Hello ! Comme d'habitude j'ai beaucoup de retard, tout n'est pas rose en ce moment dans ma vie et c'est un peu compliqué d'écrire mais je m'accroche. Désolée pour ceux qui ont commenté et à qui je n'ai toujours pas répondu, ça me fait énormément plaisir d'avoir ces review et je vais essayer d'y répondre dès ce week end :)

Sur ce, bonne lecture !


Megane : Je suis contente d'avoir réussi a garder la personnalité de Merle. Et bon Daryl joue sur la corde sensible de Saf comme tu dit mais en même temps il n'est pas parfait et elle est chiante avec ses peurs alors aux grands maux les grands remèdes ;) J'espère que cette suite va te plaire !


Rating : M, sortez couverts ;)


Crédits : Je n'ai aucun droit sur les personnages de la série ou du comic. Saf m'appartiens entièrement.

Merci a Izzie pour la correction !


Chapitre Dix

Days Of The Futur Past

« Qu'est la volupté elle même, sinon un moment d'attention passionnée au corps ? » - Marguerite Yourcenar

Le soir même Merle boita jusqu'au bas de l'échelle qui donnait sur le grenier, soupira, ragea en silence puis grimpa difficilement. Les mots d'Hershel avaient fait leur travail, Merle tenait à son frère, peut être plus qu'à sa fierté, c'était le moment de le prouver. Il trouva Saf plongée en grande concentration dans le dessin d'une prothèse de jambe qu'il comprit destinée à Hershel. Il toussa et la jeune femme se retourna, tout de suite son regard se fit dur et elle chercha de la main un tournevis.

« Calme toi gamine j'viens pas te tuer.

-Deux fois dans la journée ça ferais beaucoup tu crois pas ? Son ton calme l'énervait mais il prit sur lui.

-J'viens m'excuser de ce que j'ai fais. C'tait pas correct.

-Ça je te le fais pas dire. »

Son ton était froid mais il la vit relâcher sa prise sur le tournevis, elle lui fit signe de s'asseoir plutôt que de rester planté dans l'échelle avec son mollet abîmé. Saf restait méfiante mais elle voulait faire plaisir à Daryl et ne pas l'obliger à choisir entre elle et lui. Merle vint s'affaler à bonne distance d'elle et se saisit d'un plan détaillé de la prothèse. Alors que le silence s'étirait et que Saf s'était remise à bidouiller il soupira.

« Quoi ? Demanda – t – elle.

-Tu diras bien à mon frère que je m'suis excusé ?

-Tu tiens à lui plus que tu ne veux l'avouer. Constata Saf avec une certaine surprise. Oui je lui dirai t'en fait pas, même si t'es qu'un con il ne doit pas avoir à choisir entre nous deux. »

Un nouveau silence commença entre eux, peut-être moins tendu que le précédent. Saf enclencha une vis qui lui résista avant qu'elle ne baisse les bras. Merle tendit alors la main et désigna la jambe et le tournevis. Saf lui laissa la prothèse et fit glisser le tournevis avec. Elle le regarda triturer la prothèse un instant avant de réussir à enclencher la vis sans aucun mal, la jeune femme haussa un sourcil.

« J'étais peut-être qu'un connard de redneck défoncé mais je touchais ma bille en mécanique. Je pourrais t'aider à lui fabriquer cette jambe.

-Et si tu te tiens à carreau je te ferais une main. »

Merle ouvrit grand les yeux devant tant de gentillesse, la fille qu'il avait essayé d'étrangler quelques heures avant lui proposait maintenant de lui construire une nouvelle main en échange de quelques coups de mains. Saf fut étonnée aussi, c'était la première fois qu'elle voyait ce genre d'expression sur le visage de cet homme d'habitude si sarcastique. Comme il ne savait que dire il se contenta de hocher la tête.

« Saf ? Appela la voix de Daryl.

-Je suis là haut, monte. »

Ils entendirent les pas de Daryl sur l'échelle puis sa tête passa par l'ouverture, quand il vit Merle assis en compagnie de Saf ses sourcils se froncèrent mais la jeune femme lui fit un léger signe de la tête, l'incitant a monter à son tour. Il vint s'accroupir près de l'ancienne infirmière qui lui sourit et lui montra les progrès de la jambe, mais il restait les yeux fuyants vers son frère, comme pour le surveiller.

« C'est bon Daryl il s'est excusé, il va même m'aider à construire la prothèse.

-Lui, il s'est excusé ? Qui t'en as donné l'idée ?

-Personne je peux être aimable tu sais ! Répondit ironiquement Merle.

-C'est bon les frangins on se calme. Il est temps de dormir de toute façon, au lit ! »

Ils descendirent et emmenèrent Merle jusqu'à la cabane où il dormait. Cette fois Saf ne l'attacha pas aux chaînes, elle verrouilla cependant fermement la porte, elle avait peut-être accepté ces excuses mais ne lui faisait toujours pas confiance. Puis ils allèrent dans leur chambre, mais alors que Daryl partait directement vers le côté gauche du lit, le sien, la main de Saf l'attira vers lui avec force. Il pivota sur ses jambes et dans son élan alla cogner contre la jeune femme qui se cogna à son tour contre la porte.

« Aouch ... Rit – elle. »

Daryl sourit à son tour et alla embrasser son cou, se laissant emporter par la soudaine passion qu'il percevait chez Saf. Celle – ci accrocha sa cuisse sur la hanche du chasseur et alla passer ses mains sous la chemise de Daryl, qui souffla plus fort en la sentant redessiner ses abdominaux. Il chercha frénétiquement sa bouche qui lui avait tant manquer et l'embrassa brutalement, forçant l'entrée de ses lèvres pour aller chercher sa langue. Saf coupa court au baiser, à bout de souffle. Son ventre se creusait sous l'envie qu'elle avait de lui. Leurs corps étaient collés au maximum, une chaleur étouffante régnait déjà dans la chambre, Saf eut un sourire, ça allait être des retrouvailles explosives.

« Tu m'as tellement manquée … Souffla – t – elle tout contre sa gorge.

-Toi aussi. »

Et sans un mot de plus ils recommencèrent à s'embrasser, Saf ôtant la chemise de Daryl sans ménagement, se moquant de faire sauter un bouton ou deux au passage. Elle se haussa un peu sur la pointe des pieds pour ôter ses baskets alors qu'il ôtait les siennes d'un coup de talon avant de les envoyer derrière eux. Et tout cela sans lâcher la bouche de l'autre, ce lien entre eux, ce contact leur était vital.

« T'es sûre ? Murmura – t – il contre sa bouche alors qu'elle mordait sa lèvre inférieure.

-Plus que jamais. »

Elle saisit sa main et l'attira jusqu'à leur lit, elle lui sourit et enleva son débardeur, ôtant en même temps son soutien gorge. Sa poitrine ronde était découpée par la pleine lune, nimbant sa peau à présent halée d'une teinte argentée. Elle se laissa tomber sur le lit, alors qu'il venait embrasser ses seins, découvrant avec ivresse la douceur de sa chair. Elle se cambra contre lui alors qu'il venait embrasser son nombril. Saf haletait, la chaleur la dévorait, comme une combustion humaine, une lave qui la ravageait de l'intérieur.

D'une main il défit le short de la jeune femme et le lui ôta, caressant au passage ses longues jambes. Saf se recula sur le lit et il la suivit en se coulant le long des draps, sa bouche se posa sur sa cheville, remonta jusqu'à son genou, mordant sa cuisse, puis son aine en la faisant doucement gémir. Tout était nouveau pour lui, ce besoin de découvrir sa peau, cette envie de la connaître par cœur. Il n'avait jamais connu ça avec quelqu'un, quand il avait couché avec d'autres femmes ça avait toujours été à la va vite, pour se soulager, là il y avait autre chose de plus profond en jeu.

Daryl remonta jusqu'au visage de la jeune femme, ses yeux s'étant habitué à la pénombre il devina son visage, ses dents mordant sa lèvre inférieure, son regard fiévreux. Il pressa son bassin contre celui de la jeune femme qui gémit de plus belle en sentant son érection imposante contre elle.

« T'es sûre ? Demanda – t – il de nouveau.

-Arrête de me demander ça Daryl. Il n'y a que toi que je veux, encore et encore. Seulement toi. »

Daryl arrêta pour de bon de réfléchir, Saf lut dans ses yeux qu'elle avait dit les mots justes pour le rassurer. Le reste de sa réflexion se perdit quand il retourna explorer sa peau, elle oublia le temps, les rôdeurs, les autres habitants de la maison.

Tout. Tout le reste était superflus.

Rien. Rien d'autre ne comptait à part eux deux.

Quand ils se retrouvèrent nus l'un contre l'autre, la main de Saf contre le ventre de Daryl, sa bouche contre un de ses seins elle sut. Elle sut qu'elle avait trouvé la bonne personne, celle que sa mère appelait si poétiquement « Le reflet ». Son cœur se souleva dans sa poitrine alors qu'un sanglot de bonheur l'étouffait. Daryl sentit son souffle saccadé et remonta vers la jeune femme, inquiet, aussitôt Saf saisit son visage en coupe.

« Je vais bien. Je suis juste heureuse.

-Alors moi aussi. »

Daryl ne savait pas d'où cette phrase lui était venue, elle était juste sortie naturellement pour répondre à la déclaration de la jeune femme sous lui. Saf souleva alors son bassin contre celui du chasseur qui gronda en posant son front contre le sien, son sexe compressé contre le ventre de la jeune femme lui faisait mal tant il se retenait. Saf souffla contre ses lèvres, elle l'appela à elle d'une ondulation et sans plus attendre il plongea en elle d'un coup de rein puissant.

Saf resta sans souffle, un gémissement mourut dans sa gorge alors qu'elle griffait les épaules du chasseur ployé au dessus d'elle. Elle se sentait étrangement complète, fiévreuse mais complète, comme si son corps avait attendu cet instant depuis le début. Elle poussa soudain sur ses jambes et elle se retrouva assise sur les cuisses de Daryl qui grogna en mordant son cou. Saf lâcha un gémissement puissant alors qu'il s'enfonçait plus loin en elle.

Lentement elle ondula son bassin alors qu'il la pressait contre son torse, leur deux cœurs affolés se répondaient en échos dans leurs cages thoraciques. Puis les coups de reins se firent plus appuyés, plus sauvages. Saf essaya bien de retenir ses cris mais quand il vint dévorer son cou elle oublia toute notion de pudeur et se laissa aller. Daryl soutenait son bassin à chaque allée venue entre ses cuisses et grondait contre sa poitrine, il avait la tête qui tournait, une sensation absolument merveilleuse à ses yeux. Et que dire des gémissements que poussaient Saf ? Ils étaient divins.

Saf se cambra en arrière et Daryl donna un coup de rein puissant qui fit exploser le ventre de la jeune femme en milles morceaux. Elle subit l'orgasme de plein fouet en même temps que Daryl, qui serra plus fort sa taille entre ses doigts. Leurs muscles restèrent tétanisés une longue minute, éprouvés par la félicité qu'ils venaient de subir. Puis aussi doucement qu'il le pouvait le chasseur repoussa Saf, remonta les draps sur leur corps couverts de sueur et vint de nouveau se coller à la jeune femme.

« Pourquoi on a attendu aussi longtemps ? »

Daryl ne put retenir un rire et Saf le rejoignit dans son hilarité avant de l'embrasser doucement. Puis elle se lova contre lui et ils s'endormirent, pleinement heureux.

Le lendemain matin Daryl et Saf se levèrent plus tard qu'à leur habitude avec le même sourire aux lèvres, la plupart des survivants étaient déjà dans la cuisine à prendre leur petit déjeuner. Beth se retint de pouffer sur leur passage et Hershel lui donna une petite tape en souriant. Ils s'installèrent sans se rendre compte qu'ils étaient le centre de l'attention. Glenn vint leur apporter à chacun du pain et de la confiture et le jeune asiatique ne put retenir sa langue.

« Vous avez sûrement besoin de reprendre des forces après une nuit pareille. »

Cette fois Maggie explosa de rire dans la cuisine alors que Saf virait au rouge et que Daryl blanchissait à vue d'œil. Saf se cacha derrière ses mains et donna un coup de pied au chasseur pour qu'il réagisse mais il semblait incapable du moindre mouvement, prit dans le feu de l'action il avait complètement oublié qu'ils vivaient à dix dans une maison aux murs assez fins. Carol vint alors à la rescousse, elle posa ses mains sur les épaules de Daryl qui tressaillit et se pencha vers Glenn qui continuait de rire.

« Vous voulez parlez de vous deux et de tout ce que j'ai entendu à la prison ? Glenn et Maggie se turent, gênés à leur tour.

-Ils sont ensemble ils font ce qu'ils veulent laissez les donc tranquille. Tempéra Hershel. »

Saf allait répliquer quelque chose quand Merle fit irruption dans la cuisine, il tenait Corey contre son torse. Tout de suite la jeune femme bondit de sa chaise et s'empressa d'aller chercher le bébé.

« Qu'est ce que tu lui as fait ? Gronda Saf.

-Rien du tout, il commençait à chouiner quand j'suis sorti de la douche j'ai juste voulu le descendre.

-L'approche pas. Le menaça Daryl qui venait d'arriver à côté de Saf.

-On s'calme je voulais juste rendre service pour une fois. »

Puis il laissa échapper un chapelet de jurons avant d'aller s'exiler sur le perron. Daryl passa une main sur le crane de l'enfant qui babilla, il n'avait pas été plus choqué que ça d'être dans les bras d'un inconnu comme Merle. Saf releva les yeux vers le groupe de survivants qui avaient tous le même sourire bête collé au visage. Elle se rendit compte de l'image qu'ils montraient tout deux en compagnie de Corey dans ses bras.

« Vous faites chier. Râla la jeune femme pour la forme. »

Beth pouffa de nouveau et Glenn et Maggie se regardèrent avec la même étincelle de malice dans les yeux, Carol passa derrière eux et mit une légère tape sur l'arrière du crane de l'asiatique. Après avoir déjeuner Saf se sépara de Daryl qui partit chasser et elle prit la direction du grenier quand elle avisa Merle toujours assis sur le perron à regarder elle ne savait quoi. La jeune femme soupira, il lui faisait pitié et elle avait besoin d'aide pour construire la prothèse. Elle se porta donc près du redneck qui ne broncha pas à son arrivée, elle s'accroupit et se mis en équilibre sur ses talons, ses larges boots claquant sur le bois.

« Tu viens m'aider pour la prothèse. Il reste pas mal de petites modifications à faire.

-T'as pas peur que j'bouffe ton chien entre temps ? Ironisa Merle.

-C'est plutôt lui qui te rongera jusqu'à la moelle. »

Merle eut un sourire ironique, elle avait de la répartie celle là quand elle le voulait, peut-être que Daryl n'avait pas choisit la plus conne en fin de compte. Il finit par se lever et la suivit, il avait besoin de s'occuper la tête alors autant faire quelque chose dans lequel il excellait, en dehors de chasser et tuer, faire de la mécanique était ce qu'il faisait de mieux. La journée se passa sans accrocs importants, Merle aidait beaucoup la jeune femme qui avait du mal à mettre en place l'articulation du genou artificiel. Et Saf prenait sur elle pour le supporter, Merle restait Merle quelle que soit la situation, il jurait, lançait des piques blessantes et se vantait mais la jeune femme se taisait. La seule chose qu'elle avait exigée c'est qu'il se mette le plus loin d'elle possible dans l'espace restreint qu'était le grenier, elle n'acceptait toujours pas sa proximité physique, c'était pour l'instant au delà de ses forces.

En fin d'après midi le lendemain alors qu'ils travaillaient toujours sur l'articulation du genou afin qu'elle soit parfaite et surtout qu'Hershel puisse courir avec, le ciel s'assombrit brusquement et le tonnerre commença à rouler au fin fond de la forêt. Le premier orage de la saison allait commencer, et bientôt la chaleur étouffante de l'été céderait la place à l'humidité de l'automne. Saf détestait les orages et la pluie en générale, c'était une vicieuse celle là. La pluie se coulait partout là où elle le pouvait, froide, piquante, elle lui hérissait la chair de poule et rendait les gens malades.

Elle se souvint alors des derniers jours qu'elle avait passé dans l'hôpital de la ville de Columbus où elle travaillait. Plusieurs personnes étaient arrivées avec un rhume carabiné dues aux fortes pluies de la semaine précédentes. Saf s'était surtout occupée de trois malades en particulier, à ce moment là toutes les infirmières disponibles avaient été réquisitionnées pour aller aux urgences et comme son chirurgien était parti en catastrophe sans donner de raison elle s'était retrouvée là bas.

Les trois personnes avaient contractées une fièvre intense qu'elle n'avait pas réussi à guérir. L'épidémie avait prit de l'ampleur dehors, on enfermait les gens, des massacres étaient orchestrés partout, mais Saf n'en entendait pas parler, trop prise par son travail. Ses trois patients avaient été placés en quarantaine quand la fièvre s'était muée en infection généralisée, pourtant elle avait continué à les suivre et s'occuper d'eux. Si elle avait choisit le métier d'infirmière c'était pour une bonne raison, celle de prendre soin des gens jusqu'au bout, même jusqu'à la mort.

Puis son premier patient était décédé, au bout de quatre jours d'atroces souffrances. Elle se trouvait encore dans la chambre du malade à présent mort quand son grand frère, Lucian, avait débarqué, une hache dans la main. Saf n'avait pas prit de nouvelles de lui depuis un certains temps, depuis que les maladies avaient commencés à s'étendre sans qu'on puisse les endiguer, depuis qu'elle s'était enfermée dans son travail pour ne pas voir la réalité, pour ne pas comprendre que le monde commençait à sombrer. Elle avait mis ses œillères et s'était noyée dans le travail.

« Séraphine. Tu pars avec nous.

-Qui ça nous ? »

Elle se rendit compte de son état de fatigue lamentable, elle venait d'enchaîner une garde de plus de soixante douze heures, elle ne voulait pas voir ce qu'il se passait et pourtant son frère venait lui rappeler qu'elle ne pourrait pas se cacher éternellement. Il lui saisit doucement le poignet et elle vit que son regard allait souvent se poser sur le mort.

« Il est mort si c'est ce que tu te demande.

-Saf … Tu nies encore la réalité, comme pour la mort de maman. »

Saf et ses frères avaient été élevés entièrement par leur mère, leur père étant absent les trois quart du temps, deux ans après la naissance de Gabriel il était partit sans rien dire et Lucian leur avait appris longtemps après qu'en fait leur père avait eu deux familles parallèles depuis la naissance d'Ewin et qu'il avait fini par choisir celle qu'il préférait. Alors leur mère avait fait front, avec un courage qu'elle n'avait vu chez personne d'autre. Ils s'étaient élevés, supportés les uns les autres. Puis leur mère était morte d'un cancer généralisé quatre ans avant le début de l'épidémie. Saf avait nié sa mort pendant presque une année entière, puis Adam lui avait fait ouvrir les yeux sur ce décès et sur le fait qu'elle devait aller de l'avant ne serais ce que pour ne pas trahir leur mère qui leur avait apprit à toujours se battre quoi qu'il arrive.

« C'est comment dehors ? Saf avait déglutit.

-Mauvais. J'ai réuni tout les autres, Gabriel est même passé prendre Ghost. Il ne manque plus que toi, on partira pas sans t'avoir emmener. Et m'oblige pas à aller chercher Adam pour qu'il te botte le derrière.

-Allons y. »

Saf lui avait sourit et avant qu'elle puisse faire un pas Lucian l'avait tiré derrière lui et avait levé sa hache. Ce fut le premier rôdeur qu'elle vit. L'homme sur le lit venait de se redresser, sa peau avait pris un teint cireux, sa bouche était noire de cendre et ses gestes étaient désarticulés. Lucian lui avait balancé sa hache en plein dans le crane, projetant une gerbe de sang sur les murs immaculés. Saf ne s'était même pas entendue crier. Son frère avait prit sa main et ils étaient tout les deux sortis de l'hôpital pour se lancer dans la survie à corps perdus.