Bonne Lecture!
Mauvais menteur
Pendant un cours commun avec les Serpentard, métamorphose, le professeur McGonagall voulait leur apprendre la métamorphose d'une chaise en chien, mais elle changea d'idée quand la chaise qu'elle transforma, comme démonstration, se transforma en un énorme chien noir, identique à Patmol.
Quand elle vit Harry quitter la pièce subitement, elle s'aperçu de son erreur et demanda au reste du groupe de se contenter de lire la théorie à ce sujet, pendant qu'elle allait rejoindre Harry dans le couloir.
" Harry, je suis vraiment désolée, dit-elle en arrivant près de lui.
Il lui tournait le dos, il ne voulait pas qu'elle le voit verser des larmes. Revoir ce chien lui faisait tellement mal, le voir en rêve c'était déjà éprouvant, mais l'avoir vu se matérialiser devant lui était au-dessus de ses forces.
" Il nous manque à nous aussi, Harry, continua-t-elle en posant sa main sur l'épaule du Survivant. Je sais que c'est terrible de perdre quelqu'un qu'on aime, mais tu dois rester fort.
" C'est dur…, souffla Harry.
Des pas lent retentirent au bout du couloir, puis une grande silhouette s'arrêta derrière eux. La directrice de Gryffondor se retourna pour voir qui c'était.
" Professeur Dumbledore, s'étonna-t-elle.
" Minerva, Harry doit venir avec moi, annonça Dumbledore.
" Maintenant? ... oui, oui, bien sûr.
Harry suivit donc le directeur en prenant soin de sécher ses larmes. En retournant dans la classe, Malfoy se moquait de Harry en imitant quelqu'un qui pleurnichait sous les éclats de rire des Serpentard tandis que Ron se débattait des bras de Neville et Dean qui l'empêchait de se ruer sur Malfoy.
" Ça suffit, cria le professeur McGonagall. J'enlève cinquante points à Serpentard pour votre attitude perfide M. Malfoy.
Elle se rapprocha de Ron qui s'était rassit sans pour autant lâcher Malfoy des yeux qui avait le visage déconfit à la perte d'une cinquantaine de points et elle lui dit à voix basse :
" M. Potter est partie avec le directeur, j'apprécierais que vous lui rapportiez ses effets après le cours.
Puis elle dit, d'une voix forte :
" Quant à vous M. Weasley, j'enlève dix points à Gryffondor pour avoir perdu votre sang froid.
Sur l'heure du dîner, Ron et Hermione, qui avait pu arracher Ron des filets de Lavande, ne virent pas Harry, ni durant la soirée. Ron décida donc d'aller faire son devoir d'astronomie. Il se dirigea vers la tour, le sac sur l'épaule, quand il tomba nez à nez avec Malfoy dans un tournant. Il était seul. Ron l'attrapa immédiatement par le col de sa chemise et le plaqua au mur comme dans le train. Sans que Malfoy ait eu le temps de fait quoi que ce soit, Ron regarda autour d'eux pour être sur qu'il n'y avait pas de témoin, il n'y avait même pas de tableau…
" Malfoy, quelle heureuse surprise, grogna Ron entre ses dents avant de lui envoyer un coup de poing sur la mâchoire.
…
" Ron! cria Ginny derrière lui. Ron, je dois te parler, c'est à propos de dim… Oh! Merlin, mais qu'est-ce qui t'es arrivé? demanda-t-elle en arrivant à la hauteur de son frère.
" J'ai déboulé les escaliers, mentit-il en s'approchant du tableau de la Grosse Dame.
" Tu es peut-être maladroit Ronald Weasley, mais tu es un très mauvais menteur, répondit très sérieusement Ginny. Tu feras croire cela aux autres si tu veux, mais pas à moi.
" Gargouille, dit Ron sans prêter plus attention aux remarques de sa petite sœur.
Ils traversèrent la salle commune sous les regards intrigués des Gryffondor et montèrent au dortoir.
" Alors? s'exclama la rouquine quand ils furent arrivés.
" Alors rien, Ginny! Ce n'est pas grave.
" Pas grave? Est-ce que tu t'es vu?
Évidemment pas. Après sa « discussion » avec Malfoy, il était immédiatement retourner à la tour pour ce changer. Il avait le coin de l'œil droit et la lèvre inférieure fendue, son nez avait saigné abondamment, le noir de sa robe de sorcier brillait à la lueur des chandelles et le col de sa blouse était imbibé de sang. Mais ce qui inquiétait le plus Ginny, c'est la déchirure de sa chemise sur son torse et de voir son frère faire une grimace chaque fois qu'il prenait une inspiration.
" Tu devrais aller voir Mme Pomfresh, reprit-elle.
" Je ne peux pas, dit-il gravement.
" Elle ne te posera pas de question.
" Ginny… dit-il finalement les sourcils froncés.
La jeune préfète soupira, pas la peine de discuté avec un Weasley.
" D'accord, d'accord. Viens, tu dois d'abord enlever tous cela.
Ron grimaça de douleur lorsqu'il enleva sa robe avec l'aide de Ginny, mais ce ne fut que lorsqu'il enleva sa blouse qu'elle a pu voir l'ampleur des dégâts. Il avait une profonde coupure sur la poitrine d'une dizaine de centimètre de longueur, tout près du cœur. Autour, une énorme ecchymose bleutée.
" Par Merlin, Ron, tu dois avoir des côtes cassés. Tu devrais vraiment aller…
" Non!
Ginny prit une grande inspiration d'exaspération, car elle savait incontestablement que Ron ne changerait pas d'avis.
" Ok! Où est ta valise? demanda-t-elle.
" Quoi?
" Ta valise Ron.
" Dans le coin là, mais qu'est-ce que tu veux en faire?
Ginny se dirigea vers la valise qui était déposé entre le mur de pierre et la commode.
" Tu n'as jamais prit la peine de la fouiller? dit-elle en l'ouvrant. Dans cette poche (elle désigna une légère ouverture sur le rebord de la valise), il y a tout ce qu'il faut pour les premiers soins. C'est maman qui l'a intégré.
Elle ouvrit la petite poche et en sortit une multitude de produits médicaux, qui était beaucoup trop nombreux pour tenir dans cet espace restreint, qui à première vue n'aurait pu tenir qu'un Gallion. Ginny prit le petit flacon de liquide orange, y trempa un coton et désinfecta la plaie sur le torse de Ron et sur le coin de son œil et la lèvre, malgré les grimaces et les recules du blessé. Avec une pâte verte, elle fit presque totalement disparaître la marque près de l'œil et de la lèvre. Elle prit un autre coton et de l'eau et débarbouilla le reste de sang qui avait séché à quelques endroits. Finalement, elle prit un large carré de coton et le déposa sur la coupure au niveau du cœur et enroula le torse de Ron avec un bandage pour bien tenir le carré de coton en place ainsi que pour immobiliser ses côtés.
" Je crois que ça va aller maintenant. Tient met ça, dit-elle en lui lançant une blouse propre.
Pendant qu'il l'enfilait, elle replaça toutes les choses à leur place.
" Tu vois, je n'avais pas besoin d'aller voir Mme Pomfresh, dit Ron en essayant de rire mais ses côtes lui faisait trop mal.
" Je vais aller te chercher quelque chose pour ça, dit-elle.
Quand elle revient une minute plus tard, elle lui tendit une pilule qui ressemblait étrangement aux pastilles de Gerbe des jumeaux.
" Tu n'as quand même pas prit ça dans une boite à Flemme? demanda Ron inquiet.
" Bien sur que non, c'est maman qui me les a donnés, c'est un Sinehocdolor. Ça va engourdir ta douleur pendant douze heures.
" Est-ce que tu en as d'autre?
" Tu dois aller voir Mme Pomfresh Ron, je…
" Pas aujourd'hui, je ne peux pas y aller aujourd'hui.
" Oui, j'en ai encore, dit-elle exaspéré.
Il avala immédiatement une pastille et la douleur disparu aussitôt, mais il avait cependant, encore beaucoup de difficulté à respirer.
" Je te promets que je vais aller la voir, dans quelques jours, finit-il par dire.
Il étreignit sa petite sœur et pendant qu'elle l'avait près de lui elle lui dit :
" J'espère que tu n'as pas fait la bêtise qu'Hermione voulait que tu lui promette de ne pas faire.
Mais Harry entra dans la pièce et elle n'a eut aucune réponse.
" Oh! Salut Harry! Qu'est-ce qu'il te voulait Dumbledore, ça bien été long, demanda Ron.
" Rien! dit Harry qui ne voulait pas parler de son entretient avec le directeur.
Il s'approcha du lit de Ron et remarqua la robe de sorcier imbibé de sang.
" Qu'est-ce qui c'est passé? demanda-t-il en tendant la robe à Ron.
" Oh! Hum!
" Il a déboulé les escaliers, réchappa Ginny. Tu aurais du voir ça Harry, c'était vraiment drôle.
Cette phrase inspira un léger et court sourire à Harry. Il n'avait pas vraiment le cœur à rire.
" Je crois que je vais vous laisser maintenant, dit-elle en prenant la robe de son frère.
" Bonne nuit Ginny! dit Ron.
" Bonne nuit Ron! répondit-elle sur un ton qui insinuait, « Je t'ai sauvé la mise, tu me dois des explications. »
" Bonne nuit Harry! reprit-elle.
" 'nuit! répondit Harry simplement. Ginny, attends… je… hum!… non laisse…
Ginny haussa les épaules et sortit de la chambre, pendant que Harry la regardait partir sans la quitter des yeux.
" Ne regarde pas ma sœur de cette manière Potter, dit soudainement Ron.
" Mais Ron… je… ben… bégaya Harry surprit de la sévérité du rouquin.
Hermione arriva dans la chambre et trouva ses deux amis qui se regardaient bizarrement. Ron avait l'air furieux et Harry avait prit une teinte rosée.
" Ça va? tenta-t-elle.
Les deux jeunes hommes se retournèrent vers elle et chacun prit une direction opposée. Harry se dirigea vers son lit tandis que Ron prit la direction de la sortie.
" Je dois y aller, j'ai un rendez-vous, dit-il sérieusement.
" Avec qui? demanda Hermione surprise.
Elle se disait en elle-même, « Pas Lavande, pas Lavande, pas Lavande »
" Les étoiles! dit-il exaspéré. Bonne nuit.
Hermione était aux anges…
" Bonne nuit, lui répondit-elle.
Ron sortit de la chambre tandis qu'Hermione s'approchait de Harry qui s'était appuyé sur son lit, la tête baissée.
" Harry, est-ce que ça va?
Il hocha la tête de gauche à droite.
" Tu veux que je rattrape Ron.
Harry continua son mouvement de tête.
" J'en peux plus Hermione, dit-il dans un sanglot.
" Oh! Harry…
Elle s'approcha de lui et le serra très fort dans ses bras. Il était maintenant près à s'ouvrir et heureusement, elle était là. il avait voulu demander à Ginny de rester, mais il ne voulait pas pleurer devant elle, comme il n'avait pas voulu que Ron soit là.
Hermione lui essuya les yeux et lui prit la main.
" Viens, on va aller ailleurs pour parler.
Elle l'entraîna donc à travers la salle commune sous les regards interrogateurs et puis ils sortirent en directions d'une salle de classe vide et absente de tous regards ou oreilles indiscrète.
" Maudites étoiles, soupira Ron tandis qu'il s'efforçait de terminer son devoir d'astronomie.
Derrière la lunette de son télescope, il regardait chaque point brillant dans le ciel bleu profond sans pouvoir nommer et distinguer les galaxies et les planètes du programme du cours. Celle qu'ils avaient étudié l'année précédente lui était amplement suffisante. Il était seul dans le noir et le froid, dans la tour d'astronomie, une carte du ciel, vide s'étalant devant lui.
Ron s'ennuyait horriblement de regarder des constellations qui ne voulaient absolument rien dire pour lui. Alors sa lunette d'observation glissa malencontreusement de la constellation d'Orion pour balayer une aile du château et s'arrêter sur une des rare fenêtre légèrement éclairée.
Un peu voyeur, il se laissa regarder par l'objectif pour voir s'il y avait des choses intéressantes qui se passaient là. Il réajusta sa lentille pour voir plus clairement les deux silhouettes qu'il pouvait distinguer. La jeune fille, qui attira tout particulièrement l'attention de Ron, avait prit le visage du jeune homme avec elle entre ses mains et avait déposé ses lèvres sur les siennes.
" Hermione! dit Ron dans un souffle en reculant de la lentille presque effrayé.
Il jeta un coup d'œil rapide pour être sur que ses yeux ne lui aient pas joué un tour. Il n'y avait aucun doute, cette chevelure en broussaille appartenait bien à Hermione. Elle avait à présent la tête sur l'épaule du garçon. Et de ce petit coup d'œil, Ron reconnut avec qui elle était.
" Potter! grogna-t-il.
Il ramassa son bazar en hâte, sans porter attention à ce qu'il faisait. Il descendit de la tour et mit plusieurs minutes avant de se rendre à la salle commune malgré son pas rapide, car il prit plusieurs détours. Il ne voulait pas retourner au dortoir, il était en colère, il bouillonnait de rage, il était tout simplement jaloux. Sa blessure au torse lui fit soudainement très mal, qu'il du s'arrêter de marcher, mais les images qu'il avait en tête étaient beaucoup plus douloureuses. Sa haine était-elle que la douleur se dissipa comme lorsqu'il prenait les pilules à Ginny.
Arrivé au dortoir, il distingua Harry couché dans son lit. Sans dire quoi que ce soit, il mit son pyjama sans ce soucier du vacarme qu'il faisait en ouvrant et fermant sa commode. Quand il fut sous les couvertures, il se tourna sur le dos, le regard fixe sur le plafond de son baldaquin.
" Ron! Je voudrais te dire que…
" Tu peux la fermer Harry, j'essais de dormir, grogna Ron en tournant le dos à son meilleur ami.
« Mais qu'est-ce qu'il lui prend? » se demanda Harry.
Pauvre Ronny!
