Bonjour ! J'espère que vous allez bien après cet épisode pleins de sueurs, de bouclettes et de shorts très courts ...
Me voilà avec un chapitre tout frais, juste très dur pour moi à écrire, pour un millier de raisons dont je vous épargnerai la liste ici, car ce n'est pas pour ça que vous êtes là, n'est-ce pas ? (du moins, j'ose l'espérer ...!)
Un nouveau millier de merci pour votre soutien et vos reviews qui me réchauffent toujours autant et qui me sont si bénéfiques pour continuer dans cette histoire.
MaraudeuuseAlexanne : Déjà, je suis un garçon, tu ne peux pas me traiter de "méchante" (si c'est bien à moi que c'était adressé ...?). Mais je suis désolé et en même temps touché de parvenir à émouvoir mes lectrices, c'est toujours très flatteur pour mon égo d'apprenti écrivain ^^
Klaine-21ForeverEternity : Mince, désolé de t'avoir fait pleurer (j'ai peur de le dire souvent ...). Shania a du chemin à faire avant de comprendre Blaine, lui a fait ce chemin en quelques mois de fréquentation de Kurt, qui, soyons honnête, nous arrangent bien, non ? Et ravi d'apprendre qu'Isabelle te plait. Pour le passé de Kurt, il faudra patienter encore un peu. ^^
amande : Oh, merci déjà de me laisser une review, surtout si c'est quelque chose que tu ne fais qu'occasionnellement, ça me touche beaucoup. Il semblerait que tout le monde attendait que Blaine quitte Shania et que ça vous fait toutes plaisir ! Et je suis d'accord avec la "garce homophobe", mais j'avais besoin que Shania ait ce genre de facette, ça sera utile pour la suite ... (ne me haïs pas ...). Merci pour tous ces compliments, je ne sais plus où me mettre. Quand je relis mes chapitres, encore et encore avant de les poster, j'ai toujours ce sentiment que ça ne suffit pas, mais vos avis sont toujours encourageants et motivants, c'est vraiment limite un drogue maintenant ...!
I'm a dinosaur : Non, 5h45 n'est pas une bonne heure pour lire ce chapitre, celui qui arrive est plus guilleret, peu importe l'heure. Oui, Shania est timbrée, et je voulais que Blaine ait une réaction très forte, très violente à ce que Shania avait fait. D'où cette pseudo-strangulation. Désolé d'avoir choqué, mais elle était nécessaire dans mon esprit, du moins ... (oui, je suis torturé, mais j'assume ...). Maintenant, effectivement, il doit trouver ce qu'il doit faire de tout ça ...!
Bleikaide : Noooon ! Ne brûle pas Shania de suite, j'ai encore besoin d'elle pour quelques trucs ... Oh, je suis d'accord avec toi : on a besoin de leur amour pour vivre !
mmlabr : Un chapitre difficile je suis désolé. C'est vraiment agréable de voir votre engouement pour Isabelle et votre haine pour Shania ! Pour un Blaine qui s'assume, je crois qu'il va lui falloir quelques petits éléments déclencheurs avant ça. Et je suis ravi de voir que tu me suis depuis si longtemps déjà, merci pour ton soutien ^^
Yunoki : Ah bon ? Dans mon esprit, je voulais le faire même plus tôt, c'est drôle. Mais je voulais vraiment pousser Blaine au bord du pétage de plomb (suis-je malsain ...?). Maintenant, il doit faire le point et s'occuper de lui et de sa "relation" avec Kurt.
EverybodyWantsABeautifulLove : Jolie chanson. C'est quel air ? Oui, Shania va encore faire parler d'elle, promis ... Et pas qu'en bien ... (héhé, je suis vraiment mauvais, finalement ...) Le chapitre trop GUENIAL ne devrait plus tarder, je pense ... Et non, pas besoin de te calmer, plus mes lectrices sont folles, plus ça me plait !
mimyllou28 : Blaine est mignon, quoi qu'il fasse, mais je pense qu'on n'est absolument plus objectif de toute façon ... Kurt vous intrigue beaucoup, même si j'ai laissé quelques micro indices de son passé. Isabelle est une mère de substitution pour Kurt, je suis véritablement fan de cette relation depuis l'épisode d'Halloween de la saison 4 où il pleure dans ses bras. Et oui, Blaine a ENFIN quitté Shania, même si ce fut mouvementé ... Oui, toujours cette fameuse colère en lui ... Mais il finira par trouver une manière de s'en débarrasser, promis ! Merci pour ton soutien en tout cas, c'est vraiment gratifiant ...!
Mizugachi : Ma petite Mizu, tu sais que tes commentaires me font toujours ultra plaisir ?! Pourquoi voulez-vous toutes tuer Shania ? Merci pour cette vision si véridique d'Isabelle, un peu le nouveau faire-valoir de Kurt, que je suis ravi d'utiliser ici. Et son perso me plait tellement ! Shania est complètement folle, timbrée et surtout visiblement peu compréhensive. Et oui, elle ne laissera pas les choses lui filer entre les doigts de cette manière ...!
Kikouu : Désolé, je n'avais pas fait attention. j'avoue que je poste plus quand un chapitre est prêt, et comme j'avais attendu un moment entre le 8 et 9, je voulais enchaîner rapidement avec le 10. Un baiser sans alccol ? (ok, c'est noté, je vais tâcher de glisser ça quelque part ...). Ha ! Quel style de fille peut bien être Shania ? Tu le sauras assez vite ^^
French Dreamer : Oh, je suis désolé à l'avance car je ne sais pas quand cette fic se terminera, je veux raconter quelques autres trucs avant de la terminer (et par quelques, ça peut vouloir dire "quelques beaucoup"). Mais 10 chapitres d'une traite ? Je suis ultra flatté ! Oui, je trouvais amusant de faire découvrir l'homosexualité de Kurt par Blaine de cette manière, lui tellement enfermé dans une vie qu'il n'aime pas. Et on est d'accord sur le fait qu'Isabelle soit le meilleur faire-valoir de Kurt qui existe ! Pour le passé de Kurt, si tu es assez horrible, ça doit se rapprocher de ce que j'ai en tête, vu que je le suis tout autant (mon dieu, je vais me faire des ennemies ...). Merci en tout cas pour ta review, les muses ne m'ont pas abandonné ^^
Laguna2703 : Oui, Isabelle est la mère de substitution pour Kurt, j'aime cette relation saine entre eux. Blaine = mignon, maladroit et pas trop classe sur le baiser alcoolisé ! Bon résumé ^^ Haha ! J'adore ton analyse de Shania, qui s'avère plus que correct ! Mais sa "virilité" de femme ? Vraiment ?
Licorne-Klaine : Merci beaucoup ! Je ne sais pas si j'écris trop bien, mais j'essaye de laisser un style correct et compréhensible pour exprimer toutes les bêtises qui traînent dans mon esprit perturbé. Je suis content que ça plaise autant ! merci mille fois !
Clina9 : "Mon" Isabelle est très inspirée de celle de la série, j'ai un peu extrapolé son côté protectrice, mais j'aime cette Isabelle. Femme trahie ...? Elle ne s'est pas trahie elle-même en laissant Blaine de côté ? Oui, je suis un vilain auteur qui passe son temps à faire souffrir ses protagonistes, mais c'est pour mieux les faire se retrouver mon enfant ... (désolé, je craque ...)
marinemaelys : Merci beaucoup. Oui, Blaine a enfin pris son courage à deux mains et s'est débarrasser de son poids ... Même s'il risque d'en payer les frais, mais je n'en dis pas plus ici, je te laisse découvrir le début ici.
Fanfan : 10 chapitres ? Mais vous êtres des lectrices accro (c'est juste ultra boostant de lire ça, merci mille fois). Non, Shania ne mourra pas ! (enfin, si, mais elle n'est pas immortelle non plus ...). Kurt et Blaine sont bien dans un cadre que j'aime, et j'espère que la suite des événements te plaira aussi. PS : pour la grande épreuve de Kurt, un viol ne suffirait pas à expliquer tout ça, non ?
Violettbutterfly : Les straight!Blaine ... Je ne connaissais pas cette expression, mais elle me plait ! Bienvenue parmi mes lectrices, j'espère que je ne te décevrais pas avec la suite de cette histoire ...!
98 reviews ... Vous êtes vraiment formidable et je suis touché par autant d'engouement. Merci mille fois.
Sinon, vous avez dû apprendre pour la tournée de Darren, ainsi que les avant-première de Chris et de Darren à paris pour leurs films. J'y serais certainement, si cela vous dit qu'on se croise sur place, vous pouvez toujours me contacter par MP ou par mon twitter : MartinsAndrew82
Bonne lecture à vous et très bientôt.
Chapitre 11 – Keep Holding On …
Shania avait effectivement mené ses menaces à exécution. Dès le lundi, tous ses collègues commencèrent à le regarder autrement, esquivant sa présence du mieux qu'ils le pouvaient. Même Patrice, la gentille hôtesse d'accueil, avait cessé de lui envoyer des sourires amusés dès qu'il passait devant elle. Mais Blaine ne le comprit malheureusement que le lendemain lorsque son patron le convoqua sans sommation. Jasper, homme d'une cinquantaine d'années au crâne commençant à se dégarnir, avait pris Blaine sous son aile depuis qu'il était fraîchement diplômé. Considérant Blaine presque comme son fils, Jasper avait toujours plus ou moins couvé le jeune avocat, mais l'avait également aidé à s'épanouir dans un domaine qu'il ne connaissait pas forcément en sortant de son école. C'est pour cela que Blaine fut surpris de se retrouver dans son bureau dès l'ouverture du cabinet, le mardi matin. Blaine avait déjà passé la veille à essayer de comprendre pourquoi tout le monde s'était mis à l'éviter sans raison apparente et cette entrevue le mettait mal à l'aise.
- Blaine, nous devons discuter d'un petit problème.
- Oui, Monsieur. Je vous écoute.
L'avocat faisait de son mieux pour ne pas montrer l'hésitation dans sa voix.
- Il m'est venu aux oreilles certaines … rumeurs peu plaisantes à votre égard, Blaine. Et je ne peux me permettre de mettre en danger la réputation de l'équipe et du cabinet.
Blaine commença à sentir le stress monter en lui, mais garda au mieux son self-control.
- Excusez-moi, Monsieur, mais je ne vois pas du tout de quoi vous parlez. Une rumeur sur quoi ou sur qui ?
- Une rumeur sur vous, Blaine.
Jasper semblait chercher ses mots, mal à l'aise.
- Il semblerait que vos penchants pour … certaines pratiques … pourraient entachées l'image parfaite de notre compagnie. Et avec les ouvertures exponentielles de cabinets d'avocats dans la capitale, nous ne pouvons pas nous permettre de faire la moindre erreur si nous voulons nous démarquer.
- Mes penchants … ? Mais de quoi parlez-vous ? Je suis désolé, Monsieur, mais je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler … !
- Blaine, je vais vous envoyer une copie d'un mail que tout le cabinet a reçu hier matin. Je vous demanderai donc d'agir en conséquence lorsque vous comprendrez l'enjeu pour notre équipe.
Blaine acquiesça et se pressa à retourner dans son bureau pour ouvrir sa boite mail. Titre du mail : Blaine Anderson, ce pervers, cache bien son jeu.
L'avocat sentit sa respiration se bloquer instantanément. Cela ne pouvait être que Shania. La provenance du mail était inconnue mais pour Blaine, la réponse était évidente. Il ouvrit les pièces jointes pour trouver des copies des photos prises par le détective privé. Il sentit la colère gronder dans son estomac, mais cette fois-ci, la honte prit le dessus. Et la peur. La peur que ses parents apprennent l'existence de Kurt, qu'ils comprennent qu'il avait toujours ses sentiments en lui et qu'il n'avait pas été assez fort et résistant pour les faire disparaître. Il sentit une énorme boule se former dans sa gorge. Il devait partir d'ici au plus vite. Il ramassa rapidement son manteau et son sac et se précipita vers l'ascenseur de sortie, sans prendre la peine de prévenir qui que ce soit de son départ.
Presque en courant, les yeux remplis de larmes, il retourna se refugier dans son abri. Il ferma la porte derrière lui et se laissa tomber sur le canapé qui lui servait de lit depuis quelques nuits. Il enfouit sa tête dans un des oreillers que Kurt avait acheté pour égayer la pièce, respirant l'odeur si enivrante de l'assistant, libérant toutes les larmes qu'il retenait depuis qu'il avait quitté le cabinet.
Il finirait seul. Tout le monde allait lui tourner le dos. Ses parents, ses collègues, Shania. Et Kurt finirait par faire la même chose, il l'avait blessé en se comportant comme le premier des abrutis. Pourquoi n'avait-il pas fait taire tous ses sentiments qui le submergeaient de plus en plus ? Pourquoi était-il si faible ? Méritait-il seulement d'avoir Kurt comme ami ? Pourquoi s'entêtait-il à gâcher tout ce qui était bien dans sa vie ?
Ses pensées se tournèrent lentement vers Cooper. Il aurait tellement aimé pouvoir le contacter, lui demander de l'aide. Et une idée germa dans son esprit embrumé. Il ouvrit une application de recherche sur son téléphone et entra le nom de Cooper Anderson. Alors que son appareil faisait la recherche, il se demanda pourquoi il n'avait jamais tenté de faire ça plus tôt. Après tout, vu qu'il allait perdre tous ceux à qui il tenait, autant tenter le tout pour le tout.
Oui, Kurt se sentait honteux. Il avait remercié poliment Isabelle le dimanche matin, après avoir déjeuné avec elle, avant de rentrer chez lui. Il prit une longue douche bouillante et s'installa sur son canapé, en tenue de détente, devant une émission traitant de l'expansion du phénomène des idoles japonaises à travers le monde, du moins, c'est ce qu'il cru, car il avait allumé son poste de télévision juste pour avoir une présence sonore. Elphaba se calla contre son maître, ronronnant de plaisir sous les caresses de Kurt.
Kurt ne savait pas comment gérer la situation. Il s'était attendu à ce qu'Isabelle lui dise quoi faire. Mais étrangement, après avoir répondu à Blaine au téléphone, elle lui avait juste conseillé de chercher à comprendre ce qu'il désirait vraiment de l'avocat. Evidemment, il savait ce qu'il ressentait pour lui, mais il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire de ces sentiments. Devait-il en parler à Blaine ? Ce dernier allait-il se moquer de lui ? Le repousser ? Kurt était plus effrayé de perdre Blaine que d'affronter son regard. Il devait surmonter ça. Blaine n'allait pas le repousser. Après tout, c'était lui qui avait initié le baiser. Il devait tenter de savoir ce qui se tramait derrière ce geste. Parfois, Blaine restait les yeux dans le vague, à fixer Kurt, une légère pointe de douleur et de tristesse colorant ses iris mordorés, et l'assistant se demandait souvent ce à quoi pouvait bien penser l'avocat. Kurt savait que Blaine préservait une certaine partie de sa vie, mais la curiosité de l'assistant était piquée à vif, encore plus depuis ce baiser.
Aux souvenirs du baiser, Kurt sentit ses joues rougir, et il glissa doucement ses doigts sur ses propres lèvres, comme s'il cherchait à retrouver la sensation de Blaine contre sa bouche. Cela n'avait ressemblé à rien de ce que Kurt avait pu vivre avant. Le baiser avait été doux, tendre, sucré, agréable, presque amoureux. Et le souvenir de la gifle lui revint en mémoire. Alors, la honte se fit encore plus grande en lui. Il avait répondu au baiser de Blaine. Le pauvre ne méritait absolument pas la monumentale claque qu'il avait reçu après ça. Kurt se recroquevilla sur lui-même un peu plus, Elphaba se plaignant que son maître bouge. Kurt enfonça son visage dans un oreiller. Il avait envie de hurler et de se débarrasser de sa frustration. Les mots d'Isabelle refirent surface :
« N'as-tu pas, à un moment quelconque de la soirée, montré de l'intérêt pour lui ? Fais un signe qui lui aurait fait croire que tu voulais qu'il t'embrasse ? »
Cela avait été bien plus que la soirée. Kurt savait au fond de lui-même qu'il avait tout fait pour plaire à l'avocat, qu'il avait profité de sa situation catastrophique avec Shania pour se rapprocher de lui. Kurt se sentait vraiment mal d'avoir profité de Blaine. Il devait l'appeler.
Mais pas maintenant. La honte était encore trop forte et trop présente pour pouvoir l'affronter.
Kurt se leva et récupéra son téléphone dans la poche de son manteau. Un simple SMS de Blaine s'affichait à l'écran.
Tu me manques.
Kurt sentit les larmes lui couler le long de ses joues. Il éteignit son portable, se promettant de lui répondre dès qu'il ne sentirait plus la culpabilité le ronger.
Blaine avait laissé un message sur le répondeur de son frère. Il avait finalement retrouvé le numéro après trois essais seulement. Le vendredi soir arrivait, et cela faisait trois jours que Blaine n'avait pas été travaillé. Il n'avait aucune nouvelle de Kurt, ni de Cooper. Il passait le plus clair de son temps à se morfondre dans son canapé, sans bouger, se faisant livrer quelques pizzas et des bières dans sa chambre. Les déchets s'accumulaient près de l'entrée, mais il s'en moquait. Sa barbe avait commencé à bien pousser, mais il s'en moquait également. Plus rien ne lui importait. Il n'avait pas osé envoyer d'autres messages à Kurt, s'accrochant désespérément aux conseils d'Isabelle.
Il va m'appeler. Il va m'appeler. Il ne va pas m'abandonner.
Kurt avait passé une très mauvaise semaine. Rongé par une culpabilité qu'il s'était inventé, il se torturait l'esprit comme si c'était le seul moyen de s'occuper l'esprit. Il passait le plus clair de son temps libre à déprimer, se demandant pourquoi il gâchait tout ce qu'il touchait, maudissant la vie de s'acharner sur lui de la sorte. Isabelle lui avait même reproché son comportement agressif envers ses collègues. Il était rentré chez lui, ce vendredi soir, encore plus honteux qu'il ne l'avait été durant la semaine.
Il se laissa tomber sur son canapé, manquant d'écraser son chat qui parti en direction de la fenêtre en râlant après son maître. Il fixa son plafond durant de très longues minutes. Il devait arrêter de fuir. Il devait appeler Blaine. Aller le voir. S'expliquer. Mais il était terrifié à l'idée de confronter tous ses sentiments à l'avocat. Il pouvait le repousser. Il pouvait lui faire du mal. Kurt ne savait pas s'il supporterait de souffrir à nouveau à cause d'un homme. Mais l'attente lui semblait pire que le rejet.
Alors il se leva d'un bond, couru dans sa salle de bain pour se passer de l'eau glacée sur le visage et retourna dans son salon pour attraper son téléphone. Il composa le numéro de Blaine.
Première sonnerie. Deuxième sonnerie. Troisième sonnerie. Kurt sentait son estomac tourner sur lui-même. Peut-être que Blaine ne voulait plus lui parler. Quatrième sonnerie. Cinquième sonnerie.
« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Blaine Anderson. Je ne suis pas disponible pour l'instant, mais laissez-moi un message et je vous rappellerai dès que possible. »
Kurt raccrocha sans laisser de message. Entendre la voix de Blaine lui avait immédiatement réchauffé son cœur meurtri. Il devait le voir, coûte que coûte, même s'il devait se faire rejeter, même si Blaine le repoussait.
Il prit le temps de prendre une bonne douche, de choisir une tenue dans laquelle il se sentait à l'aise, mais présentable et de faire sa petite routine d'entretien du visage quotidienne qu'il avait plutôt négligée durant la semaine qui venait de passer.
Oui, Kurt allait arrêter de vivre comme un pleutre et affronter ce qui lui faisait peur, peu importe les conséquences.
Kurt fit s'arrêter le taxi juste en bas de chez Blaine. Il était 21h10. Il ne se demanda même pas s'il dérangeait lorsqu'il sonna à l'interphone. Personne ne répondit. Il se recula pour chercher la fenêtre du quatrième étage. Elle était éteinte. Et c'est là qu'apparu à la porte de l'immeuble Shania, habillée dans une magnifique robe de soirée noire à paillette, légèrement fendue au niveau de la jambe. Kurt se figea, tout comme l'avocate lorsqu'elle aperçu le jeune homme. Ils se fixèrent quelques instants et c'est l'assistant qui tenta la première approche.
- Désolé de débarquer à l'improviste, mais j'aurais voulu parler à Blaine, si c'était possible …
- Il n'est pas là.
La réponse fut très froide. Shania s'approcha du bord du trottoir et fit un signe pour arrêter un taxi, faisant comme si Kurt ne se tenait pas près d'elle.
- Euh … Est-ce que vous pourriez me dire où il est ?
Shania ne tourna pas son visage vers lui, et resta silencieuse un moment. Kurt était extrêmement gêné. Quelque chose n'allait pas.
- Il est parti dimanche dernier de l'appartement. Je l'ai mis à la porte. Je supposais qu'il était chez vous. J'ai dû me tromper.
Elle avait jeté un regard plein de dégoût à Kurt, qui lui tordit l'estomac. Il parti en courant, sans ajouter quoi que ce soit. Il savait où trouver Blaine. Son cœur battait la chamade et il perdit vite son souffle. Il n'avait plus l'habitude de courir de la sorte, mais il avait l'impression qu'il devait se presser. Une voix dans sa tête lui hurlait de se dépêcher, que Blaine avait besoin de lui. Toutes ses craintes étaient occultées par la situation. Peu importe ce qu'il pouvait se passer désormais, Blaine était seul et Kurt n'en supportait pas l'idée.
Il finit par arriver devant l'immeuble où Blaine louait sa chambre de bonne au bout d'une demi-heure, complètement à bout de souffle. Il n'y avait pas de lumière à la fenêtre de la chambre. Etait-il vraiment là ?
Kurt se pressa jusque devant la porte et se stoppa. Il prit quelques instants pour permettre à son cœur de retrouver un rythme correct avant de frapper.
Pas de réponse.
Non, Kurt, n'abandonne pas.
Il posa sa main sur la poignée de la porte, la tourna doucement pour s'apercevoir que la porte n'était pas fermée à clé et la poussa.
- Blaine ?
La pièce était plongée dans la pénombre, mais les lueurs de la ville éclairaient suffisamment la chambre pour que Kurt puisse le voir, allongé sur le canapé, endormi, sous une simple couverture. Kurt s'approcha doucement de lui et s'assit sur le bord du canapé, sans le réveiller, posant doucement sa main sur le flanc de Blaine. Ce dernier bougea doucement à ce contact, se recroquevillant un peu plus sur lui-même. La vision de ce Blaine si chétif, si faible, si exposé déchira le cœur de Kurt qui du montrer une détermination impressionnante pour ne pas laisser les larmes couler de ses yeux humides.
Il resta un long moment assis à se demander s'il devait le réveiller. Un millier de questions défilait dans son esprit. Doucement, il laissa sa main glisser le long de Blaine pour arriver à son visage, qu'il caressa tendrement. Ce dernier ouvrit légèrement ses yeux, fixant Kurt un court instant, le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, et se leva d'un coup pour enlacer l'assistant qui ne sursauta même pas devant cet élan d'affection.
- Oh, Kurt, je suis tellement désolé ! Je ne voulais pas te faire de mal ni me moquer de toi ! Je t'estime tellement, tu m'es tellement important que …
Kurt se délogea des bras de Blaine, à contrecœur, posant ses mains sur ses épaules, gardant une distance entre eux, afin qu'ils puissent se regarder. L'avocat se tut immédiatement, fixant son ami comme si sa vie en dépendait.
- Blaine, c'est moi qui devrais m'excuser. C'est moi qui t'aie affreusement giflé. Je … Je n'aurais jamais dû réagir de la sorte.
- Kurt …
- Non, attends. Je dois te dire certaines choses … Et c'est difficile pour moi de m'exprimer sur certains points. Laisse-moi parler, s'il te plait.
Kurt lui envoya un regard implorant, Blaine ne pu que se taire, acquiesçant de la tête. Lorsque Kurt eut obtenu le silence de son ami, il soupira, comme pour se débarrasser de sa peur et se lança.
- Blaine, tu es la meilleure chose qui me soit arrivée. J'ai vécu de très mauvaises choses dans ma vie, que ce soit à Lima ou bien ici, à New-York. Des choses que je ne suis pas encore prêt à partager.
Blaine attrapa tendrement une main de Kurt dans la sienne, faisant glisser doucement son pouce en cercle sur le dos de la main.
- Mais jamais, au grand jamais, je ne me suis senti aussi bien que depuis que je te connais, Blaine. Tu es ma raison d'avancer, ma raison de me lever le matin. Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un avant toi …
Kurt sentait son cœur battre à un rythme déraisonnable dans sa poitrine, mais il devait poursuivre. Il devait aller au bout de sa tirade. Ses yeux s'humidifièrent lentement, il ne chercha même pas à s'empêcher de pleurer, trop concentrer sur ce qu'il devait dire. Blaine glissa doucement vers lui, cherchant à apporter du soutien ou du réconfort à Kurt.
- Je sais que ce que je vais dire pourrait tout gâcher entre nous, pourrait détruire tout ce que nous avons construit durant ces derniers merveilleux mois. Mais, je veux être honnête avec toi, je veux prendre ce risque car je ne peux pas passer mon temps à me cacher ou à fuir la vie. Tu es ma chance de prendre ma vie en main et, même si c'est perdu d'avance, je me dois d'être vrai devant toi.
Kurt prit une nouvelle pause, regardant intensément Blaine dans ses magnifiques yeux mordorés qui semblaient apeurés.
- Blaine … Je t'aime …
La peur et la panique harcelaient tellement le corps de Kurt que celui-ci sentit sa vue se troubler, ses mains trembler. Blaine avait les yeux écarquillés de surprise, le visage figé dans une expression de stupeur totale. Le temps semblait totalement stoppé, il n'entendait plus aucun son à l'extérieur de la pièce. Seules leurs deux respirations saccadées coupaient le silence pesant que la déclaration de Kurt venait de créer.
- Je ne te demande pas de m'aimer en retour … Finit par dire Kurt, voyant que Blaine ne réagissait pas. Je voulais juste que tu saches que mon amour pour toi est sincère et que quoi qu'il se soit passé avec Shania, quoi qu'ils nous arrivent, je serai là pour toi, pour toujours.
Kurt resserra ses doigts autour de la main de Blaine qui était dans la sienne. Le visage de ce dernier se détendit, et un léger sourire se dessina sur ses lèvres.
- Kurt … Je n'ai pas été totalement honnête avec toi non plus. Je vais te demander de me laisser parler, comme je viens de le faire, sans que tu me coupes.
L'assistant acquiesça à son tour. Blaine ferma les yeux un instant, il devait rassembler son courage, il devait exprimer tout ce mélange de sentiments qui se bousculaient en lui.
- J'ai toujours été attiré par les hommes. Depuis très jeune. J'ai mis du temps à comprendre ce qu'il m'arrivait. J'ai cru être malade, j'ai cru que j'avais raté quelque chose dans ma vie qui faisait que j'étais puni de cette manière. Mes parents confortaient ces idées en m'incitant à dissimuler tout ça, que ce n'était qu'une phase. Mais mon grand frère Cooper m'a fait réaliser que j'étais un garçon normal, que je pouvais aimer normalement. La seule différence était que j'aimerai des hommes au lieu d'aimer des femmes. Mais que j'avais autant le droit à l'amour que n'importe qui. J'ai cru mon frère, si intensément, si fort. Je suis tombé amoureux d'un garçon au lycée. Ethan.
La voix de Blaine dérailla légèrement lorsqu'il prononça le prénom de son ami d'enfance. C'était au tour du visage de Kurt d'exprimer de la stupeur désormais.
- Mais au bal du lycée, des gars de l'équipe de football nous ont attirés à l'arrière du gymnase pour nous battre. Je n'étais pas préparé à ces réactions. Je savais qu'aimer un homme ne serait surement pas aussi facile que d'aimer une femme, mais je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'on me tabasse pour cette raison.
Kurt n'avait jamais ressenti autant d'empathie pour quelqu'un qu'à ce moment précis. Il désirait prendre tout ce mal en Blaine pour le récupérer pour lui, le soulager de ce poids qu'il portait depuis si longtemps.
- Ethan fut frappé plus violemment que moi. Il a fini paraplégique. Ses parents, et lui-même, m'ont blâmé pour ce qui était arrivé. Et je l'ai cru. Mon père m'a bourré le crâne d'idées telles qu'aimer un homme allait me conduire droit à ma perte. Seul mon frère prit ma défense. Mais il s'est disputé avec mes parents et a finit par partir. Je ne l'ai jamais revu depuis. J'ai brisé Ethan, j'ai brisé ma famille. Je ne méritais pas d'être heureux …
Kurt pleurait à chaudes larmes, tout comme Blaine. Il comprenait tout maintenant. Les gestes de Blaine, ses allusions, sa tendresse à son égard, tout ce qu'il avait dû refouler depuis si longtemps …
- Je me suis mis avec Shania par facilité. Et pour faire plaisir à mon père. Je n'ai jamais vraiment été amoureux d'elle. Mais je n'étais pas seul et mes parents semblaient heureux, c'est tout ce qui comptait pour moi. Ce qui a tout changé, c'est ma rencontre avec toi.
Kurt bloqua sa respiration, attendant le verdict, la sentence lui tomber dessus sous peu. Il ne se sentait plus autant paniqué et apeuré, il ressentait tellement de sentiments en même temps qu'il ne savait plus comment réagir ni quoi dire.
- Kurt … Ta bonté, ta gentillesse, ton humour, ton talent, ta pureté, ta beauté. Tout chez toi m'a fait réalisé que je n'étais pas un monstre, que j'avais le droit d'aimer qui je voulais. Et là, actuellement, la seule personne que j'ai envie d'aimer, c'est toi … Et toi seul …
Blaine approcha doucement son visage humidifié par les larmes vers celui de Kurt, lui laissant la possibilité de se reculer s'il ne voulait pas que l'avocat l'embrasse. Mais il ne bougea pas d'un pouce, gardant les yeux grands ouverts pour être sûr de ce qui allait se passer.
Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime.
Ces mots se répétaient en boucle dans son esprit, comme pour qu'il se persuade qu'il ne rêvait pas. Il sentit les lèvres si délicieuses de Blaine contre les siennes, et comme la semaine d'avant, il se laissa glisser doucement dans le goût de ce baiser. Blaine posa une de ses mains sur la nuque de Kurt, comme pour l'empêcher de partir, chose qui n'avait même pas traversé l'esprit de l'assistant un seul instant. Et comme la semaine d'avant, il ressentit une énorme panique l'assaillir lorsqu'il prit pleinement conscience de ce qui était en train de se produire. Mais contrairement à la fois précédente, des mots résonnèrent dans la tête de Kurt.
Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime. Il m'aime.
Aucune raison de paniquer donc. Pas de gifle. Juste un baiser tendre et délicieux, un moment intime, un partage de sentiments forts, un amour naissant. Les lèvres se frottaient doucement, glissant de manière exquise les unes contre les autres, les dents se cognaient maladroitement, les langues se mélangeaient de façon presque obscènes tellement ils avaient envie tous les deux de ce baiser. Leurs mains glissaient sur le corps de l'autre, à tâtons, ne sachant pas vraiment où elles devaient se placer. Toute la scène semblait très approximative. Mais peu leur importait. Ils étaient là l'un pour l'autre, ils s'aimaient. Ils appréhenderaient le reste au fur et à mesure.
Kurt sentait l'air se faire de plus en plus rare dans ses poumons, il s'éloigna doucement de Blaine pour reprendre son souffle, collant son front contre celui de l'avocat. Ils se fixaient intensément, les lèvres rougies par le baiser, la respiration encore saccadée, les joues toujours légèrement humides des larmes qu'ils avaient versées auparavant.
- C'était bien mieux que la première fois, finit par dire Blaine, avec un léger ton humoristique.
Kurt rigola doucement, rougissant légèrement au souvenir de la gifle.
- Oui … Désolé pour ça. Disons que tu m'as un peu pris par surprise. J'étais vraiment abasourdi que tu m'embrasses. Moi … !
- Hey ! Kurt !
Blaine prit le visage du jeune entre ses mains, caressant ses pommettes avec ses pouces. Il plongea son regard dans les yeux magnifiquement bleutés de l'assistant.
- Ne doute jamais de mes mots quand je te dis que tu es l'homme le plus époustouflant et magnifique que je n'ai jamais rencontré ! J'ai déjà rencontré d'autres hommes, d'autres gays même avant toi, et aucun ne m'avait fait ressentir tout ce que je ressens pour toi. Je dois t'avouer que je suis terrorisé à l'idée de me mettre en couple avec toi, pas parce que je doute de mes sentiments, au contraire, mais parce que je ne sais pas comment je vais gérer les regards des autres. Ma seule expérience dans ce domaine est plus que négative …
- Blaine … Tu n'es pas seul. Nous sommes deux. Je suis là pour toi. Tu n'auras rien à affronter si tu ne veux pas le faire. Je suis aussi perdu que toi en ce qui concerne les relations. Prenons notre temps.
Le ton de Kurt se voulait rassurant, malgré les légers trémolos dans sa voix.
- Ca ne sera surement pas facile … Chuchota Blaine, visiblement toujours un peu perdu.
- Je sais. Mais une voix crie en moi que tu vaux le coup, que je raterai la meilleure chose qui puisse m'arriver si je n'affronte pas ce qui m'effraie. Je sais qu'on peut y arriver, tous les deux.
Et Kurt comprit soudainement ce qu'Isabelle voulait pour lui : une personne à qui il pourrait s'accrocher, une personne à aimer, une personne qui lui ferait se tenir fièrement debout, après toutes les épreuves qu'il avait traversé.
- Tu es la personne que j'attendais, Blaine.
- Oh … Kurt …
Blaine déposa un tendre baiser sur les lèvres de l'assistant. Il s'éloigna juste assez pour lui chuchoter quelques mots.
- Je t'aime, Kurt Hummel.
Voilà. J'espère que vous avez aimé ce chapitre. N'hésitez pas à venir me laisser un petit commentaire ou à venir m'embêter sur Twitter, je fais de mon mieux pour toujours répondre autant que possible aux reviews. Bon dimanche.
