Excellente nouvelle les loulous, et surtout pour toi Zorkan ! Le Requiem du Nippon continue -enfin-!
En espérant que ça vous plaira.
Bonne lecture ! ^^
Une noble raison ?
-Retour environ six-cent ans dans le passé...-
Nord de Ryoshima, petite maison isolée et cerisiers en fleurs, eau pure, brise agréable.
Une femme donne le biberon à sa jeune fille, jeune fille ayant la particularité d'être née avec des cheveux d'argent. L'enfant arborait de magnifiques yeux noirs d'ébène et un sourire qui pourrait faire fondre même le cœur d'un Yokai. Baptisée Aiya (dans une ancienne langue, cela signifiait «bénie par les Kamis») et élevée par une mère et un père aimants : Maria et Shori Ubimaru, l'enfant ne pourrait que bien se porter.
Alors que Maria contemplait sa fille, quelqu'un la serra dans ses bras depuis son dos.
« - Comment vas-tu ? On m'a dit que la couche avait été particulièrement difficile... S'enquit son mari.
-Shori. Oh mon époux, je vais bien. Il est vrai que ça n'a pas été simple, mais regarde la délicieuse enfant que le Ciel nous a donné. Dit-elle avec une voix si douce.
-En effet... elle est... magnifique. Elle a tes yeux, et donc ton regard. Puisse-t-elle être la plus douce, gentille et forte possible. S'exprima-t-il, un grand sourire aux lèvres. »
Assis près de cette marre, les amants contemplèrent l'azur. Le temps semblait s'arrêter.
Les années passèrent...
Les deux parents étaient fières d'avoir donné naissance à une si douce et attentionnée enfant, aidant tous ceux qu'elle pouvait, à l'écoute des murmures de la Nature et des animaux. Tout cela semblait irréel...
Cependant, plus le temps passait, plus Shori remarquait des marques rouges se dessiner sur le corps de sa fille : sous ses yeux, sur ses joues, même dans ses cheveux d'un blanc immaculé. Malgré les interventions de nombreux docteurs, chamans et scientifiques, rien ne changeait et aucun n'avait trouvé d'où venaient ces étranges marques. Heureusement, l'enfant semblait en pleine santé : elle courait, mangeait, dormait, riait comme tout enfant normalement constitué. Pourtant, pour une raison qu'il ignorait, ces stigmates alarmaient Shori au plus haut point. Il avait un mauvais, très mauvais pressentiment.
Cependant, cela ne semblait pas inquiéter Maria, elle disait que sa fille était un don des Dieux et qu'elle n'avait rien d'anormal. Elle faisait même des remarques désobligeantes à son mari quand celui-ci faisait des recherches pour tenter de guérir sa fille. Décidément, quelque chose n'allait pas. Shori le sentait, il en était persuadé, il y avait quelque chose d'étrange et il comptait bien découvrir de quoi il s'agissait. Il se mit à lire d'anciens livres, allant même jusqu'à explorer d'antiques grottes, s'absentant pendant plusieurs mois parfois.
Le soir du retour d'une de ses escapades, Maria finit par lui dire ce qu'elle avait sur le cœur depuis six mois maintenant.
« - Shori... tu m'inquiète. Tu ne parles plus, tu ne joues plus avec Aiya, tu disparais pendant des mois... je ne te reconnais plus... Sanglota-t-elle.
-M-Maria... ne pleure pas... si je fais ça, c'est pour notre fille. Aiya est atteinte d'une maladie, j'en suis sûr, et je tiens à la guérir avant que le mal ne gagne trop de terrain. Murmura-t-il.
-Tu ne comprends pas qu'elle n'est atteinte de rien ?! Aiya est on ne peut plus normale, elle est pleine de vie... elle-
-Parle avec les animaux et les plantes. Elle a dix ans maintenant. Nous n'avons cessé de lui répéter que les animaux et les plantes ne parlaient pas. Mais elle continue à dire qu'elle les entend. La coupa-t-il.
-C'est impossible... c'est une enfant. Il est tout à fait normal qu'elle ait des amis imaginaires.
-Des amis imaginaires ? Ouvre les yeux Maria ! Ils n'ont rien d'imaginaires à ses yeux ! Ils sont réels pour elle ! Ces voix sont réelles... »
Maria, qui sanglotait jusque là, fondit en larmes et se réfugia dans l'étreinte puissante de son époux. Peut-être qu'avoir accepté d'avoir une enfant alors même qu'à l'époque il n'avait que vingt ans était une erreur... il ne savait même pas gérer sa propre femme en pleurs. Dans un élan de tendresse, il serra Marie encore plus fort, pour lui signaler que, quoiqu'il arriverait, il serait toujours avec sa famille.
Shori ne s'y attendait pas, mais ce soir-là, quelqu'un vint frapper à leur porte. Quelqu'un qui changerait leur vie. Ou plutôt, sa vie.
« -Qui cela peut-il être ? Demanda Maria, inquiète.
-Des brigands ? Non ça m'étonnerait... Dit-il en s'approchant de la porte. »
La planche de bois épaisse s'ouvrit sur trois être étranges, encapuchonnés et empreints d'une aura qui inspirait le plus profond respect. Des cheveux d'argent dépassaient de l'accoutrement du personnage central -sans doute le plus important des trois-. La créature du milieu commença la conversation :
« -Salutations, Mortels. Je suis Argent, l'un des êtres fondateurs de cet Univers. Ne posez pas de questions, les réponses seraient bien trop compliquées pour vos esprits si limités. Il marqua une pose afin de voir s'il avait captée toute l'attention des «Mortels». Constatant que oui, il continua son monologue : N'ayez crainte, nous ne sommes pas venus pour vous. Mais il semblerait que vous possédiez quelque chose qui nous appartient. Voyant que Maria et Shori ne voyaient absolument pas de quoi il parlait, il précisa : Il s'avère qu'un être divin s'est perdu et incarné dans le corps d'un enfant mortel, et nous sommes simplement venu le, ou plutôt, la chercher. Avance, jeune déesse. »
Les regards de Shori et Maria se posèrent soudainement derrière eux. Aiya se tenait là, debout. Mais ses yeux semblaient vides, comme si elle était en transe. Elle semblait comme guidée par la voix de ce Argent, elle avança donc vers lui, incapable de faire le contraire.
« -Voyez-vous, Mortel, un vieil ennemi a brisé mon corps il y a longtemps, cependant, afin de maintenir l'équilibre de l'Univers, je me devais de rester en vie. Je me suis donc crée un corps artificiel et ai décidé de vivre plus longtemps, malgré la souffrance. Ceci n'est donc qu'une maigre récompense. Dit-il en désignant Aiya. »
Il le savait ! Shori en était sûr que ces marques écarlates n'étaient pas normales ! Elles avaient menés cet ancien Kami à eux ! L'homme voulait bouger. Aller aider sa chère enfant, mais il était comme paralyser devant l'aura écrasante de l'être divin. Il n'avait pas peur. Non. C'était du respect. Son corps témoignait tout son respect à Argent, sans son autorisation.
Ce respect ne semblait pas avoir eu d'effet sur Maria, qui s'élança, katana à la main, vers l'être aux cheveux d'argent.
« -Tu ne me prendras pas ma fille ! Monstre ! Hurla-t-elle, presque folle. Malgré la force de la folie, elle fut aisément repoussée par la créature divine.
-Les êtres ordinaires ne peuvent me toucher, humaine, même sous cette si faible forme. Garde-toi donc de m'attaquer, à moins que ce ne soit la mort que tu désires rencontrer. »
Shori était impuissant, bloqué, déchiré par ce qu'il se passait. Il tenta pourtant de faire la seule chose dont il était en ce moment capable : parler à sa fille.
« -Aiya, regarde-moi. Tu me reconnais ? C'est moi, ton papa.
-...
-Aiya, tu ne m'as quand même pas déjà oublié ? D'ordinaire, les enfants n'oublient leurs parents que quand ils sont plus grands. Tenta-t-il de plaisanter.
-...
-Aiya... Je t'en pris...
-Cela est inutile, Mortel. Elle est en train d'oublier toute cette vie futile que vous lui avez donnée. Il faut qu'elle ne se concentre que sur sont entraînement au maniement des Techniques Célestes. Désormais, ses seuls parents seront les Kamis des Plaines Célestes. Vous ne faites plus partie de sa vie. Vous n'avez servis qu'à la garder en sécurité le temps que l'on vienne la chercher. Expliqua froidement la Divinité. »
Les mots d'Argent étaient violents, sans état d'âme, sans amour. Comment pourrait-il éduquer SA fille sans amour ?! Shori essaya, encore une fois, avec l'énergie du désespoir de se soustraire à la pression émise par l'aura de l'être divin. Il y parvint enfin pour asséner de son sabre, un coup dans l'œil droit d'Argent.
« -Impudent... Comment as-tu osé porter la main sur moi, ton Dieu !? L'aura pesante du Kami devint étouffante. Soit. Puisque c'est comme ça. Qu'il en soit ainsi. En plus de te prendre ta fille, et d'arracher la vie du corps de ta femme sous tes yeux pitoyables, je vais te maudire ! Félicitations, Mortel, ou plutôt devrais-je dire Immortel, car à présent voilà ce que tu es ! Sur ces paroles, il s'approcha du corps sonné de Maria et la prit par la gorge.
-N-Non ! Je t'en supplie ! Fais-moi tout ce que tu veux, mais ne lui fait pas de mal ! Elle n'a rien fait ! Tout est de ma faute ! Tu entends ? Ma faute ! S'exclama-t-il, désemparé.
-Oh. Elle n'a rien fait ? Comme c'est dommage... car au moment où nous parlons, elle est déjà en Enfer... hé hé hé...
-Non... C'est... impossible. Tu mens ! Démon de malheur ! Tout ceci n'est qu'un cauchemar orchestré par je ne sais quel démon !
-Libre à toi de penser cela, pour l'éternité qu'il te reste à vivre ! Sur ces paroles, Argent et ses subalternes disparurent dans une gerbe de flammes éclatantes, laissant seul le cadavre qu'était devenue la si douce Maria et le autrefois si fort Shori Ubimaru.
Les parole de l'assassin résonnèrent une dernière fois :
-Et souviens-toi que c'était pour une noble raison... héhéhéhé... »
-Retour au moment présent.-
Les blessures infligées par Okikurumi avaient l'air de faire leur effet et le puissant Empereur Ubimaru s'affaissa sur le sol, sanglotant.
« -Ais-je une bonne raison de haïr les Kamis ? Tu l'auras compris : oui ! Mais je dois avouer que tu es trop fort pour moi, Oina. Je vais donc me retirer et vous laisser en paix... pour l'instant. Mais souviens-toi Amaterasu. JAMAIS je ne vous pardonnerait ! Cette dernière phrase prononcée, Ubimaru disparut comme il était apparut, via le Portail d'Orochi. »
La Déesse, larmoyante, s'effondra, tremblante, submergée par le chagrin. Le rejet d'un père...
Que c'était touchant... n'est-ce pas ? L'histoire d'un père avide de vengeance pour sa famille perdue alors même que sa fille était juste en face de lui. Il aurait pu lui parler. Vivre heureux avec elle. Mais non. Trop de haine et trop d'ego. Tel est le propre de l'Homme. Encore un peu... il est bientôt l'heure... Hé hé hé...
Ouf ! Voilà ! Très chère Zorkan, j'espère fortement que ce chapitre t'aura plus. Et aux autres lecteurs (lectrices) aussi. Désolée pour ma longue absence sur cette fic. Le truc c'est que je n'avais plus trop le temps, ni l'inspiration. Mais bizarrement, ce soir, j'ai décidé de relire tout ce que j'avais écrit sur Le Requiem du Nippon et je me suis rendue compte que ça me manquait. Bien évidement, Zorkan, il y aura du Ama X Oki, mais un peu plus tard, là, je n'ai pas pu le développer, car j'ai dû écrire une étape charnière de l'histoire : le passé d'Aiya. Je rappel que j'écris totalement au hasard depuis le début, il n'y a pas de script, malgré ça, j'essaie de ne pas créer trop d'incohérences. Prévenez-moi si vous en voyez. Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à demander pas review ou par MP.
Aller, à plus tard mes loulous, j'espère que vous aurez apprécié.
Review ?
