La musique est dans mon profile pour celles qui le souhaite…
CHAPITRE 11
Différer l'échéance
*
L'opération d'Esmé avait eu lieu depuis une petite semaine, et les bonnes nouvelles quotidiennes qu'Edward ramenait de l'hôpital avaient amené sur la petite maison des Cullen un vent de fraîcheur et de gaité. L'atmosphère s'était considérablement détendue et chacun semblait revivre, se remettre à rire, à s'animer. Carlie avait retrouvé ses préoccupations de petite fille, l'humeur d'Edward s'était allégée, les larmes et l'inquiétude étaient bien loin.
Ma relation avec Edward avait pris un drôle de tournant, nos étreintes étaient presque quotidiennes et nous partagions parfois ensemble de longue discussion au bout desquelles il me mettait dehors à peine quelques secondes avant que mon père ne rentre de chez Sue.
Je ne vivais plus que pour ces moments où il me serrait contre lui à m'en rompre les os, où il m'embrassait à m'abîmer les lèvres, et pour cet instant où, une fois en moi, il basculait dans l'autre travers et devenait enfin lui-même, cet homme doux, infiniment tendre qui n'avait d'autre préoccupation que de me faire du bien.
Nous parlions peu de nous-mêmes, de mon côté parce qu'il y avait peu à dire, du sien parce que je n'avais pas encore réussi à percer ses défenses et l'amener à me parler de quelque chose qui le touchait d'une manière plus personnelle.
Je me contentai de ce qu'il acceptait de me donner, même si mon cœur se serrait douloureusement lorsqu'il éludait une question trop intime. Le jour où je m'étais agenouillée dans cette cuisine et où je lui avais fait la promesse tacite, mais explicite, de l'épauler avec mes maigres moyens, j'avais promis de ne rien lui demander qu'il ne put pas me donner. Son passé semblait faire partie de ces choses.
Je me posai un bon nombre de questions qui semblaient constamment être au bord de mes lèvres et que je retenais parfois difficilement. J'avais un peu l'impression qu'il refusait de devenir réellement intime avec moi et que baser nos échanges sur le sexe et les conversations sur l'art était une manière de me tenir à distance, de nier notre relation.
J'avais cru pendant quelques jours que ce n'était pas un problème et que nous pourrions continuer de nous rencontrer. J'avais ce tel besoin d'être dans ses bras où je me sentais si vivante, à des années lumières de la petite lycéenne sage et rangée que j'avais toujours été, que j'avais pensé pouvoir me contenter de nos ébats et m'accommoder de son silence. Après quoi, j'avais réalisé que ce que je vivais avec Edward était une réelle passion et les passions, c'est connu, sont toujours destructrices.
Tout ce que nous vivions était voué à l'échec, une vraie relation ne pouvait pas évoluer dans le silence, cachée des regards et méconnue de tous.
Je m'accrochai donc comme une folle à ces brefs moments d'intimités illicites, sachant pertinemment que l'échéance approchait. Le caractère secret et condamnable de cette relation me rendait dingue, c'était immature, mais cela m'excitait tellement. Bien sûr, il n'y avait pas que ça, Edward était une personne extraordinaire, et j'avais conscience d'être entrain de m'attacher à lui.
Il était probablement un des hommes les plus surprenants que j'aie eu l'occasion de rencontrer. Je savais que lorsque toute cette histoire prendrait fin, j'en souffrirai énormément. Peut-être qu'une fille normale aurait pris ses jambes à son cou et aurait essayé de sauver un petit rien de l'âme qu'elle allait laisser dans cette folie, mais j'en étais incapable.
Je ne voulais que lui, je ne voyais que lui, je ne vivais que par lui, et souffrir après avoir été enfin en vie semblait être une petite compensation.
Tout ce que je pouvais faire était d'essayer de faire durer cette relation le plus longtemps possible. Néanmoins, une échéance dangereuse soulignée par Carlie faisait sont apparition : la guérison d'Esmé.
Qu'adviendrait-il de moi quand Esmé rentrerait chez elle ? Edward n'aurait plus besoin de mes services auprès de Carlie ? Continuerions-nous de nous voir ? J'en doutais un peu.
La seule solution que j'avais trouvée pour faire perdurer nos entretiens était les leçons de piano. Edward ne m'en avait plus données depuis longtemps avec les derniers événements, mais je comptais bien sur ce prétexte pour continuer à le voir.
Je pensais même en parler à Edward dès que la maman pimpante et sur-maquillée de Lou, une des amies de classe de Carlie, qui emmenait les petites filles au cours de danse auquel Carlie avait supplié son père de l'inscrire quelques jours plus tôt m'aurait lâché la grappe.
- Et donc le charmant monsieur Cullen n'est pas là, me dit-elle pour la énième fois plantée sur le pas de la porte de sa voix nasillarde.
Si, il vient de rentrer à l'instant de l'hôpital, et il est planqué juste en haut de l'escalier parce que ce mec est un lâche et qu'il n'est même pas capable d'affronter une maman un peu trop entreprenante. Il préfère supplier sa pauvre baby-sitter dévouée de l'envoyer bouler à sa place.
- Euh, non. Il est toujours à l'hôpital, sa mère est gravement malade…
- Oh, comme c'est dommage.
- Mais papa est…
Je fis les gros yeux aussi discrètement que je le pouvais à Carlie pour qu'elle se taise. Elle sembla capter le message, j'espérai juste qu'elle n'allait pas vendre la mèche plus tard.
- C'est l'amoureuse de ton papa, demanda Lou en me désignant à Carlie.
Edward, AU SECOURS ! Tire-moi de ce pétrin !
J'essayai de ne pas réagir, toute mon attention focalisée sur la réponse que Carlie allait fournir. Elle éclata de rire.
- Mais nooon ! C'est Bella ! Elle est amoureuse de Patrick… Pas de mon papa…
La maman sembla très satisfaite par la réponse de la petite fille.
- Hé bien, Bella, j'imagine que tu ne seras plus là quand je redéposerai Carlie, donc à la prochaine fois, me dit-elle sur un ton un peu condescendant.
Avec un peu de chance, à plus jamais…
- Bien sûr, je ferme la maison et je rentre chez moi…
- Bye !
Carlie s'approcha de moi et je m'accroupis pour la serrer dans mes bras.
- On se voit demain, murmurai-je dans son oreille avant de lui poser un baiser sur la joue.
Elle hocha la tête et nous nous fîmes un câlin que la maman de Lou interrompit.
- Allez, allez, mon ange, le temps presse, dit-elle en attrapant Carlie par la main.
Le geste et le surnom m'agacèrent, je ne m'étais jamais permise de me montrer possessive envers Carlie, elle était la fille d'Edward et d'Edward uniquement. Malgré le sentiment protecteur qui m'envahissait à chaque fois que je posai les yeux sur elle, j'essayai toujours de ne pas prendre une place qui n'était pas la mienne et dont je ne voulais pas. Voir cette femme s'octroyer les droits que je me refusai, m'agaçait réellement.
- Tu reverras ta baby-sitter demain, mon cœur, ajouta-t-elle comme je grinçai des dents.
- Bella n'est pas la baby-sitter, c'est Bella.
Je lançai un regard reconnaissant à Carlie. Je comprenais ce qu'elle essayait de dire avec ses mots à elle. La maman de Lou éclata de rire.
- Oui, enfin c'est la même chose !
Je la fusillai du regard tandis qu'elle installait les deux enfants dans la voiture. Je refermai la porte quand la voiture eut démarré et que j'eus adressé un dernier signe à Carlie.
Je m'adossai au mur en soupirant de frustration. Si elle savait cette idiote !
Edward était devant moi, un sourire éclatant sur son visage d'ange, il avait tout entendu bien sûr. Il me cala un peu durement entre le mur et son corps. Je le repoussai doucement.
-Tu viens de me jeter dans la fosse aux lions, râlai-je en me dirigeant vers le bureau.
Il grimaça.
- Je n'allais pas réussir à m'en défaire... Elle est si collante…
- Pas remarqué, tiens. Tu n'avais qu'à lui refaire le coup de l'homme de glace, c'est un numéro qui décourage plutôt bien les femmes, dis-je en m'asseyant devant le piano.
Il se pencha sur moi et appuya ses mains sur le couvercle qui protégeait le clavier de l'instrument pour poser un baiser dans mon cou. Je savais ce qu'il avait en tête et je n'avais pas envie de lui donner la satisfaction de m'offrir à lui sans inhibition, si facilement, après le coup qu'il venait de me faire.
- Je dois rester poli parce qu'elle emmène Carlie à la danse.
- Tu ne t'es pas embarrassé de ces considérations avec moi.
Il ne dit rien pendant une seconde et posa un nouveau baiser sous mon oreille.
- Tu es jalouse ?
- On n'a pas signé de contrat d'exclusivité à ce que je sache…
- Visiblement, non. Qui est-ce Patrick à ce propos ? Carlie dit que tu es folle de lui…
Sa voix était un peu plus sèche et j'eus envie d'éclater de rire. Manifesterait-il des signes de jalousie ou étais-je entrain de rêver.
- Pourquoi ça t'intéresses ?
- Je ne me serrai pas lancé dans cette histoire si j'avais su que tu avais un copain…
- Et quel petit ami, soupirai-je sur un ton comblé. Il est parfaitement…
- OK ! Je n'ai pas envie d'entendre ça, me coupa-t-il comme ses doigts enserraient plus fort le couvercle du piano.
- VIRTUEL !
- Pardon ?
- Nous avons regardé Il était une fois, mercredi dernier, et j'avoue avoir dit que j'étais folle de Patrick Dempsey…
Il soupira. Etait-ce du soulagement ?
- Je pensais que ton genre c'était plutôt Colin Firth.
- Je ne dirais pas non à une nuit de folie avec Colin Firth, mais uniquement si j'ai le droit de lui ôter son costume de Mister Darcy.
Edward pâlit et il avala sa salive difficilement, je ne pus m'empêcher de ricaner comme une idiote. C'était presque trop facile de jouer avec ses nerfs.
- Tu fantasmes trop, ces types sont inaccessibles et trop vieux pour toi, ses mains se posèrent sur mes hanches et se glissèrent sous le tissu de mon chandail pour remonter le long de mes côtes et prendre mes seins par-dessus mon soutien-gorge.
- Ca me rappelle vaguement quelqu'un, haletai-je comme il pressait mes seins dans ses paumes. Mais tu as raison, il est temps de revenir à la réalité.
Il posa une rangée de baisers mouillés dans mon cou.
- Ca te dérange si je m'entraîne un peu au piano avant de partir ?
Il s'écarta de moi et me jeta un regard carrément frustré. Il n'allait pas s'en sortir si bien en quelques ronds de jambes, je n'avais pas oublié la honte que la mère de Lou venait de m'infliger.
- Tu es sérieuse ?
- Parfaitement, répondis-je avec un sourire moqueur.
- Je ne pensais pas entendre ça un jour…
Il m'observa un instant, puis un rictus cynique se dessina sur ses lèvres. Il s'assit sur sa chaise de bureau, non sans avoir attrapé au passage mon carnet d'écriture qui dépassait de mon sac. Tout-à-fait désintéressé de mes prouesses musicales, il se mit à feuilleter le cahier.
- Comment va ta mère ?
- Bien, les médecins envisagent de la laisser sortir d'ici quelques jours.
Mes doigts dérapèrent sur le clavier, et mon cœur sembla se fendiller de toutes parts. Edward grimaça à ma fausse note, mais ne sembla pas remarquer mon désarroi.
- C'est chouette, dis-je alors que je ne le pensais pas vraiment.
Il me scruta du regard.
- Oui, elle a vraiment envie de rentrer à la maison, répondit-il en s'emparant d'un crayon pour annoter mes écrits.
Nous ne dîmes rien pendant un moment, lui occupé à corriger mes fautes d'orthographe ou à donner son avis sur mes textes, moi à massacrer le piano.
- Pitié, Bella, tu me donnes mal au crâne, dit-il calmement sans lever les yeux de mon carnet trop occupé à y écrire quelque chose après que j'ai commis une énième fausse note.
J'arrêtai de jouer.
- Tu commences à râler parce que je joue mal, c'est cool, ça me rappelle le bon vieux temps.
Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres parfaites.
- Non « au bon vieux temps », je me serais énervé et je t'aurai traitée de je-m'en-foutiste… Depuis, j'ai renoncé à te donner la moindre éducation musicale, tu es une cause perdue, même tout mon talent ne peut rien pour ça. Je ne vois même pas pourquoi tu t'esquintes encore à jouer, tu n'aimes pas ça.
Je lui tirai la langue.
- Je tente vainement de t'impressionner, raillai-je.
Il referma mon carnet et le glissa dans mon sac avant de venir se placer juste derrière moi. Ses doigts coururent sur mes épaules, caressant mes clavicules avant de remonter dans mon cou et de réunir mes cheveux dans un seul de ses poings. Il les écarta de ma nuque et se pencha en avant pour y déposer un baiser.
- Tu as bien d'autres atouts pour m'impressionner, oublie le piano, il t'est trop récalcitrant pour que tu puisses en faire quelque chose qui te soit flatteur, murmura-t-il en remontant jusqu'à mon oreille en une ligne de baiser.
Sa voix était chaude et sensuelle, il était difficile de ne pas comprendre l'allusion.
- Oh, et comment donc serai-je à mon avantage ?
Sa main qui retenait mes cheveux les libéra pour descendre doucement jusqu'à mon sein qu'il enserra doucement par-dessus mon chandail.
En quelques gestes, trois mots et une poignée de secondes, il m'avait rendue tremblante et excitée, complètement à sa merci. Ce type avait trop de pouvoir sur mon corps.
- Je pourrais te montrer si tu as du temps, murmura-t-il dans le creux de mon oreille alors que ses doigts jouaient avec l'ourlet de mon chandail.
- Charlie travaille jusque dix-sept heures…
- Parfait, ça me laisse assez de temps pour te prouver que je suis meilleur que deux acteurs de pacotille réunis.
Il posa un baiser humide sur ma mâchoire avant de me retirer mon chandail, laissant glisser ses mains sur mon ventre nu et mes seins. Après quoi, il me prit la main et m'attira jusque dans le living-room où il me poussa gentiment jusqu'à la table de la salle à manger.
Ses doigts habiles défirent la fermeture de mon pantalon, et j'envoyai balader mes ballerines pour qu'il puisse le faire glisser sur mes jambes. Il s'accroupit laissant sa joue caresser mon corps presque nu dans sa descente. Il fit sortir mes pieds du vêtement avant de remonter tout doucement, ses mains caressant mes cuisses et mes hanches. Sa bouche posa au passage un baiser sur le tissu déjà humide de ma petite culotte.
Mes doigts s'agrippèrent fortement au rebord de la table juste derrière moi lorsqu'il glissa sa main dans mon sous-vêtement. Il laissa traîner son doigt sur mon clitoris avant de l'enfoncer directement dans mon intimité.
- Tu es si humide, murmura-t-il en ressortant son doigt aussi vite.
Il m'en mit deux sans autre forme de préambule. Lorsqu'il commença des mouvements à l'intérieur de moi tout en laissant traîner son pouce sur mon clitoris, mes genoux se mirent à trembler tant c'était bon.
- Et déjà prête, on dirait…
- Je te promets que Colin Firth et Patrick Dempsey n'ont rien à voir là-dedans.
- Je t'avais dit que j'étais meilleur…
Dans d'autres circonstances, je lui aurais fait ravaler le petit sourire satisfait qu'il affichait et je lui aurais fait remarquer que je n'avais pas tous les éléments de la comparaison, mais j'étais bien trop subjuguée par le plaisir que me donnait ses doigts.
J'arrivai difficilement à défaire la fermeture éclair de son jean et à baisser son boxer. Il me laissa m'empêtrer dans mes gestes maladroits et ce fut au bout d'un long effort que je m'emparai de son sexe tendu et dur. La peau douce sous ma main décupla le feu qui prenait entre mes jambes. Je me mis à le masturber, et il n'eut plus besoin de m'inculquer un quelconque mouvement pour se mettre à gémir bruyamment.
Nous gémissions fort et en fonction du rythme désordonné que nous infligeait l'autre. Je me sentis devenir plus étroite sur les doigts qu'il avait mis en moi et il les ôta aussitôt.
- Edward, rouspétai-je.
- Ce n'est pas comme ça que je te veux, murmura-t-il avant de m'embrasser longuement.
Il s'écarta de moi et pris le temps de choisir un album dans sa collection puis de le glisser dans la chaîne stéréo. Felling Good de Muse retentit très fort dans la maison.
- Intérêt de la chose, demandai-je en arquant un sourcil comme il revenait vers moi en faisant passer sa chemise par-dessus sa tête.
- Pour une fois qu'on peut faire un peu de bruit, autant en profiter, souligna-t-il avant d'attraper les rebords de ma culotte et de tirer un coup sec dessus.
Elle tomba sur mes chevilles et je m'en débarrassai avant de dégrafer mon soutien-gorge.
- Parfait, murmura-t-il en me poussant légèrement pour me faire asseoir sur la table.
Il m'écarta les cuisses et vint se placer entre elles. Je sentis le bout de son sexe glisser contre le mien et je ne pus m'empêcher de gémir.
Il se pencha sur moi pour me forcer à m'allonger sur la table, ce que je fis sans protester. Je calai mes talons sur le rebord de du meuble comme il commençait à faire jouer le bout de son sexe contre mon entrée.
Je retins mes gémissements avec facilité, j'avais pris l'habitude de le faire.
- Ne sois pas silencieuse cette fois, j'ai envie de t'entendre, me supplia t-il.
Il se glissa en moi d'une poussée délicate mais décidée et je criai littéralement de plaisir.
- C'est exactement de ça dont j'ai envie, souffla-t-il tendrement.
Il cala ses avant-bras de chaque côté de ma tête et commença à me donner de fortes poussées tout en m'embrassant. La sensation de sa langue sucrée et tendre dans ma bouche et de son pénis dans mon intimité me donnait une impression de force et de douceur que je n'avais jamais connue que dans ses bras.
Je ne retins aucun son sortant de ma bouche et il fit de même. La musique hurlait toujours et je criai avec elle quand je jouis.
Edward resta longuement en moi après s'être déversé. Nous eûmes besoin de quelques minutes pour nous remettre de toute cette agitation et, comme à chaque fois, il les employa à se montrer doux et tendre, si différent de l'homme cynique et froid qu'il pouvait être.
Il semblait être vraiment lui-même dans ces moments là. Sa bouche et ses mains courraient sur ma poitrine et mon visage les couvrant de baisers et de caresses.
Il se montra encore prévenant quand il se glissa hors de moi, il me serra contre lui, m'embrassa longuement, réunit mes vêtements qu'il avait expédiés un peu partout.
- Hé bien, je pense que nous avons testé toutes les tables de la maison, ris-je en me rhabillant.
Il réfléchit un instant, se repassant le film des ébats que nous avions eus durant la dernière semaine.
- Tu oublies la table de jardin, mais c'est vrai que tu ne pourrais pas crier aussi fort, remarqua-t-il.
- C'est toi qui fantasme, là.
- Peut-être un peu.
Il sourit et je déposai mes lèvres sur sa bouche avant d'attraper mon sac.
- Il est presque dix-sept heures, je ferai mieux de rentrer avant que Charlie n'arrive. Ca l'agace un peu de me savoir sans cesse ici, je crois…
- Si je le croise, je me suis débrouillé sans toi aujourd'hui…
- Parfait.
Je l'embrassai une dernière fois avant de quitter la maison.
Je passai rapidement sous la douche avant de m'installer sur mon lit armée de mon crayon et de mon carnet.
Je commençai par le feuilleter pour lire avec application toutes les petites notes qu'Edward y avait inscrites. J'en prenais compte mentalement, ajoutant parfois un commentaire ou une idée à côté.
Arrivée à la dernière page une note plus longue trônait sous un passage ou Lizzie faisait plus ample connaissance avec son professeur de piano.
Heureux que tu ais donné une seconde chance au professeur de piano. Je crois qu'il la méritait. Néanmoins, Lizzie est-elle obligée de lui donner des maux de crâne avec ses fausses notes ? Le pauvre a l'oreille ultra sensible.
Les leçons de piano ne sont juste qu'un prétexte, histoire d'endormir la vigilance de son père.
Ait pitié de lui,
Edward.
J'éclatai de rire. Je n'avais écrit aucun passage qui méritait un tel commentaire.
Il venait de me donner un sursis.
Fin du chapitre XI
Salut les filles !
Me voilà de retour après ce week-end de pure folie… Pas encore rencontré un Edward Cullen, mais des gens très sympas comme on en trouve uniquement dans les festivals... Autant dire que je suis de bonne humeur et prête à vous écrire plein de chapitres.
Désolée de vous avoir laissé en plan tout le week-end, mais voilà je suis revenue à la réalité avec un joli mal de crâne et je me dépêche de vous écrire un chapitre.
Il a été relu mais bon… Je suis encore dans le brouillard… Alors si vous voyez des incohérences… Signalez-les !
Un grand merci pour toutes vos reviews…
SHEZ
