Hey, me revoici une nouvelle fois cette semaine pour la suite de cette ff que je prends
plaisir en fait vraiment à écrire. Je pensais que écrire sur l'univers de the 100 me ferait
du mal mais au contraire^^ Voilà un chap plus long que d'habitude en plus donc tant mieux pour vous hein^^
Beaucoup de guimauve ici attention, chap à lire avec mouchoirs, chocolat chaud et glace xD (pas triste, juste guimauve xD)
Le prochain chapitre sera plus sérieux mais avouez qu'un chap comme ça ne fait pas de
mal fin bref j'arrête de vous embêter bonne lecture^^
POV Clarke
Tandis que j'émergeais doucement d'un long sommeil réparateur, on toqua à la porte. Je me levais donc et ouvris. Lexa se trouvait derrière, déjà habillée de sa tenue de Heda, coiffée et portant son insigne sur le front. Elle me dit alors simplement:
-Habilles-toi, la réunion débute dans une vingtaine de minutes. Arya viendra te chercher ici pour être sûre que tu ne te perdes pas dans le labyrinthe que ce bâtiment peut être. On se retrouve tout à l'heure.
Elle regarda ensuite à droite puis à gauche et se pencha alors mais un bruit la surprit et elle s'écarta précipitamment, son visage montrant sa frustration. Elle déclara alors:
-Dès que la réunion se finit, je te fais visiter Polis!
Sur ces mots, elle rebroussa chemin tandis que je fermais la porte pour me préparer. Mes vêtements étant sales et usés, je fouillais dans les placards et trouvais un pantalon simple noir ainsi qu'un débardeur lui aussi sombre. J'enfilais ensuite ma veste et attendis patiemment que Arya n'arrive. Je n'eus pas à attendre longtemps qu'on toqua à la porte. Je sortis donc rejoindre une jolie brune qui devait avoir 11 ou 12 ans. Elle demanda:
-Vous êtes bien wanheda, la princesse du ciel?
-Oui, mais appelle moi Clarke, et tu peux me tutoyer, affirmais-je en lui souriant.
Elle rougit alors et bredouilla:
-Bien wanh...Clarke kom Skaikru.
-Juste Clarke.
Elle hocha la tête et continua son chemin. Je la questionnais alors:
-Tu es bien jeune pour travailler ici, comment ça se fait?
-Ma mère travaille pour Heda. On est logée et nourrit ici alors je contribue aussi, effectuant des tâches assez simple. Normalement ça devrait être ma mère ou une autre de ses collègues qui devraient s'occuper de toi mais Heda m'a choisi moi parce que je suis une des seules personnes en ce lieu à parler ta langue.
J'acquiesçais. Lexa avait vraiment pensé à tout. Je m'étais grandement améliorée aux côtés de Niylah mais j'avais encore quelques lacunes. Je devrais vraiment apprendre cette langue native si je voulais totalement m'intégrer à Polis. Comme Lexa l'avait dit, seuls le guerriers et quelques personnes autres comprenaient l'anglais donc je devais faire cet effort si je voulais communiquer avec les marchands et autres à la capital.
Après cinq minutes de marche où j'essayais de me repérer pour connaître le chemin à l'avenir, on arriva dans la salle du trône. Lexa était déjà installée et quelques ambassadeurs étaient déjà présents, debout derrière leur chaise de bois. Je me plaçais derrière la treizième chaise, attendant en silence comme les autres. J'évitais de fixer ma compagne, cela paraîtrait irrespectueux ou ferait naître des soupçons. Après quelques minutes, tous les ambassadeurs étaient enfin présents, sauf celui de Azgeda bien évidemment puisque Lexa l'avait tué. Cette dernière d'ailleurs nous fit signe de nous installer et commença:
-Bien. Tout d'abord, comme vous le savez maintenant tous, les Skaikru sont entrés dans la coalition. Tant que Clarke, représentante du clan du ciel, ne parlera pas couramment notre langue, nous ferons nos réunions en anglais. Pour officialiser l'entrée du peuple du ciel et la représentation à Polis de Clarke kom skaikru comme ambassadeur, elle fera son premier tatouage prochainement. Est-ce que quelqu'un veut s'exprimer sur le sujet?
Tout le monde secoua la tête négativement. Ils acceptaient tous l'entrée de mon peuple dans la coalition, les miens ayant fait leur preuve contre Azgeda. Tout le monde aspirait à la paix et c'était ce que cette coalition représentait. Face au silence, mon amante reprit :
-Le deuxième sujet que je voulais aborder concerne Azgeda. Leurs troupes ont été défaites mais le clan existe toujours, même s'il n'est plus une menace. Que suggérez-vous de faire?
Un homme entièrement tatoué représentant le troisième clan se leva et déclara :
-Ils méritent tous la mort Heda. Ce clan a causé énormément de mal et chaque villageois a participé aux massacres en ne se rebellant pas.
Un autre homme approuva tandis qu'une femme se leva à son tour, représentante des boat people :
-Le sang a suffisamment coulé. Faire une exécution massive comme tu le suggères ne souderait pas nos liens, au contraire. On doit montrer à nos peuples notre désir de paix alors ne tuons pas davantage et encore moins des femmes et des enfants.
-Que proposes-tu alors ? Qu'on les regarde monter une nouvelle armée?reprit le tatoué, sarcastiquement.
-Rappelez-vous, chers ambassadeurs, l'importance d'avoir une armée à cet endroit, coupa Lexa. Soit nous bannissons les habitants de Azgeda et cette terre reviendra au clan du nord à qui des troupes seront données pour surveiller le mur, soit nous élisons une nouvelle reine, mais comme l'a si justement dit Sonya, le sang a suffisamment coulé.
-Les bannir serait un juste châtiment Heda, affirma le tatoué, approuvé par certains ambassadeurs.
-Avant de prendre cette décision, affirmais-je, prenant la parole pour la première fois, il faut que vous sachiez que Niylah est en vie et que je sais où elle se trouve. La précédente reine n'était pas mauvaise et ce n'est pas sa fille qui l'a tué mais Nia. Niylah pourrait faire, comme sa mère avant elle, une bonne reine. Elle est aimée de son peuple et se pliera à nos lois. Bannir les habitants d'Azgeda reviendrait à les tuer. Les villageois pourraient rester en ce lieu, des troupes venant de Polis pour les surveiller et Niylah serait à leur tête.
-Non ! Azgeda mérite bien pire que cela ! Hurla l'ambassadeur du troisième cla, me fusillant du regard. Tu n'es sur terre que depuis quelques mois, tu ne sais pas les horreurs qu'a accompli Azgeda avant ta venue ! Tu n'as pas ton mot à dire sur son sort !
Je vis Lexa bouillonnée mais elle n'en laissa rien paraître hormis dans son regard que j'avais appris à déchiffrer. Elle s'apprêta à ouvrir la bouche, pour me défendre sans doute mais je ne lui en laissais pas le temps et répondis:
-Il est vrai que ça ne fait que quelques mois que je suis ici mais je sais de quoi était capable Azgeda. La reine Nia m'a enlevé et torturé elle-même, allant jusqu'à briser chacun de mes os, usant de mes peurs, et réduisant chacun de mes espoirs à néant. J'ai manqué mourir après le calvaire qu'elle m'a fait endurer donc je pense que je suis apte à prendre part à la décision du sort du peuple qui m'a enfermé pour me tuer à petit feu!
Je me levais ensuite, soulevant mon débardeur pour dévoiler les cicatrices chirurgicales effectuées par ma mère et les marques de torture. Je déclarais :
-Voilà à quoi ressemble l'entièreté de mon corps après déjà plusieurs semaines. Je vous laisse imaginer à quoi mon corps était réduit le lendemain même de ma longue torture. J'ai été au devant de la scène tandis que vous étiez sur ces mêmes chaises à attendre le rapport de bataille. Alors mon avis compte, je pense que vous n'avez plus de raisons de vous y opposer, n'est-ce pas?
Il secoua la tête négativement, détournant son regard gêné de mon corps meurtri. Le silence revint ainsi et je vis dans les yeux de ma compagne un éclat de fierté avant qu'elle ne reprenne son masque froid et déclare :
-Bien, qui est pour le retour de Niylah, que je ferais venir à Polis et qu'on jugera pour voir si elle est apte à monter sur le trône de l'ice nation?
Tout le monde leva la main, se rangeant à mon avis. Je ne pensais pas les avoir tant persuadé de prendre part à mon choix. Mon but était seulement de leur montrer que mon vote était aussi significatif que le leur. Heda hocha lentement la tête et affirma :
-Clarke kom Skaikru et moi-même partirons donc demain à l'aube ramener Niylah. A notre retour, nous jugerons cette femme et procéderons à un nouveau vote. Vous pouvez disposer.
Tout le monde quitta ainsi la salle, se rendant à l'extérieur tandis que je rejoignis ma chambre, invitant Lexa à en faire de même. Je m'assis sur mon lit et elle se posta devant moi. Elle m'embrassa légèrement et souffla :
-Tu m'as vraiment impressionnée tout à l'heure. Il est rare qu'un vote soit unanime, surtout avec Syrus, l'ambassadeur du troisième clan, qui est toujours pour un bain de sang.
-Je t'avouerais que je ne pensais pas être tant persuasive. Je voulais juste rendre mon vote légitime, avouais-je, rougissante.
-Clarke, tu as l'âme d'un grand leader peut-être pas par tes capacités de combat mais par ta détermination, ta force mais surtout ton éloquence. Chacun de tes discours encouragent tes interlocuteurs à te suivre quoi que tu prévois de faire. Tu demanderais à un homme de sauter du haut d'une tour avec un beau discours, je suis sûre qu'il ne se poserait pas de questions et sauterait. Tu as un don pour la rhétorique et ça te sera indispensable ici à Polis pour que les gens t'acceptent. Mais je suis sûre que tous succomberont à ton charme.
-Oui, on devrait vraiment se promener en ville, histoire de voir combien de personnes je suis capable de ramener...murmurais-je, joueuse.
-Le premier qui tentera ne serait-ce que poser ses yeux indécemment sur ton corps goûtera à l'acier de ma lame! S'exclama-t-elle, ses yeux lançant des éclairs.
Je me relevais alors, pris son visage entre mes mains et l'embrassais tendrement avant de lui chuchoter sensuellement à l'oreille :
-Qu'importe que des hommes me regardent puisque moi je n'ai d'yeux que pour toi.
Je lui mordis alors doucement son lobe avant de descendre mes lèvres le long de sa mâchoire jusqu'à attendre sa bouche où nos langues se rencontrèrent avec ardeur. A bout de souffle, on s'écarta et Lexa se dirigea vers la sortie, m'entraînant à sa suite. Je fronçais les sourcils, surprise par ce changement d'attitude et elle déclara, rapidement :
-Si on reste ici cinq minutes de plus on ne sortira jamais parce que je voudrais te faire mienne. Alors allons visiter Polis avant que je ne change d'avis!
Je me laissais donc entraîner par ma compagne, riant doucement devant la mine frustrée de Lexa qui tentait en vain de reprendre son masque de Heda...
POV Lexa
On sortit précipitamment de l'enceinte principale de Polis et l'air frais qui me frappa de plein fouet me fit le plus grand bien. L'hiver approchait entraînant avec lui une baisse accrue de la température et le vent marin, agréable en été, me fit frissonner légèrement. J'expliquais ensuite à Clarke :
-Alors Polis se divise en quatre grands secteurs d'activités. Le quart longeant la mer est consacré aux produits de la mer. On y trouve des marchands, des pêcheurs, des tavernes où l'on mange les produits pêchés le jour même fin bref, tout se rapportant à la mer. Le quart lui juxtaposé aux bois s'occupe des produits lui venant de la forêt. On y trouve pareillement des marchands de fruits, de légumes, de gibiers, de pièges ou d'armes. Il y a notre forgerie ainsi que les écuries. Tu peux aussi y trouver des vêtements chauds pour l'hiver... On ira d'ailleurs te trouver un manteau parce que ta veste ne suffira pas pour lutter contre les températures chutant en-dessous du supportable et contre la neige. Ensuite, la partie supérieure de la ville, où nous allons tout de suite, se divise en deux. Une partie est consacrée à la culture, avec une immense bibliothèque où certains sages réécrivent les livres les plus abîmés pour ne pas qu'ils se perdent. Il y a aussi divers temples et des bâtiments où on conserve diverses choses datant d'avant l'apocalypse. Enfin, la dernière zone est destinée aux loisirs. Il y a des thermes, l'arène où s'entraînent les guerriers à différentes armes, un ancien bâtiment que nos ancêtres nommaient amphithéâtre où des femmes dansent ou chantent pour les guerriers revenant de guerre. Il y a aussi des arènes pour effectuer divers sports, généralement occupées par les enfants. Si tu le veux bien, je pensais t'emmener visiter la bibliothèque et les bâtiments réservés aux objets anciens, tu devrais connaître plus de choses que nous autres et aiguillonnés les sages de la ville.
-J'en serais honorée.
On se dirigea donc dans la zone culturelle de la ville, passant par diverses petites routes recouvertes de vieux pavés rectangulaires. Les chemins étaient anciens mais donnaient à la ville un certain charme que personne ne changerait pour rien au monde.
La bibliothèque était le bâtiment le plus imposant après celui où je vivais avec mon conseil. Elle n'était composée que de pierres, quelques-unes gravées, et des gargouilles nous surplombaient, leur regard tous tourné vers la mer. Je tirais la poignet représentant un démon et pénétrais le lieu en silence, suivie de Clarke qui me collait presque, impressionnée par l'ampleur de l'architecture. Des milliers de livres composaient les centaines d'étagères, attachées au mur et montant jusqu'au toit de la construction. D'immenses échelles étaient mises à disposition pour attraper un livre pouvant se trouver à une quarantaine de mètres de haut. Au centre de la pièce principale se trouvaient de grandes tables en bois pour étudier ou faire des recherches. Mon peuple était peut-être réticent à l'idée de s'adapter à l'ancienne technologie mais quelques sages prenaient quand même de leur temps pour étudier nos ancêtres notamment grâce à la littérature mais aussi par le biais de l'art. Sachant l'amour de ma compagne pour ce domaine, j'avais déjà prévu de l'emmener voir les œuvres qu'on avait conservé mais le passage à la bibliothèque était immanquable quand on visitait Polis pour la première fois.
J'étais toujours impressionnée en venant ici, je m'y sentais bien. Les précédents Heda ne pensaient qu'à la guerre. Moi, je rêvais de paix et de changement, d'amélioration, de grandeur et ce lieu m'aidait à mettre en ordre mes idées et à les aboutir. L'aide des sages étaient également vraiment bénéfiques. Le conseil les voyait comme des vieux fous mais moi je voyais au-delà du masque. Je voyais des hommes qui voulaient connaître leur passé non pas pour réinstaurer la technologie qui a provoqué l'apocalypse mais pour apprendre des erreurs de nos ancêtres. J'étudiais donc avec eux et leur rapportais tout ce que je trouvais qui aurait pu les intéresser des contrées que je visitais lors de mes déplacements politiques.
Un long ''whaaaa'' me sortit de mes pensées. Je me tournais et vis ma compagne les yeux ronds, la bouche ouverte, la tête en l'air, tournant sur elle-même pour voir l'étendue du bâtiment et sans doute se faire une idée générale du nombre de livres que comptaient cette bibliothèque. Je ne pus m'empêcher de sourire à cette vision.
Chaque jour, je voyais une nouvelle facette de sa personnalité et chaque jour elle me faisait l'aimer un peu plus. J'avais d'abord vu en elle une femme forte, ne se laissant pas impressionner par ma prestance et mes guerriers. J'avais ensuite vu une femme qui éprouvait de forts sentiments qui pourraient se retourner contre elle mais j'avais vite compris que c'était eux qui lui donnaient sa force, sa détermination, son envie de continuer à avancer, à se battre et non à se recroqueviller sur elle-même, brisée. Après ses trois mois de fuite, j'avais vu en elle cette femme sans vie, sans relief, sans fond, juste l'ombre d'elle-même avant qu'au Mount Weather elle ne tourne enfin une bonne partie de la page et avance à nouveau. Elle était comme le phœnix, renaissant toujours de ses cendres. Elle avait souvent été envoyé au sol mais elle s'était toujours relevée, plus forte encore et plus déterminée.
Je l'aimais pour ça mais aussi pour cette expression qu'elle arborait là tout de suite. Je l'aimais pour cette étincelle de vie dans ses yeux, brillant de joie et de surprise. Je l'aimais pour ce sourire au coin de ses lèvres, ébahie par la quantité de lecture qu'elle aurait pour les prochaines décennies sans doute. Je l'aimais pour ses légères fossettes que je voyais se dessiner au creux de ses joues. Je l'aimais pour sa passion, sa force de vie, sa joie rayonnant à travers elle et l'enveloppant d'une aura qui m'apaisait et me rendait plus humaine à ses côtés.
Je sortis une nouvelle fois de mes pensées et de sa vision bienfaisante quand une voix dans mon dos m'interpella. Je découvris un des sages avec qui j'avais l'habitude de discuter. Je le saluais donc d'un hochement de tête avant d'entraîner ma compagne pour la présenter. Je déclarais donc :
-Logan, voici Klarke kom Skaikru, ambassadrice du treizième clan. Clarke, je te présente Logan, un des sages étudiant dans cette bibliothèque la vie de nos ancêtres et participant à la réécriture de certains livres anciens.
-Enchantée, souffla Clarke, lui souriant.
-Moi de même. Tu es la bienvenue en ce lieu où la connaissance est notre seule force. Si tu veux emprunter des livres, libre à toi. Si tu cherches quelque chose en particulier, demande-moi, c'est difficile de s'y retrouver, proposa l'ancien.
-Merci, je m'en souviendrais, répondit respectueusement la jeune blonde.
-Allez, suis-moi Clarke, il y a encore beaucoup à voir. On reviendra ici je te le promets, dis-je, pressée de faire découvrir les œuvres d'art qui, je l'espérais, plairaient à Clarke.
Elle me suivit, saluant une dernière fois Logan avant que je nous entraîne vers un vieil atelier, immense aussi, mais moins que la bibliothèque. Arrivée devant la porte, je soufflais à l'oreille de ma compagne :
-Ferme les yeux.
Elle obéit sans poser de questions alors j'ouvris la porte, la guida jusqu'au centre de la salle et ouvris chaque rideau pour que le soleil pénètre la salle centrale, illuminant stratégiquement chacune des œuvres. Je me plaçais dans le dos de la belle blonde et l'autorisais à rouvrir les yeux. Une longue exclamation franchit le seuil de ses lèvres et je la vis se diriger devant chaque œuvre, les examiner attentivement sans jamais poser un doigt dessus, même si je voyais à la façon qu'elle avait d'avancer et de reposer sa main qu'elle en mourrait d'envie. Je n'y connaissais rien à l'art mais j'avais vu les sages placés les œuvres avec délicatesse sans jamais toucher à la toile donc je supposais que la peinture restait fragile.
Elle restait totalement silencieuse mais je voyais ses yeux pétiller d'admiration et je sus que j'avais bien fait de l'emmener ici. Elle ressemblait à un enfant en cuisine voulant goûter la pâte de chaque gâteau sauf qu'elle c'était la peinture qu'elle voulait observer des heures durant. Je m'assis donc dans un coin et la regardais vagabonder entre chaque toile et souffler pour elle-même des mots que je ne comprenais pas.
Quand quatorze heure sonna et que la faim pointa le bout de son nez, je me levais et la rejoignis devant une œuvre qu'elle n'avait pas lâché depuis qu'elle était tombée dessus. Je soufflais :
-Elle te plaît?
-C'est une œuvre de Van Gogh, je ne pensais pas qu'on en trouvait aux état-unis. Je ne connais pas son nom mais je reconnais le style très spécifique de ce peintre, murmura-t-elle, époustouflée.
-Si tu veux, je peux demander à ce qu'elle soit accrochée dans ta chambre, proposais-je, souriant.
-C'est vrai, tu peux faire ça? S'exclama-t-elle, sautillant de joie.
-Bien sûr, je suis Heda après tout, riais-je avant de reprendre mon sérieux. Peu de gens ne se présentent ici. La majorité de mon peuple est encore effrayée devant l'héritage de nos ancêtres et dans ceux qui y trouvent de l'intérêt et les conservent, peu s'intéressent à l'art donc un tableau de moins ici ne causera aucun mal, surtout si le peintre est célèbre mais que personne mis à part toi ne le connaît. Il aura une meilleure vie accroché dans ta chambre que posé négligemment ici parmi tant d'autres, oublié des hommes.
-Merci! s'écria-t-elle en me sautant dans les bras.
Je la serrais contre moi un moment avant de m'écarter d'elle et de dire :
-Bien, je demanderais à Arya de te ramener cette œuvre. En attendant, allons manger. Et pour ça, je connais l'endroit parfait!
POV Clarke
J'avais vraiment été surprise par l'attention de Lexa qui m'emmenait dans des lieux que je ne pouvais qu'aimer. Leur bibliothèque était impressionnante et je savais d'ores et déjà que j'y passerais du temps mais la salle d'art m'avait juste plus que comblée. En plus, ma compagne m'offrait une toile de Van Gogh ! J'avais étudié cet artiste à l'Ark et je connaissais tout de sa vie et de ses œuvres les plus connues. Dorénavant, je possédais une des toiles qu'il avait peinte et j'en étais bouleversée.
Toutes ses petites attentions me comblaient de joie et c'est dans l'impatience que je la suivais dans la zone bordant la mer. J'avais hâte de découvrir ce lieu si magique pour manger.
En arrivant devant la mer, je me figeais. Je perdis tout intérêt pour ce que disait mon amante et contemplais l'immense étendue d'eau qui me faisait désormais face. Je n'avais pas eu l'occasion de la voir de si près la dernière fois que j'étais venue. Je regardais donc vers l'horizon, respirant à plein poumon l'air iodé qui me chatouillait les narines. Le vent me fouettait le visage et soulevait mes cheveux vaquant librement dans l'air. Je n'avais qu'une envie à présent c'était d'ôter chacun de mes vêtements et ne faire qu'un avec la mer, la savourant avec chacun de mes sens. Je voulais, en plus de voir son bleu et son écume, de respirer son odeur salée, d'entendre les vagues s'échouer sur la plage, je voulais la toucher, me plonger dedans et goûter ses saveurs déposées sur les lèvres.
Une main sur mon épaule me sortit de ma contemplation et Lexa me guida vers une taverne, me promettant que nous reviendrons. L'ambiance dans cette taverne était chantante. L'endroit était convivial, chaleureux. On se mêla dans la foule, trouvant deux chaises pour s'y installer. Le silence s'était installé depuis que la présence de Heda avait été notifié mais elle les encouragea d'un signe à reprendre et c'est ce qu'ils firent tous en chœur. Certains jouaient de la musique, d'autres, des guerriers, racontaient leurs exploits sur le champ de bataille, d'autres encore vantaient leur talent de pêcheur, tout cela, bien sûr, en trigedasleng. Je ne comprenais pas tout ce qui se disait mais je comprenais certains mots et Lexa me traduit certaines choses. Elle-même discutait avec un général, mais tentait toujours de m'inclure à la conversation. On voyait qu'elle aimait se mêler ainsi à son peuple. Elle avait besoin de ce contact qui faisait sa force. Elle donnerait sa vie pour son peuple et ça me faisait comprendre encore plus son choix devant le Mount Weather. Il n'y avait rien à lui pardonner puisqu'il n'y avait rien à lui en vouloir. J'avais fait choix d'être avec elle en sachant que son peuple passerait toujours au-dessus de tout et ça renforçait ma confiance en elle et me persuadait une fois de plus qu'on avait fait le bon choix d'intégrer la coalition.
Je me désintéressais de sa conversation et reportais mon attention sur ce qui m'entourait. Je comprenais mieux pourquoi elle aimait cet endroit. La peur, la souffrance, le doute, l'inquiétude n'y avaient pas leur place. Seuls les rires, les chants et les contes composaient l'atmosphère de cette taverne que j'aimais à mon tour. Les portes de derrière étaient grandes ouvertes permettant ainsi de contempler la mer mais aussi de sentir ses effluves. En plus de cela, de grands plats composés de poissons furent déposés sur les tables de chêne et complétaient de faire le charme de cet espace.
On avait dû y rester une bonne heure, mangeant et échangeant avec le peuple, avant que Lexa ne sorte me tirant à sa suite. Elle avait encore beaucoup à me montrer. Elle me promit une nouvelle fois que l'on reviendrait sur la plage mais qu'en attendant, on allait voir la zone dédiée à la forêt.
On pénétra ainsi dans un grand marché où il y avait, comme elle me l'avait déclaré, des produits venant tous de la forêt. Il y avait de la nourriture mais aussi divers matériaux pour fabriquer vêtements, outils ou armes. On se balada ainsi, discutant avec les gens s'agglutinant autour de leur heda, avant d'arriver devant une marchande de manteaux. Lexa regarda ainsi et me fit essayer diverses sortes avant d'arrêter son choix sur un large manteau en fourrure sombre, long, chaud mais aussi très souple pour faciliter les déplacements. La marchande nous l'emmènerait le soir même et je l'en remerciais.
Il était près de 17h quand on arriva dans la zone dédiée au loisir. Lexa me fit visiter l'amphithéâtre, les arènes où jouaient des dizaines d'enfants, elle m'emmena également devant les thermes qu'elle me conseillait même si j'avais déjà une baignoire privée. Enfin, on arriva dans la grande arène où plusieurs guerriers s'entraînaient avec diverses armes. Lexa me souffla alors à l'oreille :
-Aujourd'hui, c'était journée détente avant ce qui t'attends demain et les autres jours.
-Comment ça ? L'interrogeais-je, me retournant vers elle.
-A partir de demain, on commence ton entraînement. Tu es une bonne tireuse, mais tu ne sais pas te servir des armes d'ici. Si tu veux tenir ton rôle d'ambassadrice et représenter fièrement ton peuple, il va falloir que tu saches te battre. Indra ne compte pas quitter Polis tout de suite donc tu t'entraîneras avec elle ainsi que Octavia et Lincoln. Tes amis peuvent aussi se joindre à l'entraînement, ça ne fera de mal à personne de savoir correctement se servir d'une épée, finit-elle, malicieusement.
-Et toi?
-Quoi moi?
-Que feras-tu pendant que je mordrais la poussière ? Demandais-je, souriant.
-Oh ne t'inquiète pas je serais là pour voir ça. Chaque matin, je supervise l'entraînement de mes guerriers pour former ceux qui pourront potentiellement devenir mon successeur. Je pourrais ainsi te voir et te conseiller. Et puis, je ne voudrais pas manquer ton amie t'envoyant au sol en moins de trente secondes !
-Hey, tu devrais m'encourager, où elle est là ta confiance ? Je me demande dans quel camp tu es...soufflais-je, prenant une mine faussement vexée.
-Toujours dans le tien Clarke, répondit-elle simplement avant de reprendre. Mais Octavia s'entraîne depuis bien plus longtemps que toi et je ne pense pas que tu fasses actuellement le poids face à elle ou face à qui que ce soit dans cet arène. Mais..je dis bien mais, avec un peu d'entraînement, quelques duels, quelques renforcements musculaires, cela changera. On va faire de toi une grande guerrière, j'ai confiance en toi.
Je la remerciais d'un sourire que Lexa me rendit avant qu'elle ne le perde, regardant le ciel et qu'elle s'écria:
-Mince, le soleil va bientôt se coucher!
Ne comprenant pas, je l'interrogeais du regard mais elle me traîna à sa suite, courant dans les rues. Je la suivis tant bien que mal jusqu'aux écuries où son cheval était déjà sellé. Elle monta toujours avec sa grâce légendaire dessus et me tendit la main. Je me plaçais derrière elle et elle s'élança vers l'extérieur de la ville. On franchit le pont-levis et arriva au galop devant la haute colline surplombant la ville. On entama au pas sa longue montée sans que Lexa ne m'explique en aucun cas la raison de cette course. Arrivée en haut, elle descendit et me porta jusqu'au sol. Elle garda ma main dans la sienne et avança dans la forêt. Je tentais tant bien que mal de l'interpeller mais elle n'y prêta pas attention, préférant foncer à travers les bois.
On sortit enfin du couvert de la forêt pour admirer la vue magnifique qu'offrait Polis. C'est là que je vis une toile sur un chevalet et tout le matériel nécessaire à la peinture. Je me tournais vers Lexa, ébahie et elle déclara, timidement :
-Tu m'as dit au Mount Weather que peindre te manquait alors j'ai chargé Arya de monter tout le matériel de peinture qu'on possédait ici après qu'elle ai ramené l'œuvre de Van Gogh dans ta chambre. Je pensais que peindre Polis durant un coucher de soleil te plairait mais tu n'es pas obligée maintenant. Tout cela peut attendre demain ou si tu veux que je m'éloigne pour te laisser l'intimité qu'il te faut ou si tu as besoin de quoi que ce soit en plus ou si...
Je la coupais d'un baiser et elle continua, ses lèvres contre les miennes :
-Tu veux que je me taises je peux aussi...
Je l'embrassais alors avec tout l'amour que je ressentais pour elle maintenant et chaque jour depuis que mes yeux avaient rencontré son regard émeraude. A bout de souffle, je m'écartais d'elle, la fixa en essayant d'un regard de lui montrer à quel point je l'aimais et à quel point chacune de ses attentions à mon égard aujourd'hui me touchait. Elle me sourit et m'embrassa le fond avant de faire un signe de tête vers la toile, m'encourageant à débuter mon œuvre.
Je me retournais donc et pris un pinceau que j'humidifiais avant de préparer mes couleurs. Quand tout fut en place, j'attendis sagement que le soleil ne se confonde avec la mer dans l'horizon et j'entamais mon dessin. Les couleurs étaient magnifiques. Il y avait divers nuances de bleu qui composaient l'eau, allant du plus sombre au plus clair, le tout illuminé par les derniers rayons de soleil. Le ciel lui, sombre au-dessus de ma tête prenait des couleurs roses et orangers autour du globe solaire contrastant parfaitement aux couleurs de l'étendue sans fin d'eau. Sur la gauche de ma toile je peignais la ville dans son entièreté, dans la noirceur de la nuit, éclairée légèrement par quelques rayons lumineux émergeant encore de la surface trouble de l'eau. Je peins encore et encore, même quand la nuit enfin fut tombée, dessinant selon l'image idyllique gravée dans ma mémoire. Lexa, tout du long, resta silencieuse, assise sur une souche dans mon dos. Elle ne tentait pas de regarder au-dessus de mon épaule, je le sentirais dans le cas contraire. Non, elle regardait elle aussi la vue qui nous était offerte. Ce lieu était parfait pour tout artiste. Je me voyais déjà revenir pour peindre cette vision à une autre heure de la journée pour admirer et transcrire une nouvelle palette de couleurs.
Donnant le dernier coup de pinceau, je m'épongeais le front du dos de la main avant de me lever. Je tournais ma toile de sorte à ce qu'elle soit illuminée par la lueur de la lune. Le résultat n'était pas le centième aussi beau que ce que j'avais pu admirer mais elle restait très fidèle et parfaite pour rejoindre le mur de ma nouvelle chambre.
Je souris donc, fière, et me tournais vers Lexa qui attendait cette fois-ci debout. Je l'autorisais d'un geste à approcher et elle avança alors jusqu'à l'endroit exact que je lui indiquais. Je tournais ainsi la toile vers elle, veillant à ce que la lune l'éclaire assez et je vis son visage se figer. Je commençais doucement à stresser. Elle était peut-être déçue. Elle avait tout fait pour que je puisse peindre sa ville, ce paysage qu'elle aimait par-dessus tout et je n'étais peut-être pas à la hauteur de ses attentes. Elle coupa court à mes doutes en s'exclama :
-Je n'ai jamais rien vu d'aussi beau, mis à part le modèle lui-même. Je ne sais pas qui est ce Van Gogh ni à quel point il était célèbre mais je trouve ton œuvre bien plus belle que la sienne. Je sais que je ne m'y connais pas en art et que mon avis n'a pas une grande importance mais je ne regrette en rien de t'avoir menée ici. Ce que tu as peint est magnifique, je ne savais pas qu'il était possible de réaliser une peinture comme cela. Tu peux vraiment en être fière.
Je souris alors. Lexa était vraiment sincère et ce qu'elle me disait me touchait énormément. Je vins donc me réfugier dans ses bras et déposais ma tête sur son épaule, respirant l'odeur de pins et d'huile qui se dégageaient d'elle, typique chez elle. Elle avait cet odeur qui me faisait toujours penser que j'étais vraiment à ma place. Ce n'était pas l'Ark, ni la navette, ni le camp Jaha, encore moins le Mount Weather ni même Polis, que je commençais grandement à aimer, ma maison, non c'était Lexa. Où qu'elle aille je la suivrais parce que je ne me sentais bien et en sécurité qu'au creux de ses bras. Je ne me sentais importante et forte que lorsqu'elle me regardait. Je ne me sentais belle et aimée que lorsqu'elle déposait ses lèvres sur les miennes. Oui. Lexa était mon rocher. Elle était ce qui me faisait garder les pieds sur terre et qui me poussait à avancer. Elle était ma maison. Elle était mon âme sœur. Je l'aimais, sans aucun doute, sans aucune limite. Il n'y avait qu'elle. Je soufflais donc, mon nez chatouillant son cou :
-Je t'aime Lexa.
Elle se figea un instant, puis je la sentis se détendre, embrasser le haut de ma tête et murmurer à son tour :
-Je t'aime aussi Clarke.
Alors, verdict ? Pas trop de guimauve ? Vous avez survécu à la lecture ? XD Alors oui j'étais censée écrire un lemon mais avec une fin comme celle-ci je ne me voyais pas en écrire un xD Cette fi était juste trop belle et romantique pour que je foute une scène de sexe juste derrière xD Mais promis, au début du chap suivant yen aura un avant que le chap ne devienne plus sérieux^^ Voili voilou place aux remerciements:) :
Ansolo : Alors déjà merci beaucoup hein^^ Oui on est dans l'univers de the 100 donc il se passe toujours quelques choses et une petite péripétie ne fait pas de mal^^ Je ne compte pas faire les mêmes erreurs de Jason, j'ai un cœur trop sensible pour faire mourir quelqu'un que tout le monde aime et moi aussi^^ J'espère que ce chap n'était pas nian nian, j'en voulais un tendre avant du plus sérieux, j'espère que ça t'a pas déplu^^ Merci de ta review et à bientôt^^
serpentardecoeur : Déjà, je kiffe ton pseudo ** Ensuite, merci beaucoup de ta review, ça fait plaisir^^ Enfin, le lemon pour le prochain chap promis ^^ A bientôt et merci, la plume est toujours en moi, je ne veux pas qu'elle me quitte ;)
jessie943 : Ahah désolée de poser cette question stupide voyons xD Lemon pour le prochain, promis, dès le début, pour bien mettre dans l'ambiance xD J'espère que ce chap t'a tout de même plu, merci de ta review et à bientôt^^
MissHarpie:Ah merci beaucoup de ta review, contente que cette suite te plaise^^ Je compte bien aller au bout, je déteste les choses inachevés alors à moins d'un gros bouleversement, mes ff auront toujours une vraie fin^^ Le lemon pour le prochain chap promis^^ J'espère que ce chapitre t'aura plu et à bientôt^^
Merci à tous de revenir lire cette ff que j'avais laissé de côté. J'espère vraiment ne pas vous décevoir sur cette suite totalement imaginée de the 100. Yaura pas d' ALIE, de Jaha ou de Pike, juste des persos inventés et une intrigue venant tout droit de mon imagination et qui vous plaira je l'espère fortement^^ kiss :)
