Helloooo !

Vous allez bien ? J'ai vraiment cru que vous étiez morts, je n'ai eu pratiquement aucun retours sur le chapitre 10 que j'ai publié mercredi. D'ailleurs, je remercie Laukaz et Demoiselle Black pour leur fidélité ^^. Je ne publie pas pour avoir des milliers de reviews, mais j'apprécierai d'avoir plus de petits mots, j'ai dépassé les 1100 vues et pourtant, rares sont ceux qui prennent la peine de m'écrire (12 pour être précise, vous êtes géniales les filles). Voilà, je vous souhaite tout de même une bonne lecture et j'espère que ce chapitre vous plaira ^^.

Titre : Là où mène la curiosité

Auteur : baekjeong

Pairing : WolfStar (Sirius Black/Remus Lupin)

Rating : T (même s'il va sûrement passer à M)

Disclaimer : Les personnages et l'univers de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ils sont à J.K. Rowling, actuellement gourou d'une secte de fans assoiffés de sang. Seule la trame m'appartient.

Résumé : Avec Sirius, il en faut peu pour se retrouver dans la panade. Alors il suffit d'un cours séché et d'une tentative de blague sur un Sang-Pur peu recommandable pour que tout dérape...

Chapitre 11

Manoir Malfoy, 14 janvier 1976

Quand Maria sortit de sa chambre pour rejoindre ses patients dans l'infirmerie, elle tomba des nues. Les deux adolescents étaient enlacés dans le même lit, un sourire aux lèvres. Elle était pourtant certaine qu'ils s'étaient couché dans des lits différents... Plantée devant ce spectacle, elle hésita à les réveiller. Ils avaient l'air figés dans le temps, immobiles si ce n'était le mouvement régulier de leurs deux poitrines se soulevant. Elle les observa quelques minutes, profitant du calme qui régnait sur son territoire. Ici, seule elle avait tout pouvoir de décision et, si elle le jugeait nécessaire, elle pouvait même faire sortir Lord Voldemort par la peau des fesses. Elle décida donc que Sire Abraxas pouvait cordialement aller se faire voir pour le moment et que les deux enfants dormiraient une heure de plus, point barre. Elle entre-bailla la porte pour le prévenir et lui referma aussi sec le battant au nez. Elle tourna les talons et s'enferma dans son bureau : si Abraxas allait passer cette heure à rager, elle comptait bien la mettre à contribution pour faire quelque chose d'utile.

Comme prévu, derrière la porte, Malfoy senior était définitivement d'une humeur massacrante. La prochaine fois qu'il verrait cette fichue infirmière, elle allait le regretter : personne ne congédiait un Malfoy et encore moins d'une façon aussi grossière ! Et ces sales gosses allaient payer pour l'humiliation qu'il venait de subir... Il éclata d'un rire de méchant de Disney en se frottant les mains.

Une heure plus tard, une main secoua doucement l'épaule de Sirius. Il grogna, tentant de s'enrouler dans les draps, quand il remarqua que quelque chose le gênait, quelque chose de chaud, quelque chose qui s'accrochait à son t-shirt. Ouvrant difficilement les yeux, il souleva les draps. Loin d'être surpris, il découvrit Remus, profondément endormi et blotti contre lui. Relevant la tête, il remarqua la présence de la Medicomage de la veille. Elle s'approcha de lui :

« Malfoy père veut vous parler, j'irai le prévenir quand vous serez bien réveillés. Prenez votre temps, on n'est pas pressés... » ajouta-t-elle avec un sourire complice.

Sirius lui rendit son sourire, une étincelle amusée dans les yeux : si ça pouvait faire chier ce vieux psychopathe, il prendrait tout son temps...

Remus remuait contre lui, contrarié par les mouvements de son oreiller chauffant. Sirius passa sa main dans la chevelure châtain en bataille, il était temps qu'il se réveille lui aussi. Il n'obtint aucune réaction, alors il insista, lui secouant un peu l'épaule, mais rien n'y fit : il ne voulait pas se réveiller ! Il le secoua plus franchement et reçut un murmure lui disant d'arrêter. Il soupira, en voilà un qui ne doutait de rien... Il se leva et arracha draps et couvertures au passage. Remus frissonna, il cherchait frénétiquement sa source de chaleur, les yeux encore fermés. Il se décida enfin à émerger quand il sut que, de toute façon, on ne le laisserait pas dormir plus longtemps. L'adolescent eut l'air ahuri un instant, ne sachant pas où il se trouvait. Son cerveau tentait une imitation très réussie d'une serpillière défraîchie et sa tête le faisait affreusement souffrir :

« Est-ce que j'ai la gueule de bois ?

- Non, je crois pas. Depuis qu'on est ici, on est au régime jus de citrouille alors à moins qu'ils mettent de l'alcool dans les potions de sommeil...

- ça tangue... Je crois que je vais gerber...

- Ah non ! Pas ici ! Attends cinq secondes, je vais chercher la blouse blanche. »

Remus faisait de la concurrence à un cachet d'aspirine, les effets en moins. Il tenait très mal, assis dans un équilibre précaire sur le lit. Sirius courut prévenir l'infirmière. Elle arriva à toute vitesse, s'agenouillant devant le Lycanthrope. Il était à la limite de l'évanouissement. Maria ne comprenait pas ce qu'il pouvait avoir, ses diagnostiques ne montraient rien d'anormal sauf une tension qui montait en flèche de façon alarmante. Il devait bien y avoir quelque chose pour qu'il soit dans cet état. Sirius parlait pour l'aider à rester conscient. Elle obligea l'adolescent à avaler un calmant – au goût relativement déplaisant au vu de l'expression de dégoût qu'il affichait. Au bout de quelques minutes, la crise était passée. « C'est le stress » qu'elle avait dit ! Et elle avait raison, Sirius en était persuadé. À force d'encaisser sans rien dire, il avait craqué... totalement. Et maintenant, il était shooté aux calmants et devait se faire aider pour s'habiller, ce qui, soit dit en passant, ne déplaisait pas au brun qui – soyons francs – profitait de la situation. Il laissait traîner des mains baladeuses sur son ami qui, totalement à l'ouest, lui répondait sans se soucier de son entourage. Remus se sentait bien, très bien même. Il se collait contre son ami, passant ses mains sous son t-shirt pour explorer tout ce qu'il n'avait jamais osé toucher. Il lança à Sirius un sourire complice et, passant ses mains derrière la nuque du plus grand, déposa un baiser sur ses lèvres. Sirius qui, apparemment, ne s'y attendait pas, prit une teinte tomate avant de placer ses bras autour de la taille offerte, approfondissant le geste, trop heureux pour laisser passer cette chance. Délaissant les lèvres, il descendit le long de la mâchoire et du cou, mordillant légèrement là où Greyback avait osé le toucher. Remus se laissait faire, totalement absorbé, et jouait avec ses cheveux. S'il avait su plus tôt ce que quelques calmants pouvaient faire, il en aurait piqué à Pomfresh...

Un raclement de gorge vint briser ce moment, laissant les deux adolescents essoufflés et un peu frustrés. La jeune femme les prévint que Lord Malfoy allait arriver d'une minute à l'autre et qu'il serait peut-être mieux de se préparer. Ils se séparèrent à contre-coeur. Remus affichait une moue boudeuse, chose rare au vu de sa maturité. L'infirmière s'éclipsa et ils entendirent des pas claquer contre les dalles de la grande pièce. Le Sang-Pur arriva devant eux et, sans un mot, les fit s'asseoir sur leur lit tandis que lui faisait de même sur une chaise. Un silence de mort les entourait . Le grand blond les fixait, l'air assez mécontent. Sirius baissa les yeux le premier, fuyant le regard scrutateur déplaisant. Remus s'obstina, pas assez connecté à la réalité pour réagir rationnellement, ce qui sembla déplaire fortement à leur vis-à-vis. Il ne releva pourtant pas :

« Quand j'ai entendu parler de l'incident Greyback, j'ai eu l'espoir de m'être débarrassé d'au moins l'un de vous. Je constate malheureusement que vous êtes toujours au nombre de deux...

- Au moins, il sait compter... murmura Remus.

- Vous vous doutez bien que je ne suis pas là pour le plaisir de voir des adolescents gravement atteints de stupidité.

- Mais c'est qu'on a plus de points communs que ce que je croyais... ajouta Remus le plus discrètement possible.

- Le Lord m'envoie vous dire qu'il vous verra le dix-sept au matin et que vous avez intérêt à avoir une réponse satisfaisante à lui fournir. »

Il leur lança un regard plein de menaces, non sans se départir de son expression froide et hautaine. Sirius se demandait sérieusement si cette expression était un héritage de père en fils. Il soupira en se rappelant Lucius : pourquoi tous les Malfoy ne pouvaient-ils pas lui ressembler ? Tout serait tellement plus simples s'ils étaient tous aussi calme. D'ailleurs, ils avaient de la chance, la pleine lune tombait le quinze, ce qui faisait que leur plan était pile dans les temps. Relevant la tête, il remarqua qu'Abraxas n'avait pas fini de parler :

« Maintenant, ce que je vais dire ne concerne que Lupin. Comme il a dû te le dire, Greyback revendique ton intégration dans sa meute. Le Lord considère sérieusement sa demande et il est donc peu probable que tu y échappes, lâcha-t-il avec un sourire moqueur. Étant donné ta ''condition particulière'', nous avons dû prendre des décisions concernant la pleine lune qui arrive sous peu. Tu seras déplacé vers les sous-sols d'une autre aile et Greyback restera avec toi.

- Pourquoi je ne peux pas aller avec lui ?! s'indigna Sirius.

- Eh bien, tout simplement parce que se retrouver dans la même pièce que des bêtes assoiffées de sang est relativement SUICIDAIRE ! Savez-vous seulement utiliser votre tête, Black ?! rugit le Sang-Pur.

- Remus n'est en aucun cas dangereux pour les Animagus ! Les Loup-Garous ne sont agressifs qu'envers les humains !

- Et comment pouvez-vous le savoir ?

- Parce que sinon, je serai déjà mort et enterré !

- Belle justification... Malheureusement, je ne crois pas pouvoir faire grand chose. Donnez-moi une bonne raison d'intervenir en votre faveur ? » demanda-t-il narquoisement.

Remus était de nouveau à l'ouest : à la seule mention de Greyback, son attention s'était fait la malle. Sirius se rongeait l'ongle du pouce, réfléchissant à toute vitesse. Il n'avait rien qui puisse convaincre le grand blond. Il soupira :

« Je n'ai aucune raison valable à vous donner... Vous voulez pas juste faire une bonne action ? En l'honneur des liens entre familles de Sang-Pur, ajouta-t-il avec un peu d'espoir.

- Je vous trouve culotté, Black. Non content de vous faire renier par votre clan, vous tentez quand même de tirer profit de ce qu'il peut vous apporter. Je vous trouve très Serpentard pour un Griffondor...

- Le culot, c'est génétique chez les Black, vous devriez le savoir depuis... »

Ils se toisèrent un moment. Malfoy avait un sourire satisfait sur le visage : finalement, son cas n'était peut-être pas si désespéré. De son côté, Sirius sentait une goutte de sueur nerveuse lui couler le long du dos. Il s'obligeait à garder une posture droite et ses yeux plantés dans ceux de son vis-à-vis :

« Bien. Je vais voir ce que je peux faire. Mais je vous préviens, je suis sorcier, pas prophète : les miracles, ce n'est pas mon rayon... Je ne vous reverrai pas avant le rendez-vous du dix-sept donc seul Greyback vous transmettra le verdict quand il viendra vous voir demain soir. »

Sur ces mots, il se leva et sortit, laissant Sirius abasourdi par ce retournement inattendu. Par le caleçon de Godric ! Est-ce que l'irascible Abraxas Malfoy venait de faire preuve de générosité ? Il devrait peut-être demander à la Medicomage s'il n'était pas malade, parce que si c'était ça, il ne faudrait surtout pas qu'il guérisse... Remus bailla, trahissant sa fatigue malgré la longue nuit tranquille qu'ils avaient passée. Il commençait à s'affaisser contre son épaule, geste qui leur était désormais si familier. En seulement cinq jours, ils s'étaient plus rapprochés qu'en six ans et il ne le regrettait vraiment pas. Il se demandait comment il allait faire à Poudlard. Pas qu'il ait peur de faire son coming out ou que la population sorcière soit homophobe. Non, ce qui lui faisait peur, c'est que Remus n'envisage pas de véritable relation avec lui, qu'il refuse de continuer une fois à l'extérieur. Il enlaça leurs mains distraitement, cherchant à se mettre en confiance. Il n'osait pas lui demander, il avait besoin de temps. Il savait que le Lycanthrope ne ferait pas le premier pas, il avait trop peur de subir un rejet. Il sentait bien qu'ils s'étaient aventuré bien plus loin que l'amitié, ils avaient créé une sorte d'interdépendance à force d'être ensemble. Certaines personnes se seraient tout simplement insupportées au bout de quelques jour, eux avaient une relation plus... fusionnelle, s'il pouvait dire. Maintenant, il ne se voyait plus vivre sans ce lien, il voulait rester aux côtés de Remus le plus longtemps possible. Il aimait cette sensation de plénitude, de paix qu'il ressentait quand ils étaient simplement tout les deux. Il appuya sa tête contre celle de Remus, respirant son odeur. Sa partie canine était très développée quand il était à ses côtés, comme attirée par la partie lupine de l'autre. Ils passèrent la journée dans l'antre de la Medicomage. Personne n'osait la contredire avec son caractère de Magyar à pointes. Du coup, ils occupèrent leur temps en dormant et en jouant aux échecs. Une journée de vacances en somme. Remus planait à trois-mille et passait son temps à sourire comme un gamin, totalement désinhibé. Il était plus tactile, plus bavard. Si seulement ça pouvait durer... Il avait retrouvé la joie de l'insouciance. Seulement, à la fin de la journée, ils durent retourner dans les sous-sols froids. Mais la terrible Maria leur donna tout de même une couverture plus correcte et une dose de calmants au cas où. Elle leur sourit une dernière fois avant de remonter. Remus avait enfin atterri et avait du mal à se rappeler sa journée, à part certains détails qui le firent rougir. Sirius lui sourit avec malice, l'attrapant par la taille pour le coller contre lui. Plus que deux jours... se dit-il.

À suivre

Alors ? Ça vous a plu ?

Et laissez-moi un fu*king commentaire ou je vous découpe en morceau avant de me servir de vos doigts pour me curer le nez ! (mais non, je blague, je me gratterai plutôt les fesses avec ^^)