Disclaimer: Tout appartient, comme toujours, à Hidekazu Himaruya
Persos: Angleterre/Arthur, OC!Gaule, Futurs Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et France. Mention de OC!Britannia, d'OC!Hibernia et de Rome.
Paring: France/England (plus tard)
Genre: Humour , Romance, un peu de Angst, Général...
Chapitre 11: Celtique Times
Why me, why me, why me?
Telles étaient les pensées tournoyant dans l'esprit du britannique, tandis qu'il se rendait compte qu'il ne rêvait pas et n'avait pas d'hallucinations. Il ressentit même une pointe d'angoisse en s'en rendant réellement compte. Il lutta contre la panique qui montait lentement en lui. Panique quelque peu compréhensible au vu de la situation dans laquelle il se trouvait, coincé dans le passé, face à des futures puissances qui n'étaient actuellement que de simples enfants-nations.
Qu'avait-il fait? Que s'était-il passé? S'était-il trompé? Et plus que tout comment allait-il rentrer chez lui maintenant? Cela allait posé un gros problème, car s'il se souvenait bien des mots de la formule, il ne savait guère comment inverser le sortilège. Cela pouvait vraiment poser problème.
Arthur se maudit alors pour avoir utilisé un tel sort. Et se demanda aussi pourquoi son frère l'avait eu dans son grimoire, n'était-ce pas le genre de sort à détruire de toute urgence? Un sort aussi dangereux...un sort permettant d'aller dans le passé ou peut-être dans le futur. Rien que d'aller dans le passé pouvait provoquer des changements terribles si on mettait en garde contre quoique ce soit son lui d'avant, et même chose dans le cas où on se serait rendu dans le futur, le voyageur pouvait être mit en garde contre des évenements à venir. Son inconscient de frère qu'était Irlande ne s'en rendait-il pas compte? D'accord il avait volé la formule et peut-être que l'aure l'aurait fait s'il l'avait gardé mais quand même. C'était de toute façon de sa faute. Ou celle d'Hibernia pour l'avoir découverte et pire écrite.
Il essaya de savoir à quelle époque il se trouvait. Car il fallait qu'il se situe, c'était plus fort que lui. Histoire de paniquer un peu plus sur sa situation. Sans quitter le petit groupe de futures nations des yeux il s'interrogea sur la période où il pouvait se trouver.
Ils n'ont pas de tenue gallo-romaine ou romaine tout court. Ils ont des tenues qui ressemblent un peu à celle que je portais quand j'étais petit. Dois-je en conclure qu'ils sont encore des..."barbares", si je puis utiliser ce terme. Je dois donc être avant la conquête de la Gaule par Rome.
Il regarda mini futur Pays-Bas qui le fixait avec colère, ses petits poings serrés. L'enfant semblait être l'aîné et s'était positionné devant les autres, comme prêt à mordre, à frapper et à griffer l'intrus pour défendre sa fratrie. Un petit monstre en devenir visiblement, sa sœur la future Belgique et son frère le futur Luxembourg s'étaient cachés derrière lui. Il avait aussi repoussé Francis derrière lui d'un geste ferme, et semblait réellement prêt à le déchiqueter à coup de dent s'il s'approchait d'eux. Arthur avait presque l'impression de l'entendre gronder. Le gamin ne semblait pas avoir froid aux yeux, et il ne changerait pas sur ce point, cherchant toujours, dans le futur, la petite bête pour hérisser Antonio ou lui-même, Angleterre.
Un vrai démon en devenir...Charmant...
Un instant il ressentit une pointe d'amertume en songeant qu'il aurait aimé que ses frères le défendent ainsi devant les vikings ou les normands. Surtout que Francis était dans la même situation que lui, le demi frère du reste de la fratrie. Même mère que les autres mais père différent et pourtant Lars semblait bel et bien prêt à se battre pour le défendre au même titre que les deux autres.
Finalement il vit les deux germaniques et le futur latin détaler en courant vers ce qui semblait être l'entrée de la forêt. Lars cracha quelque chose en celtique à sa fratrie qui fuyait puis se tourna à nouveau vers l'inconnu. L'ébouriffé lui lança alors un regard plein de défi avant de reculer lentement, empli d'une méfiance bien compréhensible. Une insulte dans sa vieille langue claqua aux oreilles de l'anglais avant que le petit ne prenne la poudre d'escampette à son tour. Arthur grimaça même un court instant devant ce langage quelque peu châtié, lui rappelant son grand frère au même âge.
Quel personne charmante tu es Lars, depuis l'enfance même...Même si son comportement vis-à-vis d'un étranger, qui plus est une autre nation, adulte de surcroit, était normal. Une nation enfant, à cette époque, devait se sentir menacé face à une adulte, surtout qu'avec Rome qui devait conquérir les environs, les pays inconnus devaient être vu comme des menaces potentielles autant pour eux que pour la Gaule elle-même.
Arthur tenta ensuite de réaliser vraiment ce qui lui arrivait, car il était toujours sous le choc de sa situation. Boutonnant son manteau noir pour cacher ses vêtements modernes qui se trouvaient en dessous, il se releva, tentant de trouver une solution. Il n'y en avait pas tant que ça. Qu'allait-il faire? Il avait retenu la formule certes mais peut-être avait-il mal lu un des mots et il ne savait pas comment faire chemin inverse (la prononcer à l'envers ne serait sans doute pas une bonne idée non plus).
Il avait plusieurs solutions. Il pouvait tenter, il ne savait pas comment de prendre la mer pour aller en Hibernia et trouver le puissant celtique, au risque que lui-même, à demi germanique, ne se fasse occire par le barbare roux qui pourrait le prendre pour Germania. Sa mère? Heu non ça c'était peut-être risqué. Il y renonça. Deuxième possibilité, il pouvait chercher Gaule et lui demander de l'aide. Il suffisait de trouver les enfants et de les convaincre de le mener à leur mère. Tout simplement. Ca avait l'air simple comme ça. Et puis il était un adulte en pleine possession de sa magie. S'il arrivait à se faire passer pour un gentil pays celtique aux yeux des gamins, ça passerait sans doute. S'il arrivait à amadouer la moitié du petit groupe (ou au moins Francis), les autres se calmeraient peut-être.
Il se mit donc à courir à son tour vers la forêt, espérant les rattraper rapidement, il avait de plus grandes jambes qu'eux après tout. Au milieu des arbres et des buissons il ne vit rien du tout, aucun éclat de tissu qui aurait prouvé la présence des jeunes futures nations. Retenant un juron, car il ne souhaitait guère rester coincé ici, il se mit à écarter les branches des taillis, cherchant n'importe lequel des membres de la fratrie. Il se souvenait un peu du celtique, il pourrait sans doute communiquer un peu, bon grés mal grés non? Enfin il pourrait essayer au moins, qui sait?
Il ne savait pas quelle erreur il venait de commettre.
Non, il ne savait pas du tout.
Et il fonçait droit vers la finition de cette gaffe.
Il prit le risque de lancer un appel dans la vieille langue celtique de son frère, mots qu'il massacra admirablement d'ailleurs mais il espéra que c'était compréhensible. Sinon il espéra qu'il n'y aurait pas de quiproquo ou d'incompréhension. Soudain un sifflement parvint à ses oreilles et quelques chose lui tomba dessus, le faisant basculer tandis qu'il sentait une corde fine s'enrouler autour de ses chevilles. Il heurta le sol douloureusement en poussant un cri de surprise. Ces démons venaient de tous se jeter sur lui, le faisant trébucher en lui liant les jambes. Sonné, il eut un réflexe defensif mais se souvint à temps que ses "adversaires" étaient des enfants. Il ouvrait la bouche, dans l'intention de lancer les mots magiques qui, il espérait ne pas se tromper d'ailleurs, les repousseraient sans les blesser. Peut-être seraient-ils alors assez impressionnés pour accepter de l'écouter ou le mener voir leur mère.
Il n'en eut pas le temps car une voix retentit à ses oreilles: «Ca suffit les enfants!»
Une femme venait de surgir des bois, vêtu d'une robe et d'une cape, portant un panier d'osier emplis d'herbe sur le bras, elle dégageait une aura magique assez puissante et Arthur, même s'il ne voyait pas bien, se rendait bien compte qu'il avait la Gaule Celtique devant lui.. Elle fronça les sourcils en voyant la scène de piétinement d'un individu étranger par ses enfants et décida de s'enquérir de la situation. Le pointant du doigt, elle demanda: «Qui est-ce? Et que faites-vous?
- On sait pas! Il est arrivé comme ça "pouf" et pile sur tes terres! C'est un méchant qui veut l'envahir sans doute alors on le capture!» Fut la réponse des futurs Pays-Bas.
Le futur petit Luxembourg renchérit timidement: «C'est un pays, comme toi, on le sent!
- Arrêtez tout de suite! Lâchez le!
- Mais mamaï, il est bizarre!» Brandit la petit Jolien, qui tenait une des extrémités de la corde. Elle n'était guère rassuré par cet arrivant, malgré une ressemblance avec son père Germania, elle avait un peu peur de cette personne.
Lars, debout sur le haut du dos de l'être à terre, n'écoutant pas le grognement de douleur que celui-ci laissait échapper, rajouta: «Il a la sale tête d'un méchant pays qui veut tout contrôler les autres! C'est sans doute un cruel idiot empire dans le même genre que Rome!
- Il a une tête à être pire que lui même!» Rajouta son frère en flanquant un coup de pied dans les côtes de l'autre nation. Ce n'était pas gentil mais une nation adulte ne le serait sans doute pas avec eux non plus.«T'as vu comment on est fort? On l'a capturé ce méchant pays!
- Il a les même sourcils que ton amie mamaï non?» Intervint soudain le petit blond restant, qui tenait l'autre bout de la corde et qui n'avait rien dit jusque là.
La future Hollande cria, enfonçant son pied dans le dos de celui qu'il piétinait: «….dis pas de bêtises ! Il a une sale tête! Et les sourcils de l'amie de mamai sont mieux que ceux-là! Beurk on dirait deux chenilles!» Dit-il en se penchant pour mieux voir.
Arthur préféra ne pas bouger et ne rien dire.
La grande nation soupira. Bien entendu le courage de ses enfants la rendaient fiers, il ne se laisseraient pas faire quand ils seraient leur propre territoire. Cependant, se jeter comme ça sur un inconnu, tout pays qu'il soit, posait problème. Et elle n'avait guère envie d'avoir un être comme elle revanchard sur le dos. Elle avait assez de Rome ces derniers temps.
«Lâchez le!
- Mais mamai...
- Tout de suite!»
Les deux fils de Germania obéirent en grommelant. Lars lança un regard peu amène et plein de menaces à cet étranger qui osait piétiner leurs terres. «Mais s'il t'attaque?
- Même s'il est un danger, je peux l'écraser facilement!
- Comme tu as cassé la tête à Rome avec Brennus?» s'enthousiasma la future Belgique en lâchant sa corde, imité par son frère qui sourit et rejoignit la grande nation celtique.
Celle-ci caressa les boucles de sa fille: «Je ne lui ait rien cassé, j'ai juste envahi sa capitale...» Quand elle y repensait...maudites oies.
Arthur se redressa, la tête encore plein de cloches et des douleurs partout dans le corps. Maudits gamins. Dire que lui qui avait été le plus grand des Empires, qui avait possédé tant de terres, venait d'être étalé par quatre enfants. Le comble du ridicule. Heureusement Alfred n'apprendrait jamais ça. Et Francis non plus, personne ne l'apprendrait jamais, cela resterait un secret. C'était déjà assez humiliant comme ça. Il épousseta ses vêtements et sursauta en voyant la nation antique devant lui.
Celle-ci lui tendit la main et dit, d'une voix douce: «Je suis Solenn, la Gaule et toi?
- ….» Il n'osait rien dire. Il n'était sans doute même pas né à l'époque, vu que Rome n'avait même pas envahit ''Britannia'', Germania ne risquait pas d'y être encore allé. Ses frères étaient-ils même né eux-même? Il n'en savait rien. Et ne voulait pas risquer de rélever l'avenir d'un malheureux mot.
«Et bien? Tu as perdu ta langue ou tu ne parles pas ma langue? Faut-il que je me force à parler le latin?»
Le Royaume finit par murmurer du bout des lèvres, luttant avec ses souvenirs du celtique «Je m'appelle...Arthur..
- Quel étrange nom, je ne l'ai jamais entendu...ou tout du moins pas cette sonorité là...
- ...» Devait-il avouer? Devait-il dire la vérité, peut-être elle seule pouvait l'aider à ce point-là. «Je...
- Et je n'avais pas entendu parler d'une nation adulte autre que celle que je connais dans le coin...et comme le souligne mon fils tu as les mêmes sourcils que mon amie qui vit sur une île à l'ouest..»
Arthur avait envie de rire de l'ironie de la situation. Leurs mères avaient été amies? Elles avaient du être bien déçues de voir leurs fils se déchirer pendant des siècles alors. Peut-être avaient-elle espérer quelque chose d'autres entre eux...Il ignora la petite voix qui lui soufflait que leur relation actuelle était presque parfaite.
Penaud, il avoua à voix basse, passant au latin pour ne pas que les enfants comprennent: «Je crois...avoir fait une bêtise avec la magie ...la même magie que celle d'Hibernia...
- Hum...Ca explique les choses étranges que je perçois autour de toi.
- ...Comment puis-je retourner d'où je viens?»
Elle lui fit signe de le suivre et il lui emboita le pas, quelque peu mal à l'aise. Et si elle ne pouvait rien faire, que ferait-il? Irait-il tenter de trouver de l'aide auprès des êtres magiques de ces lieux. Il arrivèrent rapidement à une hutte de taille raisonnable pour une femme et ses quatres enfants, une hutte sur une colline, surplombant une petit village, à l'orée de la forêt. Il y avait un endroit cultivé et même un enclos avec des animaux. Le tout, hutte plus ressources alimentaires était entouré d'une palissade, sans doute pour se protéger des animaux sauvages.
«Rends-toi utile petit, va couper du bois!»
Il voulut grommeler qu'il n'était pas petit et qu'il avait au moins un millénaire et demi derrière lui mais s'abstint, ne voulant pas compromettre ses chances de rentrer chez lui.
Il saisit la hache qu'elle lui lança, un peu surpris d'une telle manière de faire. Les enfants le fixaient toujours comme s'il était une bête curieuse mais aucun ne parlait, ou plutôt Lars uniquement faisait ça, comme s'il avait décidé de le surveiller. Jolien s'amusait avec une sorte de toupie sur le sol de terre battue, le petit Erwin suivait sa mère partout, l'aidant à ranger ce qu'il y avait dans le panier et...Le futur hollandais poussa un petit cri et se mit à parler à toute vitesse en celtique. Arthur crut entendre le prénom ''Franzes'' peut-être l'équivalent du prénom de son ''voisin'' dans cette langue.
Gaule répondit doucement: «Ne t'en fais pas, tu le connais, il traîne toujours un peu, il n'est pas loin, tu le sais...»
L'anglais préféra se dépêcher car le ciel ne lui disait rien qui valait. Il ferma les yeux, tendant de deviner de l'endroit où il était. Où?
Après réflexion, est-ce que cela avait de l'importance? Non pas vraiment...
Il s'approcha de l'endroit désignée par la gauloise, avec l'impression d'être observé, mais n'y prêta pas attention, sans doute était-ce le gamin qui le ''surveillait'' encore.
A suivre
