Titre: Quand Green Arrow offre le plus beau noël pour Chloé... Couple: ChloéxG.A Genre: Romance, Humour Résumé: Chloé Sullivan déteste noël. Mais pour combien de temps? Il est bien évident que les personnages ne m'appartiennent pas, sauf l'histoire
C'était officiel, elle détestait noël. Voir toutes ces personnes insouciantes et rayonnantes de joie à l'approche de cette sacro-sainte fête la rendait folle. Certes, elle aimait pourtant noël, mais cette année, la haine remplaçait son insouciance de jeune femme.
Le cœur remplie d'amertume, Chloé Sullivan déboucha sur la rue principale de Metropolis avant de piler net. Ladite rue principale de Metropolis était surchargée de monde, de lumière, d'ambiance festive et de pères noël qui prenaient la pose devant des touristes et des commerçants. C'était sûr, si l'un de ces gros bonhommes rouges inintéressant l'approchait, elle allait commettre un meurtre.
La jeune femme préféra tourner dans une de ces rues qui faisaient la spécialité de Metropolis. Les crimes, violes et disparitions. Sordide, mais calme.
Au pire, aux yeux de la jeune Sullivan, elle avait tout perdue, alors se retrouver dans la rubrique nécrologique du Metropolis Time ne l'effrayait pas le moins du monde. Au contraire, elle trouvait ça ironique de se retrouver dans le journal où elle avait travaillée pendant de longues années, avant de se retrouver virée, du jour au lendemain à cause d'une personne.
-Luthor, espèce d'enfoiré ! hurla Chloé avant de donner un puissant coup de poing contre le mur en brique rouge, souillé de liquides aux couleurs suspectes.
La haine envers le richissime homme d'affaire se transforma très vite en douleur. Sa main devenait rouge et violet devant les yeux de la pauvre jeune femme.
Pitoyable. Elle se trouvait pitoyable. Là, assise contre un mur, dans une rue sordide, à pleurer a chaude larme pour une injustice. Son corps était parcouru de spam incontrôlables et sa main commençait à saigner abondamment.
Malgré le léger bruit de pas qui lui indiquait que quelqu'un venait vers elle, Chloé continua à rester assise, utilisant sa main valide pour sécher ses larmes.
-Cassez-vous. murmura Chloé sans un regard pour la personne qui se trouvait à côté d'elle.
-Je vous pensais plus coriace !
Hébétée, l'ex reporter se leva d'un coup au son de la voix métallique. Malgré sa frêle carrure, Green Arrow dégageait une aura d'assurance et de puissance qui laissait Chloé coite. C'était la première fois qu'elle se trouvait en confrontation directe avec le nouveau héros de Metropolis, et pour une première fois, Chloé se trouvait plus que pathétique.
-Que… que… que… que faîtes-vous ici ? balbutia Chloé.
Un sourire carnassier aux lèvres, GA s'approcha un peu plus de la jeune femme.
-J'ai lu votre article sur Lex Luthor, et je l'ai trouvé criant de vérité, Miss Sullivan. J'admire votre courage d'avoir écrit sur cette pourriture à 2 mois des présidentielles. Malheureusement, j'ai appris qu'on vous avait destitué de vos fonctions suite à cet article.
-Oh, et vous êtes venu jusque ici pour quoi ? Me donner un su-sucre pour avoir fait preuve de courage ? demanda acerbement Chloé
Un angle plana dans la petite ruelle. Le justicier vert comprenait la jeune Sullivan. Lors de sa dernière interview avec la jeune femme, en tant qu'Oliver Queen, il avait pu l'observer à sa guise. C'était le genre de femme complètement dévouée corps et âme à ce métier qu'était le journalisme. En apprenant son renvoie, Oliver savait qu'elle était aussi le genre de personne à ce fourrer dans les pétrins et qu'elle allait sans doute faire des bêtises. Il n'avait pas raté. Qui serait assez suicidaire pour trainer dans une ruelle malfamée où violeurs, tueurs et camés formaient qu'une seule et unique famille ?
-Je… je suis désolé. Je n'aurais pas dû crier sur vous ainsi. déclara d'une voix lasse Chloé, la main sur le visage, coupant court au silence pesant entre les deux protagonistes.
-Vous serez pardonné que si vous me suivez !
-Vous suivre ? Mais où ?
-Dans les aires pardi ! dit GA comme si c'était une évidence.
-Dans… les aires ? répéta Chloé, abasourdie. Non, non, non et non ! J'ai une… Aaah !
Trop tard ! Le méchant bonhomme vert n'avait même pas voulu écouter ses supplications. Pour le mâle qu'était Oliver Queen, une femme aime se sentir proche, trèèès proche, d'un héros. Elle ferait tout pour avoir un corps-à-corps avec lui, surtout lui. Il avait déjà la côte avant, mais depuis que toute la Terre entière avait assistée au baiser passionné…, que disait-il pardi ( ! ), à l'interview poussée de Lois Lane à Superman, tout le monde se ruait sur le dernier parti libre de la Ligue, quitte à se mettre en danger pour attirer son attention. Mais ça, c'était avant qu'il ne croise Chloé Sullivan.
-… peur bleue du vide ! annonça tardivement la belle blonde d'une voix atone une fois les pieds sur terre.
Le cœur au bord des lèvres, Chloé se dégagea faiblement de l'emprise du justicier vert avant de s'assoir bêtement sur le sol du toit d'un immeuble. Ses jambes et les doigts de ses deux mains bougeaient sans cesse sous la peur et le choc qu'avait provoqué cette virée nocturne. Son cœur, qui était à deux doigts de lâcher entre temps, semblait prendre un malin plaisir à vouloir créer un passage dans sa poitrine pour en sortir.
Pendant ce temps, Oliver, lui, contemplait horrifié l'énorme trou qu'avait créé la tigresse sur son costume de cuire. Il s'appelait pas Bruce Wayne, il n'avait pas un papi gâteau multifonctions à ses pieds, lui !
-Je… je suis désolé. bégaya Chloé en s'approchant de lui, son regard émeraude sur le trou. Je ne voulais pas… provoquer ce petit accident ! Si vous voulez, je peux vous en payer tout neuf… Si vous voulez !
« Tu te répètes » ricana une voix en elle.
Un petit sourire suffisant sur ses lèvres de milliardaire, Oliver/Green Arrow s'approcha à son tour de la belle blonde.
-Non, c'est à moi de m'excuser. Je ne pensais pas du tout que vous auriez… peur du vide. Je ne vous l'ai pas demandé. Et pour ce qui est du costume, je ne pense pas que vous pourriez en trouver un identique à celui-ci !
-Ah bon ? Pourtant j'ai vu le même dans le sexshop du coin, avec des menottes vert fluo en prime ! pouffa la journaliste avant de soupirer un coup avant de cacher son visage cramoisie par la honte. Elle avait réussi à parler de « Sexshop » avec un héros national. Qu'allait-il penser d'elle ? Que c'était une grosse perverse qui passait son temps à aller dans ce genre de magasin.
« Bravo Chloé ! »
-Vous avez dit… dans le… sexshop du coin ? demanda candidement Green Arrow, un sourire pervers scotché aux lèvres.
-Ramenez-moi à la maison ! supplia Chloé, coupant court aux fantasmes du justicier. J'ai froid, j'ai faim, et je pue le bouc !
-Vous vous êtes remis de votre premier vol ?
-Pourquoi ? … Oh que non ! cria Chloé.
-Oh que si ! rigola Oliver en la prenant par la taille.
Les premières minutes avaient été dures pour la jeune femme. Elle n'osait point ouvrir ses yeux parfaitement fermés. Mais un seul encouragement de Green Arrow susurré dans son oreille avait suffi à la jeune femme pour qu'elle prenne son courage à deux mains. Maintenant, elle se retrouvait à s'extasier sur la magnifique vue qu'elle avait de Metropolis en fête. Les lampions aux couleurs chaleureuses se reflétaient dans le grand regard flamboyant de la jeune femme. Des multiples pères noël rouges, suivie de près par des lutins, rigolaient avec des personnes qu'ils croisaient dans la rue. Que ça soit des parfaits inconnus, en passant par des enfants en finissant par des commerçants. Les incessants klaxons avaient été changés par des cantiques de noël chantés par des petits chorals d'enfants de chœur, habillés de blanc et rouge pour l'occasion. Ces derniers ne faisaient guères attention aux passants qui prenaient des photos ou qui déposaient de l'argent devant eux. Et cerise sur le gâteau, il neigeait !
Chloé avait oublié sa subite rancœur contre noël. Elle trouvait cela même incroyable que tout le monde soit si soudé pour ce moment si attendu de toute l'année entière. Prétextant le froid de Metropolis, la jeune femme se colla un peu plus contre le corps de son justicier masqué. Profitant de ce moment, Green Arrow raffermit sa prise autours de la taille de la journaliste.
-Merci de m'avoir ramené. rigola Chloé, complètement ivre de cette balade nocturne.
Elle n'en croyait pas. Elle qui détestait le vide, avait réussi à voler de toit en toit dans tout Metropolis avec Green Arrow ! Si Chloé n'avait pas été virée, elle qualifierait cette soirée de parfaite/réussite/magique. La jeune femme sentait encore l'air fouetter délicieusement son visage alors qu'elle profitait de sa situation pour approcher un peu plus le parti le plus prisé du monde après Oliver Queen et Bruce Wayne.
Tandis que la jeune femme rigolait, d'un joli rire qui ressemblait au son le plus pur, et virevoltait sur son balcon en regardant les étoiles, Oliver, lui, regardait la jeune femme d'un œil tendre. S'il n'avait pas son égo surdimensionné, il dirait qu'il était sous le charme de cette belle petite blonde piquante et audacieuse. Jamais il n'en avait vu d'autre comme elle. Elle était… tout simplement elle. Une femme unique en son genre.
-J'espère que cette soirée vous a plût, Miss Sullivan. rigola à son tour Oliver en prenant la douce main que Chloé lui tendait.
-Bien sûr que cette… partie de la soirée m'a plût !
Un sourire mystérieux aux lèvres, Green Arrow s'approcha du visage de la jeune femme et murmura un simple :
-Bonne fête !
Avant de l'embrasser et de s'éclipser tel un voleur.
Chloé, elle, avait encore les yeux fermés, un doux sourire aux lèvres. La jeune femme n'en croyait pas ses yeux. Green Arrow l'avait embrassé. Là, tout de suite maintenant ! Son magnifique sourire se transforma petit-à-petit en sourire désabusé. C'était Green Arrow, la mascotte de Metropolis. Des jeunes femmes en détresse, il devait en croiser une centaine par jours. Elle n'en n'était qu'une parmi tant d'autre, c'était tout. Elle n'était qu'une jeune femme au chômage, il côtoyait les héros et avait la gloire. Elle n'était rien, il était tout. Malgré le fait qu'elle s'interdisait les faux-espoirs, une petite larme coula le long de sa joue avant de sécher.
Contente mais lasse de sa soirée, Chloé rentra dans son appartement avant de se poser comme une masse dans son lit, rêvant de héros vert, tout de cuire vêtu.
« Tutu Tutu Tutu »
-Mmh… Il est quelle heure ? grogna Chloé en tripotant son réveil matin, espérant l'éteindre d'un seul touché, sans avoir à ouvrir un œil.
« Raté ! » ricana cette maudite voix intérieure.
Ouvrant un seul œil, Chloé pesta dans sa barbe. Il n'était QUE midi. Elle n'avait pas assez dormie ! Alors qu'elle allait se donner corps et âme à Morphée, Chloé remarqua quelque chose d'inhabituel du coin de l'œil. Ce n'était pas le manque de décoration qui l'a gênait, mais le fait que quelque chose s'était ajouté pendant la nuit.
Doucement, le cœur qui tapait à fond contre sa poitrine, à la place de s'approcher de son téléphone fixe, l'ex-journaliste s'approchait d'un vase en cristal qui trônait fièrement sur sa table de chevet en bois. Dans ce vase, se trouvait une magnifique rose rouge avec une petite lettre accroché à sa tige.
« J'ai parlé de vous à un ami qui à soiffe de justice qui a parlé de vous à un autre ami qui à aussi soiffe de justice. Vous n'avez qu'à vous présenter maintenant.
P.S : La tristesse ne vous va pas au teint.
G.A »
Une bulle de bonheur envahi Chloé en voyant les initiales de son héros d'hier soir. Ainsi il ne l'avait pas oublié ! Voyant qu'il restait quelque chose dans la petite lettre, Chloé tapota dedans jusqu'à qu'une carte de visite tombe.
« Perry White, Rédacteur en Chef, Daily Planet »
« C'est pas possible ! » pensa tout d'abord Chloé.
Tout d'abord, l'ahurissement total se peignait sur les traits fin de la jeune femme. Elle ne pouvait y croire. Il n'avait pas osé ? La surprise devint joie et bonheur. Elle avait tellement voulue travailler au Daily Planet, à côté des grands, qu'elle se permit d'hurler un coup. Jamais on ne lui avait fait ce genre de cadeau ! Jamais !
Courant vers sa penderie, Chloé se rua sur les premiers vêtements qu'elle trouvait. Du vert ! En souriant de ce heureux hasard, la jeune femme pria pour que ça lui porte chance pour cette journée fabuleuse qui s'annonçait.
END
