LENDEMAIN DE FÊTE

Le réveil semblait difficile pour certain, la fête s'était prolongé tard dans la nuit, la bièraubeurre avait eu grand succès, le whisky pur feu aussi, il avait circulé dans les mains des plus âgés, qui nombreux avaient finit à se rouler par terre, mais chacun reprenait ses esprits, souvent embué de vapeur délirante.

L'extérieur de Poudlard aussi nageait dans une épaisse brume moutonneuse qui glissait sur les flancs des montagnes pour arriver sur le grand parc du château. Extrêmement consistante, elle effaçait toute vision du paysage.

Peter se trouvait près du feu, il avait mal au crane. Il avait bu énormément pour oublié sa soirée catastrophique, ivre de joie, emporté de la liesse, il avait fait ses aveux à une sixième année qu'il aimait depuis quelques temps, celle ci se trouvait devant lui pendant le match, elle portait les boucles d'oreilles qu'il lui avait offert en secret, elle n'avait jamais su d'où elles venaient. Durant la soirée, il l'avait abordé, lui proposant un verre, il lui finalement avoué qu'elle tenait ses boucles d'oreilles de lui, et elle lui avait rit au nez.

- Ses boucles d'oreilles ? Mais c'est James qui me l'ai a offerte.

- James ? Mais… James n'a rien avoir avec ça, c'est moi qui...

- Bon écoute tu es bien gentil, mais tu vas éviter de te mêler de mes affaires avec James s'il te plait, je sais que tu es proches de lui, mais tout de même, je ne vois pas ce qui devrait l'empêcher de s'intéresser à moi, et moi je m'intéresse à…

- Quoi, mais non, James s'en fout de toi, il ne sait même pas qui tu es, c'est moi…

- Ah je vois, tu essayes de protéger Lily, je suis désolée pour elle, mais maintenant c'est sur moi que James a flashé, alors laisse nous !

Un de ses amies avait clos la discussion en emmenant la jeune fille dans un autre coin de la pièce.

Peter était effaré, elle était totalement à coté de la plaque, et ne voulait rien entendre, elle était bornée sur ses fantasmes avec James. Il tenta vainement de lui expliqué mais cela ne servait à rien, elle restait obstiné. Il l'avait ensuite revu dans la soirée pleurant, peut être avait elle été confronté à la réalité. Une réalité si dur à cet âge ou la vie et les contes de fée se mélangent et se séparent si brusquement, dans la violence et les pleurs. L'atterrissage de la jeune fille depuis ses confortables petits nuages, avait été bien rude et douloureux.

Remus avait été témoin du désastre sentimental de Peter, il avait tenté de le réconforter mais c'était inutile, Peter sombrait dans la dépression mais aussi, plus curieusement dans la colère. En colère contre cet ami qui lui effaçait tout ses rêves, qui faisait de lui qu'une espèce d'avatar translucide qui le suivait partout. Une colère contre James.

Sirius aussi se réveillait, seul, son amour avait été obligé de retourner dans ses dortoirs, mais Sirius soupçonnait aussi une jalousie à l'égard de la victoire de Gryffondor, après tout elle était de Serpentard, c'était compréhensible. Depuis qu'il sortait ouvertement avec Selène, de nombreuses langues de vipères trouvaient honteux de voir ainsi un gryffondor et une serpentard ensemble, c'était bien souvent ses mêmes langues de vipère qui lui envoyaient des mots doux pour la St Valentin. Sirius n'y faisait pas attention, seul son bonheur comptait.

Et ainsi allongé sur son nuage moelleux il flottait à la dérive, sur un océan de joie, et le soleil prenait souvent la tête de son amour serpentard. Il n'était jamais déçu avec elle, et chaque moment qu'ils partageaient semblait parfait. Bien que leur relation quelque peu antithétique en gênait plus d'un, Sirius ne considérait jamais Selène comme une ennemie de Serpentard, et semblait devenu plutôt un des partisans de la paix entre maisons, en pure perte évidemment.

James se réveilla dans les bras de sa bien aimée, allongée dans les dortoirs des garçons désert, il avait une soirée mouvementée finie dans un grand élan de douceur avec Lily, il nageait au cœur d'un nirvana amoureux, il était si heureux.

Sa douce se réveilla aussi, l'enlaçant, l'embrassant en guise de bonjour, le caressant en guise de réveil, l'esprit et les sens se réveillaient en même temps, s'unissaient et reformaient ce lien d'amour séparé durant le sommeil. Par la fenêtre la brume semblait s'immiscer à travers les carreaux, elle creusait à travers la charpente de la vieille école, la magie était vain contre la nature.

Remus, lui, déjà réveillé depuis longtemps, regardait la troupe se lever pour aller manger, la première occupation de tout bon adolescent de 17 ans. Il les suivait sans rien dire, fatigué, non pas par la soirée, mais par la pleine lune qui approchait, ce soir.

Les tables étaient déjà couvertes d'élèves, des serpentards maussades n'ayant pas digéré la défaite de la veille, des Serdaigle aigres de la défaite des serpentards qui leur faisait arriver en seconde place, et les Poufsoufles, indifférent, dont beaucoup se réjouissaient de la victoire des gryffondors, et ceux ci extenués mangeaient en silence un sourire béat aux lèvres.

L'ambiance était tout de même tendue quand le groupe arriva, Sirius courra vers Sélène pour la saluer d'une manière salivante, malgré les regards haineux qui s'acharnaient sur eux, si chacun des regards pouvaient les transpercer, le couple jaillirait au sol baignant dans son sang.

Les autres gryffondors de la troupe regardaient le porridge, les toasts grillés et le bacon qui s'étalaient devant leurs yeux.

Ils s'apprêtaient à manger quand les hiboux arrivèrent.

Grand majestueux, ou alors petit déplumé, ils fondaient sur les élèves, qui tant bien que mal recouvrait leur assiette avec les bras pour les protéger des fientes et des plumes qui s'échapperaient de leur propriétaire volatile. Les colis, les lettres, les journaux tombaient devant les élèves, leur faisant oublier la veille.

Sirius, penché sur la table des serpentards préféra se retirer quand l'afflux des rapaces arriva, d'autant que les regards des autres élèves devenaient de plus en plus agressifs, à part certaines filles, sous le charme du bellâtre. Il s'en allait quand il sentit quelque chose, une main sûrement, touché ses fesses, encore une de ses filles gloussantes comme des dindons, il se retourna mais tout le monde lui faisait dos, et surtout aucunes filles n'étaient assises derrière lui, seulement des mecs, et Severus la tête plongée dans son assiette. N'y prêtant pas attention, il voulut s'en aller, quand il entendu Gerith l'ami de Sélène.

- Sélène, qu'est ce qui se passe ? Pourquoi tu pleures ?

Sirius accouru, la jeune serpentard tenait dans ses mains une lettre manuscrite, l'écriture était tremblante, Sirius n'eu le temps de lire que « cher Sélène » que celle ci se retourna et lui annonça.

- Ils sont morts, mes parent sont morts, tués par des mangemorts.

Les larmes coulaient le long de ses joues, ses cheveux paraissaient tombés de tristesse, elle était abattue par cette nouvelle, c'est alors que Slughorn arriva, lui demandant de le suivre, Sirius et Sélène partirent derrière lui dans la précipitation.

James et Lily discutait sur l'avenir, sans ce soucier des problèmes des autres, et du malheur de Sirius et sa petite amie, qu'ils n'avaient même pas vu quitter la grande salle. La septième année allait se terminer dans quelques mois et tout les deux allaient suivre des chemins différents. Et bien qu'ils ne soient en couple que depuis quelques jours, ils mettaient en place un hypothétique plan pour rester ensemble quoi qu'il puisse se passer.

Occupés à s'encanailler sur l'avenir, les deux tourtereaux ne remarquaient pas l'horreur qui s'imprimait petit à petit sur les visages des élèves, qui se faisaient passer un par un la Gazette Du Sorcier.

Et tandis que l'épouvante s'installait au milieu des tables, Peter lui mangeait en silence, regardant, par quelques coups d'œil indiscrets la sixième année qui mangeait pas loin. L'œil remplis de désespoir, l'étincelle de la jeunesse s'éteignant. Lui aussi se fermait, se perdait dans un dédale de pensée négative.

Quant à Remus, il venait de recevoir l'édition fraiche de la gazette du sorcier de ce samedi, et les faits n'étaient pas très rassurant, le jeune loup garou en fit part à ses amis.

- Dites, vous avez vu ca, dit-il en montrant le journal de la main. Il y a eu plusieurs mort hier soir, les mangemorts préparent un coup, regardez, il y a une Lazare threash qui a été torturé puis tué avec son fils dans le nord de Plymouth, et enfin Maxime Herbry en Pays de Galles et surtout Phrosyne et Romulus Malefoy. Ce n'était pas les parents de Sélène ?

- Je crois bien que si… Si c'est le cas c'est horrible pour elle.

- Apparemment les mangemorts ont laissés des traces avant de partir, une tête de mort et un serpent flottaient au dessus de chaque demeure attaquée.

- Mon dieu, c'est vraiment une horreur, pourquoi personne n'arrête ses gens ?

- Lily, on les a laissé faire trop longtemps, ils ont leurs chiens au ministère, leur chef Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a réussit à prendre le pouvoir par la force partout où il va.

- Il faudrait monter un groupe contre eux non ? Un style de contre-armée. Vivement la fin des études et mon début chez les aurors pour apprendre vraiment à combattre ses salops, ils ont osés tuer un enfant de 6 ans…

- Comment peut-on tuer un si petit enfant, vont-ils se mettre à tuer des bébés après ça ?

Lily s'énervait d'indignation, son poing tapa la table et tous se retournèrent.

- Ca va Lily, calmes toi, un jour tout le monde sera venger, et ses horreurs croupiront à Askaban.

Les autres élèves autour d'eux discutaient aussi de cette soirée tragique, les plus sensibles pleuraient pour ce pauvre enfant de 6 ans, chacun se savait en sécurité ici, grâce au directeur, personne ne craignait d'être attaqué. Tous choqué finirent le repas dans le calme, ayant oublié le match, ils se rendirent alors dans leurs maisons respectives pour faire leurs devoir, ou alors se dirigèrent vers le parc en quête de fraîcheur et pourquoi pas d'un soleil qui pourrait percer le nuage blanc.

Sélène et Sirius suivaient Slughorn jusqu'au bureau du directeur, ils entrèrent sans le professeur qui retourna à son petit-déjeuner. Les deux amoureux montèrent les escaliers pour se trouver face à Dumbledore, qui avait prit un air grave. Il fit asseoir Sélène, et jeta un œil plutôt curieux sur Sirius qu'il n'attendait pas vraiment ici. Il s'assit à son tour à son bureau et commença à sortir son discours pour réconforter, assez bizarrement, Sélène bouleversée. Puis après quelques minutes ils en vinrent à discuter sur Voldemort.

- Vous savez les enfants, Voldemort n'est pas si terrible, si aujourd'hui le monde se courbe devant son pouvoir, c'est qu'il sait manier la peur. Si seulement on osait l'affronter, ériger un leader contre lui, quelqu'un qui lui ferait face, alors les gens relèverait la tête, fièrement, et ne se laisserait pas marcher sur les pieds.

- Professeur, pensez-vous pouvoir être ce leader ?

- Mon cher Sirius, il faut distinguer pouvoir, devoir et vouloir. En tant que grand sorcier, et s'ils ont suit tout les honneurs dont on me gratifie, il va sans dire que je peux, et que je dois même. Mais je ne veux pas. Tous me connaissent, mais je ne serais jamais celui qu'il faudrait, il faut quelqu'un de jeune et dynamique, qui représente une nouvelle génération de sorcier. Je ne pense pas faire l'affaire pour ce rôle. Mais je n'ai pas pour autant l'intention de rien faire, et quelques sorciers courageux commencent déjà à se rassembler autour de moi.

- Professeur, je veux en faire parti.

- Je comprends ta volonté de vengeance Sélène, mais la haine amène au côté obscur de la force. Une baguette de plus n'est pas à négliger, mais je tiens à que tout ceux qui combatte Voldemort ai au moins leur ASPIC et une maitrise totale de la magie.

- Mais enfin, je sais très bien…

- Je n'en doute pas, mademoiselle, mais l'heure n'est pas encore arrivée.

Après encore quelques minutes de parlote, Dumbledore demanda à Sirius de sortir, puis emmena Sélène chez elle dans son manoir en bordure de Bristol.

Sirius descendit en courant, décidé à parler à ses amis de cette armée anti-Voldemort, que Dumbledore voulait créer. Il va sans dire que les quatre amis devaient tellement à Dumbledore qu'il voyait ça comme un honneur de l'aider à se battre, courant à toute allure il rejoignit vite fait les autres.

Il retrouva vite les deux amoureux qui s'étaient réfugié avec Peter dans la salle commune de Gryffondor. Le rongeur dépité, fut bien heureux de voir arrivé Sirius, il tenait la chandelle depuis plusieurs minutes, ce qui lui rappelait que trop vivement son échec. Sirius leur raconta tout ce qui c'était dit, en commençant par l'horrible confirmation de la mort de parents de Sélène. Sirius et James discutèrent longuement de cette armée, et décidèrent qu'ils se devaient de la rejoindre, et Peter, plus peureux, les suivit par intérêt.

Soudain conscient de l'absence de son ami loup-garou, Sirius demanda :

- Au fait où est Remus ?

- A vrai dire j'en sais trop rien, il a décampé tout à l'heure.

Peter qui tenta l'humour répondit à la question.

- Vous ne risquiez pas de le voir partir, vous ne voyiez plus rien quand il est parti, vous vous embrassiez. Il m'a dit qu'il était parti voir son ami le vampire, Severus.

- Ah d'accord… Je ne sais pas ce qu'il a à se fixer sur Snape comme ça alors que bon, il nous a presque tués.

- Oh, tu sais James… Remus à toujours eu le cœur sur la main, et en plus Snape est presque dans la même situation que lui, alors il peut mieux le comprendre. Ca ne m'empêche pas moi, de ne pas le comprendre.

La discussion ne dura pas longtemps et la journée passa assez rapidement. Remus était revenu de sa balade sans rien dire sur ce qu'il avait fait. Sirius attendait le retour de Sélène avec une impatience pas du tout réfrénée, quand à Peter, il avait décidé de se promener un peu pour se changer les idées, vu que la brume c'était maintenant évaporée pour laisser place à un soleil radieux.

James et Lily, eux, se préparait doucement à passer un tête-à-tête amoureux ce soir, un peu contre leur volonté. Ils avaient vu le professeur qui s'occupait d'eux qui leur avait dit qu'ils devraient aller s'occuper des chouettes et des hiboux, avant de passer le reste de la soirée à recopier une phrase punitive sur un long parchemin de 10 mètres. La punition un peu exagérée, leur convenait parfaitement, surtout qu'ils ne seraient presque pas surveillés. Apparemment un bon nombre de professeurs avait rendez-vous avec le directeur, pour discuter sécurité à Poudlard.

Les deux amoureux se dirigeaient vers la haute tour qui contenait les rapaces, main dans la main.

Suite au prochain chapitre, qui sera le dernier de cette partie.

Donc le dernier chapitre concentré principalement sur Lily et James (même si je parle pas mal d'autre chose dans mes chapitres, c'est vrai…)

Si vous avez le temps, vous pouvez passer lire mes autres fan-fictions, ou celle qui me suit et me motive dans mes fanfics, j'ai nommé Meria-Sélène.

A bientôt pour un prochain chapitre… N'oubliez pas une petite review, bye. ^___^