ai eu un problème personnel que je devais régler. Je suis tellement désolée de ne pas avoir appelé, mais je ne pouvais pas. Je n'avais pas pris mon portable avec moi. »
Je sentis que je pouvais de nouveau respirer. Ma poitrine n'était plus comprimée. J'avais envie de rire. « Qu'est ce qui s'est passé ? » Mon ton était remarquablement calme, doux et amical.
« Hum, et bien, » chuchota t-elle, comme si elle essayais de garder la conversation privée. « Une personne m'a appelée très tôt ce matin pour me demander de l'aide. Elle avait un souci avec… »
Il y eu une pause. Je regardais le téléphone pour voir si nous avions été déconnectés. Non. Elle était encore là. J'allais presque l'appeler mais j'entendis qu'elle parlait.
« Reste en ligne, il y a quelqu'un qui frappe. »
J'inclinais la tête et déplacer mes yeux du paquet de doritos. Je saisis un sac de chips assaisonné. Si ce n'est pas ce qu'Emmett voulait, et bien, dommage ! Il prendra ce que je lui donnerai et c'est tout.
« Fichez le camps d'ici ! »
Je me figeais. Mon cœur tomba dans estomac. Bella criait sur quelqu'un de l'autre coté du téléphone. A qui parlait-elle ?
« Vous n'avez pas le droit d'être là ! Je vais appeler la police. »
Mon cœur manqua d'exploser quand j'entendis ses cris. Je me concentrais pour écouter ce qui se passait avant de lâcher le sac de chips et de courir hors de l'allée, laissant le chariot derrière moi. J'ignorais les regards excédés des clients que je dépassais.
Les discussions se poursuivaient et je me précipitais hors du magasin, vers ma voiture.
« Bella ?! Que se passe-t-il ?! Tout va bien ? » J'hurlais dans le téléphone.
« Non ! Il y a un homme qui n'est pas le bienvenu et qui vient de s'introduire dans mon domicile ! »
Merde ! J'atteignis ma voiture et ouvrai la porte.
« C'est bon j'arrive. Essayes de tenir quelques minutes. »
Je démarrais la voiture avant même d'avoir fermé la portière.
Accroche-toi, Bella.
Heureusement, le magasin était à quelques pâtés de maison de chez elle.
Je jurais, que si jamais quelque chose lui était arrivée… je ne serais plus responsable de mes actes. Je regardais et essayais de me concentrer sur ma conduite pendant que je tenais mon téléphone de ma main libre. J'avais besoin de me calmer avant d'avoir un accident de voiture.
J'entendais ses cris. Il semblait qu'elle était dans un tunnel, mais je savais qu'elle avait dû jeter le téléphone quelque part. Je pris une décision rapide de changer de ligne téléphonique et de composer le 911. Je leur dis rapidement qu'il y avait un problème à la résidence Swan et la femme dit qu'une patrouille de police était en chemin. Je retournais sur l'autre ligne mais n'entendis plus rien. Aucun mot.
Je jetais mon portable sur le siège passager et serrais le volant jusqu'à ce que mes articulations blanchissent au possible.
Quand la maison de Bella arriva dans mon champ de vision, je vis deux personnes debout sur la pelouse. Un homme et une femme. Ensuite je vis Bella assise sur l'herbe. Elle n'avait pas l'air d'avoir pris une pause entre deux hurlements, mais bien d'avoir été poussée. Ma mâchoire se serra alors que je donnais un coup de frein et me garais à mi-chemin sur l'allée. La police n'était pas encore ici. Je l'avais devancée.
J'ouvris la portière et vis Bella se redresser.
« Bella ! » Criais-je en courant vers elle.
Je l'atteignis et commencé haletant. « Est-ce que tu vas bien ?! » Mes yeux parcoururent son visage. Elle ne semblait pas blessée. Il n'y avait pas de contusions. Pas de coups.
Elle regarda par-dessus son épaule l'homme debout près d'elle, celui qui tenait fermement une femme debout à ses côtés. « Ca ira mieux lorsque cet enfoiré sera en prison. »
Je regardais par-dessus lui et sentit ma main se contracter. Je voulais claquer mon poing contre son visage à maintes reprises. « Cela ne devrait plus être long. J'ai appelé la police en venant ici. » Qu'avait-il fait pour que Bella le déteste autant ? Et qui diable était cette femme ? J'avais besoin de quelques réponses avant de perdre la raison.
J'étais sur le point de demander ce qu'il se passait quand j'entendis au loin des sirènes. Ils s'approchèrent rapidement. J'avais toujours la forte envie de frapper ce mec alors je marchais vers Bella et la touchais. Je devais garder mes mains occupées avant de faire quelque chose qui me vaudrait une arrestation à moi aussi.
«Tu vas bien ? » lui demandais-je.
« Je vais bien » chuchota-t-elle.
J'essayais encore de demander ce qu'il s'était passé, mais j'entendis l'homme sortir un tas d'injures avant de repousser l'autre femme et se diriger vers ce que je présumais être sa voiture.
La police arriva et l'arrêta. Bella m'expliqua ce qu'il était arrivé plus tôt aujourd'hui et pourquoi il était chez elle. Je secouais ma tête d'incrédulité. Non seulement parce que la mère de Jasper avait mis en danger la vie de Bella, mais aussi parce que Bella s'était sacrifiée pour la sauver. J'étais sûr que ce n'était pas aussi mélodramatique que ça, mais quand même, cette fille était complètement désintéressée. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme elle avant.
Avant de partir, je demandais à Bella de venir au restaurant de bonne heure. Je voulais lui parler avant qu'Alice le fasse, pour lui donner une chance de s'échapper avant qu'Alice ne la dérange. Mais connaissant Bella, elle acceptera le boulot. C'est juste le chemin qu'elle choisira, même si elle ne veut pas le faire, elle le fera.
Elle semblait presque inquiète quand je lui avait dit que je voulais lui parler. Cela me ramena à ma récente séparation. Est-ce que Bella savait ce qu'il s'était passé entre sa mère et moi ? Est-ce que Renée avait eu la même discussion avec Bella qu'avec moi ? Était-elle nerveuse au sujet de mes intentions envers elle ? Était-elle inquiète que je commence à flirter avec elle ?
Je me rappelais instantanément ce qu'elle avait dit quand elle avait d'abord téléphoné. Elle m'avait appelé M. Cullen. Elle ne m'avait jamais appelé comme ça auparavant. Essayait-elle d'établir une relation professionnelle ? Etait-ce sa façon de me rappeler que j'étais son patron et qu'elle ne voulait pas aucune relation personnelle entre nous ? Je pense que Renée a dû mal interpréter les sentiments de Bella pour moi.
Je ne dormis pas bien cette nuit là. Je me réveillais toutes les demi-heures. Je ne pouvais pas me sortir Bella de la tête. Comment les choses allaient-elles changer entre nous ? Si elle était distante et agissait différemment envers moi, je saurais qu'elle n'est pas intéressée et je dois la laisser tranquille.
Je me forçais à retourner dormir. Demain allait être une grosse journée. Je savais qu'Alice deviendrait dingue avec toutes les préparations et que ce serait une torture d'être près d'elle. Ensuite nous irons à la fête. Qui sait combien de temps ça allait durer.
POV BELLA
J'étais à bout de nerfs quand j'arrivais au restaurant. Je savais à coup sûr que lui et ma mère s'étaient séparés, et il savait probablement pour mon béguin pour lui. Cela pourrait le gêner. Et s'il me convoquait à propos de ça ? Me dirait-il de laisser tomber cette histoire et de courir après quelqu'un qui serait intéressé ? Me renverrait il?
J'avalais ma salive avant de frapper à la porte de son bureau. La porte s'ouvrit presque immédiatement et je fus face à face avec Edward.
Ses yeux étaient légèrement injectés de sang, comme s'il était épuisé et n'avait pas dormi la nuit dernière. Et bien, au moins on était deux.
« Entre » dit il doucement en se poussant du milieu et donc je pus le suivre dans le bureau.
Je pressais mes mains nerveusement et levez les yeux vers lui. « De quoi voulais-tu me parler ? »
« Bonjour à toi aussi » répondit-il en riant.
Je mordis ma lèvre inférieure. « Désolée. Je suis juste nerveuse »
Ses sourcils se levèrent ensemble. « Pourquoi ça ? »
« Tu m'a fait appelée dans le bureau principal. »
« Oh » rit-il sous sa cape. « Tu n'as pas d'ennuis. Tu peux te détendre. »
Cela ne me soulageait pas. Il pouvait toujours m'interroger sur mes sentiments.
Je levais les yeux vers lui avant qu'il ne me fasse signe de s'assoir sur la chaise en face de son bureau. Je me dirigeais vers elle et pris place tandis qu'il était debout en face de moi, appuyé contre son bureau.
« J'ai quelque chose à te demander, et s'il te plait, n'hésite pas à refuser. Tu n'es pas obliger de le faire. »
Mon cœur s'accéléra. Etait il… était il en train de me demander de sortir avec lui ?
« Oui ? » dis-je timidement.
« Alice est venue me voir hier » commença t-il
Alice ? Quoi ? Je ne comprenais plus.
« Elle est responsable de la réception d'une fête ce soir. » continua t-il « Juste une bande de riches se réunissant. Rien de majeur. Peu importe, elle m'a demandée si tu pouvais l'aider. »
C'était à propos d'une réception ? Sérieusement ? Je ris presque tout haut. Je me suis inquiétée pour rien. J'ai stressé pour rien. Je ne peux pas le croire. Ma bouche s'ouvrit mais il m'interrompit.
« Tu n'es pas obligée de le faire. Je serais là, ainsi que Rosalie et Victoria, et deux autres. » Il fit une pause et un sourire en coin se dessina. « Et mon frère. Je sais que vous deux vous vous connaissez déjà. »
Je rougis. « Tu sais qu'il n'y a rien entre nous, n'est ce pas ? »
Soudainement je voulais qu'il le sache. Je n'avais aucune idée de ce qu'Emmett lui avait dit.
Il sourit.
« Je sais, mais tout de même, cela pourrait être agréable de travailler si étroitement avec ton amoureux.» Son regard chercha le mien. A la recherche de quelque chose.
Il n'avait aucune idée à quel point il se trompait.
« Je n'ai pas le béguin pour Emmett » confirmais-je.
Il semblait un peu soulagé, probablement parce qu'il pensait que c'était bizarre pour moi de sortir avec son frère pendant qu'il sortait avec ma mère. Mais ses yeux cherchaient toujours. Que cherchait-il ?
« Ok » dit-il après un bref silence. « Alice veux que tu sois une serveuse. J'ai essayé de l'avertir que ce n'était pas une bonne idée, mais elle a insisté pour t'avoir. »
Il avait raison, ce n'était pas une bonne idée.
Il avait dit que c'était pour un groupe de riches et si je trébuchais et renversais quelque chose sur quelqu'un, je ruinerais la fête entière.
« Et bien, je le ferais à une condition » dis-je.
« Laquelle ? » demanda t-il.
« Je peux amener Jasper avec moi ? » demandais je avec des yeux suppliants. « Il peut m'empêcher de faire des catastrophes et il a de l'expérience. »
Il inclina sa tête.
« Je suis sûr que ce ne sera pas un problème. Parles-en juste à Alice. Je suis certain qu'elle va essayer de te kidnapper à un moment de la journée pour revoir ce qu'elle veut que vous fassiez. »
« Ok » Je me levais pour me préparer à mon changement de poste quand la porte du bureau s'ouvrit.
Alice était debout dans l'embrasure de la porte avec un sourire machiavélique sur son visage. « Oh, super, » dit-elle en s'adressant à moi. « Tu es là de bonne heure ! Je suis sûre qu'Edward t'a déjà informée du travail que tu feras ce soir. J'ai obligé une des filles à prendre ton poste d'hôtesse aujourd'hui. Donc, tu es tout à moi aujourd'hui ! Allons nous préparer ! »
Je jetais un coup d'œil à Edward avec un air suppliant sur mon visage.
Il soupira et secoua sa tête.
« Si tu en as assez d'elle » me dit Edward, « essaye juste de t'échapper et cours à moi, je m'en occuperais et l'enfermerais dans une pièce si nécessaire. »
J'avais le sentiment que c'était justement ce que j'aurais dû faire.
Un petit mot gentil pour ce lundi matin tout gris ;D
A très vite!
Bisoux doux
