Me revoilà, déjà...

Bon, ce chapitre ne me plaît pas vraiment, il ne se passe pas grand chose mais c'est ce genre de chapitre qui inroduit un prochain chapitre qui bouge un peu plus...

Le début, je le trouve assez farfelu mais, c'est vous qui jugez après tout...

Bonne lecture et merci encore de rewiever...

On m'a comparée à Fred & George, et bien que ça me touche et me flatte, j'ai un peu de mal à y croire, tellement leur fic est géniale...( je m'arrête à cet adjectif sinon, je risque de m'étendre pendant des heures...je pense que vous comprenez...^^). Au passage, pour ceux qui ne connaissent pas leur fic ( ça existe encore des gens qui ne connaissent pas "Parfois" ?^^, enfin, moi je la connais depuis Mars seulement, alors, c'est que ça doit être possible) allez lire, c'est absolument fantastique...Si vous aimez ma fic, vous idolatrerais la leur ! C'est promis !

Bye !


Chapitre XI :

La belle et la bête

Si l'on avait demandé à Lisaëlle de donner une description imagée d'elle, elle aurait répondu que son cœur était comme une maison entourée de glace et que lorsqu'on avait réussi à creuser assez pour parvenir à la porte, il fallait encore parvenir à ouvrir la porte. Mais si vous aviez la chance (où la malchance, question de point de vue) d'ouvrir cette porte, vous deviez alors vous confronter à une partie d'elle-même qu'elle détestait. La Folle-méchante-et-cynique. Si vous arriviez à faire reculer cette partie là jusqu'au fond du jardin, loin, très loin de la maison et que vous parveniez à la surpasser, alors, vous auriez face à vous la vraie Lisaëlle. Celle qui était recroquevillée, les yeux rouges d'avoir trop pleuré, n'attendant qu'une seule chose, une main l'aidant à se relever, pour traverser le jardin, sortir de la maison, passer la barrière de glace et ainsi laisser le passé loin derrière. Lisaëlle avait en elle au moins deux voix. Celle qui était romantique et belle, mais niaise.

« ..Niaise. »

Et celle qui était folle et méchante mais réaliste. « Merci ». Elle avait en elle, la belle et la bête. Elle savait que quelque part, les deux petites voix avaient chacune raison. Et c'est pour cette principale raison qu'elle voyait mal comment changer. Elle n'allait tout de même pas à se mettre à lancer des regards langoureux à Lupin en battant des cils. Et puis d'ailleurs, elle l'avait déjà dit, il était la lune, elle n'était qu'une pauvre petite humaine avec des échasses. « Quand même pas, vaut mieux dire qu'on est une toute petite étoile super loin…c'est plus romantique…Et plus joli comme vision des choses ». « Pathétique…tu comptes envoyer un troll lui chanter des ballades de Baghera La Hardie, tant que tu y es ? ». Yirk…Baghera la Hardi, c'était quand même un peu trop osé comme texte… « Non, mais attends, là, j'étais ironique !!! Non tu ne vas vraiment pas faire un truc aussi stupide ??! Par Merlin, j'veux bien qu'on dise de moi que je suis folle, méchante et cynique mais stupide, ridicule et, et…et…amoureuse de Lupin, ça jamais ! ».« Laisse tomber, t'a perdu… ». Naon, égalité… « Mais… » « Dans les dents ! » C'était dans cet état d'esprit, perdue dans ses pensées qu'elle avait rejoint le cours de Métamorphoses, un bon quart d'heure en avance. Totalement dans le brouillard, elle n'avait pas remarqué que tous les élèves de Gryffondor affichaient une mine renfrognée et qu'un parchemin avait été placardé sur la porte de la salle. S'approchant doucement, Rémus s'étonna de la voir là. Il était certain qu'elle se désisterait.

- Tiens, tu es là…dit-il seulement, la faisant sortir de ses songes.

- Pourquoi je ne serais pas là ? s'enquit-elle en rosissant légèrement. Dur, dur de prendre conscience qu'elle devait absolument changer de comportement avec Lupin.

- Tu ne sais pas pour McGonagall ? s'exclama Sirius. On ne parlait que de ça, à table, ce matin…

- Euh…quoi donc ? s'enquit-elle. Elle était dans la coltard depuis le matin et n'avait pas spécialement d'attrait pour les ragots, de si bon matin.

- Voldemort a encore frappé…Un village sorcier dans le Nord de l'Ecosse, la sœur de McGonagall y vit. Elle a été rapatriée à Ste-Mangouste, dans un état critique.

- Oh…alors il n'y a pas cours… souffla-t-elle en se baissant pour ramasser son sac, prête à repartir.

- Si…Ce Johnson, il est prof de Métamorphoses à Beauxbâtons, il la remplace…

Lisaëlle ne parvint à rester de marbre et fixa Sirius comme s'il venait de proférer l'ânerie du siècle. Johnson. Remplaçait. McGonagall. Mais si McGonagall n'était plus là, alors qui allait empêcher Miranda de…

- Entrez ! appela la voix de Johnson. Lisaëlle sentit la sueur couler le long de sa joue. Sirius, James, Peter et Lily entrèrent, laissant Rémus seul avec la jeune fille qui lui lança une drôle de phrase :

- T'en fais pas, on va t'aider…

- M'aider ? répéta-t-elle. Il ne pouvait pas savoir, n'est-ce-pas ?

- Pour les Johnson…

- Comment tu…Qu'est-ce-que…

- Je suis un peu plus observateur que les autres…Viens, ça ira…promit-il en posant une main entre ses omoplates, l'enjoignant à entrer.

Frissonnant de sa soudaine proximité avec Lupin, Lisaëlle n'eut d'autre choix que d'entrer dans la salle, pâle comme un fantôme. Elle ne vit pas le regard de Johnson, fixé sur elle, trop occupée à ignorer sa partie romantico-niaise qui jubilait de sentir la main de Lupin sur elle. « Pff, « sur elle… ». C'est juste entre les omoplates…rien de très…sensuel. ». « Tais-toi, rabat-joie ! ». S'asseyant entre Rémus et Lily, Lisaëlle ne parvint pas à suivre ne serait-ce qu'une once du cours de Johnson. « Vous croyez qu'il croit qu'on veut lui parler parce qu'on est venues à son cours ? ». « Je te dirais bien de courir mais on aurait plus Rémus à côté de nous… ».

Perdue dans ses pensées, tout autant que l'était son voisin, Lisaëlle ne remarqua pas que le bras de Lupin était juste posé à précisément trois millimètres du sien. Rémus fixait son professeur temporaire en se demandant ce qu'il avait à voir dans l'histoire. Sa petite voix intérieure lui conseilla de s'intéresser au cours s'il ne voulait pas se faire houspiller par McGonagall quand elle rentrerait. En plus, il avait l'air d'être un bon pédagogue. Mais sa partie lycane, qui se faisait plus virulente du fait de la prochaine pleine lune, elle, ne voulait rien savoir. Si Lisaëlle n'aimait pas cet homme, alors il ne l'aimerait pas non plus, là ! Une voix rationnelle émanant du plus profond de son être se mit à se moquer de sa stupidité, disant qu'il était pathétique. La première heure s'écoula sans trop de heurt et Johnson leur accorda une pause. Lisaëlle ne se fit pas prier et attrapa son sac pour sortir vivement de la salle sous les regards étonnés des Serdaigles et des Gryffondors. Henry Johnson fixa la porte quelques instants avant de détourner le regard, toujours impassible.

- Mr ? demanda alors une Gryffondor, faussement timide en levant le bras, forçant ses joues à rougir.

- Oui ?

- Vous êtes professeur à Beauxbâtons, comment ça se fait que vous êtes ici ?

- Le Système Français n'est pas le même que le nôtre. Expliqua Johnson. Je suis professeur de Hautes Métamorphoses, seuls les sixièmes et les septièmes années sont mes élèves et en ce moment, ils sont en stage, donc, je n'ai pas de cours à donner. Bon, reprenons, maintenant…

- Vous n'allez pas coller Dunning ?! s'exclama une Serdaigle, outrée, qui devait s'appeler Kate.

- Pourquoi ferais-je ça ? s'enquit-il en fixant l'élève de ses yeux bleus clairs. Un peu froid.

- Et bien…elle…elle sèche délibérément votre cours…

Rémus eut soudainement envie de jeter un tas de sort méchant à la Serdaigle mais se retint tandis que Johnson expliquait qu'il ne faisait que remplacer McGonagall. Le cours reprit pendant une heure avant qu'ils ne doivent partir en direction de la lisière de la forêt. Ils avaient soins aux créatures magiques. Certes, Johnson semblait être un très bon pédagogue mais il n'en restait pas moins que Lisaëlle avait un problème avec lui. D'ailleurs, cette dernière discutait avec Hagrid, visiblement, des plantes qu'il faisait pousser dans son jardin. Le professeur Huguenot leur fit alors découvrir les différentes façons de reconnaître et de soigner les blessures des dragons.

- Comment tu vas ? s'enquit Rémus en s'approchant d'elle.

- Euh…mieux, merci…Comment…qu'est-ce-que tu sais ?

- Juste que tu as un problème avec les Johnson…répondit sincèrement Rémus, espérant qu'elle l'éclairerait, mais apparemment, satisfaite de sa quasi-totale ignorance, elle se re-concentra sur les images représentants différentes espèces de dragons. L'exercice consistait à être capable de reconnaître de quelle espèce était chaque dragon.

Rémus respecta son choix, quoiqu'un peu ennuyé de son silence, et finit son exercice en quelques instants avant de reposer son regard sur la jeune fille. Terminant quelques secondes après lui, elle releva la tête et fut surprise de voir qu'il la regardait toujours. Se retenant, sans trop savoir comment de rougir, la jeune fille soutint son regard. Leurs yeux se séparèrent lorsque Sirius s'écroula lamentablement à quelques mètres d'eux.

- Oh, Sirius, je suis désolée…minauda une Gryffondor en s'accroupissant à côté de lui. Je suis tellement désolée…

Marmonnant d'inintelligibles paroles, Sirius accepta la main que lui tendait Rémus et se releva tandis que Lisaëlle leur tournait le dos pour rougir. Comment allait-elle parvenir à être agréable sans qu'il croit qu'elle veuille flirter. « Comment ça, tu ne veux pas flirter ???! Je croyais que j'avais gagné ! » « On peut être agréables sans être sa petite amie ! ». « Et pourquoi on ne serait pas sa petite amie ??? Pourquoi ? ». « Où est l'intérêt ? ». « On l'aime !!!! Voilà où est l'intérêt ! ». « Je pense qu'on a franchement autre chose à faire que de se pavaner au bras du mec le plus populaire du moment… ». « Mais arrête de dire des conneries ! On a juste à le faire tomber amoureux et après, on le lâche plus ! ». « Juste ?…Ahah…Dis-moi, c'est quand la dernière fois que t'a eu un miroir en face de toi ? Et en plus, Miranda est là, si elle sait qu'on est…Errr…séduites par Lupin, tu ne crois pas qu'elle va se gêner pour tout foutre en l'air ? Moi, j'en ai rien à cirer mais, j'ai pas envie de vous entendre chouiner pendant 140 ans… » Vrai. « Mais…si on est discrètes… ». Depuis quand une petite amie de Maraudeurs, c'est discret ? « Exactement ! » « Pfff… » « Cette fois, c'est moi qui ai gagné ! » Lisaëlle leva les yeux au ciel et emprunta le chemin qui menait au cours de Sortilèges, suivie de loin par les autres Gryffondors. Elle avait cours en même temps que les Serpentards. Elle se figea au détour d'un couloir quand elle entendit des voix, dont une qu'elle connaissait très bien.

- Henry…

- Quoi ??! s'énerva le remplaçant de McGonagall. Tu ne peux pas me demander de faire comme si…Comme si tu n'étais pas un monstre !

- Henry, je sais que rien ne m'excusera mais j'étais anéantie…

- Au point de la maltraiter pendant près de dix ans ? grogna-t-il. Je ne t'aurais jamais cru capable de ça…Comment veux-tu que je ne me demande pas si tu les as touchés, eux !

- Henry ! Je ne leur ferais jamais de mal !

- Permets-moi d'en douter, avec toute cette histoire…

Lisaëlle tenta de faire fi de leur discussion. Elle ne voulait pas savoir. Rien de ce qu'ils disaient ne l'intéressait. Strictement rien. Elle attrapa son truc-à-musique et l'alluma. Pour une fois, ce n'était pas une chanson des Beatles, mais une chansons Française. Les Murs de Poussières d'un certain Francis Cabrel.

Les Johnson bifurquèrent et s'arrêtèrent en la voyant. La jeune fille les ignora, jouant avec son truc-à-musique, résolue à fuir s'ils faisaient un seul pas dans sa direction. Les Serpentards arrivèrent et elle vit clairement Severus se figer en voyant Miranda. Tournant la tête vers lui, elle éteignit son engin et marmonna un vague « salut » auquel il répondit par un hochement de tête, continuant de fixer les Johnson. Ouvrant la bouche pour poser une question, Rogue fut coupé par la voix sèche et narquoise de Sirius.

- Alors, Servilus, tu n'as toujours pas trouvé de shampooing et tu viens en emprunter à notre amie ?

Severus se retourna tandis que Lisaëlle se figeait, oubliant les Johnson. Pourquoi Sirius agissait-il comme ça ??! « Il devient lourd…Une idée, Romantico-Niaise ? ». « Grmplphr ». « Ah, je vois, toujours vexée d'avoir tord…Tu t'en remettras, t'en fais pas… »

- Arrête, Sirius. Fit seulement Lisaëlle avant que le Serpentard ait pu répondre. Des regards étonnés se tournèrent vers elle tandis que les Johnson passaient leur chemin.

- Pourquoi tu le défends ? s'énerva Sirius.

- Parce que tu l'agresses ! marmonna la jeune fille.

- Je n'ai pas besoin qu'on me défende siffla sèchement Rogue en jetant un regard haineux à Sirius.

- J'oubliais, la dernière fois, tu t'en es si bien ti…

Sirius n'eut pas le temps de finir sa phrase que Rogue se jetait sur lui, une grimace haineuse sur le visage, les yeux exorbités. Lisaëlle les regarda se battre pendant quelques secondes, tout cela était trop rapide pour qu'elle ait le temps de faire quoique ce soit, avant que James et Rémus ne les séparent.

- Calmes-toi, Sirius ! ordonna James. Et toi, ne t'avises plus d'attaquer Sirius pour ta propre sécurité…La prochaine fois, je ne le retiendrais pas ! Allez, on rentre…

Le cours se déroula sans autre heurt et Lisaëlle gardait un œil méfiant sur Sirius, ne comprenant pas pourquoi il refusait catégoriquement qu'elle passe du temps avec Severus. « On ne saurait pas qu'il aime Prewett comme un forcené, on s'inquiéterait… » Mais ça ne pouvait pas être ça puisqu'il ne cessait de lui lancer des regards noirs de reproches. « Mais qu'est-ce-que ça peut bien lui faire, franchement, c'est pas comme si on était super potes ! » Sirius était peut-être le seul Maraudeur avec lequel elle n'avait pas d'affinités particulières. Le cours s'écoula lentement et l'après-midi même ils étaient sur le terrain de Quidditch pour l'entraînement.

- Hey, Potter ! appela Lisaëlle.

- Tu ne crois pas que tu pourrais m'appeler James ?

- Si tu réponds à ma question, j'verrais ce que je peux faire ! coassa la jeune fille.

- Je t'écoute… sourit-il.

- Qu'est-ce-qu'il a contre moi, Black ? Pas que j'en ai quelque chose à cirer qu'il m'apprécie ou pas mais je ne vois pas ce que ça peut bien lui faire que je parle à Severus !

- Eh bien, on a jamais beaucoup apprécié Servilus et…

- Je sais ça, merci, ce que je veux savoir c'est pourquoi il considère que son avis m'est précieux quant à mes fréquentations ?

- J'en sais rien. Admit James. On trouve tous que Sirius agit un peu bizarrement mais pour t'expliquer la raison, là, je nage…désolé…

- Hmm…

- Et puis, il a du mal à comprendre pourquoi tu passes pas mal de temps avec Severus alors qu'il t'avait attaquée au début de l'année.

- Simple malentendu. Souffla la jeune fille en balayant l'évènement d'un revers de main.

- Et tu lui pardonnes ?

- C'était ma faute. J'ai été méchante.

- Tu n'es pas la première à être méchante avec lui…s'entêta le jeune homme.

- Il n'y a pas que Sirius de curieux, j'ai l'impression…railla Lisaëlle.

- J'aimerais simplement comprendre ce que vous lui trouvez…D'abord Lily, puis toi…Ce n'est pas comme s'il était d'un humour à tomber…n'est-ce-pas ? s'inquiéta-t-il.

- Non. C'est juste que…Pour Lily, elle le connaissait depuis longtemps, alors ça aide…

- Et pour toi ?

- Bon, on le joue, ce match ? fit-elle en se tournant vers lui pour l'enjoindre à passer à autre chose.

Et sans plus de cérémonies, elle s'envola et James, après quelques secondes, fit de même. Le match se termina alors que dans les gradins, certains venaient admirer la technique des Gryffondors. Parmi ces spectateurs se trouvait Henry Johnson. Les cheveux en bataille, comme s'il était angoissé, les lunettes rectangulaires reposant sur son nez, ses yeux bleus très sérieux, une expression presque sinistre sur le visage, qui conseillait à tous de ne pas l'approcher. Il fixait Lisaëlle sans sembler réellement la voir et la jeune fille se demanda à quoi il pouvait bien penser. Il n'avait pas cette expression de cruauté sur son visage, celle qu'affiche les bourreaux qui torturent leurs victimes. Se pourrait-il qu'il soit innocent dans cette histoire.

« On a les mêmes yeux que lui. »

Faux. Faux. Faux. Cent fois Faux. Elle avait les yeux de Jonas Dunning. Ceux de son grand-père. « C'est ce que tu t'es mis en tête…On a les mêmes yeux que lui… ». « Tu veux vraiment que Miranda nous détruise encore un petit peu plus ? ». « Il n'est coupable de rien, lui ». « C'est son mari, faut être dérangé quelque part pour être marié à une femme pareille ! ». « Un jour, on dira peut-être la même chose de nous. » Encore une fois, Lisaëlle resta sous le choc. Elle ne voulait pas qu'on l'assimile à Miranda. Elle était au-dessus d'elle.

Retournant à la terre ferme, Lisaëlle releva la tête et croisa les yeux bleus d'Henry Johnson qui la fixait toujours. De quoi pouvait-il bien vouloir lui parler ? Elle avait du mal à ne pas envisager cette rencontre comme un piège de Miranda. Pourtant, il y avait quelque chose chez cet homme, quelque chose qui la rendait curieuse. « On ne ressemble pas à Maximilian ». « Tu trouves qu'on lui ressemble à lui ???! ». « Nous avons les mêmes yeux…Il était batteur ». « Grand-père aussi était batteur ! ». « Il avait les yeux bleus mais pas comme les nôtres… ». « Tu divagues. Et même si j'avais la preuve sous les yeux, je continuerais à nier. ».

La jeune fille se changea dans les vestiaires avant que les Maraudeurs ne proposent une sortie à Près-au-Lard.

- Il n'y a pas de sortie officielle, aujourd'hui ! s'exclama Lisaëlle en les regardant comme s'ils venaient de dire que de petits hommes verts habitaient sur Mars.

- Parce que tu crois qu'on attend les sorties officielles, peut-être ? railla Sirius.

- Ca m'aurait étonné de vous…acquiesça Lisaëlle. Agacée du ton de Sirius. Elle avait l'habitude que les gens ne l'aiment pas, ce dont elle n'était pas habituée, c'était qu'on essaye de l'intégrer dans un groupe pour se mettre à la détester ensuite.

- Tu viens, alors ? s'enquit James en jetant un regard menaçant à Sirius.

- Euh…Ouais, ça me changera les idées…

- Parfait…

- Mais, on y va comment ?

- Oh…Eh bien, tu verras ! sourit James. On a plus qu'à attendre que Messire Lupin nous rejoigne et on y va.

Devant eux, Johnson passa en coup de vent, la mine agacée, tenant un miroir dans ses mains et débitant des phrases incompréhensibles en Français.

- On dirait le même miroir que les tiens, Sirius ! fit James après un moment, lorsque Johnson se fut éloigné.

- Ouais…Les Johnson sont une vieille famille, c'est pour ça…fit Sirius en haussant les épaules tandis que Rémus accourait. Il essaya de ne pas intégrer le fait que Lisaëlle semblait les accompagner mais ne put se battre bien longtemps. Une part de lui s'inquiétait du fait que Sirius tenterait quelque chose, et l'autre se voyait soulagée de ne plus constamment être regardé par son ami avec ce sourire sur son visage. C'était déjà ça de pris.

Ils empruntèrent alors le passage secret qui menait à Près-au-Lard après avoir fait juré à Lisaëlle de taire son emplacement. La jeune fille se sentait toute drôle. Ils lui faisaient confiance alors qu'elle n'était pas si proche d'eux que ça. Ils mirent près de dix minutes avant de ressortir dans les ruelles de Près-au-Lard, derrière un gros arbre très fourni en feuilles. Ils se dirigèrent immédiatement à la terrasse d'un petit bar-restaurant où Lisaëlle commanda une glace à la vanille avec un coulis de chocolat chaud dessus. Relevant les yeux de la carte, elle surprit les regards étonnés des autres.

- Quoi ?

Sirius fut le plus rapide à se reprendre et lança d'une voix nonchalante :

- Rien, c'est juste que toi et Rémus avez les mêmes goûts…

Rémus se cacha derrière sa carte pour rougir et Lisaëlle rosit ce qui réjouit énormément Sirius. Ils grignotèrent leurs glaces bien qu'ils soient en plein mois de Novembre et auraient bien été faire une promenade dans les boutiques si une voix n'avait signifié, derrière eux :

- Vous êtes certains que vous avez le droit d'être dehors ?

Lisaëlle ne bougea pas et James répondit :

- On voulait juste se promener, Mr Johnson…

- Le parc de Poudlard est bien assez grand pour cela, Mr Potter, maintenant, je vous prierais de me suivre, avant qu'on ne se mette à vous chercher partout au château.

A contre cœur, les Maraudeurs, Lily, Prewett et Lisaëlle suivirent le remplaçant de McGonagall. La jeune blonde s'était délibérément placée à l'arrière du groupe, à côté de Lily.

- Ca va ? s'enquit cette dernière.

- Ouais…

- Tu ne veux toujours pas parler ?

- Non…Je suis à terre, pas vaincue…marmonna-t-elle avant de se rendre compte qu'elle avait une fois de plus laissé ses pensées s'échapper. Lily eut une mine encore plus inquiète et Lisaëlle soupira, agacée de se laisser dépasser si facilement.

- On est pas aveugles, tu sais, on voit bien qu'il y a un problème entre toi et les Johnson…souffla Lily, baissant le son en prononçant les derniers mots.

- Peut-être mais ça…reste…entre elle et moi.

- Elle ? Tu en as juste après la femme ?

- Lily, ne cherche pas à savoir, ça va m'énerver plus qu'autre chose…

- Comme tu veux, mais, tu sais, je serais toujours là…

- C'est noté…

Elles se sourirent et continuèrent à avancer jusqu'aux portes du château. Lisaëlle se figea en voyant que Miranda semblait attendre son époux.

- Rentrez dans vos dortoirs ! ordonna Johnson. Et que je ne vous reprenne pas à sortir de Poudlard…Vous seriez surpris d'avoir une heure de colle façon Française...

Les Maraudeurs dépassèrent Miranda et Lisaëlle se décala le plus possible sur la gauche, manquant de rentrer dans la haie qui délimitait l'enceinte de Poudlard. Miranda lui lança un vague regard, avec une étincelle étrange au fond des yeux. Miranda et son époux s'approchèrent et se chuchotèrent quelques mots. Une fois que les élèves furent plus loin, Henry Johnson lâcha sèchement :

- Tu n'aurais jamais du faire ça…

- Mais Henry, c'est la seule façon pour que vous puissiez vous rapprocher, je sais qu'elle ne me pardonnera jamais, qu'elle dansera probablement sur ma tombe, mais je ne peux pas la laisser te haïr pour quelque chose dont tu n'es pas responsable… s'exclama son épouse.

- Quand bien même…Tu n'aurais jamais du faire ça ! répéta le professeur de Métamorphoses en prenant à son tour le chemin du château. Miranda Johnson ferma les yeux, une expression douloureuse sur le visage et passa une main dans ses cheveux parfaitement coiffés, de sorte qu'elle se retrouva aussi mal coiffée qu'une harpie au réveil. Levant les yeux vers la Tour des Gryffondor, elle eut une moue navrée et murmura :

- Je suis désolée…

Et tout là-haut, dans la tour, Lisaëlle regardait par la fenêtre, fixant avec dénis la silhouette qui se tenait là-bas, près des portes de Poudlard. Derrière elle, Rémus continuait de la fixer, inquiet. Elle se retourna vivement et leurs yeux se croisèrent dans un électrochoc. La bataille entre les voix de Lisaëlle reprit et la jeune fille se demanda silencieusement qui de la belle ou de la bête allait gagner.


Alors, à votre avis, qu'est-ce-qu'elle a "encore" fait, Miranda ?? Je vous laisse deviner...Et j'attends vos théories

A +