Chapitre 11 : Eveil des sens.

Pour me faire pardonner du précédent chapitre trop court, en voici un plus long. Bonne lecture à tous et surtout un grand merci. A ceux qui passent simplement, à ceux qui suivent ma fanfic', à ceux qui aiment ma fanfic' et enfin à ceux qui commentent ! Merci à tous.


Mam : Encore un grand merci pour ta fidélité. Pour Johanna, il est vrai qu'il est plutôt rare de la voir « vivante » mais je trouve qu'elle permet au personnage de Kate, une nouvelle dimension. Sinon, ce chapitre sera plus long.

Angelye : Je me répète encore mais merci ! Bonne lecture.

Flo974 : La séparation était de courte durée car l'amour qui les anime est bien trop fort pour être si vite rompu. Pour Josh, je pense qu'il a compris xD Encore merci !

Aurlie ou Aurélie : 10 chapitres à la suite, pas d'overdose j'espère ! En tout cas, un grand merci à toi.

Guest : Merci pour ce commentaire simple mais qui je trouve à une pointe poétique. A bientôt.


Tous les deux sur le lit de Beckett, ils n'étaient que des amis proches, très proches mais des amis. Pas de baisers, pas de gestes tendres seulement aux regards indiscrets, une admiration sans borne et une oreille attentive. Elle écoutait la musique de ses mots, elle écoutait ses silences, elle buvait ses regards. Il lui faisait la lecture de brèves et de poèmes… Ses mots, les siens pas ceux d'un inconnu mondialement reconnu.

-…Mes sentiments n'étaient pas ceux d'un jeune. Seulement l'expression de l'amour qu'elle faisait vivre en moi, les rendaient insouciants, impétueux.

-Tu parles de nous ? S'enquit la jeune femme.

-Peut-être… Peut-être pas.

Il aimait ainsi laisser le doute planer sur ses écrits et leurs significations. Il donnait à sa muse, le privilège d'interpréter à sa guise ses mots et ses sentiments pour elle.

-Kate, tu… Oups pardon ! S'excusa Madison ayant saisi l'intimité que ses deux amis partagés.

-Pas grave.

-Je t'entends encore me rabâcher que les gars étaient interdits dans notre chambre, râla faussement sa coloc'.

-Ne t'inquiète pas, je vous laisse entre filles, dévoila Rick en se levant.

-Tu ne débarrasseras pas de moi ce soir.

-Pardon ?

-Je viens avec toi !

Elle n'aurait pu lui faire plus beau cadeau, au sourire radieux qui s'était peint sur son visage.

-Je vais ranger ma chambre. Tu me rejoins, alors ?

-Oui.

Il avait claqué la porte en partant, trop heureux et trop hâtif de passer une nouvelle nuit avec elle. Adolescent-enfant, elle l'aimait pour ça aussi.

-Tu ne fais pas trop de bêtises.

-Si un jour on m'avait dit que ce serait toi qui me dirait ça, s'amusa Beckett.

Maddie l'embrassa sur la joue et laissa sa meilleure amie rejoindre les bras de son copain. Décidemment, cette fille la surprendrait toujours. Il y a de ça quelques mois, elle était celle qui défendait les études et reléguer l'amour en second plan, et maintenant elle ne jurait plus que par l'amour qu'elle portait à son homme. L'amour lui faisait tourner la tête…

-Tu prends ta douche en premier ?

-Non, vas-y je vais écrire un peu avant.

Katherine déposa un baiser sur sa tempe et regagna la salle de bain. Ce n'était pas la première fois qu'elle mettait les pieds ici mais aujourd'hui, c'était la première fois qu'elle allait prendre une douche en ces lieux. L'eau coulait sur son corps, déposant une fine pellicule de bruine sur la glace supprimant l'image de son corps à son esprit. Ainsi, elle pouvait divaguer à des instants torrides ou sensuels, tendres ou fugaces… Comme la serviette enroulée autour d'elle, emmenant ses rêves aux bras de Rick à la place de ce tissu éponge.

Elle avait hésité quant au choix du gel douche mais finalement, elle ne regrettait pas son choix. Et après tout… L'odeur de son homme s'incrusterait bien en elle, la nuit durant. L'écrivain en herbe avait relevé la tête à l'odeur de cerise envahissant sa chambre. Il commençait petit à petit à s'enivrer de cette odeur mais ici, présente, intense, il ne s'en rassasier pas. Elle était sortie, vêtue d'un short et d'un tee-shirt. Son regard détailla son corps, son épaule dénudée, ses longues jambes… Elle était magnifique.

Elle rougit devant ses yeux scintillants de malice et d'admiration quand il se rapprocha de son oreille.

-Tu es sublime, dit-il en caressant sa taille et en déposant un baiser sur sa tête.

Il ferma la porte de la salle d'eau, et fut immédiatement saisi par la chaleur et les arômes s'en dégageant. Les narines frémissantes, il se sentait comme le nez d'une grande maison de parfumerie parisienne. Dénichant les mélanges, inventant les pointes suaves de ces effluves sous la cascade d'eau déferlant sur sa peau, il n'était plus que le pantin de ses sens.

Kate est déjà sous la couette avec les écrits de Rick en main quand il ressortit de la douche en débardeur et short. Il l'observa un instant essayant de deviner les mécanismes intellectuels en mouvement derrière son visage impassible. Elle semblait au cœur du monde, impliquée, concernée, pleinement ancrée dans la vie en même temps qu'assise sur la fiction. Elle s'évadait et se réfugiait dans ses textes.

-Tu aimes tant de me lire ?

-Je ne m'en lasserais jamais, dit-elle en déposant les papiers au sol pour se caler contre lui.

-Ma plus fervente lectrice…

-Je dois avouer que c'est un privilège d'être la seule à te lire mais tu aurais bien d'autres fans si tu partageais.

Sujet délicat, épineux, elle le savait. Elle avait déjà réussi à obtenir le privilège de lire ses essais, ses histoires et ses proses, elle ne pouvait se permettre davantage en lui demandant le partage de ses œuvres. Il partageait avec elle, sa confiance philosophique, son intimité littéraire. Assez pour le moment, il l'embrassa tendrement pour ne pas aborder le sujet et elle comprit. Loin de lui déplaire, cette diversion était l'occasion pour elle d'oser davantage, pour eux d'aller plus loin.

Les mains de Richard sur sa taille, elle se hissa instinctivement sur lui. Il l'avait appelé par des caresses appuyées, elle avait répondu par son corps chevauchant le sien.

-Tu aimes mes hanches ?

-Je les adore.

Il avait soutenu ses derniers mots se rapprochant toujours plus de ses lèvres pour enfin retrouver cette connexion qu'il aimait tant. Leurs bouches se choyaient, leurs langues se câlinaient et leurs corps s'harmonisaient l'un sur l'autre. Quiconque aurait regardé la scène aurai vu deux amants communiant et communicant de la plus charnelle des façons mais non, ils se contentaient de ces jeux innocents comme un premier tour de piste. Echauffement, attisement… Elle était fin prête pour le début de l'entrainement.

Se retirant progressivement de l'étau de son partenaire, elle plongea son regard dans le sien sans gouter son plaisir d'effleurer ses lèvres des siennes.

-Rick, je peux…

-Tu peux… ?

-Retirer ton tee-shirt ? Rougit-elle en enfouissant sa tête dans son cou.

Il s'amusa de sa réaction, la connaissant trop bien.

-Tu peux m'enlever mon tee-shirt.

Il était sûr de lui, elle l'avait lu dans ses yeux. Elle s'afféra donc à lui retirer son haut, non sans laisser ses doigts parcourir le chemin de cette délivrance à son regard indiscret mais maintenant légitime. Il restait des bleus bien évidemment mais son torse était beau, lisse, bronzé, sans muscle… Comme elle les aimait. Elle déposa sa main à plat sur son torse, elle avait peur d'aller trop vite… Elle craignait de le blesser. Elle coulissa la main sur son ventre, son abdomen, ses pectoraux et appréciait le changement de teinte de ses pupilles. Rivées aux siennes, elles s'obscurcissaient, elles s'éclaircissaient à mesure de ses déplacements.

Il n'était peut-être pas maître des opérations mais sentir l'amour de sa vie, admirer et cajoler son corps, valait mieux que tous les bas instincts primitifs de mâle dominant. De toute manière, il ne se sentait pas légitime de prendre les devants, trop craintif de la décevoir. Il se contentait, s'il pouvait s'exprimer ainsi de se délecter des souffles et de la chair de poule qu'il entretenait sur elle à mesure de ses découvertes tactiles… Ici, derrière sa nuque, là sur son épaule ou encore juste là, sur ses omoplates. Mais s'il n'osait se laisser aller complètement, Katherine l'avait constaté.

Elle s'assit donc sur ses cuisses et d'une manière sensuelle jeta son tee-shirt par-dessus sa tête. Geste incertain mais se devant lénifiant pour les deux, elle regretta presque aussitôt. Elle n'était pas à son meilleur avantage et se cacha instantanément derrière ses bras croisés.

-Kate, ton corps est un chef d'œuvre… Susurra-t-il en défaisant ses mains et en entrelaçant leurs doigts.

Elle chercha la sincérité de ses propos et la trouva par son langage corporel. Sa pomme d'Adam s'était relevée, ses narines écartées et ses yeux écarquillés… Il était sous le charme de ses charmes, elle ne pouvait le nier.

-Sous les mains de l'artiste, forcément.

Il déposa ses deux curieuses sur ses hanches, lui intimant de surélever son corps. Elle obtempéra sous son regard obscurci et se mit à gémir quand elle sentit la bouche suave de son homme sur son ventre. Il déposait des dizaines de baisers de ses côtes à son thorax, sans oublier la naissance de sa poitrine dissimulé sous son soutien-gorge. Elle haletait et glissait nerveusement, presque fiévreusement ses doigts dans ses cheveux, les tirants presque sous l'ardeur de son plaisir. Elle ne savait plus ce qu'elle voulait… Le rapprocher plus encore d'elle ou l'embrasser sauvagement.

-Tu as froid ? S'étonna-t-il en la voyant frissonner sous un coup de langue à l'orée de son bonnet.

Elle chercha s'il plaisantait, s'il se jouait d'elle mais non, toujours cette crédulité, cette naïveté, cette insouciance… Qui la faisait fondre. Elle se rassit sur ses cuisses et captura ses lèvres lui faisant comprendre qu'il était le seul et l'unique responsable de ses réactions. Ils s'embrassaient, se caressaient, lui esclave de son amazone et elle, cavalière de leurs désirs jusqu'au moment où Richard, mué d'un désir ardent en profita pour prendre le dessus. C'était la première fois qu'il prenait ainsi les devants mais le regard que lui offrit sa muse lui prouvait tout le bien qu'il lui faisait. Les cheveux en batailles, éparpillés sur l'oreiller autour de son beau visage, les pupilles complètement dilatées, elle lui était offerte et plus que consentante.

-A quoi tu penses ? Chuchota-t-elle.

-A la chance de t'avoir rencontrée.

Il l'embrassa de tout l'amour qui l'habitait, de sa bouche à sa mâchoire, de sa mâchoire à son cou où il s'appliqua à cueillir entre ses lèvres une parcelle de peau aussi brulante que satinée lui laissant un suçon, marque de son affection.

Elle aimait sa fragilité, sa timidité mais le sentir si puissant, si possessif sur elle, insuffla à ses sens, une envie démesurée de son corps. Mais pour l'instant, trop enivrée par les égards sensuels que Richard lui prodiguait, elle ne pouvait réagir. Ce n'était que des doigts démasquant des parcelles de corps encore sauvages, mais cette manière dont ses grandes mains virevoltaient sur ses cuisses n'était qu'un châtiment supplémentaire face à la légèreté de son souffle à l'arrière de son genou. Et pour tout dire, il était fier d'être le tortionnaire de sa douce. Il la sentait se crisper et retenir de plus en plus difficilement ses soupirs quand elle gémit longuement à cet agréable contact qu'était sa langue sur ses tendons rotuliens.

-Rick…

Elle avait planté son regard dans le sien et tous les deux sur la même longueur d'onde, il l'aida à retirer son short. En sous-vêtement devant lui, il ne put réprimer son besoin de partir à la découverte de ses longues et soyeuses jambes. De ses chevilles, à ses mollets en passant par ses cuisses maintenant acquises, il pensait rêver. Toutefois, c'était sans compter sans le tempérament bien trempé de sa petite-amie avide de ses baisers. Elle le convoitait et sans plus de préambule, elle ravagea sa bouche et ses mains s'activèrent sur ses fesses pour lui ôter son short.

-Tu veux de l'aide ? Rit-il en la sentant galérer.

-Je veux bien.

Rick jeta la couette au sol et ôta son short sous le regard appréciateur de sa douce quand une réaction typiquement masculine s'accentua. Il vit ses yeux s'attarder sur cette partie encore recouverte et rougit en reprenant sa place sur elle.

-Je peux, dit-il en se positionnant sur elle.

-Tu sais que cette réaction est normale, s'amusa Kate.

-Oui mais…

-Chut.

Elle s'arque-bouta contre lui et ils s'embrassèrent. Il s'était accolé le plus possible à son corps, son bassin contre le sien. Ils semblaient fait l'un pour l'autre comme leurs corps paressant s'ajuster à merveille.

-Je n'aurai jamais pensé que cette sensation pouvait être si grisante, susurra-t-il à son oreille.

-Moi non plus.

Elle sentait son envie contre son intimité et sans s'en rendre compte, elle se mouvait contre lui.

-Oh Kate…

Il prenait du plaisir mais il souhaitait qu'elle en prenne autant voire plus. Un plaisir mutuel ou rien du tout car le désir était le partage d'un amour plus ou moins innocent. Il essaya donc de descendre sa main plus bas, à la lisière de sa petite culotte.

-Je peux… Enfin, je veux dire… Tu veux ?

-Oui.

Elle n'y avait aucune hésitation dans sa voix, pas une vrille, pas un tremblement, rien. Elle n'attendait qu'une chose : lui.

Il passa sa main à plat contre sa féminité et sentit la respiration de Kate s'accélérait. Les yeux fermés, la lèvre inférieure emprisonnée dans l'étau de ses dents, elle était tenue en haleine par cette singulière aventureuse. Un seul touché et elle n'était plus qu'un vulgaire spasme attendant d'être délivré. Délicatement, il introduit son doigt en elle précautionneux de son intimité encore inexplorée et se laissa à de tendres mouvements calqués sur les sifflements érotiques de sa petite-amie. Elle retenait ses gémissements n'osant se laisser aller tellement il lui faisait du bien mais le second doigt entrant dans la danse eut raison de son esprit.

-Hum… Oh….

Entre ses longs cils noirs, elle ne perdait rien ou presque de ce qui se passait. Voir son homme s'emparer ainsi de sa féminité la troublait plus encore que ses gestes appuyés là où elle se savait perdue. Elle gémissait, fermant à nouveau ses paupières pour s'abandonner à ce délicieux vertige. Mais à l'instant où elle perdit pied, elle perçut sa bouche sur la sienne et c'était trop... Elle gronda son prénom contre lui.

-Ri… Rick…

La pression était retombée, elle le savait, il le sentait. Ils se calèrent l'un contre l'autre, muets, silencieux.

-C'est… C'était bien ? S'enquit-il légèrement inquiet.

Pour ne pas changer, il doutait de lui. Lui en vouloir ? Surement pas. Qui n'est pas perplexe après une première inédite ? Quel que soit la nature de cette première fois, un baiser, un combat, un match, un examen, on craint. On revit l'instant, on cherche des attitudes, des réponses et enfin, on trouve la réponse.

-Juste…Juste parfait.

Quelques mots de réconfort, quelques mots d'amour puis la nuit et le sommeil prirent possession de l'endroit et des maîtres des lieux par la même occasion. Ainsi portés par une sensation jouissive et une communion partagée, Beckett et Rodgers se laissèrent glisser dans les bras de Morphée.

Depuis la pluie de la veille, tout était calme, serein. Dans le brouillard matinal, le vent portait ses odeurs d'herbe humide et de mousse se déposant entre les arbres dont les feuilles s'égouttaient sur le sol. Des ruissellements de gouttes d'eau brillantes, seuls témoins de l'averse, formaient ici et là, des flaques où bientôt des enfants sous le regard réprobateur de leurs parents se plairaient à sauter.

Enfin… Sortie de son moment poétique - surement la cause de ses nombreux rapprochements avec son artiste, Katherine l'observait dormir. Allongé sur le ventre, Rick avait enfoui sa tête dans l'oreiller où une heure avant elle s'était réveillée. Elle aurait pu passer sa matinée à l'admirer ou simplement calée contre lui mais, le devoir l'appelait. Doucement, elle posa un genou sur le lit et glissa ses mains sur son dos. Ses muscles roulaient sous la pression de ses doigts, révélant à son touché une peau chaude et douce. Elle apposa un baiser sur son épaule, son nez trainant plus que nécessaire et finit par se résoudre à quitter la chambre.

-Kate !

La jeune femme se retourna, surprise, alors qu'elle refermait délicatement la porte derrière elle.

-Kévin, comment vas-tu ? S'enquit-elle en le serrant dans ses bras.

-Très bien, merci. Puis-je te retourner la question ? Fit son ami, l'air malicieux.

-Oui mais tu vas devoir m'accompagner au travail.

-Si ce n'est que ça.

Les deux amis d'enfance avançaient en silence. Ryan, ne savait comment lui poser les centaines de questions lui passant par la tête et Beckett, elle, attendait sournoisement qu'il se jette à l'eau.

-Tu… Tu as passé la nuit avec Richard ? Finit-il par demander.

-A ton avis ?

-Ton départ matinal et discret de sa chambre, cet air rêveur, ces yeux pétillants. Je dirais que oui.

Elle se retourna vers lui, abasourdie.

-Ne fais pas la surprise, tu sais très bien que je lis en toi mieux que personne.

-Ou presque…

-Hum… Rick aurait-il des talents cachés ?

-Tu ne sauras rien de plus.

-Vous avez pensé à vous protéger ? Rassure-moi.

-J'aime quand tu fais, ton papa poule, se moqua la brunette.

-Je veille sur toi, tout simplement.

-On ne l'a pas encore fait.

L'irlandais grimaça…

-Dans ce cas, pourquoi cet air jovial ?

-Tu veux vraiment savoir ? S'amusa-t-elle.

-Après réflexion, non.

-Tu ne changeras jamais.

-Toi non plus.

-Tu rentres ou tu rejoins Jenny ?

-Non, je vais à la bibliothèque. On se voit plus tard ?

-Je ne bouge pas de là, répondit-elle en rentrant dans le café.

Bonjour beau brun. Je suis partie au café, rejoins-moi à la fin de mon service. Je t'aime !

Voilà, le message que Rick avait trouvé sur son bureau en se levant. Il avait encore la tête dans les nuages et ces quelques mots n'avaient fait qu'accentuer son état de plénitude. Certes, il avait d'abord été bougon de ne pas la voir à ses côtés mais elle n'était pas à lui, du moins pas totalement. Sa partenaire était une belle colombe qui comme tous les oiseaux se devaient de voler de ses propres ailes. Perdu dans ses considérations, il mit un certain temps à comprendre que son téléphone sonnait.

-Maman ?

-Oui mon cœur.

-Qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta le jeune homme.

-Rien, je voulais simplement prendre de tes nouvelles.

-Et bien comme tu peux l'entendre, je vais très bien.

Effectivement, elle n'était pas née de la dernière pluie pour ne pas avoir remarquée le timbre rieur de son enfant.

-Tu fais quoi ce matin ?

-Je suis en train de me rendre au café du campus.

-Il n'y a pas cours, ce matin ? Ne put s'empêcher de demander la matriarche.

-Non, maman… Mais je vais devoir te laisser.

-Je te gène ?

-Bien sûr que non.

-Menteur ! Allez, je ne vais pas t'embêter plus longtemps… D'autant plus quand une jolie jeune femme doit t'attendre.

-Ce n'est pas…

-Bisous mon fils.

Martha venait de raccrocher ne lui laissant pas le temps de s'expliquer. D'ailleurs, comment savait-elle qu'une femme avait fait irruption dans sa vie ? Cette question trottait dans l'esprit de Rodgers alors que sa mère, elle, s'amusait encore du déni de son enfant. Elle avait eu des doutes concernant son comportement, ses changements d'attitude mais elle était parvenue à la conclusion légère mais singulière, que son fils était amoureux.

Oui… L'amour, toujours l'amour.

-Bonjour !

-Bonjour Babe !

-Rick, le rabroua sa petite-amie, je suis au travail.

-Pas de bisous alors ?

-Tu as tout compris.

-Tu es cruelle, se plaignit-il.

-Je sais. En attendant, voilà ton café.

-Merci.

Il regarda autour de lui et se rapprocha d'elle.

-Tu aurais pu me réveiller, ce matin ? Murmura-t-il.

-Tu étais trop craquant alors je t'ais laissé tranquille.

-Tu es bien romantique aujourd'hui.

Elle roula des yeux avant de redonner à leur discussion une tournure moins intime.

-Tu as fait quoi en cette journée pluvieuse ?

-J'ai écrit.

-Tu écris beaucoup en ce moment ou c'est une idée ?

-Je confirme, j'écris énormément mais quand l'inspiration est là… Il ne faut jamais la brider.

Il savait en son for intérieur qu'il avait élevé la jeune femme au rang de muse.

-Et d'où puises-tu ton inspiration ?

-Tu souhaites vraiment le savoir ?

-Oui, pourquoi ? C'est honteux ?

-Non mais…

-Rick ?

-De toi.

-Pardon ?

-De toi. Mon inspiration, je la puise de toi.

-Je suis une…

-…Une muse. Ma muse, conclut-t-il.

Les yeux rivés aux siens, elle ramena son visage au-dessus du comptoir et l'emporta dans un baiser des plus fiévreux, des plus époustouflants qu'ils n'avaient encore jamais échangé.

-Je croyais que tu ne voulais pas.

-Tais-toi et embrasse-moi.

Le jeune homme ne se fit pas prier, prenant pleinement possession de ses lèvres, ne se préoccupant pas des éventuels clients qui auraient pu rentrer et les surprendre.

-Hum… Kate…

-On va dans ma chambre, ce soir ? S'enquit Kate dans un souffle.

-Je ne pense pas que Maddie soit d'accord, grimaça-t-il.

-Elle est malade alors tu peux rester toute la nuit.

-J'ai hâte, sourit-il en s'éloignant d'elle.

-Tu t'en vas ?

-Je vais chercher mes affaires… Je t'attends là-bas !

Secouant la tête amusée, elle le découvrait chaque jour un peu plus. Elle aimait sa fragilité, sa timidité mais dans une toute autre dimension, cette insouciance qu'elle avait su trouver sous sa carapace de déconvenues et de peurs. Prétentieuse ? N'était-ce pas légitime face à l'amour de sa vie ?

Le soleil se couchait. Une fois encore, il s'en allait, il s'endormait. Ses rayons fuyaient, déguerpissaient, en riant car ils n'avaient aucun doute. Demain, ils seraient de retour. C'était ainsi, ils s'endormaient que pour se réveiller et se couchaient que pour se relever, mais à la différence des Hommes, ils ne savaient jouir de l'ouverture des portes du royaume des ténèbres. Certes, tout se teintait d'un voile gris-noir, transformant les diversités en une unité monochrome mais c'était aussi l'instant de sérénité, de libre expression des joueurs de mots. Ainsi, Rick succombait souvent à ce calme pour s'exprimer… Exprimer tout ce qu'il avait pu vivre, ressentir en notant ses mots sur le papier, qui peut-être, au détour d'une relecture, se transformeraient en une agréable histoire. Toutefois, nimbée de silence, cette soirée, soutenue par sa muse, éclairait seulement leurs deux corps presque nus.

Kate uniquement dissimulait sous son soutien-gorge après un doux moment tactile avec son partenaire, se hissait délicatement sur ses cuisses, les mains curieuses d'un endroit encore méconnu de son touché et de son regard.

-Euh…Babe, qu'est-ce que tu fais ?

-Avant qu'on… tu vois…J'aimerai que l'on se découvre.

-Je vois très bien, dit-il en l'embrassant pour la détendre.

Richard était tout aussi anxieux qu'elle, voire plus mais si lui-même devenait stressé face à son propre corps, Katherine n'allait pas y arriver, ils n'allaient pas y arriver. Dans un dernier souffle se voulant lénifiant, il déposa sa tête entre leurs oreillers et se laissa faire.

Elle le connaissait maintenant assez pour reconnaître ses efforts et là, offert à elle, il retenait une crainte.

-Je t'aime.

Elle lui avait chuchoté ses doux mots au creux de l'oreille tout en s'appliquant à lui retirer son boxer laissant son membre à sa vue. Pour la première fois de sa vie, Beckett posait les yeux sur un pénis en érection. C'était une vision… Surprenante, plutôt agréable quand elle se savait seule responsable de cette réaction. Sa toison pubienne mettait fièrement en valeur son indéniable virilité, et la fine ligne de duvet qui descendait de son nombril à son sexe l'intriguait tout particulièrement. Elle constituait une sorte de bordure indiquant le chemin jusqu'à son impressionnante anatomie.

-Ça va ? S'enquit-il devant son silence.

-Euh… C'est étrange.

-Pourquoi ? Elle est bizarre, s'inquiéta-il en relevant la tête pour vérifier.

-Non, c'est juste que c'est la première fois que j'en vois une en vraie.

-Ah… Et alors ?

-Elle est… Grosse.

Rick se mit à rire.

-Je ne pense pas, sourit-il.

Seulement malgré son ton se voulant rassurant, un grand nombre d'interrogations et de craintes lui traversèrent l'esprit, se demandant même si leur première fois se passerait bien. Comment… Comment ça pouvait… Comment allait-elle pouvoir… Comment allait-il faire pour… Enfin, comment ils allaient….

-Tu t'inquiètes pour… dit-il en cajolant sa joue.

-Un peu.

-Franchement Kate, je ne pense pas qu'elle soit plus… Grande que la normale.

-Je suis ridicule…Souffla-t-elle en baissant la tête.

-Pas du tout… Et moi aussi, j'appréhende notre première fois mais sache que je ferais tout pour que cela se passe bien.

Il prit son visage en coupe entre ses mains et avança d'une lenteur exagérée vers ses lèvres qui finirent par rentrer en contact. Sa bouche chaude goûtant la sienne, l'emmena sur des terres oublieuses, chargées de passion et de désir.

-Je peux… ? Murmura-t-elle en effleurant son nez.

-Quoi ?

-Toucher.

-Si tu veux.

Il se saisit de sa main entre la sienne mais avant de franchir le cap des caresses innocentes, il préféra s'assurer qu'elle était prête.

-Tu veux toujours…

-Oui.

Il déposa donc sa main sur sa virilité, découvrant ce que le touché pouvait apporter à l'esprit.

-Hum…

Malgré son self contrôle, un râle le submergea, malmené par les petites mains fébriles de sa petite amie autour de sa virilité. C'était la première fois qu'une tierce personne le caressait ainsi et ici… Et franchement, il ne s'attendait pas à ça. Etait-ce dû l'amour qu'ils se portaient ? Etait-ce le fait qu'il soit son premier, qu'elle soit sa première ? Surement, un peu de tout ça à la fois.

Sensation grisante pour lui, sensation de pouvoir pour elle… Il était doux, chaud, dur entre ses doigts timides et bougeait quasiment tout seul.

-J'ai envie de te…

-Chut.

Prude de ces quelques paroles, Rodgers ne voulait les entendre de la douce et pure voix de sa copine. Pas que le geste dont elle allait le gratifier était sale ou tabou, seulement parfois, dans l'infinité qu'était la langue de Shakespeare, il ne trouvait pas son compte dans l'alliance de l'acte et du mot. Mais bien loin de ses futilités syntaxiques, Katherine commença à caresser son membre explorant d'abord toute sa longueur puis entre son pouce et son index, son épaisseur. Mais ce temps d'éveil achevé, elle débuta des vas et viens. De bas en haut, de haut en bas, elle prenait son temps et surtout toute l'ampleur du plaisir qu'elle transmettait à son homme.

-Oh Kate…

Encouragée par ses râles et cette manière avec laquelle, Rick gémissait son prénom, elle enserra un peu plus sa poigne autour de lui.

-Doucement mon cœur.

Il avait conscience qu'elle avait accentué ses mouvements pour décupler son plaisir mais elle était bien loin de la réalité. Sa simple main sur lui était déjà une torture pour ne pas qu'il vienne d'un seul coup, sans crier garde alors franchement, les gestes n'étaient qu'un artifice à son bonheur.

-Je peux, murmura-t-elle en désignant ses deux autres bijoux de famille.

-Oui mais vas-y très doucement. C'est… Fragile, finit-il par dire gêné.

-Je saurai me faire douce.

Sans quitter son regard assombri, elle se mit à les palper, à les faire rouler sous ses doigts prenant soin de ne pas le blesser, son plaisir toujours en ligne de mire.

-Kate… Han… Oh god Kate…

-Tu aimes ?

-C'est… La première… Fois… Alors… Oui.

Katherine n'avait peut-être pas l'expérience mais elle se doutait lui faire du bien, elle souhaitait simplement se rassurer, se l'entendre dire. Toutefois, à cet instant, Rick avait déjà du mal à formuler des pensées cohérentes alors des phrases, la chose était encore plus complexe. Comme si ses mots lui échappaient ou s'éparpillait dans son esprit, il n'était plus que cette masse inerte ressemblant à un dictionnaire.

-Chérie, je vais…

Il se saisit d'un mouchoir en papier derrière lui, à côté de la tête de lit et le déposa sur son membre, prêt à se nettoyer quand elle vrilla ses yeux dans les siens.

-Je vais le faire.

Elle le sentit se détendre et mut d'un courage stupide ou ascétique, ses doigts s'aventurèrent sur lui. Cette manière dont il était retombé de son petit nuage, dont ses pupilles s'étaient dilatées… Elle avait tout simplement voulu l'accompagner jusqu'au bout.

-Désolé, s'excusa Rick voyant qu'elle en avait sur elle.

-C'est moi.

-Ça va ?

-C'est juste un peu gluant, grimaça-t-elle.

Ils ne disaient rien. Ils étaient tellement bouleversés par l'amour qu'ils ne disaient plus un mot. Elle le regardait, il la regardait, ils se regardaient. Gênés ? Alors qu'ils s'étaient vus dans leur moment de faiblesse le plus intime ? Non. Seulement, leur silence en disait plus long que de futiles paroles qu'ils auraient pu échanger comme si leurs corps se suffisaient à leurs non-dits.

-Tu as apprécié, je veux dire…

-Kate, tu as été merveilleuse, parfaite.

-Tu te moques de moi ?

-Non, sourit-il. Partager ce moment avec l'amour de sa vie est surement l'un des plus beaux privilèges qu'il est donné de ressentir à l'Homme. Avec un grand H, ne put s'empêcher de rajouter l'écrivain. Et si tu préfères une métaphore, je me risquerais à dire que tu as trouvé une rime riche, que tu as conclu l'histoire, que tu as achevé l'intrigue. Tu vois lorsque j'écris une nouvelle, j'ai toujours en premier lieu cette vague d'excitation, de bonheur que me procure la première trame, les premières actions mais parfois, passés ces premiers émois, j'ai des moments de doute, des moments où j'ai l'impression que jamais je ne finirais, tout simplement parce que je n'ai plus l'envie nécessaire pour poursuivre… Et là, je me ressaisis. Je dois finir. Dans la douleur, dans la difficulté, peu importe. Car le dernier mot arrive. C'est toujours le bon. Tu le sais. Il s'impose à toi comme à l'histoire, c'est comme ça.

Toujours à califourchon sur lui, elle était émue, sincèrement et terriblement émue. Elle avait beau se sermonner, s'interdire de pleurer, une larme solitaire ruissela sur sa joue. Il s'était mis à nu en lui dévoilant une part de son processus littéraire… Une part intime de son âme. Elle en avait conscience. L'écriture n'était pas une simple passion, pas l'action de taper sur des touches ou de noircir des feuilles, c'était pour lui, le moyen le plus efficace, le plus efficient de ressentir sa vie… Et la manière dont elle était tombée amoureuse de lui. Alors que ce soit pour elle, pour lui, l'écriture n'était qu'une évidence supplémentaire à leur couple. Et maintenant, elle voulait simplement partager son tout avec lui.

Katherine ne portait plus que son soutien-gorge elle lui avait offert d'abord son intimité avant de lui offrir sa poitrine. Allez savoir pourquoi. Elle mit donc ses mains dans son dos et défit l'attache de ce dernier.

-Qu'est-ce que tu…

Il fut coupé par les lèvres de sa douce se posant sur les siennes. Pas de littérature, pas de vocabulaire, pas de syntaxe, pas de lexique… Juste eux, leurs regards, leurs sensations et sa certitude.

La jeune femme fit tomber les deux brettelles de son sous-vêtement et se retrouva enfin nue devant lui. Ils étaient corps à corps, complètement nus, leurs yeux communiant, bavassant. Rick était subjugué par sa poitrine. Il en avait fantasmé, rêvé et là, elle s'offrait à lui. Son regard ne savait où donner. Son respect trouvant ses yeux et son instinct de mâle, ses deux monts.

Elle souriait devant ses craintes, une pointe anxieuse lui tiraillant tout de même le bas du ventre. N'étaient-ils pas assez bien ? N'étaient-ils pas à la hauteur de son attente ? N'étaient-ils pas comme ceux des autres filles ? Mais au moment où ses doutes l'emportaient sur ses gestes, elle eut la réponse sur ses seins offerts quand la main fébrile de son homme suspendu en l'air, finit par atterrir sur le côté de son sein. Rick avait apposé sa paume sur le bord de sa poitrine.

Sans gêne, ses doigts auraient pu palper à pleine main ces deux merveilles mais intimidé, il se laissait planer. Il caressait le galbe de sa poitrine à l'aide de son pouce comme un sculpteur saurait si bien le faire, avec un doigté léger, des mains tellement douces, que lorsqu'elle fermait les yeux, elle croyait sentir des plumes sur ses seins.

-Tu es sublime.

La jeune femme frissonna à sa main, à ses mots et déposa un baiser sur ses lèvres avant de se blottir contre lui où ils finirent par s'endormir moins innocents que la veille mais bien plus que demain.

Au petit matin…

Lorsque Beckett ouvrit les yeux, elle s'apprêtait à affronter un réveil solitaire ne pouvant croire en la soirée merveilleuse qu'elle avait vécu quand le corps massif de son futur amant la ramena sur terre. Un rayon de soleil venait frapper son épaule éclaboussant son dos et ses cheveux. Il était allongé à plat ventre, la housse de couette repoussée sur les hanches.

Ses bras, libres, se permirent d'exécuter son envie. Elle les replia dans son dos et utilisa ses doigts fins en guise de crayon. Ils courraient entre ses omoplates, jusqu'à ses reins. Avec la souplesse et l'assurance de l'écrivain, elle esquissait le contour saillant de ses omoplates, glissait dans le creux de sa colonne vertébrale, et gravait un peu plus en profondeur sa cambrure langoureuse. A mesure que ses mains progressaient, elle découvrait les moindres détails d'une musculature impressionnante et qu'elle n'avait pas imaginé. Un muscle épais et incisif, qui ajoutait à l'érotisme de son corps de mâle. Comme guidé par ses courbes voluptueuses, elle laissa ses paumes s'ouvrir pleinement sur ses fesses rondes et fermes. Elle était au paradis. Elles se contractèrent sous ses doigts dépliés.

-Bonjour mon cœur, murmura Rick, la voix ensommeillée.

-Bonjour toi.

-Qu'est-ce que mon postérieur a fait pour mériter ce châtiment ?

-Me tenter.

-Il est quelle heure ? Sourit-il.

-6h30 et on va devoir se lever, il faut qu'on prenne notre douche, chuchota-t-elle en picorant son cou et ses épaules de bisous.

-NOTRE douche ? Répéta Rick.

-Pourquoi pas ?

-Si c'est un souhait.

-Oui.

Il l'observa les yeux mi-ouverts, une lueur mutine au visage.

-Tu sais que je sens ton regard sur moi ?

-J'espère bien !

Quelques minutes plus tard…

Les bras autour de son corps, son dos pressé contre son torse, l'eau ruisselant sur eux, Richard croyait désormais fermement en ses pensées les plus oniriques. Parfois, les songes pouvaient tourner aux cauchemars, aux désillusions mais là, pour lui, pour eux, les songes s'étaient métamorphosés en une belle histoire d'amour.

-J'adore quand tu me tiens ainsi.

-Et j'adore t'avoir dans mes bras, tu me fais de l'effet.

Malgré le bruit des pensées incessantes de son petit-ami, elle ne put réprimer les siennes : c'était la première fois qu'elle sentait l'érection de Rick contre ses fesses.

-Ce n'est pas le matin, plutôt ? S'hasarda Kate réfléchissant désormais à haute voix.

-Sache que celle dont tu parles… Matinale. Et bien moins…

-C'est bon… C'est bon, j'ai compris.

-Tu rougis, railla-t-il. Oh tu rougis.

-Non.

-Si.

-Non.

-Si.

-Ferme-là et embrasse-moi.


Comme vous l'aurez compris, nos deux étudiants s'apprivoisent et apprennent à se connaître. J'espère que je n'aurais perdu personne sur cette route des « plaisirs » et je vous dis à la semaine prochaine pour la casa des Beckett.

J'allais oublier : un petit commentaire, ça me fait plaisir.