Voici le nouveau chapitre et merci à ceux qui me lisent et encore plus à ceux qui donnent leur avis!^^


Chapitre 11

Je me promenais seule dans les couloirs, tentant de réfléchir au calme. Avant, ma principale préoccupation était de me venger de Tracey mais maintenant, c'était Drago. A y repenser, je n'avais jamais vu s'il portait la marque mais je ne l'avais jamais vu en maillot ou quoique ce soit pouvant laisser apparaître ses avant-bras.
Un bras me tira en arrière et je me retrouvais dans une salle de classe avec Drago, qui n'avait pas du tout l'air content.

-Qu'est ce qui se passe? Demandais-je sachant pertinemment quel serait la réponse.
-Pourquoi est ce que tu m'évites? Lâcha t-il en articulant chaque syllabe.
-Je... je ne t'évite pas.
-Pour qui me prends tu? Je veux une explication et de plus, pourquoi est ce que tu te mets à défendre Weasley?
-Pour elle, je ne sais pas ce qui m'a prit, Carrow lui est rentré dedans, et je l'ai défendue. C'était spontané!
-D'accord... Et pour moi?
-Là, tu te fais des films!
-Ne me prends pas pour un idiot s'il te plaît, s'énerva t-il. Je veux savoir ce qui se passe.

Il était maintenant près de moi mais ce contact me fit froid dans le dos. Je savais de quoi il était capable. Peut être une tête d'ange, mais un vrai démon.
Il me répéta de nouveau sa requête, et je me décidais à lui dire la vérité. Je lui racontais juste mes doutes sur sa marque.

-C'est stupide! Me dit-il plus calme mais toutefois bien énervé.
-Je sais, mais je... je me demandais, c'est tout! Alors est ce que tu l'as, oui ou non?

Il ferma les yeux quelques instants avant de me répondre.

-Non! Tu crois vraiment qu'il me la donnerait? Je n'ai rien fait qui puisse l'aider, pourquoi est ce que j'aurais le droit à ce privilège?
-Parce que pour toi, c'est un privilège?
-Oh! Je ne voulais pas dire ça exactement. De toute façon, ça ne sert à rien de parler de ça, il y a des choses plus importantes. Non?
-On ne parle plus de ça.

Il me sourit avant de m'attraper la main pour aller dans notre salle commune. Pourquoi est ce que je ne le croyais pas? Je devrais lui faire confiance, mais ce n'était pas le cas. Il aurait dû être énervé à cause de ma question, s'offusquer et nier les faits, mais là, il me répondait calmement.
J'étais à présent assise à ses côtés mais je ruminais toujours. Il me prenait pour une idiote et je pouvais être têtue comme... comment disent les Moldus déjà? Une moule? Non, ça serait stupide, bien que ça ne m'étonnerait pas venant de vous. Ayez! Une mule? Ouais, ça doit être ça, de toute façon, ça reste débile, pour rester polie.
La porte de la salle commune s'ouvrit pour laisser entrer Victor et Ciara. Ces deux là ne sortaient toujours pas ensemble, il fallait que je fasse quelque chose. Je me levais et me dirigeais vers l'endroit où il venait de prendre place.

-Tiens! Ma petite Asteria, dit Victor.
-Très drôle Vic, fis-je en insistant sur ce surnom qu'il détestait.
-Tu voulais quelque chose? Me demanda poliment Ciara.
-En effet!

Je devais y aller rapidement et au moins ça serait fait. Victor allait sûrement m'en vouloir mais c'était pour son bien.

-Vous attendez quoi? Ciara, tu ne vois pas que ce crétin est raide dingue de toi? Quand tu es dans les parages, il est complètement différent juste pour que tu le remarques! Et toi! Fis-je en pointant un doigt accusateur vers mon ami, tu vas te décider quand? Bon sang, dis lui que tu l'aimes!

Après avoir fini ma tirade, je les regardais avant de tourner les talons. Je devais les laisser méditer sur mes paroles. Quoique, restait à voir si ça allait changer quelque chose où s'ils allaient s'éloigner. D'ailleurs, je n'avais pas pensé à ça. Non! Ils n'étaient tout de même pas aussi idiots.
Je me retournais et vis qu'ils n'étaient plus là. J'eus juste le temps de voir l'entrée se refermer. Finalement, ce n'était peut être pas une si bonne idée que ça? J'aurais peut être dû réfléchir avant. J'avais agi comme une Moldue, ou comme une idiote si vous préférez. Oh! C'est bon! Désolée! Il va me falloir du temps avant d'arrêter complètement mes remarques, qui ne sont pas bien méchantes.

Je passais le reste de la journée entre mes amis, Drago et mes devoirs (enfin surtout ces derniers). J'avais une retenue tous les soirs de la semaine et jusqu'à pas d'heure, alors autant en faire le plus possible.
En ce qui concernait les deux amoureux, je n'avais toujours pas de nouvelles, ils avaient disparus. Mais de toute façon, j'étais obligée de les voir au dîner. Je voulais absolument savoir si ce que j'avais fait avait porté ses fruits.
Quand l'heure arriva, je m'empressais de rejoindre la Grande Salle. Victor et Ciara étaient côte à côte, et en face se trouvait Alex et Max en train de roucouler.
Je pris prudemment place et attendis que l'un deux prenne la parole.

-Je te déteste, et pourtant, je ne sais pas ce que je ferais sans toi, dit finalement Victor.
-C'est vrai?
-Oui! C'était un peu brusque comme méthode, mais ça a marché, rit Ciara.
-Ah! Je suis trop forte!
-Oh oh! Calmes toi! Je t'en veux quand même. La prochaine fois que tu me refais un coup parei, je t'attaches avec des cordes, je te mets une pierre à la jambe et je te jette au fond du lac.
-Très drôle!
-C'est pas une blague! Dit-il tout ce qu'il y a de plus sérieux.

Je ne saurais jamais sans doute si c'était la vérité ou pas – et je n'avais pas envie de tenter l'expérience – puisque la discussion changea radicalement quand les deux tourtereaux qui étaient complètement ailleurs, tout à l'heure, prirent part à la discussion.

Après le dîner qui passa bien trop vite à mon goût, je dû rejoindre le bureau de Carrow. Tout ce que j'espérais, c'était que ça n'allait pas être la même punition. D'autant plus que j'avais encore la marque de mon écriture sur le dos de ma main. Je ne savais même pas si cela allait partir et si je continuais comme ça, je risquais de l'avoir à vie et par la même occasion, ne plus avoir de main.
Je frappais à la porte. Celle-ci s'ouvrit tellement brusquement que ça me fit sursauter.

-Vous ferais-je peur? Demanda t-il heureux de savoir ça.
-Non, professeur.
-Entrez!

Je m'exécutais et vis la même plume avec encore plusieurs parchemins. Je soupirais, ce qui bien sûr, n'échappa pas à mon cher professeur.

-Vous avez peut être quelque chose à dire? Peut être changer votre point de vue sur cette petite affaire.
-Pas le moins du monde. Je sais ce que j'ai vu! Affirmais-je.
-Si vous le dites! Vous savez ce que vous avez à faire.

Je n'avais pas le choix de toute façon. Je fis donc ce qu'il me demandait ou plutôt ce qu'il exigeait. A peine commençais-je que la douleur se fit ressentir. Carrow me fixait, attendant sûrement de voir le moindre signe de souffrance mais là, c'était mal me connaître.
Il était hors de question que je le laisse gagner.

-Quelque chose ne va pas? Me demanda t-il.
-Non! Tout va très bien.
-Voulez-vous savoir où j'ai trouvé cette superbe idée?
-Je n'en ai pas la moindre envie mais, je suppose que je n'ai pas le choix.

Qu'est ce que j'en avais faire de où venait ces idées tordues. Non, mais c'est vrai! Il faut être complètement sadique pour inventer ça.
Mais au moins, cela allait l'occuper et j'allais perdre un peu de temps.

-Vous rappelez vous de Dolorès Ombrage?
-Oui.

Comment est ce qu'on pouvait oublier cette femme? Elle était horrible, bien qu'elle privilégiait les membres de sa brigade inquisitoriale. Ne vous inquiétez pas, je n'en faisais pas partie! Vous me prenez pour qui? Je n'allais pas être à son service. J'avais d'autres choses plus importantes que ça à faire. En plus, la plupart était en cinquième année, et je n'étais qu'en troisième année. J'étais tellement innocente à l'époque... Le premier qui ose me contredire, je le tue! C'est clair?

-J'ai appris qu'elle utilisait cette technique lors de ses retenues. Une très bonne idée. Je me sentais obligé de la partager avec vous. Vous êtes la première. D'habitude, je suis plus gentil lors des retenues.
Maintenant, vous feriez mieux de continuer.

Quelle joie! J'étais la première, j'inaugurais ce moyen de torture. Je pouvais être fière dis donc. Non, mais oh! Il me prend pour qui ce crétin?
La retenue dura aussi longtemps que la première, mais ce fut encore plus douloureux. Je n'allais pas supporter ça pendant une semaine.
Dans la salle commune, je m'asseyais sur un des fauteuils tout en me tenant la main. J'avais envie de pleurer tellement je souffrais. Mais il était hors de question que je paraisse faible. Je sais, c'est un peu absurde, personne ne me verrait, je pouvais donc me lâcher, mais que voulez vous? Foutue fierté!
Mes yeux se refermèrent peu à peu tandis que je sombrais dans le monde merveilleux des rêves ou des cauchemars, comme vous voulez.