Voilà le chapitre 10… sincèrement désolée pour le retard… J'ai été totalement débordée… J'espère que la suite vous plaira…
Suite relue & corrigée par laliloulette !
Je vous laisse lire... ^^ bonne lecture !
Passé ou présent, le « qui » demeure.
Une pensée morose me remonta le moral. Au moins, je n'aurais révélé aucune information concernant le NCIS ou le Mossad. Je n'étais pas une traître comme on me l'avait reproché un trop grand nombre de fois depuis…. Depuis que j'avais abattu Ari. C'était il y a une éternité. Enfin non, pas tant que ça. Enfin, dans le temps important de ma vie, si. C'est fou, en fait je n'ai jamais eu une bonne notion du temps qui passe.
J'étais dans ma cellule incapable de faire le moindre geste. La moindre action. La moindre chose qui pouvait me rappeler la personne que j'étais.
Non seulement j'allais mourir, mais en plus, j'allais rendre mes derniers soupirs en étant une autre personne. Quelqu'un qui n'avait jamais existé.
Une femme qui était bien loin de toutes les règles qu'elle s'était dictées.
Captive, qui avait reconnu ses sentiments, qui demandait implicitement de l'aide, qui avait des regrets, qui voulait profiter de la vie.
Qui étais-je ? Qu'était devenue Ziva David ?
Était-elle morte en quittant l'Amérique ? En quittant Israël ?
Enfin, était-elle vraiment morte ?
Parfois, j'avais l'impression que mes geôliers étaient plus « sympathiques » avec moi. Ou alors, c'est que j'avais vraiment changé…
Je ne me rendais plus compte de ce qu'il m'arrivait. Comme dans les rêves, je n'étais plus vraiment dans mon corps, une âme flottant au dessus de ce corps. En parlant de rêve, celui-ci était plutôt un cauchemar.
J'espérais secrètement me réveiller dans mon lit à Washington. Michael n'aurait jamais existé, Tony ne l'aurait pas abattu, je ne serai pas partie, et puis j'aurais pu profiter de tous les moments que j'aurais vécu avec eux.
Jamais je n'avais ressenti un tel regret. Même après la mort de Tali. Parce qu'après la disparition de ma chère petite sœur, je n'avais ressenti qu'un immense vide. Au fond de moi, mes rares idéaux avaient explosés en même temps que cette bombe, qui l'avait tuée. À cette époque, c'était dans mon cœur que toute trace humaine avait déserté.
Ces traces humaines, que chaque membre de l'équipe avait réussi, miraculeusement, à faire ressortir.
De manière extraordinaire, chacun avait permis une reconstruction.
J'étais redevenue une femme. Je n'étais plus une machine.
Et lorsqu'ils me faisaient une remarque sur mon côté machine, justement, je le prenais mal. Je m'énervais parce que c'était criant de vérité. Parce que s'énerver était toujours plus simple que d'avouer qu'ils avaient raison.
Que faisaient-ils en ce moment ? M'avaient-ils oubliée ? Est-ce que l'on me regrettera quand je serai partie ? Est-ce qu'ils me regretteraient autant que je les regrettai ?
Je n'aurais jamais pensé que je pourrais un jour, effacer toute la douleur que j'avais eue dans ma courte vie.
C'est vrai, ma vie était une succession de choix. Plus ou moins réussis. Surtout moins d'ailleurs. Une suite de décisions. Une suite d'ordres que j'avais appliqués. Et au final, j'étais là. Seule. Presque morte.
J'étais prise dans une espèce de contradiction : j'espérais de tout cœur que les personnes que j'avais aimées ne m'oublient pas et vivent heureuses sans moi et de l'autre, j'aurais aimé les revoir une dernière fois.
Ahhhh ! Qui étais-je ?
Finalement, je pense vraiment que les geôliers étaient moins durs avec moi qu'au début. Sans doute qu'ils avaient vu ma volonté de mourir, ma volonté de partir.
Alors la dernière chose qu'ils pouvaient me faire endurer n'était-ce pas de me faire continuer à vivre ?
Tout ce que je me devais de faire, c'était de continuer à me taire. Ne rien dire. Aucun mot. Aucun cri.
FIN FLASHBACK
POV TONY
Ziva continua son récit :
- Et pourtant ma résolution s'arrêta lorsqu'il vous menaça, toi et l'équipe. Parce que même après ce qu'il s'était passé, vous étiez la seule chose qui me rattachait à l'humanité, ce n'était pas mon père qui l'était et encore moins les encadrants du Mossad. J'en voulais terriblement à mon père de m'avoir mis dans un tel pépin, je relevai la faute de langage de la partenaire mais ne dit rien : elle était lancée, je n'allais pas prendre le risque de l'interrompre, cependant je m'efforçais tant bien que mal de le pardonner. C'était mon père avant tout.
Les tortionnaires étaient de moins en moins présents. Ma plus grande torture était justement d'être seule. Oubliée. Blessée. Déçue. Résignée.
Je n'étais plus qu'à moitié consciente à longueur de journée. Si tant est qu'il y en avait.
À cet instant, je pris conscience de deux choses : la première est que je n'avais confiance que dans le NCIS. Que vous étiez ma seule famille qui demeurait malgré tout. La seconde : que mon père n'était plus mon père... C'est vrai : quel père aurait envoyé sa fille se faire tuer ? Le mien, sans aucune hésitation.
- Horrible. Ajoutai-je après quelques minutes de silence tellement j'étais choqué par ce que je venais d'apprendre. Ziva, Ziva… J'avais raison lorsque j'étais arrivé chez elle : c'était la personne la plus forte que je connaisse.
- Je vais mieux, je vais bien Tony. C'est vrai cette période est très sombre : je tremble en y repensant. Un traumatisme comme je l'ai subi ne s'oublie pas, on vit avec... C'est ce que m'a dit Ducky en tout cas.
- Je n'en doute pas !
- Mais l'essentiel c'est que je sois ici, avec toi. Avec vous.
- C'est sûr… dis-je en passant mon bras autour de ses épaules. Je la sentis frissonner contre ma peau. Je repris donc : qu'est ce qu'il y a ?
- Je…. Ce n'est pas tout. Je… Je… commença-t-elle avant de s'arrêter. Elle évitait de croiser mon regard.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ensuite ? demandais-je inquiet
- Ils m'avaient torturée au début ; j'étais blessée. Je ne voulais plus me nourrir parce que je voulais disparaitre de la surface terrestre. Et les derniers jours ils m'ont... Elle ne finit pas sa phrase, sa voix se brisa avant. J'avais compris l'horreur qu'elle avait vécue mais à priori ce n'était pas tout. Ils m'ont violée. Reprit-elle d'une voix plus claire avant de, de nouveau, s'effondrer, Ils m'ont violée! J'étais là je ne pouvais rien faire, j'étais attachée depuis mes multiples tentatives de fuites ! Et lui était là à m'enlever mes vêtements un à un et le plus doucement possible. Avec un élan de « tendresse »… Le bras droit ! Le sous-chef ! Celui qui avait quelque chose à prouver.
À présent elle criait et s'efforçait de continuer alors que les larmes avaient assombri son visage et son regard.
Je ne pouvais rien faire... Affaiblie et abusée, meurtrie et blessée. À ce moment le désir de mourir était encore plus présent. À quoi bon rester là? À quoi bon être maltraitée si personne ne songeait à moi, alors que j'espérais que quelqu'un vienne!
Ziva tentait de retenir ses larmes, qui malgré elle, roulaient lentement sur ses joues. Ziva, ma Ziva était là devant moi, extériorisant sa peine comme elle le pouvait. Je passai alors mon bras autour de ses épaules et l'attirai vers moi. Elle se cala contre moi, profitant de mes battements de cœur que j'espérais calmes et ne retranscrivant pas toute la rage qui m'habitait à ce moment précis : ma belle israélienne était dans mes bras à pleurer contre un salopard qui l'avait abusée! Je n'avais rien fait! Parce que je ne l'avais pas su ! Lorsqu'elle fut de nouveau calme elle entreprit de poursuivre son récit.
Je n'en pouvais plus. Je me laissais mourir, mangeais de moins en moins, buvant de moins en moins également. Espérant que mon corps lâcherait bientôt, pour ne plus subir. Reprit-elle la voix brisée.
Mais mon corps est encore plus têtu que mon cerveau, laissant un petit silence s'installer, elle sourit légèrement, finalement alors que j'étais totalement désespérée et que je n'attendais plus personne. Saleem à ouvert cette porte et je t'ai vu.
Initialement, c'était la fin de la fic, mais finalement, j'ai été convaincue de faire une suite par laliloulette…^^ (par contre je ne sais pas vraiment quand elle sera « publiable » ^^….)
Sinon, ça vous plait toujours ?
