Dans la salle commune, Lily continuait de pleurer. James la tenait dans ses bras et essayait de la calmer, Peter et Sirius tentaient quelques paroles réconfortantes.
-Allez Liliy-jolie, dit James en berçant sa chérie. Ne t'en fais pas, je suis sûr que…
-On va la retrouver, le coupa Remus qui entra en trombe dans la salle commune.
Tous sursautèrent en même temps. Quelle idée folle avait-il trouvé ?
-Qu'est-ce que tu dis, demanda Sirius. Tu l'as trouvée ?
-Exactement !
Lily releva instantanément la tête.
-Quoi ?? Tu l'as trouvée ??
-Où ça, demanda Peter en sautant sur place.
-Eh bien… Dans la forêt.
-Mais la forêt est immense Remus, dit Sirius de mauvaise humeur. Et comment tu sais que c'est la forêt interdite ?
-C'est sûrement celle-là, lui répondit James. Si Erwan a assommé Julia pour la maîtriser, il a dû la porter et en quelques heures, il n'a pas pu aller bien loin… Il n'est pas sorcier et de toute façon transplaner dans l'enceinte de Poudlard est impossible.
-Jolie déduction James, dit Peter.
-Oh James, s'écria Lily. Alors on peut la retrouver !
-Si on s'y met maintenant nous pourrons éviter le pire, dit Remus.
Ils se levèrent tous sauf Sirius. Lily courut chercher son manteau, Peter ceux des autres et James regarda d'un air fort étonné son ami qui ne bougeait pas d'un poil.
-Ça va Sirius ?
-Tu sais… On arrivera sûrement trop tard, lui répondit-il.
Remus lui frappa la tête d'un geste sévère.
-J'arrive pas à croire qu'elle m'ait trompée avec un con pareil. Arrête tes conneries et viens avec nous.
Sirius se leva bien vite. Son ami savait bien qu'au fond de lui, Sirius était mort de peur pour Julia.
-T'AS FAIT QUOI ??
Les deux jeunes hommes sursautèrent ensemble au cri de James.
-Longue histoire, trop peu de temps, fit Remus en poussant le gryffondor dehors.
Lily et Peter arrivèrent aussitôt et les trois autres enfilèrent leurs vestes.
Ils coururent vers la forêt interdite mais s'arrêtèrent devant, un peu anxieux.
Le vent soufflait fort et la neige tombait de plus belle, ce mélange glacial créant par moments des tourbillons de flocons. La forêt se tenait là, obscure et repoussante. Le vent sifflait entre les feuilles et faisait ciller la cime des arbres, donnant à l'atmosphère un air lugubre. Ils pénétrèrent doucement dans la forêt en regardant autour d'eux à la recherche d'un éventuel agresseur, puis, ayant pris un peu d'assurance, ils recommencèrent à courir en cherchant la cabane où se cachait Erwan.
Soudain James s'arrêta, le regard attiré par un reflet.
-Y'a un truc qui brille là !
Les autres s'arrêtèrent à leur tour.
-C'est quoi, demanda Peter.
-Aucune idée, je vais voir.
Il s'approcha lentement d'un buisson, en écarta quelques branches et poussa un cri qui les figea tous sur place.
-JAMES
Lily accourut vers lui. Il était tombé à terre et se tenait le bras en maudissant Erwan.
-Merlin que ce chasseur est une brute !!
-James ton bras, s'écria Peter. Tu saignes !
-Jolie déduction, grinça le jeune homme.
Remus s'assit à côté de lui et, avec son écharpe, lui fit un bandage.
-Je pense qu'Erwan a tout prévu, fit Sirius.
-Il a dû poser des pièges partout, dit Lily effrayée.
James la regarda d'un air grave.
-Ça me paraît évident. Lily c'est trop dangereux pour toi, retourne au château.
-Quoi ?? Mais non ! Je veux aid…
-Fais ce que je te dis, la coupa-t-il. Peter accompagne-la et allez prévenir Dumbledore que Julia doit se trouver dans une cabane dans la forêt. Ensuite rejoins-nous, on marquera notre chemin.
Peter aquieça et prit Lily par le bras.
-Mais non, cria-t-elle. Je veux la retrouver !
-Lily, lui dit doucement Remus, il a raison. Regarde, James a été blessé.
-C'est lui, alors, qui devrait rentrer !
Sirius s'approcha et la prit par les épaules.
-Evans, t'as pas compris qu'on a peur qu'il t'arrive quelque chose ? J'm'en fous si Potter se fait arracher le bras, mais si ça t'arrive à toi, j'en serais malade. S'il te plaît Lily… Rentre.
Elle voulu encore dire quelque chose, mais elle s'en garda. Ses joues, déjà bien rouges à cause du froid et de la neige, s'étaient empourprées de plus belle. Elle finit par rendre les armes et baissa la tête. James s'approcha et lui prit le menton, l'obligeant à remonter la tête. Il enleva une mèche couleur de feu de devant ses yeux et délicatement, il déposa un baiser sur ses lèvres.
-Aller Lily-jolie, murmura-t-il. Rentre, je t'en supplie.
Elle lui sourit et recula vers Peter.
-Retrouvez-la et sauvez-la, leur dit-elle, les larmes aux yeux.
Et elle partit en compagnie de Peter à travers la tempête.
James la regarda s'enfoncer dans l'obscurité de la forêt quand soudain il sentit une main amicale se poser sur son épaule.
-Allons-y, lui dit Remus. Il ne faut pas s'attarder.
Ils reprirent leurs recherches en courant de plus belle et durent faire face à plusieurs pièges d'Erwan, dont un qui blessa Sirius à l'épaule.
Le jour commençait à se lever et la tempête n'avait pas faibli. Le froid leur piquait le visage, leurs joues étaient rouges et la fatigue commençait à se faire sentir dans leurs membres et leur moral commençait à fléchir, quand tout à coup, Remus fut attiré par une odeur de fumée. En effet, grâce à son odora de loup-garou, il pouvait sentir l'odeur de la cheminée qui se trouvait à deux kilomètres d'eux.
-Par là, dit-il aux autres. Je sens quelque chose.
-Pas trop tôt, grogna Sirius dans son écharpe.
-T'es sûr, demanda James en grelottant.
-Sûr, lui répondit son ami.
Après une demi-heure de marche, ils arrivèrent devant une petite cabane de bois avec une petite cheminée d'où sortaient des volutes de fumée. Les trois jeunes hommes soufflèrent en même temps et se cachèrent derrière un bosquet.
-Il faut qu'on entre, chuchota Remus.
-Oh là, lui dit James. Calme-toi preux chevalier et arrête de t'agiter tu vas nous faire repérer.
-C'est le vent James, dit Sirius. Au cas où t'aurais pas remarqué, y'a une tempête de neige.
-Bon taisez-vous, leur dit Remus. Je vais voir.
Malgré les avertissements de ses amis, il se leva, approcha à pas de loup de la fenêtre et regarda prudemment à travers.
La cabane était vide. Un lit lui faisait face avec une petite table à côté, un feu brûlait dans la cheminée et une chaise, sur laquelle trônait un vieux livre, se trouvait au centre de la pièce. Il se leva pour entrer, mais une main le retint en arrière et le fit tomber.
-Espèce de fou, lui dit James. Tu vas pas rentrer !
Sirius les rejoint après avoir fait le tour de la cabane pour s'assurer qu'Erwan n'était pas dans les environs.
-Il n'est pas là, leur dit-il. On peut entrer sans problème pour enlever Julia.
-Elle n'est pas là non plus, dit Remus.
-Peut-être que… enfin… Il l'a peut-être…
James ne savait pas comment dire à Remus qu'en ce moment, Erwan avait peut-être déjà tué Julia.
-Non, il ne l'a pas tuée, lui dit Sirius. Même si elle a fait des choses horribles, Erwan est fou de Julia.
-Oui mais il ne va pas attendre éternellement avant de la tuer. Il est sûrement en train de le faire maintenant ! On n'a aucun moyen de savoir si elle est morte ou pas. Et donc…
-Si on en a un, le coupa Remus. La tempête !
-Je crois que le froid t'a gelé le cerveau Lunard. Tu dis n'importe quoi.
-Non, je vous assure ! La tempête est magique. C'est Julia qui l'a déclenchée ! Les vampires peuvent influencer le temps. C'est lors de leurs attaques, vu qu'ils sont plus faibles à la lumière, ils déclenchent des tempêtes pour masquer le soleil.
-Ça me paraît un peu gros, dit Sirius.
-Mais oui, fit James. Elle est en danger ! Elle se défend comme elle peut ! Mais ça veut dire que…
-Quand la tempête s'arrêtera… Elle sera morte, finit Remus.
Ils se regardèrent mal à l'aise. Il fallait absolument la retrouver.
Remus se releva, brisa le verre de la fenêtre et entra dans la pièce.
Le feu le réchauffa tout de suite. Il regarda autour de lui et vit tout l'attirail du chasseur de vampire. Une bouteille d'eau bénite, plusieurs crucifix en argent et en bois, une hache, un maillet, des clous en argents et plusieurs chapelets en argent. Puis son regard se porta sur la petite table à côté du lit où un petit cadre ovale se trouvait. C'était une petite peinture représentant Julia.
Remus s'en approcha et la prit dans les mains.
-Elle s'est enfuie, lui dit le portrait.
-Quoi, s'écria James derrière Remus.
-Il est complètement amoureux d'elle, mais il l'a torturée.
-C'est un monstre ce type, fit Sirius.
-Elle a profité d'un moment d'inattention et elle s'est sauvée. Erwan la suivit… Il faut vite la retrouver Remus.
L'angoisse s'emparait de son cœur. La forêt était immense, jamais ils ne la retrouveraient.
Il sentit la main de James se poser sur son épaule.
-Remus il va falloir y aller. On a encore beaucoup de recherches à faire.
Il reposa le cadre sur la table et les trois garçons repartirent dans la tempête.
Lorsqu'ils sortirent, une bourrasque de vent glacé les plaqua au mur. La tempête était toujours aussi forte, mais la lumière filtrait à travers les tourbillons de flocons, ce qui inquiéta Remus. Si la tempête faiblissait cela voulait dire que Julia faiblissait. Le temps leur était compté.
Ils se dirigèrent en courant vers les rives du lac, suivant l'odora de Remus. Il avait cru déceler, pendant une seconde, l'odeur de Julia dans une bourrasque de vent.
-Y a personne, constata amèrement Sirius en arrivant au bord du lac gelé.
-Tu ne t'es pas trompé, demanda James. Tu es fatigué, tu l'as peut-être imaginé.
-Non, dit brusquement Remus. Je… je l'ai sentie ! Elle a dû passer par ici…
La peur nouait sa gorge au fur et à mesure que la tempête s'atténuait. Elle était à bout de force.
Il fut sorti de ses pensées par un cri suraigu qui les figea tous sur place. Ils se tournèrent alors du côté d'où était venu le son, sur le lac gelé. Ils purent déceler à travers la neige une silhouette qui courait tant bien que mal sur la glace.
-JULIA !
Après l'avoir appelée, Remus courut vers elle.
Elle semblait extenuée, terrifiée, sur le point d'abandonner.
-NE BOUGE PLUS, cria une voix venue de nulle part.
Remus s'arrêta et fixait dès à présent l'homme qui pointait son arme sur lui.
Il était chaussé d'une paire de longue botte en cuir noir qui couvraient un pantalon de la même couleur jusqu'aux genoux et portait une chemise blanche ainsi qu'un long manteau brun foncé qui avaient vieilli au court du temps. Son visage aussi s'était transformé ; Il avait l'air plus vieux, plus sage, plus mature. Mais le plus impressionnant avec ce personnage, c'était l'arme qu'il brandissait. Un fusil en argent et en bois avec un viseur qui avait été modifié. Il comportait une partie ronde, près de la gâchette, qui contenait les munitions. Avec cela, il pouvait apparemment tirer en rafale.
-Qui êtes-vous, demanda James.
-C'est Erwan, dit Remus. C'est le chasseur de vampire.
-Qui es-tu ? Comment sais-tu qui je suis ?
-On a lu votre journal, lui dit Sirius.
-Et je suis entré dans l'esprit de Julia, fit Remus. Je vous ai vu et je sais ce qu'elle a fait. Ce n'était pas sa faute, Adam l'a obligée.
-TAIS-TOI, cria encore Erwan. Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé !
Remus, qui avait levé les mains en voyant l'arme, les abaissa doucement, sans brusquer son geste.
-Oui je le sais. Elle a tué Quinto…
-Ne prononce pas son nom, le coupa Erwan.
-Adam la possédait, Julia ne savait pas ce qu'elle faisait.
-Remus fais attention, dit James. Il a quand même une arme pointée sur toi !
-Lunard, joue pas les héros, dit ensuite Sirius. Le pousse pas à bout.
Remus ne fit pas attention aux avertissements de ses amis. Il était trop occupé à regarder Julia qui se rapprochait de plus en plus.
-Tu ferais mieux d'écouter tes amis, dit Erwan dans un ricanement. Je la tuerai tôt ou tard.
-Mais vous l'aimez, comment pouvez-vous désirer sa mort ?
-Elle a pris la vie d'un innocent, mon amour pour elle ne changera en rien son sort.
Sirius s'avança alors vers Remus.
-On vous en empêchera.
-C'est fort courageux de votre part, mais je tuerai tout ce qui se placera entre moi et ma cible. Que vous soyez animagi ou lycanthrope.
Les deux furent surpris. Comment pouvait-il savoir cela ?
-Comment savez-vous que nous sommes animagis, demanda James.
-Je ne suis pas sorcier, néanmoins j'ai une certaine connaissance des plantes. Avec une préparation, je peux délier la langue de bien des personnes…
-Et si les potions ne marchent pas, vous utilisez la manière forte, dit Sirius qui commençait à s'énerver.
-En effet, sourit Erwan.
-Remus ?
C'était la voix fatiguée de Julia.
Ils se tournèrent tous vers elle et virent un spectacle désolant. Elle se tenait là devant eux, les habits déchirés, des marques de brûlures sur tout le corps et le souffle court.
Erwan se tourna et braqua son arme sur elle.
-N'essaie plus de t'échapper, ou je tue tes amis.
-Ils ne t'ont rien fait, lui dit-elle d'un air suppliant. Laisse-les partir !
-T'en fait pas pour nous, dit James en sortant discrètement sa baguette. On sait se défendre.
Erwan tira alors aux pieds du jeune homme, qui sauta en arrière.
-J'aimerais que tout le monde m'obéisse et ne fasse pas de geste stupide, dit-il.
James se releva et ouvrit de grands yeux en voyant le projectile qu'Erwan avait tiré. C'était un pieu, apparemment en argent, avec une croix gravée dessus, qui s'était planté dans la glace.
-Vous êtes un grand malade.
L'homme ricana.
-Erwan s'il te plait, laisse-les partir, dit Julia en avançant.
L'homme rebraqua son arme sur Remus.
-Si tu avances encore je tue ton tendre ami. Je ne plaisante pas
-Julia, défends-toi, dit alors Sirius.
Elle ne comprit qu'au bout de quelques secondes. Comment savait-il qu'elle pouvait influencer le climat ? Remus avait peut-être lu cela quelque part et les avait prévenus.
Elle ferma les yeux et se concentra. Le vent, qui avait faibli, se renforça et l'air devint glacial. La neige tomba si fort qu'on ne voyait plus rien à deux mètres devant soi. Un tourbillon se forma autour d'Erwan et de Julia et ils disparurent en une seconde, laissant Remus, Sirius et James seuls sur la glace.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé, demanda James. Où sont-ils ?
-Elle nous a protégé, lui répondit Sirius.
Remus regardait partout autour de lui, les cheveux battus par le vent, réfléchissant à l'endroit où pourrait se trouver Julia et Erwan.
-Il faut qu'on les retrouve, dit-il aux autres. Sortez vos baguettes !
C'est alors que quelque chose fut tiré dans leur direction. C'était l'un des pieux d'Erwan. L'objet déchira les vêtements de Sirius à l'épaule et frôla sa peau, déclanchant chez le jeune homme un cri de douleur.
-De l'argent, cria-t-il. Rem' fais attention, les pieux sont en argent !
-Je crois qu'il avait remarqué, fit James.
-ATTENTION !
Remus sauta sur James, lui évitant ainsi de se prendre l'un des pieux entre les deux yeux.
-Heureusement que t'étais là Lunard.
-Relèves-toi, lui dit son ami. Il faut qu'on reste groupé.
Les trois jeunes hommes étaient dos-à-dos, déviant tous les projectiles en jetant des sorts.
Malheureusement, la visibilité étant mauvaise, un des pieux vint se planter dans le bras du loup-garou, lui arrachant un cri qui déchira l'air.
-Lunard, crièrent James et Sirius en se retournant.
-REMUS !
Julia apparu et courut vers lui.
-Julia non ! Ne t'approche pas !
Elle continua à courir vers eux, voyant que les tirs avaient cessé.
-Allez chercher de l'aide, dit-elle à James et Sirius en s'agenouillant. Vite !
-On ne va pas te laisser toute seule face à ce malade, lui dit Sirius.
-C'est vrai que ta tempête est forte mais Erwan est malin, dit James.
-MAIS ALLEZ-Y, cria-t-elle en entendant les gémissements de Remus.
En sursautant, ils se levèrent à contrecœur. Sirius laissa sa baguette à Julia.
-Attends-moi, lui dit-il. Je reviens vite.
James et lui partirent d'un pas mal assuré, regardant autour deux et Julia se concentra sur Remus.
-Remus, je suis là, lui dit-elle doucement.
Il essaya de se relever, mais la douleur du pieu en argent était trop forte.
-Je suis désolé. Je n'aurais pas dû être aussi méchant…
-Tu parles de ce qu'il s'est passé hier soir ? Tu avais raison… Je t'ai trahi…
-Non ! Je m'excuse… j'aurais fait la même chose.
Une larme de bonheur coula le long de la joue du vampire.
-J'aimerais bien te prendre dans mes bras, mais l'énorme chose qui est dans mon bras m'en empêche, dit-il en souriant.
Julia rit en se penchant pour l'embrasser, mais elle se figea soudainement et eut le souffle coupé. L'horreur s'était emparée d'elle.
-Que…
Remus posa ses yeux sur une longue pointe en métal brillant qui était apparue au milieu du ventre de la jeune femme.
-JULIA !!
Le cri résonna dans les airs, faisant se retourner James et Sirius qui avaient atteint la rive.
-Rem… Remus, balbutia-t-elle.
-Je suis là ! Je… je suis là !
Laissant de côté la douleur de son bras, il se releva et lui caressa le visage d'une main tremblante.
-Ne t'en fais pas, je suis là, pleurait-il.
James et Sirius arrivèrent en courant. Au moment où ils s'agenouillèrent à côté de lui, ils entendirent deux détonations au loin et deux pointes argentées vinrent transpercer le buste de Julia.
Le temps se figea. Les flocons étaient suspendus, le vent s'était arrêté et plus aucun son ne filtrait dans l'air.
Les trois gryffondors étaient figés par la terreur ; leur amie se tenait là, devant eux, respirant bruyamment et gémissant de douleur. Erwan apparu derrière elle. Il marchait lentement et la regardait étrangement. L'incompréhension se lisait sur son visage, comme s'il n'avait pas pu contrôler ses gestes. Il braqua son arme sur Sirius qui tenait fermement sa baguette.
-Je… je…
-Vous l'avez tuée, cracha Sirius.
-Je l'aime, dit Erwan d'une voix tremblante. Elle doit être mienne…
-Pourquoi l'avez-vous tuée, cria-t-il.
-Elle voulait m'abandonn…
-Vous méritez de mourir, dit Sirius en levant sa baguette.
-Sirius…, appela James.
-Avada… Kad…
-SIRIUS !
