Avant de commencer ce chapitre, désolée pour ce long retard, mon chapitre était tout prêt depuis longtemps mais j'ai eut de gros problèmes de connexion internet. Bref, maintenant que c'est réglé, les chapitre seront postés comme avant les vendredi.
Et un grand merci a Cissyaliza, Jay, BONES-NCIS et CptJackHarkness pour leurs reviews : )
- Alors, comment ça se passe avec Larry ?
Installées toutes les deux à la terrasse d'un restaurant pour leur pose déjeuné, Liz et Megan profitait gaiement de ce petit instant de répit pour passer un moment tranquille, loin de tous les mecs de l'équipe. Et, comme chaque fois qu'elles étaient réunies, l'habituel sujet de discussion qui revenait à coup sûr été lancé. Avec un éternel sourire, la profiler posa son verre avant de répondre.
- Et bien, on s'appelle environ trois fois par semaine, pour discuter de tout et de rien. Il me tient au courant des derniers exploits de Charlie, même si j'avoue ne pas toujours comprendre ses histoires d'équations et d'algorithmes. Mais dans l'ensemble, ça se passe plutôt bien…
- Il te manque hein ?
Inconsciemment, Megan baissa le regard. Liz avait perçut le détail qui la dérangeait le plus depuis qu'elle avait déménagé sur la Côte Est. De toutes les relations qu'elle avait eut dans sa vie, Larry était la plus insolite, la plus particulière et la meilleur expérience qu'elle n'avait jamais entretenu. Il était le seul à deviner ses pensées, à la comprendre et la conseiller aussi bien. Et chaque jour, elle ne pouvait s'empêcher de penser à lui, à la façon dont leur relation aurait pu évoluer si elle était restée à Los Angeles. Oui, Larry lui manquait terriblement. Durant de nombreux mois, il lui avait apporter une stabilité, une aide et un autre point de vu sur sa propre existence, si bien qu'a présent, elle se sentait un peu perdue. Hochant la tête, la profiler n'eut pas besoin de paroles pour répondre à Liz, qui posa amicalement une main sur son épaule.
- Chaque fois qu'il vient au Bureau, on entend parler de toi. Tu sais, j'ai vraiment l'impression qu'il tient énormément à votre relation, peu importe le nombre de miles qui vous séparent ! Quand est ce que tu vas passer le voir ?
- Je passerais dès que j'aurais cinq minutes. Mais pour l'instant, j'ai dit à Don que l'aiderais avec cette affaire. On ne peut pas laisser ces tueurs continuer à abattre tous les agents du gouvernement de Los Angeles…
Le terrible souvenir de la jeune veuve éplorée de la veille revient à la mémoire de Liz. Megan avait raison, se distraire avec des activités frivoles et plaisantes ne serrait qu'une perte de temps inutile. Ces hommes était violents, dangereux et ne reculaient visiblement devant aucun obstacle, ne laissant pas la moindre chance à leurs victimes. Cependant, un petit détail l'interpellait et elle ne tarda pas à en faire part à Megan.
- Tu sais, il y a un truc que je ne comprends pas. Charlie nous a affirmé qu'il était impossible pour un tueur agissant seul de faire autant de victimes sans laisser la moindre trace. Je suis sûre qu'il a raison, mais dans ce cas là, pourquoi est ce qu'on n'a vu qu'une seule personne s'enfuir de chez Browder. Ce n'est pas logique ! Pourquoi était-il seul ?
L'air songeur, Megan réfléchit quelques secondes avant de répondre d'une voix lasse.
- Je n'en ai aucune idée mais tu pointes un élément qui n'a pas encore été exploité. J'imagine que vous n'avez retrouvé aucune trace dans la maison.
- Non, les seules empruntes qu'on ait trouvées appartenaient à la victime et à Gibson.
- Gibson ?
- Le remplaçant de David, il n'était pas de service ce matin.
- Aaah oui, c'est vrai. Don m'a parlé de lui. Mais comment ce fait-il que ses empruntes soit sur la scène de crime.
- il a tenté de réanimé Browder avant qu'il ne décède, c'est sans doute pour ça j'imagine.
Inconsciemment, Megan fronça les sourcils. Il y avait un petit détail dans cette histoire qui lui paraissait suspect, mais, tant qu'elle ne pouvait pas mettre le doigt dessus, il valait mieux ne rien dire…
- Il y a une autre chose que je ne comprends pas ! Pourquoi avoir prit l'arme de Colby ? Je veux dire, tu sais comme moi qu'il aurait pu le tuer, après tout, ça n'aurais pas été son premier meurtre … Mais pourquoi juste son arme ?
A nouveau, Megan prit un instant pour réfléchir. Elle avait été mise au courant des derniers événements par son amie, quelques heures auparavant, et depuis, elle ne pouvait s'empêcher de se poser exactement la même question. Malheureusement, elle n'avait aucune réponse à fournir, ayant tourné et retourné maintes fois toutes les hypothèses dans son esprit. Immobilisé et désarmé, Colby ne représentait aucune menace directe. Alors pourquoi ? Pourquoi s'être contenter de son arme alors qu'il aurait pu avoir tellement plus. La mort d'un agent du FBI aurait été une chose de plus a ajouter dans sa liste déjà si longue ! La NSA, la DEA, la LAPD, le NCIS, le SWAT et l'ATF … Chacune de ses agences avaient du organiser les funérailles de l'un des leurs. Chacune d'elle avait perdu un homme de manière insoutenable … Pourquoi le FBI était le seul à ne pas avoir été touché ? Cela n'avait aucun sens ! Elle soupira avant de répondre à Liz.
- Je ne comprends pas plus que toi… Je n'arrive pas à cerner les motivations de notre tueur… ou nos tueurs si Charlie à raison, ce que, malheureusement, je suis persuadée…
Quelques minutes plus tard, les deux amies décidèrent qu'il était plus que temps de retourner travailler et, après avoir régler l'adition, elles se dirigèrent vers le grand bâtiment fédéral situé à quelques mètres de là. Sans perdre de temps, elles rejoignirent le reste de l'équipe à l'étage. Don et Charlie, dans la salle de pause, buvaient un café en parlant, mais, à voir le regard suppliant que l'agent du FBI lança aux deux filles à la secondes où elles sortirent de l'ascenseur, il ne semblait pas vraiment se passionner pour les explications théoriques de son frère. De son côté, Gibson tapais un rapport, occupant le bureau de David. Quant à Colby, il était là où elles l'avaient laissé quatre heures plus tôt avant qu'elles ne partent discuter avec les supérieurs de Browder, c'est-à-dire, fixé devant son ordinateur, passant au crible tous les visages des fichiers existants, allant de celui des personnes disparues à ceux d'Interpol. Visiblement, il n'avait pas encore réussi à identifié leur tueur…
De bon cœur, Liz s'éloigna afin d'aller porter secours à son patron avant que celui-ci ne soit définitivement assommé par le calcul de probabilité des ventes de paquets de café par Charlie. Megan, de son côté, décida de faire plus ample connaissance avec le petit nouveau et s'approcha de lui.
- Bonjour, Megan Reeves.
- Enchanté, je m'appelle Matthiew Gibson… Mais vous pouvez m'appelez Matt.
- Très bien Matt. Alors, vous vous plaisez dans ce service ?
- Et bien, les premiers jours étaient plutôt … éprouvants… Mais je dois dire que maintenant ca va beaucoup mieux.
Souriant chaleureusement, la profiler ne put s'empêcher de faire ce qu'elle faisait de mieux, profiler le nouveau. Elle remarqua instantanément son malaise lorsqu'il évoqua ses premiers jours dans l'unité et la raison n'était pas bien difficile à deviner pour elle. A la vue de son costume, très probablement taillé sur mesure, d'une grande marque italienne l'intrigua. Pour avoir été agent du FBI pendant quelques années, elle savait que ce n'était pas avec un salaire d'agent fédéral que Gibson avait pu se payer un tel luxe. Sans doute venait-il d'une grande famille. Pourtant, de son apparence soignée, avec ses cheveux parfaitement coiffés, sa carrure d'athlète olympique et ses yeux hypnotisant, un détail l'interpella instantanément : les trois lettres tatouées sur sa nuque, qui contrastaient avec le reste. D'un naturel plutôt curieux, elle passa quelques secondes à se demander quelle signification pouvait bien avoir ce tatouage, avant de ranger ça dans un coin de son cerveau et de se reconcentrer sur sa discussion. Notant au passage le léger accent, qui pourrait facilement paraitre inaudible tant il été atténué, elle continua sa conversation.
- Alors ? Vous venez de quelle ville ? demanda t'elle, curieuse.
- D'un petit village dans la banlieue de Londres. J'ai servi quelques temps dans l'armée britannique avant d'entrer à Scotland Yard. Ma mère est de Salt Lake City. Il y a trois ans, elle a voulut passer ses derniers jours là bas, pour se rappeler sa jeunesse alors je suis partit avec elle. Mais quand elle est morte, je n'ai pas pu me résoudre à retourner en Angleterre et je suis resté ici, aux Etats Unis. J'ai suivit la formation à Quantico et me voilà. Et vous ? J'entends à votre accent que vous n'êtes pas de la Californie ?
- Non effectivement, je viens de New York. Alors, vous vous plaisez à Los Angeles ?
- Pas vraiment, j'ai déménager il y a deux semaines à Pasadena et pour le moment, je n'ai le droit qu'a des remplacements.
Sentant une pointe d'amertume dans sa voix à l'évocation de son emploi, Megan fut surprise s'entendre Colby, a côté d'eux, marmonner inaudiblement. Celui-ci semblait visiblement pressé que le contrat de Gibson arrive à expiration. Mais après tout, elle ne pouvait pas lui en vouloir, comprenant mieux que personne la relation qui unissait Colby et David. Elle espérait seulement que celui-ci ne se montrait pas trop dur avec le petit nouveau, qui, de première vue, lui semblait être a peu près normal. Alors qu'elle s'apprêtait à le rassurer en lui disant qu'un jour, il ferait vraiment partit d'une équipe, Don sortit en trombe de la salle de pause et accouru vers eux, Liz et Charlie sur ses talons.
- Les hommes de Walker on trouver un le cadavre d'un homme à quelques mètres de chez Browder. Colby, Liz, avec moi. Megan, tu restes ici avec Gibson, cherchez un truc pour occuper les medias avant qu'ils ne se jettent sur cette affaire.
To Be Continued …
