Disclaimer : Tous les personnages de Vampire Diaries et son univers appartiennent à L.J Smith et aux créateurs de la série !


Cinq juillet 1699 !

Dans leur ranch familial, Carlos et Joanna prenaient le petit-déjeuner en compagnie de Gregorio, qui était revenu de Séville la veille après avoir rendu visite à la famille dans laquelle il allait vivre afin de devenir l'instituteur des deux garçons de ces brave gens. Leur plus jeune fille, qui n'était âgée que de cinq ans, serait prise en charge par Monica, si les parents de cette dernière étaient d'accord.

« Qu'est-ce que c'est ? » finit par dire Gregorio.

« Quoi donc ? » demanda Joanna.

« J'entends, comme un bruit de course ! » répondit-il.

Pour vérifier les dires de son meilleur ami, Carlos se leva et regarda par la fenêtre de la cuisine, quand il vit sa belle-sœur sur Amir.

« C'est Monica, et elle est sur Amir ! » informa Carlos avant d'ouvrir la porte.

Monica, elle, mit un pied à terre sans plus attendre, et lorsque la porte du ranch s'ouvrit sur Carlos, elle lui tendit les rennes du cheval, qu'il prit.

« Que t'arrive-t-il ? Et où est Ava ? » lui demanda-t-il avant de l'embrasser sur la joue.

« Joanna est là ? » voulut-elle savoir.

« Oui, et Gregorio est ici également ! » répondit Carlos.

« Il est rentré ? » s'enthousiasma Monica.

Gregorio passa la porte, et Monica se hâta vers lui et se jeta dans ses bras, qu'il referma sur elle.

Gregorio Ramirez est un jeune homme de vingt-trois ans tout à fait charmant. Des cheveux d'un noir d'ébène, des yeux marron profond, de belles pommettes, un teint mat, une bouche fine et une stature d'athlète. Tout comme son meilleur ami, il avait grandit avec un amour passionné pour les bêtes, et entretenait son corps et son esprit. Très intelligent, il avait mené ses études à bien et son ambition de devenir instituteur allait se concrétiser. Lorsqu'il avait vu Monica pendant le mariage de son ami et Joanna, il avait été frappé par sa fragilité et par sa douceur. Ils avaient apprit à faire plus ample connaissance, et il avait finit par en tomber éperdument amoureux. Aujourd'hui, il ne se voyait pas vivre sans elle.

« Je suis si content de te revoir ! » lui dit-il en la serrant dans ses bras.

« Ne me laisse plus jamais seule ! » le supplia-t-elle.

« Monica ? »

Elle se détacha de son amant pour regarder sa sœur. Lorsque Joanna vit les yeux rouges de sa sœur, malgré que cette dernière ait tout fait pour masquer sa tristesse, la plus âgée des Costello porta instinctivement une main à son ventre.

« Il faut qu'on parle ! » dit Monica à sa sœur.

Cinq minutes plus tard, après que Carlos ait emmené Amir dans un enclos vide depuis la veille, avec de la paille et du foin, les quatre jeunes personne se retrouvèrent autour de la table de la cuisine pour écouter le récit de Monica. Elle était toute tremblante après son discours, et Gregorio la serra contre lui pour l'apaiser.

« Tu dis qu'elle est partie ? » dit Joanna.

« Il n'y a aucun doute, et, elle a demandé à Martha de me remettre ça ! » répondit Monica.

Elle sortit de son corsage la lettre écrite par Ava.

« Que dit-elle ? » voulut savoir Joanna.

« Je l'ignore, elle veut qu'on la lise toutes les deux ! » avoua Monica.

« Donnes-la moi ! » la pressa Joanna.

S'emparant de la lettre, elle la décacheta mais lorsqu'elle vit l'écriture de sa plus jeune sœur, une peine infinie s'empara d'elle. Après quelques secondes, elle finit par tendre la lettre à son mari :

« Je n'ai pas la force de la lire ! »

Carlos prit la lettre et commença la lecture, bien qu'au fur et à mesure des lignes, sa voix se faisait de plus en plus serrée :

Mes chères sœurs,

Si vous lisez cette lettre, cela signifie que je serai déjà loin. Ne m'en veuillez pas de ne pas vous faire mes adieux en personne, mais après la façon dont je viens d'être traité par nos parents, cela ne m'a laissé d'autre choix que de fuir. Je n'ai pas besoin de vous dire où je me rends, vous le savez très bien, et vous savez que je n'aurais su être heureuse autrement. Je me suis toujours sentie différente, comme si ma place était ailleurs, et c'est le cas. Je pars pour commencer une nouvelle vie, une vie sans barrières, et sans réelles contraintes.

Vous m'avez toutes les deux soutenus depuis toujours, vous m'avez encouragés à suivre ce que me dictait mon cœur, et non ma tête, et c'est pour cette raison que je pars, car c'est ce que me dit mon cœur, que je serai heureuse avec lui. Il prendra soin de moi, n'ayez crainte.

Joanna, tu as toujours su faire preuve de loyauté et de bonté envers moi, tu comprenais mon besoin de liberté plus que quiconque, et pour cela, je t'en serai à jamais reconnaissante. Je chérirai ces moments passés ensemble à chaque minute de ma vie. Protège ton enfant aimes-le comme tu sais si bien le faire, ne laisse personne, et encore moins nos parents, te dire quoi faire, de toute façon, toi non plus, tu n'as jamais tenue compte de leur opinion. Ton mariage avec Carlos en est la preuve. Je sais qu'il sera bon avec toi, comme il l'est depuis votre rencontre. Demande-lui de prendre soin d'Amir, et de ne le vendre à personne. Ce cheval a besoin d'un endroit sûr, et de quelqu'un pour s'occuper de lui, une chose que je ne peux plus faire à présent.

Monica, tu as pris des risques pour mois plusieurs fois depuis quelques semaines, et je ne t'ai jamais vraiment remercié. Tu ne devrais pas payer pour mes actes, et je trouve injuste que tu sois privée du bonheur que pourrait t'offrir Gregorio, et qui je suis sûr, te rendra grandement heureuse, mais je vais te dire une chose que m'a toujours dit Joanna : Tu es maître de ton propre destin, personne n'a le droit de te dire quoi faire. Exauce mon vœux, épouse Gregorio si c'est ce que tu désires au plus profond de ton être, pars avec lui à Séville et accepte la proposition qu'il t'a faite, c'est-à-dire de devenir l'institutrice de cette petite fille qui, j'en suis certaine, à besoin de toi. Tu es forte, tu peux tout surmonter, et tu peux te créer la vie dont tu as toujours rêvé.

Prenez le reste de mes affaires que je n'ai pu emporter, partagez-les vous.

Dites à Angelica, que malgré qu'elle se soit mise du côté de nos parents, dites-lui que je ne lui en veux pas, et que je lui souhaite tout le bonheur qu'elle mérite, Cristian est quelqu'un de bien. Faites-lui lire cette lettre, afin qu'elle comprenne à quel point je l'aime aussi, et à quel point elle me manquera. Dites-lui de se souvenir de la promesse que nous nous étions fait toutes les trois lorsque j'avais sept ans, et elle comprendra.

Dites à Thomas que je n'ai rien contre lui et que je ne souhaitais pas le blesser, qu'il est charmant et gentil, et qu'il trouvera un jour la compagne idéale. Il m'oubliera vite, car l'amour qu'il ressent pour moi n'est qu'une illusion, un espoir créait par nos familles qui ne pensaient qu'à une seule chose, mais pas la plus importante. Ils doivent avant tout penser au bonheur de leurs enfants, c'est ce qui compte.

Enfin, dites aux parents que je leur pardonne. Le pardon est la meilleure solution, et je ne tiens à pas à haïr mes parents pour le restant de mes jours.

Mes sœurs, c'est sur ces derniers mots que je vous quitte, et je vous en supplie, ne cherchez pas à prendre contact avec moi, même si cela vous en coûte, et il m'est aussi pénible de couper tout lien avec vous, mais c'est nécessaire.

Adieux mes chères sœurs, je vous aime tant, et jamais je ne vous oublierais.

Ava

Carlos reposa la lettre, la gorge nouée. Monica éclata en sanglot dans les bras de Gregorio, et Joanna, elle, resta de marbre. Au fond, elle avait toujours su que sa sœur partirait, et cette certitude s'est révélée exact le jour où Ava avait croisé le regard de Klaus. Joanna n'était pas furieuse contre Ava, non, elle était en colère contre ses parents qui, à cause de leur aveuglement et de leur besoin de tout contrôler, ont finit par faire fuir l'une des leur.

« Carlos, prépare la voiture, il est grand temps que je rende visite à mes parents pour leur dire réellement ce que je pense ! » finit-elle par dire avant de se lever.

Une heure plus tard, Joanna, Carlos, Monica et Gregorio mirent le pied dans le grand salon, et Joanna cru qu'elle allait exploser en découvrant que les Valgas étaient présents. Cristian aussi était là, mais Joanna se souvint que lui et Angelica devaient se retrouver pour planifier les derniers préparatifs de leur mariage à venir.

« Que fait-il ici ? » aboya Karina en apercevant Gregorio.

« Maman, par pitié ne commencez pas ou je vous jure que je ne répondrais pas de mes actes ! » la menaça Joanna.

« Sais-tu où est ta sœur ? » lui demanda son père.

« Oui père, je le sais, mais je ne vous le dirais pas. Ava s'est enfuie, et elle a eu raison de partir. » répondit Joanna.

« Ceci est inconcevable, on va la retrouver et lui faire entendre raison une bonne fois pour toute ! » tempêta Karina.

« Je ne crois pas non ! » répliqua Joanna.

« Je te demande pardon ? » fit Karina.

« Votre, manie de vouloir contrôler la vie de vos enfants est tout bonnement pathétique. Vous croyiez qu'en imposant un mari à Ava, vous finiriez par avoir ce que vous voulez ? Couvrir le déshonneur de votre aînée parce qu'elle s'est mariée avec un homme d'une classe moyenne ? Vous êtes vous demandés ne serai-ce qu'un moment, si nous étions heureux ? Car la réponse est oui, je suis heureuse avec Carlos, et la vie que nous menons nous convient très bien ! » exposa Joanna.

« Maintenant je comprends mieux pourquoi ta sœur s'est tant rebellée, tu lui as donné le mauvais exemple ! » railla Karina.

« Je n'ai rien à voir avec la fugue d'Ava, bien que je savais qu'elle partirait, parce qu'elle m'en avait parlé ! » dit Joanna.

« Comment ? » s'outra George. « Elle avait planifié de partir ? »

« Oui, mais à cause de vous je n'ai même pas pu lui dire au revoir, tout ce que j'ai d'elle c'est une lettre ! » hurla Joanna.

« Ma chérie calme-toi ! » lui suggéra Carlos en la prenant dans ses bras.

« Ne nous mets pas tout sur le dos, ta sœur n'est qu'une gamine, elle ne peut vivre seule loin de nous ! » lui dit Karina.

« Mais elle n'est pas seule ! » intervint Monica.

« Ah oui ? Et avec qui est-elle partit ? » voulut savoir Karina.

« Parce que tu crois qu'on va te dire son nom ? » dit Joanna.

Elle sortit la lettre de son jupon, et la tendit à Angelica.

« Toi, et toi seule lira cette lettre, tout de suite ! » lui dit-elle.

Angelica prit la lettre et entreprit de la lire, en toute confidentialité comme l'avait exigée son aînée. Ses mains commençaient à trembler, les larmes coulaient sur son visage, et des sanglots hystériques s'échappèrent de sa gorge.

« Ava…pardonne-moi…pardonne-moi… » pleura-t-elle en tenant la lettre fermement entre ses mains.

Elle était sur le point de tomber à genoux, mais son fiancé l'en empêcha et la serra contre lui. S'en était trop pour Karina. Elle arracha la lettre de la main de sa fille et la lu. Angelica s'était détachée de son fiancé pour se jeter dans les bras de ses deux sœurs. Monica se mit à pleurer également, mais pas Joanna, elle était trop en colère. George prit la lettre des mains de sa femme, et lorsqu'il arriva à la fin, il regarda ses filles.

« De quoi parle-t-elle ? Quelle est cette promesse ? » voulut-il savoir.

Flash-back :

Quatorze juin 1689.

Il était presque minuit lorsque Joanna, dix-sept ans, Angelica, quatorze ans, Monica, neuf ans, et Ava qui venait de fêter ses sept ans, se retrouvèrent toutes les quatre dans la chambre de Joanna, simplement éclairée par une bougie qui était placée au centre du cercle qu'elles avaient crées.

« Sœur pour la vie, quoi qu'il arrive, et on ne laissera personne se mettre entre nous, ni nous séparer, on sera toujours là les unes pour les autres ! » dit Joanna.

Elle tendit au devant d'elle, son index qui faisait perler son sang. Après s'être toutes les trois piqués avec une aiguille à coudre propre, Angelica, Monica et Ava joignirent leurs index contre celui de Joanna, et ensemble, elles venaient de sceller une promesse par le sang.

Fin du flash-back !

« C'est ridicule ! » persifla Karina.

« Maman, comment pouvez-vous manquer de cœur à ce point ? A cause de vos décisions, votre plus jeune fille s'est enfuie. Jamais elle ne reviendra, et ça, jamais je ne vous le pardonnerais ! » lui dit Joanna.

Elle récupéra la lettre des mains de son père et la rangea, avant de s'adresser à Thomas :

« Je suis désolé, et Ava me fait dire par sa lettre qu'elle ne vous déteste pas, elle reconnaît vos qualités, mais ce n'est pas un mariage arrangé qui vous aurait rendu heureux pour autant. Vous savez très bien au fond de vous que ce que vous ressentez pour elle est illusoire, et elle espère que vous trouverez celle qui est faite pour vous, et qui saura vous rendre heureux ! »

Elle se retourna ensuite vers Cristian, qui paraissait redouter le pire sur ce que pouvait avoir dit Ava à son sujet.

« N'ayez crainte, Ava vous appréciait, et elle sait que vous prendrez grand soin d'Angelica. Vous êtes quelqu'un bien, ne la décevez pas ! » la rassura Joanna.

Joanna finit par accepter l'étreinte d'Angelica. Celle-ci sécha ses larmes et alla prendre son fiancé par les mains pour lui dire :

« Je pense que nous pouvons attendre encore un peu, je souhaite toujours vous épouser, mais je me dois de me faire pardonner envers mes sœurs, j'ai manqué de bon sens ! »

« Je comprends tout à fait, et ne vous en faites pas, j'attendrais le temps qu'il faudra, soyez-en sûr ! » affirma Cristian en portant les mains de sa douce à ses lèvres.

Ils se sourirent.

Du côté du jeune Thomas, bien qu'il soit triste, il finit par comprendre qu'il n'aurait pas pu faire le bonheur d'Ava, puisqu'elle n'était pas amoureuse de lui.

« Et bien, nous voilà avancé, avec toutes les dispositions que nous avions prises pour les fiançailles ! » se désola Stella Valgas.

« Mère, ce n'est pas la peine de vous mettre dans cet état. Je me rends compte à présent, que nous n'étions pas faits pour être ensemble ! » dit Thomas.

« Fils ! » s'écria son père.

« Non, s'il vous plaît, laissez, et dès aujourd'hui, je ferais mes propres choix, je choisirais moi-même qui j'épouserai, sans votre intervention ! » dit Thomas.

Il quitta le salon et la demeure après s'être incliné, et il fut bientôt suivit par ses parents qui ne surent quoi faire.

Enfin seuls, les parents et les enfants se faisaient face. Gregorio, Carlos et Cristian s'étaient retirés dans une autre pièce pour ne pas être en plein milieu d'un conflit familial.

« Qu'est-ce que j'ai bien pu faire comme erreur pour que mes filles soient aussi égoïste ? » se lamenta Karina sur son fauteuil en daim.

« Est-ce de l'égoïsme que de vouloir être heureuse ? Vous a-t-on obligé à vous marier avec père ? » lui demanda Joanna.

« Je l'ai épousé parce que je savais ce qui était bien pour moi et pour mon avenir, et l'amour vient après ! » répondit Karina.

« Non maman, Joanna a raison, on ne peut être heureuse sans amour. Je n'aurais pu accepter la demande en mariage de Cristian si je n'avais pas été sûre de mes sentiments envers lui, et des siens à mon encontre ! » dit Angelica. « Je regrette seulement que cela m'ait coûté une sœur ! »

Monica lui prit la main pour la consoler.

« Je maintiens ce que j'ai dis, Ava reviendra et elle fera ce qui est juste pour elle, et Monica aussi le fera ! » persista Karina.

« Ava ne reviendra pas maman, et je n'épouserai aucun autre homme que Gregorio. Je quitterais Madrid avec lui et je mènerai ma propre vie ! » dit Monica.

« Maman, vous avez déjà perdu une fille, alors n'aggravez pas votre cas sinon vous risquez de toutes les perdre ! » lui dit Joanna.

Tard dans la nuit, Angelica ne pouvait trouver le sommeil. Pendant toutes ces années où elle avait changée sous le joug de sa mère, à devenir une femme du monde et à attirer la convoitise des hommes les plus riches et les plus courtois, elle en avait oublié ses principes. Oublier le serment de sang fait avec ses sœurs dix ans plus tôt l'anéantissait. Comment avait-elle pu être aussi stupide, aussi aveugle ? Elle ne se le pardonnerait jamais. Se levant, elle quitta sa chambre pour rejoindre Monica, qui ne dormait pas non plus. Angelica rejoignit sa petite sœur sous la couverture et elles se firent face, allongées sur le côté.

« Tu me pardonneras un jour ? » lui demanda Angelica.

« Tout est déjà pardonné ! » lui répondit Monica.

« Elle est parti avec lui, n'est-ce pas ? » questionna Angelica.

Monica ne disait rien, elle avait promit à Ava de ne jamais avouer ce secret.

« Tu n'as pas besoin de le dire, j'ai compris. Une promesse est une promesse. » dit Angelica. « Je crois que j'ai toujours su, au fond de moi-même, qu'il se passait quelque chose entre eux, c'était évidement. La façon dont ils ont dansés lors de son anniversaire, les regards complices. J'aurais dû parler avec elle ! »

« Tu n'as pas à t'en vouloir ! » lui assura Monica.

« C'est trop tard, mais je sais au moins qu'elle sera bien avec lui, enfin, je l'espère ! » soupira Angelica.

« J'ai bien l'intention d'épouser Gregorio ! » dit Monica.

Un sourire se dessina sur le visage d'Angelica.

« Quoi ? » fit Monica.

« Rien, je suis contente pour toi. » dit Angelica. « J'ai bien vu la façon dont il te regardait, il t'aime sincèrement ! »

« Et je l'aime aussi ! » dit Monica.

Elles finirent par s'endormir l'une contre l'autre, retrouvant ainsi leur complicité fraternelle.

Allongée dans son lit, la tête sur les genoux de son mari, Joanna pleurait depuis une dizaine de minutes maintenant. Elle avait perdue une sœur qu'elle ne reverrait jamais, et jamais elle ne pourrait pardonner à ses parents pour tout le mal qu'ils lui avaient fait. Elle se consola en se disant que Klaus veillerait sur Ava, et qu'il la traiterait avec le respect qu'elle mérite, qu'elle recevrait tout l'amour qui lui est dû !