Bonjour à tous, encore une fois merci pour vos reviews :-). Je vous poste ce chapitre qui bizarrement correspond à mon humeur actuelle. En espérant qu'il vous plaise. Bonne lecture a tous et n'oubliez pas une critique(bonne ou mauvaise) c'est un bon moteur de motivation.


Il était environ vingt heures quand elle arriva devant la porte du loft. Elle sonna et attendit quelques instants, aucune réponse. Elle prit alors ses clefs et ouvrit la porte, visiblement personne n'était présent, elle savait qu'Alexis était partie en voyage et que Castle était avec son ex-femme ce qu'elle n'appréciait guère s'imaginant déjà qu'il c'était réconforté dans ses bras comme il y a trois ans. Elle fut soulagée de ne pas voir Martha, elle adorait cette femme mais ce soir elle n'aurait pas su quoi lui dire car connaissant Martha, elle n'y aurait pas été par quatre chemins et aurait voulu connaître sa version. Elle pénétra dans le bureau et s'arrêta. Le parfum de Castle était présent dans toute la pièce. Elle inspira, s'imprégnant ainsi de ce parfum et partit dans ses souvenirs où quand ils se couchaient, elle avait pris l'habitude d'enfouir sa tête dans le cou de Castle et de s'endormir avec son odeur qui lui procurait une impression de sécurité et de bien-être. Elle rouvrit les yeux avec ce sentiment de bonheur qui fut de courte durée quand elle réalisa pourquoi elle était ici.

Elle continua son chemin et entra dans la chambre sans même la regarder. Elle alla directement dans la salle de bain. Elle fut surprise de voir que rien n'avait bougé de place et que l'odeur de Castle était inexistante comme s'il ne l'utilisait plus. Elle fixa le miroir et fut une fois encore emportée par ses souvenirs. Quand il la serrait contre lui, embrassait chaque endroit de son cou jusqu'au lobe de son oreille, et lui soufflait des mots tendres. Ses lèvres s'étirèrent un court instant en se remémorant ces moments heureux. Puis elle revint à la réalité, se regardant dans le miroir, elle vit son sourire s'effacer et ses yeux rougirent. Elle prit précipitamment ses produits de beauté et sortit de la pièce. Elle était maintenant retournée dans la chambre où elle eut la même sensation que précédemment, Castle n'était plus rentré dans cette pièce depuis un certain temps. Elle en eut la confirmation en regardant le lit qui n'avait pas été refait depuis leur dernier matin ensemble, celui d'avant leur dispute concernant le travail à Washington. Son côté du lit était resté entre ouvert comme elle le faisait toujours quand elle se levait avant lui, pour ne pas le réveiller. Elle le regardait quelques instants dormir, il avait l'air paisible. Puis comme tous ces matins où elle se levait avant lui, elle s'approchait de lui et l'embrassait d'un chaste baiser. Elle lui chuchotait un « je t'aime » qu'il n'entendait probablement pas, mais pour elle, c'était la première fois qu'elle le disait comme ça à un homme et ces simples mots la rendait heureuse.

Elle s'asseye au bout du lit repensant à tous ces moments avec lui, des nuits calmes où la simple présence de l'autre près de vous vous apporte un sentiment de bien-être immense, aux nuits endiablées où ils se prouvaient leur amour, connaissant chaque désir de l'autre. Toutes ces nuits étaient magiques, ce mot dont elle en avait oublié l'existence jusqu'à ce qu'il entre dans sa vie. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle essaya de reprendre contenance en passant ses mains sur ces dernières puis abandonna. Elle avait besoin de pleurer, d'être elle-même, de toute manière, personne ne la verra. Elle resta un long moment sur ce lit avant de se lever et de mettre ses dernières affaires dans son sac puis ressortit de la chambre. Elle se plaça devant le bureau de Castle, sortit les clefs du loft de sa poche. Elle les regarda un long moment en les caressant, les yeux toujours empli de larmes, puis les déposa à côté de l'ordinateur. Elle continua son chemin jusqu'à la sortie de l'appartement et ouvrit la porte. Elle se retourna, regardant probablement pour la dernière fois le loft, et claqua la porte ne prenant avec elle que son sac contenant le reste de ses affaires et ses souvenirs.


Cinq heures du matin, elle arriva de bonne heure au preccint pour ne pas rencontrer trop d'anciens collègues. Pas qu'elle ne voulait pas les voir, mais plutôt pour qu'ils ne posent pas trop de questions, elle n'était pas encore prête à y répondre. Elle venait voir le capitaine. Elle sortit de l'ascenseur et vit son ancien bureau. Elle remarqua qu'il n'y avait pas de nouvelle plaque de détective dessus, son remplaçant n'était pas encore arrivé. Elle eut un pincement au cœur quand elle ne vit pas la chaise de Castle près du bureau. Leur partenariat était bel et bien fini. Un sac de voyage était posé à côté de celui-ci mais elle n'y fit guère attention. Elle s'apprêtait à continuer son chemin vers le bureau de Gates quand elle aperçue le tiroir haut du bureau ouvert avec un calepin à l'intérieur. Elle savait que ce n'était pas le sien, mais, prise par la curiosité du potentiel nouvel arrivant, elle décida de l'ouvrir.

Elle reconnue immédiatement l'écriture de Castle et ne put s'empêcher de lire la première ligne : c'était noté « Que ferions-nous ?» puis elle regarda les mots, certains raturés, d'autres entourés pour finir par « coupable = mari ». Elle avait tout de suite compris que ce carnet l'aidait à résoudre les affaires. C'était sa façon à lui de continuer leur fabuleux duo sans elle physiquement. Elle savait ce qu'il ressentait, il ne devait plus arriver à trouver d'indice sans ça, il fallait qu'elle soit, d'une manière ou d'une autre, présente à ses côtés pour que ses idées viennent. Il en était de même pour elle à Washington. Son nouveau collègue lui avait demandé pourquoi elle regardait si intensément et longuement la famille d'éléphants en bois placée sur son bureau. Elle lui avait répondu que c'était un souvenir de New York. Mais c'était bien plus que ça, quand elle regardait l'objet, elle s'imaginait Castle près d'elle, à lui trouvé des hypothèses les une plus tordues que les autres jusqu'à ce qu'ils trouvent ensemble la solution à l'énigme. Elle avait fait sursauter plus d'une fois son collègue en s'exclamant à voix haute « Je sais qui ai notre meurtrier » avec ce sourire et ce regard qu'elle ne réservait qu'à Castle. Puis elle redevenait l'agent Beckett, une femme froide et peu souriante.

- Que fais-tu là ? Lui demanda une voix glaciale venant de derrière elle.

Elle sortit de ses pensées, reposa le calepin dans le tiroir et se retourna face à Castle. Le regard de ce dernier ne dévoilait rien.

- Je viens voir Gates pour des papiers administratifs. Lui dit-elle en lui montrant un dossier qu'elle avait posé sur son ancien bureau pour lire le calepin.

- Je sors de son bureau, elle doit toujours y être. Il prit son sac de voyage près d'elle et repris. -Je dois y aller, au revoir Beckett. Répondit-il sur le même ton en passant devant elle sans même la regarder.

-Gina t'attend en bas cette fois. dit-elle avec une pointe de jalousie qu'elle ne put cacher dans la voix en regardant le bagage.

-Non, je pars seul, et même si je partais avec Gina ou une autre femme, ma vie privée ne te concerne plus à présent. Il se retourna et commença à partir vers l'ascenseur.

-Attend, on n'a pas eu le temps de se parler hier soir. Essaya-elle de le retenir sachant qu'elle avait laissé parler sa jalousie. Mais comment ne pas l'être alors qu'il avait vu son ex-femme la veille.

Castle se replaça face à elle.

-Je crois qu'on sait déjà tout dit il y a quelque temps déjà.

-Castle. Le supplia-t-elle en baissant la tête.

-Non, plus depuis hier soir.

Kate releva la tête surprise de la réponse.

-Pardon ?reprit-elle.

-Castle était mon nom de plume. J'ai mis fin au contrat avec la maison d'édition. Plus de livre donc plus de Castle. Reprit-il sous le ton de l'indifférence.

-Tu as arrêté d'écrire, dit-elle choquée de ce qu'elle venait d'entendre. Et Nikki Heat ? Ne put-elle s'empêcher de lui demander.

-Oui, je n'y trouvais plus d'intérêt, et en ce qui concerne Nikki Heat, je ne pouvais pas continuer sans ma source d'inspiration. La saga restera inachevée. Lui dit-il la regardant fixement dans les yeux, le visage impassible.- C'est peut être mieux ainsi, je n'aurai surement pas réussi à la tuer et encore moins à trouver une fin heureuse. Rajouta-t-il.

Kate ne put soutenir ce regard très longtemps et fut la première à détourner les yeux, pas qu'elle soit gênée par l'insistance de celui de Castle, mais plutôt par le trouble qu'il lui procurait. Comme la veille, elle était incapable de voir ce qu'il ressentait.

-L'écriture c'est ta vie, c'est ce que tu aimes, tu ne peux pas arrêter comme ça. Tu as pensé à tes fans ? A moi, pensa –elle. A une certaine période de sa vie, les livres de Castle lui avaient en quelque sorte sauvée la vie, et encore aujourd'hui, ils lui permettaient de s'évader quelques heures de la vie réelle. Au fond-elle-même, elle savait que s'il arrêtait la saga, il n'écrirait plus sur elle et finirai certainement par l'oublier. Tout était confus dans sa tête : d'un côté, elle voulait sortir de sa vie pour qu'il arrive à reconstruire la sienne, et de l'autre, elle ne voulait pas qu'il coupe le dernier lien qui les unissait. Elle était perdue dans ses pensées quand Castle lui répondit.

-Cette vie-là s'est arrêtée quand tu es partie. Aujourd'hui, je veux être quelqu'un d'autre. Et pour ce qui est de mes fans, elles trouveront bien vite un nouveau « Castle ».

Kate ferma les yeux à l'écoute de sa réponse. Leur rupture lui avait fait plus de mal qu'elle ne l'avait imaginé. Elle avait pensé que Lanie en rajoutait beaucoup quand elle lui parlait de lui, mais maintenant, elle voyait le désastre que pouvait produire un simple « non ».Elle s'était une fois de plus, laissée guider par cette peur de dépendre de l'être aimé et aujourd'hui elle en payait le prix : son bonheur ou plutôt leur bonheur. Car cette fois elle ne replongeait pas seule dans le gouffre, elle emmenait avec elle l'homme qu'elle aime, celui qui se serait sacrifié pour elle. C'est ça qui la blessait le plus, de le voir, lui qui était habituellement heureux, devenir un homme froid et distant par sa faute. Elle ne se le pardonnerait sans doute jamais.

-Pas moi Castle, pas moi. Murmura –t-elle. Elle rouvrit les yeux mais il n'était plus en face d'elle, elle ne l'avait pas entendue la saluer. Elle le cherchait du regard quand le son de la fermeture des portes lui fit détourner celui ci. A peine avait-elle eu le temps de l'apercevoir que les portes se refermaient sur un Castle lui tournant le dos.


Kate frappa à la porte du bureau de la capitaine et entra après l'accord de cette dernière.

-Bonjour Sir.

-Agent Beckett, que me vaut l'honneur de votre présence.

-je vous apporte mon dossier de mutation. Ma période d'essai n'est pas terminée mais mon supérieur est content de mes résultats et il a décidé d'accélérer la procédure. Il ne vous reste plus qu'à signer. Dit-elle en remettant le dossier au capitaine. Cette dernière la remercia, ouvrit un tiroir de son bureau et déposa le dossier à l'intérieur.

-Que faites-vous ? Vous n'avez qu'à le signer et je le dépose à mon supérieur. Reprit-elle ne comprenant pas le geste de la capitaine.

-Je suis ravie qu'il soit satisfait de votre travail mais je ne signerai pas ce document.

-Pourquoi ? demanda Beckett sur la défensive.

-Puis je permettre de vous poser une question agent Beckett.

Cette dernière lui répondit en hochant la tête.

-Etes-vous heureuse ?

Kate resta sans voix, n'arrivant pas à trouver ses mots.

-Etes-vous heureuse agent Beckett ? Lui redemanda la capitaine.

-J'aime ce que je fais à Washington, j'ai l'impression d'être plus utile. Répondit elle machinalement.

-Vous contournez ma question qui est pourtant simple. Répliqua Gates.

-Je ne sais pas Sir, essaya –t-elle de se convaincre, mais je sais que vous pouvez signer mon dossier tout de suite car je ne reviendrai pas à New York. Dit-elle sûre d'elle.

-Bien, mais je ne reviendrai pas sur ma décision qui ne changera rien à votre carrière, puisque dans maintenant un peu moins de deux mois, vous serez Définitivement un agent.

-Bien. Ne trouva qu'à dire Beckett. -Au revoir Sir.

-Agent Beckett j'ai peut-être trouvé un remplaçant à votre poste.

-Qui ? demanda-t-elle surprise que la capitaine lui en parle.

-Vous l'avez surement rencontré en venant, il sortait de mon bureau.

Elle fit immédiatement le lien avec Castle.

-Castle. Dit-elle à voix basse.

-Oui, il a changé depuis votre départ, c'est un autre homme, il ne fait plus de pitreries, ni de gamineries, seule la résolution de l'enquête compte. Un vrai détective, espérons qu'il réussisse ses épreuves.

Ses amis avaient raison, Castle allait devenir comme elle, il s'enfermera dans son travail se coupant du monde extérieur. Il méritait d'être un détective, mais pas ce détective, il ne devait pas être elle.

-Il réussira. Dit-elle sans hésiter.

-Nous le saurons dans trois semaines.

-Non capitaine, vous pouvez déjà lui préparer l'insigne et l'arme, il réussira. Dit-elle avec un mélange de certitude et de fierté dans son regard. - Au revoir Sir.

La capitaine la salua. Elle était étonnée de voir combien Beckett était si confiante sur la réussite de Castle, alors que lui même n'en était pas du tout persuadé. C'était comme si leur partenariat continuait à distance, quand l'un doutait, l'autre assurait pour les deux. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'est comment deux personnes qui sont tellement en phase l'une avec l'autre, qui connaissent l'autre mieux qu'elles-mêmes soient tellement décalées quand il s'agit de leur relation amoureuse.

Castle avait changé après leur rupture, mais aujourd'hui, la capitaine constatait que Beckett n'était plus celle qu'elle connaissait. Son regard aussi avait changé, elle ne voyait plus que l'agent en elle, son sourire ayant totalement disparu.


Toujours pas de bisounours mais qui sait peut qu'au prochain chapitre il y en aura peut être, ou pas. A bientôt avec le prochain chapitre qui est en cours d'écriture.